Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

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Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  philbaetz le Jeu 20 Avr - 22:17

Phil Baetz entre deux tomes inédits. III Même endroit, même heure !

Lundi matin, dans la campagne Sarthoise Philippe: ‘’Folle semaine que celle qui commence. Folle semaine que celle qui venait de se terminer, comme celle d’avant et les autres, toutes les autres depuis Noël dernier d’ailleurs. Bon, on s’en tiendra à la dernière en date. Au soir du GP de Pau, je me suis rendu en compagnie de Giorgio Carpini à Imola pour des essais privés en vue du grand prix de F3000 ayant lieu quinze jours plus tard. Contrarié par l’annonce soudaine du team, je laisse, plus qu’à contre cœur Audrey, seule, pour remonter chez ses parents, à Vannes, avec la Mercedes. J’ai peur de tout. Qu’il lui arrive des trucs moches. Mais aussi des trucs bien, voir trop bien. Si vous voyez ce que je veux dire.
Elle m’en voulait pour ‘’ce plan à cinq balles’’ me ‘’permettant’’ à la dernière minute, de ne pas rencontrer ses parents. Cela m'aurait pourtant enchanté. Je n’ai cessé de m’en vouloir de toute cette semaine. J’en étais troublé. Mais je n’avais pas le choix. Et pour couronner le tout, impossible de la joindre, pas de répondeur.’’
Imola semaine précédente, journée du Mercredi :
Philippe : ‘’Heureusement, les séances de travail avec l’équipe, et le roulage m’ont occupé l’esprit depuis Mardi midi. Il s’agissait d’un châssis neuf que je devais piloter pour la course. Même si Giorgio le partageait ici avec moi’’.
‘’J’adore ce circuit que je découvrais ! ‘’
‘’Très rapide et pas ennuyeux pour un sous. Mais impressionnant ! J’y ai très vite progressé. La mise au point fut un succès. Pas de soucis ni d’imprévu. Mes chronos se sont très vite avérés intéressants. Toutefois, j’évitais soigneusement les bordures, ne voulant pas altérer les réglages micrométriques de la géométrie de suspension.
Peut-être qu’avec le temps, j’aurai sacrifié un train d’hyper tendre (pneus). Et alors, je les aurai escaladé pour savoir ce que valait réellement ma performance. Car en course comme en qualif, c’était devenu incontournable. Et donc, mieux valait savoir prendre les bordures correctement.’’

’Oui mais voilà ! J’ai perdu mon aileron arrière dans Tamburello !
Et j’ai fais le crash le plus effrayant de ma jeune carrière !
’’

‘’Parti en toupie à fond de cinquième, la voiture a d’abord rebondi sur le bas côté, touchant le rail en marche arrière par le demi train avant gauche puis ricochant sur l’arrière gauche. Rebondissant en amorce de toupie dans l’autre sens et, se mettant d’entrée en tonneau. Au moins six d’après un commissaire fédérale présent sur les lieux.’’
‘’Moi je n’ai rien vu. Juste un nombre incalculable de black out à chaque vilain choc. Ce don je me souviens ? Cette vision d’Audrey sexy en noire s’offrant à un homme. Un tableau chaque fois différent. Tantôt assise de face sur lui, offrant ses seins magnifiques au regard et aux frottements corporels, tantôt couchée sur le flan, son assaillant dans le dos, l’assiégeant puissamment. Une partie de mes cauchemars de la veille sans doute ?! Elle avait l’allure d’une veuve… plus euphorique qu’inconsolable !’’
Je pensais: ‘’Ca y est, je suis mort ! Elle m’oubliera facilement !’’
‘’Mais les chocs s’arrêtant, je repris une fois de plus conscience.
Au début, je cru que ma saison, voir ma carrière s’arrêtait là. Car je ne sentais plus mes membres. Ensuite, en même temps que la douleur d’hématome, les sensations revinrent. Mes doigts puis mes mains….puis mes bras. Mes jambes ensuite perdirent leur engourdissement. Mes pieds bougeaient. Mon harnais se mis sérieusement à me gêner aux organes du plaisir. Je réussi à me dégrafer tout seul, la tête en bas. Yannick Dalmas et Preuls arrivèrent en premier. C’est eux qui me sortirent du cockpit. J’aperçu le moteur avec la seule roue restante cinquante mètres plus loin. Je marchais à présent. D’abord comme un automate. Puis, très conscient des traumatismes engendrés, je me mis à effectuer les exercices de récupération conseillé par Jeff. La séance s’arrêta là. Je savais que je disposerai désormais de la voiture de Pau pour ce Grand Prix et, probablement pour le reste de la saison. Je pris ensuite la direction de la Belgique en voiture de location.

Banlieue proche de Bruxelles Jeudi :
Phil : ‘’Je m’étais enfin décidé à vider les gravats de mon appartement afin de le revendre. Boëm’s m’avait fait une offre au même prix qu’à l’achat. Et je l’ai saisie. Il refera l’intérieur et s’empressera d’y poser un panneau : ‘’Vendu’’.
Cela dit, avec deux gars de chez Paul Wurtz Racing School, on n’aura pas chômé pour effectuer le vidage dans le temps impartis.
Je surveillais les arrivages de voitures et de types pas trop empathiques. J’avais dans ma poche intérieure un flingue huit millimètres prêté par mon cousin. Mais il ne me sembla pas que l’endroit fut fréquenté de si mauvaise manière.
Fin de ce mois, je recevrai la somme via le notaire. Audrey et moi pourrions alors vivoter de manière relativement confortable pour l’été tout en payant l’équipe dans les délais.
J’espérais cependant que la période estivale serait fructueuse. Car rien ne rentrant des courses Américaines d’ici fin août, hormis mes primes de chez Häller Swiss Watch Motorsport, je n’aurai alors plus rien sur mes comptes pour payer le million trois cent mille de francs Belge restant alors à devoir au ‘’Fulgurante B.Teak Autosport’’.
Athénée Royale de Nivelles Samedi soir :
Bon ! Ce n’est pas tout ça! J’ai pu revivre le week-end de la boum de l’Athénée, comme prévu avec Inès. J’étais nerveux à l’idée de la revoir. Deux mois ! Elle arriva tard, Comme il y a cinq ans lorsqu’elle vint s’asseoir sur mes genoux. Il était grand temps. Une future bachelière s’était entichée de mézigue. Et, plutôt pin-up avec ça ! Je commençais à vouloir lui montrer où était la salle de chimie. Mais j’aperçu une jeune femme en escarpin plutôt vertigineux de talon aiguille, une jupe légère un peu plus qu’au dessus du genou, cheveux Auburn, le carré polisson, entrant dans la salle des fêtes. C’était bien elle. Un joli jeu de lumière rendait translucide cette jupe, découpant en ombre chinoise ses jolies cuisses. Tout à fait printanière, pour ne pas dire estivale, cette allure élancée, et d’une élégance… !Pour une fois, à part peut-être Inès elle même lors de l’épisode Stella à Spa, je mis un vent à une fille que j’aurai pourtant rêvé copuler sauvagement dans les couloirs déserts de l’étage supérieur. Avec Inès, nous ne tardâmes pas à nous y mettre d’emblée. Nous n’arrêtions que pour nous hydrater urgemment de bières glacées entre chaque ‘’exercice’’. Au petit matin, nous quittâmes l’établissement pour ingurgiter un spaghetti à l’Auberge de Thines. Puis, nous partîmes sur Uccle pour remettre ça sur ‘’ses terres’’. Son deux pièces était plutôt coquet. Décoré pour partie de cadres constitués de photos ou de Une de presse. Ce n’est qu’en fin d’après midi que je me décidai à contre cœur de la quitter, pour profiter un temps soit peu de mes parents. Contrarié également, lorsqu’elle me confirma sa relation suivie aux States relatée dans une lettre. Cependant, il ne s’agissait pas de sa relation. J’étais toujours, plus que jamais, le petit Prince en chocolat fondant de son organigramme sensuel et affectif. Et de fait, on se reverrait début Août, pour une petite semaine en location meublée sur Quiberon. Elle s’était chargée de la réservation.



Hostiles retrouvailles
Je reparti au petit matin vers ma destination de la semaine, la Sarthe et sa campagne environnante, pour le gîte loué, la piste du circuit des 24 Heures pour la course que j’attendais de pieds ferme.

Arrivé au gîte, je fus contrarié de ne pas trouver Audrey. Elle aurait dû y être depuis la veille au soir. J’eu l’impression de devoir m’attendre à de nouveaux drames.

Lundi Matin, La Suze sur Sarthe:
Audrey : ‘’Merde ! 10H50 Je crois bien que je vais arriver au gîte après Philippe. Il était prévu que j’atteigne le lieu hier soir. Oui mais voilà ! Grand chamboulement dans ma vie.
D’accords petits coquins, la fille va tout vous dire !
Est-ce que j’avais été sage cette semaine ?
A Pau le jour, je fus exemplaire. Habillée de manière classique, jeans, débardeur, baskets. Et, la première nuit là-bas fut torride lui et moi dans notre chambre d’hôtel et quelques autres coins sympas.
Le second soir également lui et moi. Mais il s’en fallut de peu. Car, qu’après avoir appris le décès d’un pilote lors d’essais privés, Philippe accusa mal le coup. Pour nous changer les idées, nous avions décidé de nous rendre dans un bal à thèmes latinos. Le groupe y jouait fort bien d’ailleurs.
Lorsqu’ils passèrent aux morceaux sud américains, Phil avait déjà ingurgité pas mal de whisky. Il n’était plus trop dans les clous niveau lucidité. Je décidai alors de me laisser entraîner sur la piste de danse.

Mon partenaire était très vif, très svelte, et ‘’chaud bouillant’’. Ces Salsas se prêtaient on ne peut mieux aux échanges tactiles. Ce dont ne se privait pas Célestin. Ce Palois d’origine Sénégalaise, la quarantaine polissonne, sentait bon le plaisir des sens. Ses mains se collaient furtivement au fessier, aux hanches et au buste. Elles s’attardèrent bien plus longuement et de manière insistantes lorsque des slows arrivèrent. Et, plus qu’à température, je laissais faire. Nous allâmes ensuite au bar. Je portait une mini jupe noir velours très moulante. Un débardeur blanc très échancré moulant, sans soutien gorge, et des chaussures blanches à talon aiguille. Il m’offrit à boire. De petits alcools dont je n’avais déjà pas trop besoin pour être assaisonnée à point, avant de ‘’culbuter’’ dans la casserole. Enthousiaste la mère !
Il me proposa une cigarette. Lui demandant alors si il ne disposait pas d’autre chose. Il me proposa de partager un petit joint bien alléchant. Ce que j’acceptai. La suite se passa en discussion ponctué de bretelle de débardeur tombant plus ou moins par hasard, et de mains baladeuses d’abord façon Stephan Boëm’s à Bruxelles Grand place. Puis, me montrant très conciliante, les petites séances d’exploration médicale devinrent plus formelles. Il connaissait déjà tout de mon intimité, et moi de la sienne ainsi que nos états d’émotivité, quand Philippe vint nous rejoindre.
Nous prîmes alors une table à proximité. Et le Célestin après présentation continua, tout en parlant à mon chéri cotonneux, de me chauffer les sens de ses mains intimement inquisitrices. Tout cela était plus qu’excitant.
Nous profitâmes de reprises musicales rythmées pour nous reperdre dans la foule à l’abri du regard de mon ‘’Philendreux’’ chéri. C’est là qu’il m’entraîna dans un recoin de cette salle de fête pour consommer nos dispositions respectives. Mais nous dûmes sans arrêt nous interrompre. Puis retournant au bar, Phil vint me dire que l’on rentrait.
Bien entendu, l’air du dehors le réveilla. Et c’est dans un fossé que nous nous prîmes férocement. Il me fit quelques allusions à Célestin dans les moments les plus hard. Ce qui ne manqua pas d’amplifier mes effets. Il avait compris que nous avions été plus qu’assidûment courtois lui et moi. Célestin zéro ! Mon poulet un ! Fin du premier round.
Mais le lendemain soir, j’en remis une couche supplémentaire. Il y avait encore bal au même endroit. Mais Philippe préféra qu’on reste à l’hôtel. Je parti avec la voiture après qu’il se fut endormi. Et de bonne chaudasse je passai à super gârce, renfilant ma robe sexy noir très courte et mes talons aiguilles très haut du vernissage de Miami. Elle se prêtait bien mieux à ces airs de Salsa, de Tango, et à ce côté théâtralement vaudevillesque qu’inspirent ces musiques latinos.

Notez, quand j’enfile cette robe, ce n’est jamais Philippe qui en profite. Ted et d’autres polissons à Miami, Craig à Los Angeles ?! Et cette fois ci, Célestin à Pau ne dérogea pas à la règle. Encore très cuite depuis les sensations de la veille, il goûta avec délice à la dinde réchauffée. Encore meilleure s’exclama-t-il ! Notre union commença à même la piste lors d’un slow où je m’abandonnai contre lui, sentant son émoi si puissamment tendu. Puis avant que la Rumba ne reparte, nous quittâmes les lieux pour un endroit moins fréquenté que le coin sombre de cette salle de fête. Et ce fut chez lui. Nous passâmes deux heures d’effusions intenses. Il s’en donnait à cœur joie l’hidalgo Palois.
Puis, vers quatre heures, il s’exclama :
‘’Faut que tu partes maintenant poupée ! Ma femme va bientôt rentrer du boulot. J’espère que tu viendras encore jouer avec papa.’’
C’est là que je m’entendis lui répondre :’Sais pô !? J’espère ! Tu pourras t’vanter d’avoir niqué la meuf à Phil Baetz !’’
Deuxième Round : Phil Un – Célestin Un.

Le Dimanche soir, je restais avec Phil à l’hôtel. Je ne voulais pas compromettre sa sérénité pour la course. Mine de rien, j’avais un sacré boulot. Et, re mine de rien, il avait un sacré gourdin ! Toujours l’assiette du voisin et pourtant ?! Ayant vu ma robe chiffonnée le matin, il avait deviné ma cavale nocturne et le contenu de celle-ci.
Il conclua : ‘’T’as bien digéré avec le Célestin la nuit dernière !? Comme je n’entendais pas jouir dans les chambres voisines, j’ai deviné que tu étais partie au bal. Ça me fait chier ! Je t’aime. Mais on n’a qu’une vie.’’
Puis :’’Mais j’veux plus t’perdre merde!’’ gueula-t-il en tapant sur la table de nuit.

Je n’appris que le soir qu’il ne remonterait pas avec moi sur Vannes. Je l’ai mal pris. J’étais restée à Pau pour la remise des prix, afin de toucher pour lui, les quelqu’argents de sa prime d’arrivée. J’ai ce soir là offert à l’assemblée un joli spectacle. Portant ma robe de Bruxelles et de Bordeaux, talons aiguille compris, j’entendis siffler en me rendant au podium de remise des prix, petit sourire mi gêné, mi flatté aux lèvres. C’est alors qu’Aurélien, un jeune espoir Français sympathisa avec moi. Tiens donc !


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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Sam 22 Avr - 17:38

philbaetz a écrit:Phil Baetz  entre deux tomes inédits.  III Même endroit, même heure !

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Phil Baetz entre deux tomes inédits. III Même endroit, même heure !

Message  philbaetz le Lun 24 Avr - 13:45

Phil Baetz  entre deux tomes inédits.  III Même endroit, même heure ! /suite
Résumé
Je n’appris que le soir qu’il ne remonterait pas avec moi sur Vannes. Je l’ai mal pris. J’étais restée à Pau pour la remise des prix, afin de toucher pour lui, les quelqu’argents de sa prime d’arrivée. J’ai ce soir là offert à l’assemblée un joli spectacle. Portant ma robe de Bruxelles et de Bordeaux, talons aiguille compris, j’entendis siffler en me rendant au podium de remise des prix, petit sourire mi gêné, mi flatté aux lèvres. C’est alors qu’Aurélien, un jeune espoir Français sympathisa avec moi. Tiens donc !


Je n’aurai pas misé sur lui. Mais, faute de mieux et de perspective de soirée en cette fin de week-end de Pentecôte…   Après lui avoir imposé le parcours de combattant en caprices divers, genre petite babiole à fumer ou autre, je dû bien me résoudre à m’en contenter. Il devait avoir tout au plus dix huit ans.  Il était tenace. Et, j’avais chaud le derrière ! Je le ramenai à l’hôtel sous les yeux médusés du réceptionniste. Il aurait bien des choses à raconter sur la femme du pilote de la chambre 208. La partie dura une petite d’heure. Je pris un plaisir tout à fait appréciable.
Ce sale petit con y allait en plus, de ses commentaires désobligeant à l’endroit de mon légitime chéri genre : ‘’Pas étonnant qu’il a finit deuxième. Il a une chance de cocu !’’
Ce à quoi je m’entendis lui répondre :‘’Pfffft t’es k’hon !’’  Façon morue comblée, tant par le joint et l’alcool, que par ses ‘’empressements bestiaux’’.

Bon ! Ben ce n’était  pas là non plus (le nœud ?) du problème. Le mardi, en matinée, je me résolu à quitter Pau pour remonter vers la Bretagne. Je vous dispenserai des péripéties causées par ce stoppeur, unique cause du temps à rallonge qu’il m’aura fallut pour arriver au terme du voyage.

Mes parents me reçurent froidement. En fait, ils partaient en séjour en Espagne le lendemain Mercredi. Me reprochant de ne jamais les appeler et en l’occurrence, de ne pas les prévenir de mes passages, ils me laissèrent toutefois le droit de disposer l’appartement. Il faut dire que leur répondeur ne fonctionnait pas. Ils n’étaient pas présents quand j’avais appelé. Mais j’avais toujours la clé. J’étais toujours leur fi-fille quand même !?

Ma sœur était à Paris pour ses études. J’étais donc seule. Si j’avais su…Je serai parti avec Philippe en Italie. Mais, en fin de journée, je fis connaissance avec mon beau frère. Il avait lui aussi sa clé. Et, la manière dont je lui présentai sa belle sœur l’incita d’emblée à ‘’fraterniser’’ au-delà des convenances. C’était un sacré chaud lapin. Et moi….une sacrée salope ! On s’entendit comme ‘’lardons en farce’’. Le salaud ! Elle avait de la chance ma soeurette. Il était bien monté le Akmin.

Ce n’est que le jeudi soir, bien essoré de sa bienveillante semence, qu’il s’astreint  à quitter l’appartement pour rejoindre ma sœur à Paris, au quartier latin.  Lui avait presque terminé sa licence sport étude. Je sorti dans le quartier pour jauger la sensibilité de père de famille bricolant leur voiture.  J’avais le souvenir de réputation sulfureuse pour certains. Bien entendu, j’étais plus que jamais fardée d’incendiaires atouts.

Je me surprenais de temps en temps à réfléchir à mon comportement et surtout, à ma considération pour Phil. Et, ça devenait très flou.

Puis revenant vers mon entrée d’immeuble, Je cherchai quelques affaires à remonter chez moi dans la voiture. Court vêtue et en posture franchement suggestive dans le haillon du break, je me doutais du spectacle offert.


J’entendis une grosse moto arriver.  Je me retournai vers l’engin entrant dans le square, présentant toujours le même angle, loin d’être mort. Le mec se rinçait l’œil. Blouson et casque noir, jeans, il en jetait ! Un corps très viril apparemment ! Semblant s’arrêter, il reparti jusqu’à ma hauteur une fois sortie de l’arrière de la voiture. Puis, il me contourna.
Avant de s’exclamer : ‘’Mais ? Tu serai pas Audrey Lison par hasard ?’’
Il enleva son casque et après s’être refait les cheveux, je parvins à reconnaître : ‘’Daoud ?’’

Oui, c’était Daoud ! En à peine une petite année depuis que je m’étais éloignée de notre quartier, il avait spectaculairement changé. Que dis-je ? Dix huit ans à peine ! Alors que je fantasmais encore sur son frère Azziz, de dix ans son aîné, cinq minutes plus tôt. Sa métamorphose me troubla.

Il enleva son blouson, ne portant dessous qu’un débardeur. Je pu apprécier sa musculature. Il avait une masculinité avérée. Un corps viril, mature, faisant passer Philippe pour un gringalet, une fillette. La vue de cet Apollon  et son regard pénétrant, me firent autant d’effet qu’une saillie bestiale avec mon chéri.


Après avoir tant bien que mal structuré un semblant de conversation, je lui proposai de prendre un café chez mes parents. Je pris volontairement les devant afin qu’il puisse de nouveau me mater en montant l’escalier, tout en lui jetant un sourire entendu. Il me prit avant même la fermeture de la porte d’entrée. Pas une pièce ni un meuble n’échappa à ses assauts. Il ne me quitta que pour passer le samedi après midi avec sa fiancée. Nous nous rejoignâmes le soir en discothèque, lui avec sa belle, moi dans mon coin, avec une minijupe plissée. Plus d’une fois, il vint m’interdire avec autorité de parler à un mec. J’adorais ça ! Plus d’une fois, il me prit de force dans les W C de la discothèque. Oôôôh ! J’adorais ça aussi! Au petit matin, après avoir raccompagné sa copine, il revint m’investir les sens. Je mis beaucoup de temps l’après midi, à tout ranger de nos frasques. Du coup, je ne parti de chez moi que Lundi au petit matin. Mais voilà, je n’étais pas quitte.
Le grand chamboulement tint dans le fait que j’étais complètement amoureuse de lui. Et aussi dans l’idée, de reprendre une vie normale. A peu près celle que j’avais laissée en septembre dernier.  
Il devait passer l’été à Saint-Malo pour y travailler en restauration. Un cousin à lui tenait un resto oriental.  Et je pensais sérieusement l’y rejoindre pour toute cette période, et tenter la restauration également. Comment annoncer tout ça à Philippe ?
 

Lieu dit ‘’Les Douves des Bruyères’’ 11H10 : Ca y est, elle arrivait enfin ! Pas trop tôt ! Moi j’étais mort d’inquiétude. Elle, plutôt embarrassée ce qui m’inquiéta d’entrée. Et j’avais raison. Elle ne me regardait pas dans les yeux. Elle ne me disait pratiquement rien. Je compris qu’elle en avait profité pour se faire butiner de tierces personnes. Ce qu’elle me confirma d’entrée.
Audrey : ‘’ Je me suis tapé quatre mecs en plus de Célestin la semaine passée !’’
Elle attendit un petit peu avant de poursuivre :’Tu ne dis rien ?’’
Phil : ‘’ Et moi, je n’ai eu le temps que de me taper Inès !’’ avant de poursuivre :’’Ça changerait quoi ?’’
Audrey : ‘’C’est bien ce que je pensais. T’as pas de couille ! T’oses rien dire ! T’oses pas broncher ! Daoud lui, il est autoritaire. C’est un homme lui. T’as sept ans de plus mais à côté, t’es un gamin ! Une fiote ! Quand il ne veut pas que je parle aux mecs, il vient me le dire entre quatre yeux. Même avec sa copine à proximité. T’as envie de lui obéir à lui ! De le respecter ! Pas comme toi ! Un vrai paillasson ! Une serpillière !
Phil : ‘’Ah bon ?!
Audrey : ‘’C’est pour ça que j’te quitte !’’
Phil : ‘’Quoi ? Comme ça maintenant ?’’
Audrey : ‘’Qu’est-ce que tu imagines. T’as rien de spécial contrairement à ce que tu crois. Tu t’es déjà vu quand tu imites les joueurs de guitare d’un groupe rock ? Tu passes de la basse à la rythmique puis à la guitare solo comme ça dans le même morceau. Pas étonnant qu’il n’y ait que ton anus à sortir des sons.’’

Phil :’’Tu ne peux même plus faire pareille.’’
Audrey : ‘’Woeuuuh ! Très drôle ! Délicat ! J’aime les bad boys ! Toi, t’as rien d’un bad boys. Faut voir à quoi tu ressembles, avec ta tronche de péteux sur le podium pendant l’hymne national. On dirait un boy scout lors d’une procession. Lui, il a ça dans le sang. Et tout de suite, ça me travaille les sens.’’
Phil : ‘’Super ! T’en a mis du temps à comprendre ce qu’il te fallait. C’est sûr, je suis un enfant de cœur. Pour te sortir d’affaire à Noël dernier, comme un boy scout, j’ai rendu quatre mecs bons à mettre en sablier. Et depuis, j’ai des cercueils dans ma boite à lettre. Il a tué combien de personne lui, pour que t’arrête d’être pute ? Hein ?! Qu’est-ce que t’es venue foutre dans ma vie en Février dernier à Daytona ? Hein ?!
Philippe mis une retentissante claque à Audrey en exclamant un ‘’Salope !’’
Avant de reprendre : ‘’Putain mais qu’est-ce qui m’a pris de revenir te rechercher dans le hall ? J’aurai dû t’y laisser te démerder comme je l’avais décidé. Et foutre le camp à Miami avec la Blazer sans toi, comme si ne rien n’était. Je t’avais oublié moi !? Sans toi, je n’aurai pas rencontré Inès. Du moins j’aurai pu me barrer de la galerie quand je l’ai aperçue. Parce que je t’ai vue arriver à la descente d’avion figure toi. Mais je ne voulais plus te voir. J’ai su que ce n’était pas Emilienne et Maxou qui venaient. J’ai alors été annuler le séjour d’Orlando à Disney World. Puis, au dernier moment, remord de conscience, je suis revenu te chercher. Quel con ! J’aurai pas dû ! Et là, tu viens encore, une fois de plus démolir ma vie. C’est la troisième fois en huit mois.  Là ! Cette semaine ! Tu choisi vraiment le moment pour ça. Tu le fais exprès aller ?! Aller ! Fout le camp ! Tu peux crever maintenant. J’en ai plus rien à foutre. Je peux tourner la page. Fout le camp ! Casse toi ! T’es plus rien pour moi !’’
Puis, lui lançant un trousseau de clés : ‘’ Aller ! Prends la Porsche. C’est la seule chose qui t’intéressait chez moi. Prends la Porsche et vas-t-en. T’es morte pour moi. Mais ‘’crois pas’’ que ça va me faire chialer de ne plus te voir. J’ai de quoi m’occuper dans le genre pouffe !
Philippe parti vers la masure. L’ôte censé l’accueillir s’était éloigné du couple en pleine  déchirure. Phil arriva vers lui blême, la colère dans le regard.  Ils échangèrent sommairement les protocoles de location pour la semaine. Philippe regrettait d’avoir décidé d’inviter tant de monde. Emilienne, Maryse, son frère aîné, Jeff, et à partir de jeudi, Anne. A quoi allait ressembler cette déconfiture masquée tant bien que mal sous de faux semblant. Comment allait-il pouvoir expliquer  au deux Lyonnaises que tout était fini avec Audrey ? Il n’expliquerait rien ! Il ne verrait pas les lieux de cette semaine.


Dernière édition par philbaetz le Mar 25 Avr - 13:31, édité 1 fois
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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Lun 24 Avr - 18:50

Whouaaa...ça barde !

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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  philbaetz le Lun 24 Avr - 21:05

ça va? Pas trop surfait?
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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Lun 24 Avr - 21:17

philbaetz a écrit:ça va? Pas trop surfait?
Non, ça va !

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Phil Baetz entre deux tomes inédits. III Même endroit, même heure !

Message  philbaetz le Lun 24 Avr - 22:19

Phil Baetz entre deux tomes inédits. III Même endroit, même heure ! suite!


Quelques jours en Sarthe
Mardi 10H16 aérodrome d’Arnages Philippe : Je repartais en compagnie de Giorgio pour des essais privés dans l’avion de Stephan Boëm’s, le croisant brièvement lors de l’échange Porsche-Mystère 20. Il nous ramènerait le soir. J’avais décidé de ne pas occuper le gîte et d’y laisser les invités entre eux avec Audrey. Elle restait finalement faire son job pour la photo. Je ne voulais de toutes façon pas revoir Maryse et Emilienne dans cet état d’esprit, Maryse surtout ! J’avais besoin de solitude. Je pu dormir dans les parties prévues du campement de l’équipe pour sommeiller entre les relais. Il s’agissait de containers aménagés, les douches étant à côté. Hier, on procéda aux vérifications techniques des trois voitures, dont le mulet, lors du traditionnel pesage.
Les Douves de bruyères 11H25 : Stephan Boëm’s était invité à séjourner ce mardi dans le gîte. Il avait pour seule compagnie, la présence d’Audrey. Il avait bien vu lors du court échange avec Philippe que ça ne tournait pas rond. Et, ça se confirma au contact d’Audrey.
Stephan : Alors, j’ai bien l’impression en vous ayant vu chacun de votre côté que ce n’était pas l’allégresse.
Audrey : ‘’Vous êtes perspicace ‘’Stephaninoux’’ !’’
Stephan : ‘’Ooooh que c’est mignon ce surnom ! Vous en avez beaucoup des comme ça ?’’
Audrey : ‘’Dites moi plutôt ce que vous voulez savoir. Je n’ai pas desserré les mâchoires depuis vingt quatre heures.’’
Stephan : ‘’J’ai l’impression que votre relation avec Philippe prend l’eau !’’
Audrey : ‘’Je lui ai annoncé que c’était fini. Je l’ai trompé toute la semaine. Oui Stephan ! J’avais le feu au cul ! Ça m’a pris à Pau lors de différentes soirées avec Philippe. Les danseurs de Salsa me font semble-t-il beaucoup d’effet. Et sur ma lancée j’ai continué. Je me suis même tapé mon futur beau frère. Mais il y a eu un accident de parcours. Je suis tombée amoureuse du dernier de mes amants. Et, ça m’a fait réfléchir. Reprendre ma vie d’avant les vendanges de l’an passé. Etude et vie près de mes parents. Voilà ! J’ai l’impression que je n’avais plus les pieds sur terre. Je compte le rejoindre après les 24H00. Nous allons louer quelque chose sur St Malo, où il a trouvé un job d’été.’’
Stephan : ‘’Rien que ça ?! Et il a pris ça comment ….Phil?!’’
Audrey : ‘’Très mal ! Il m’a mis une tarte. Je la sens encore à présent. Faut dire, j’y ai mis les formes. Je ne l’ai pas ménagé.’’
Stephan :’’Et…de quelle manière ?’’
Audrey : ‘’ Je lui ai dis que malgré sept ans de plus, à côté de Daoud, il faisait gringalet, fillette. Qu’il n’avait pas de couille, Que c’était un paillasson, une serpillière. Que Daoud, c’était un bad boy comme je les aime, qu’il me faisait plus d’effet en me regardant que lui en me pénétrant. Que lui, ce n’était pas un ‘’Bad Boy’’ mais plutôt un boy scout.’’
Stephan :’’Aaaah rien que ça ? Et vous trouvez ça exact ? Vous voulez qu’il se tue. Y a à peine un mois, vous ne juriez que par lui. Je sais que les femmes sont changeantes. Mais à ce point là, vous devriez consulter. Et qu’est-ce qu’il fait de spécial ce Daoud pour être si viril ?’’
Audrey : ‘’Il est en train de passer son bac. Mais son corps est tellement masculin, mature. Ça m’a troublé instantanément. Je ne pouvais même plus parler intelligemment. Je ne dirai pas que c’est exact pour Phil. Mais il me fallait créer la cassure. Je préfère qu’il me déteste d’entrée. Je ne risquerai pas de revenir en arrière.’’
Stephan : ‘’Je ne suis pas impartial dans mon jugement. Mais je pense sincèrement que vous ne faites pas le bon choix. Laissez vous, je vous prie, une porte de sortie. Car vous risquez de vous en mordre les doigts. Vous en connaissez beaucoup, des hommes comme lui qui font ce qu’il a fait pour vous sortir de situation aussi fâcheuse qu’à Anvers ? Et qui tolèrent vos écarts ? Mais enfin ! Il a mis sa vie en sursit pour sauver la vôtre !? Il a perdu son logement. Est-ce qu’il ferait ça pour vous ce Daoud ?’’
Audrey : ‘’J’en sais rien. Mais je sais que j’ai ce que je veux avec lui. J’aime sa jalousie, qu’il soit possessif. Ça me fait un effet….’’
Stephan : ‘’ Daoud, C’est un nom à consonance Arabe ça ?!
Audrey : ‘’.Carrément oui !’’
Stephan : ‘’Et, savez vous si il est croyant. Enfin je veux dire, si il est musulman ?
Audrey : ‘’Je ne sait pas ! Pourquoi ?’’
Stephan : ‘’Parce que vous pourriez avec lui, retrouver une prison aussi fermée que ne l’était celle d’Anvers. Il semble déjà hyper possessif. Ça ne présage rien de bon.’’
Avant de poursuivre : ‘’Une fois dans la casserole, il refermera le couvercle. Et la vie que Philippe à sauvée ne ressemblera plus qu’à un nouvel enfer.’’ Avant de poursuivre : ‘’ A moins qu’il ne destine ça qu’à sa fiancée initiale ?! Et que vous soyez sa pute réservée.’’
Audrey : ‘’ Comme vous y allez Stephaninoux. Vous ne schématiseriez pas un peu trop la situation par hasard ?’’
Stephan : ‘’On ne peux jurer de rien. Mais beaucoup de mes jeunes amies dans vos âges sont tombées dans le même genre de panneau. Alors oui viril. Oui ils vous mettent des coups, des claques, des hématomes. Si ça vous excite, libre à vous. Mais c’est monnaie courante. En tout cas, tel que vous me le décrivez. Car ils ne sont pas tous comme ça. On est bien d’accord. Ecoutez Audrey ! Vous êtes une femme absolument désirable. Et votre manière de vous habiller, là encore à présent, est tout ce qu’il y a de plus torride. J’en ressens même les effets en permanence depuis mon arrivée. Et pour couronner le tout, je vous apprécie. Je suis content de vous connaître. Que je vous désir est un fait que je ne peux ignorer. Je vous le concède. Mais ma bienveillance à votre égard va au-delà de cet aspect. Je vous donne mon téléphone. Si ça coince à un moment ou à un autre, appelez moi. Insistez. Je ne suis pas constamment chez moi. Donnez moi au moins des nouvelles. Afin que vos possibles erreurs ne vous condamnent à une vie ratée.


Aérodrome de Bologne 17H23 : Ok, les essais se sont bien déroulés. L’aileron a tenu cette fois et pour Giorgio pareil. On a pu valider les réglages entrevus la semaine précédente sur nos voitures. Nous rentrons. Ça ne m’a absolument rien fait de rouler de nouveau. Toujours ‘’no limite’’ ! Tant mieux car je veux faire un gros truc au Mans cette semaine. Je n’ai plus que ça en guise de fierté, de projet. Une fois de plus la course me sauve. Je rentre dans les stands. Je parle avec les ingé pour la voiture. Quel paradoxe. L’an passé, nous n’avions que deux voitures disponibles alors que c’était une équipe d’usine. Ici, nous en avons trois d’engagées dont un mulet. Mais, l’équipe est limitée en nombre. Et, je mets à présent la main à la pâte pour poser des renforts sur les supports des triangles inférieurs du mulet prévu plutôt pour les sprints du championnat d’Allemagne ? Un p’ti coup de perceuse pour dériveter. Un p’ti coup de pince à rivet pour intercaler et fixer une épaisseur supplémentaire d’alu entre le support et la coque. Ça me tient en haleine jusqu’à 23H50. Je vais me coucher. Mon frère doit être arrivé avec Jeff. Les filles n’arrivent que demain matin en principe. Et encore, au gîte. Je ne suis pas disposé à voir qui que ce soit.

Jeudi 00H24 de retour vers Les Douves des Bruyères, Maryse : ‘’Les essais viennent de se terminer. J’en suis encore toute abasourdie. Philippe ne s’est même pas embarrassé de notre présence. Je pensais qu’il n’était absent du gîte que pour des raisons professionnelles. Mais non, il n’y revient pas ce soir non plus. Et, durant cette journée dans le paddock et dans les stands, jamais il n’est venu nous parler ni à Audrey ni à Emilienne, même pas à son frère. Seul Jeff qui est son coach a le droit de le suivre dans les parties où il se terre. Nous sommes vraiment très déçues mais surtout très mal à l’aise. Ok, Audrey nous a informé de la situation. Je crois qu’il nous associe à elle. Et du coup, on n’existe plus à ses yeux. Nous n’avons que très brièvement pu l’apercevoir le regard noir, perçant, absolument pas décidé à nous en accorder quelques bribes. Heureusement qu’avec Jeff et Roger, l’ambiance est au beau fixe depuis ce matin. Je ne savais quoi attendre de nos retrouvailles avec Phil depuis octobre dernier. J’avais hâte d’au moins reprendre la franche amitié. Mais c’est la douche froide. Je pense, à sa décharge, qu’il a besoin d’observer une certaine attitude afin de ne pas être submerger, anéanti dans le reste de ses activités. C’est qu’il en va de sa vie. J’aimerai qu’il sache que je peux le comprendre. Nous ne sommes pas responsables de la décision d’Audrey. Car moi en tout cas, suis la première à présent à leur souhaiter de prendre ensemble du plaisir le plus possible. Je crois que ‘’Bécassine’’ replonge dans ses démons. Vivre ses fantasmes. Autrement, les vingt quatre heures sont une sacrée course. A la tombée de la nuit, nous sommes allez avec Roger, Jeff, Emmi et Audrey à l’endroit où il était sorti l’an passé. Impressionnant cette bosse ! Juste après une courbe à fond. Les voitures se délestent un peu. Et notre coléreux y va franco également. Je suis très attirée par Jeff. J’essaie de connaître Philippe par son intermédiaire. Il l’a connu enfant. Il n’a certes que trois ans de plus. Mais il a pu cependant considérer sa personnalité.

De retour vers le gîte, Audrey : Je n’ai jamais été aussi mal à l’aise qu’aujourd’hui. Le frère de Phil est présent. Il me voit sans trop savoir qui je suis et ce que je viens faire ici. Et en même temps, il voit bien que je suis la responsable des occupants du gîte. Je ne veux pas qu’il sache que je suis l’ex qui vient de rompre avec son frère. Qui l’a humilié. Et le tout, la semaine où les répercutions pourraient lui être dramatiques.
Petit côté sympa, j’ai pu converser un bon moment avec Monique, la responsable presse lors de la réception de mon ‘’pass’’. Elle s’était si bien occupée de moi l’an passé. Nous parlâmes de Phil. Je me gardai bien des détails croustillants nous concernant. Elle le connaissait bien. Il s’était fait remarqué plusieurs fois pour son côté tête en l’air. Dictaphone égaré, Appareil photo oublié, etc… Il s’était fait accrédité lors de ses deux premières participations. Ayant pour un magazine des chroniques à effectuer.
Que se passe-t-il dans sa tête? Je ne l’ai jamais vu aussi en colère, le regard noir. Que va-t-il entreprendre de fâcheux en regard de ce que je lui ai fais ? Heureusement, Roger son frère apprécie l’endroit et la journée. Il aime bien charrier les filles. Moi la première. Bon, un petit peu lourd. Mais bon vivant. Et puis, y a une marque de fabrique. Le nombre de fois qu’il a louché pour mater mon décolleté et mon entre jambe ? Inouï ! Comme son frère ! Et puis, les filles m’appellent Bécassine la Bretonne. Bien entendu, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Un moment, cet après midi après le repas tout pouvait encore sembler normal. L’ambiance était très sympa. J’en oubliais tout le reste.
Je l’entend encore me demander : ‘’Mais dis donc Bécassine ! Qu’est-ce que tu as fais de tes coiffes Bretonnes en dentelles ?’’
Etant assise en face de lui, j’écartai généreusement les cuisses en lui disant : ‘’ J’en ai fais des culôôôôttes. Voilàààà ! Il est content maintenant. Il a enfin pu la voir, la culotte à Audrey ?! Y va mieux digérer là maint’nant’’ !? Hilarité générale.

Bon, c’est pas tout ça ! Phil fait la gueule à tout le monde. Sauf à Jeff qui le suit pour son coaching physique. Daoud me manque. C’est la cause de tout ce bordel. Mais il me manque. C’est ma drogue forte ! L’éloignement de cette semaine est une épreuve supplémentaire. Fait-il mieux ou moins bien l’amour que d’autres, Phil compris ? Là n’est pas la question. Le fait est qu’il m’a possédé instantanément, autoritairement, bestialement, furieusement, brutalement. J’étais à lui. Sans condition ! Je ne veux être qu’à lui. Je ne veux qu’être en sa possession. En permanence ! Quelque soit le contexte. Du coup, plus rien de logique.
Heureusement, Mardi, la présence de Stephan m’a permis de relativiser toute cette mélasse dont, je suis la seule responsable.
Il parle sans tabou. Nous avons parlé politique. Bien entendu, nous n’occupons pas le même bord. Mais, il respecte mon point de vue parce que j’argumente d’après lui vraiment bien. J’évite les clichés. Je cible les mauvais effets de son camp sur la pérennité de ce monde occidental.

Et bien qu’appréciant se rincer l’œil, il m’a prié de m’habiller de manière moins provocante. Il ne souhaitait pas risquer un incident. Il se sait vulnérable. Et, intérieurement, il me sent toujours légitimement dévolue à Phil.
Il me disait que le monde était ce qu’il était. Et, qu’à l’exception de certains révolutionnaires, une personne seule ne pouvait rien y changer. Il m’expliqua qu’il avait fait la vie qui s’imposait à lui. Héritier d’un empire poussiéreux, il se contenta un premier temps d’en dilapider une partie dans ses passions. L’art, les voyages, les femmes, les fêtes grandioses, et, la course automobile. Ensuite, après moult échecs dans la course, il décida de préserver ce qui restait du patrimoine. Il modernisa les affaires de manière à les rendre expansibles. Ce qu’il parvint à mener à bien. Il trouva du plaisir à monter ses réseaux d’influence. Et ses affaires prospérèrent au-delà de ses espérances. Il assumait pleinement le côté social qu’il occupait et jouissif qu’il provoquait.
Mais il comprenait cependant mon appartenance et mes idées de ‘’sale gauchiste’’ (terme volontairement utilisé pour me charrier). Il n’était pas dupe du côté néfaste de ce monde élitiste. Mais il n’avait ni la force, ni l’envie de s’occuper du côté pile de la médaille. Il me demanda ce que j’avais commencé en faculté. Je lui di que j’étais en sciences sociales. C’est là qu’il me fit cette troublante déclaration.

Stephan : ‘’Vous devriez persévérer dans vos études. Pourquoi ne pas choisir Sciences Po ? C’est une possibilité pour vous d’être épanouie dans un domaine intéressant !? Qu’est-ce que vous envisagiez avec Philippe ?
Audrey :’’ Il voulait me faire piloter et accéder à la course. Mais avant cela je commençais à faire de la photo. Tant pour son suivi presse que pour en exercer l’art lui-même.’’

Il me demanda si je pouvais lui en faire voir. Bien entendu, je m’empressai de lui montrer les épreuves de Pau. De Miami, et, bien entendu, vinrent des chemises, celles où Phil et moi, en décousions. M’empressant de les cacher, il me tint le bras et me demanda de pouvoir les regarder. Il observa longuement les clichés. Non pas ceux qui furent mis sous presse. Mais ceux que nous avions faits, Inès et moi de nos unions respectives avec Philippe. C’était du cul, sans équivoque. Il ne pu empêcher son pouce d’effleurer l’endroit de mon intimité de mes seins et de mon visage. Nous ne disions mot. J’avais l’impression qu’il me touchait réellement. Malgré ces gestes plus que parlants, il y avait cependant en eux une certaine pudeur, un souci de préservation de ma personne. Puis, il se confia : ‘’Vous formez un couple magnifique. Renforcé pas des épreuves extrêmes. Elle n’est pas mal non plus l’autre femme. Qui est-ce ?
Audrey : ‘’ Inès Lombard. Journaliste chez Totality. Correspondante à New York. C’est elle qui a écrit l’article de Miami et Sebring. C’est avec elle qu’il était le week-end dernier à la boum de l’Athénée de Nivelles. Pour y faire son ado attardé.’’
Stephan : ‘’C’est une manie chez lui de coucher avec les journalistes de Totality ?! Quoi que vous fassiez avec ce Daoud, vous reviendrez vers lui. J’ai vu comme vous le regardiez. Ça ne trompe pas. Je suis amoureux de vous. Mais l’amour que je vous demande ne s’achète pas. Je ne m’en sens pas légitime. A moins que notre relation évolue. Rien ne l’interdit ?!

Je vous aime assez pour ne pas contraindre vos souvenirs, à souffrir d’un choix hasardeux dont je serai l’objet.

Mais je peux, éventuellement vous aider à vivre vos fantasmes de manière moins contraignante, tout en vous permettant d’étudier. Venez chez moi, dans mon hôtel particulier. J’y ai deux suites. Vous pourriez séjourner dans l’une d’elle. Et, y rencontrer vos expériences si jouissives au point qu’elles m’interpellent. Y recevoir vos bads boys, vos livreurs de pizzas, vos vendeurs en électroménager, vos cadres supérieurs et vos VRP de passage si lourdement chargés en testostérone.’’
Bien entendu, je lui dis que j’y réfléchirai. Mais je lui dis qu’il fallait un peu de patience. Le temps de me retrouver, dans ce bordel que je venais de semer. Il me comprit. Il me prit dans ses bras lorsqu’il retourna vers l’aéroport. J’avais des larmes aux yeux. J’étais émue qu’un tel homme se répande de manière si sincère. Franchement, ça me fit le plus grand bien.

Circuit des vingt quatre heures Jeudi 00H36 Philippe : ‘’ Je viens de terminer le débriefing de cette séance d’essais en compagnie de tous les pilotes et responsables châssis. La séance s’est bien déroulée. On a suivi le tableau de marche prévu. Nous sommes huit et neuvième sur la grille. On pouvait faire mieux mais on n’a pas cherché la performance pure. On sait où l’on se situe. Demain, nous roulerons plus vite car nous avons pu définir la finalité des réglages course. Je confie cependant mes réserves concernant un phénomène de pompage non décelé lors des courses et roulages précédents. En effet, dans les Hunaudières, dans la partie en descente vers Indianapolis, et de Arnages au virage Porsche, avec les petites bosses, il y a un léger pompage du train avant. Celui-ci entraîne sur le volant une légère rotation. Et ça demande une concentration accrue pour éviter de trop relâcher l’effet néfaste. Mais Galhaër, présent à nos côtés nous assura que c’était déjà comme ça l’an passé. Oui ! En tout cas, la voiture est réellement plus stable lors des freinages en appui que la Sora de l’an passé. Mon frère avait vu juste. Je commence à me demander comment je vais pouvoir lui expliquer la logique de mon comportement. La colère tombe un petit peu. Je compte sur Anne pour m’épancher au sujet d’Audrey, de mes peines de cœur, de mes insuffisances à priori avérées. Je ne peux rien expliquer à mon frère. J’ai ma fierté. Jeff alias Jean-jean me parla de la ‘’belle rousse’’ que j’ai culbutée sous le perron, face à l’entrée de la salle de chimie lors de la boum de l’Athénée. Je le laisse s’égarer sur ma supposée orientation affective du moment. Ne voulant pas qu’il soupçonne quoi que ce soit avec Audrey. Peur d’être humilié de cette situation devant les miens, et de ce sentiment d’infériorité. Stupide ? Sans doute ! Mais je résonne de la sorte. Donc maintenant, un petit whisky avec Muardzec dans sa caravane. Il pilote pour le Rainbow qui engage les deux Sora de l’an passé en IMSA. Catégorie des Prototypes selon la réglementation US. Moins de pression de turbo et quelques autres aspect restrictifs point de vue consommation. Avec lui aussi, je peux éventuellement me confier.


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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Mar 25 Avr - 6:15

philbaetz a écrit:Phil Baetz  entre deux tomes inédits.  III Même endroit, même heure ! suite!


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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  philbaetz le Mer 26 Avr - 13:39

Vendredi 00H15 Retour vers les Douves des Bruyères, Roger Baetz : ‘’ Je suis dépité du comportement de mon frère à mon égard. Il ne parle d’ailleurs à personne. Il ne vient pas loger au Gîte alors que c’était censé être le cas. Je ne comprends pas. Il y a quatre filles magnifiques présentes qui ne demande qu’à être ‘’malmenées’’. Je crois d’ailleurs que Jean jean a conclu avec Maryse. Moi, je tenterai volontiers la belle Audrey. Putain ! Les nichons qu’elle a ! Mais bon, je suis… marié ! Jean-jean est lui en couple depuis pas mal de temps. Mais bon ! Il serait prêt à changer de vie voir même de pays pour vivre un vrai amour. Je me souviens. Il y a cinq ans. Il souhaitait rejoindre un amour de vacance dans le Jura. Mais, ses parents lui ont intimé l’ordre de rejoindre Colette, sa compagne actuelle, sous peine de se voir couper les ressources pour ses études. Mais, il a maintenant les mains libres. Et cette Maryse est tout ce qu’il y a de plus délicieux. Et cette Anne qui nous a rejoint ce matin est canon à souhait. Et d’une classe…. ! Vraiment ! Que fout Philippe loin de ce monde de rêve. Superbe propriété dans cette Sarthe absolument magnifique. Une verdure à perte de vue et de jolies masures. Et lui préfère dormir dans une boite de conserve. Mais je l’admire cependant. Il a encore progressé depuis l’an passé. Il est au sommet de son art.
Vendredi 00H30 dans la Mercos à ‘’Tata nichons’’, Emilienne : ‘’J’en suis malade ! Et si toute cette histoire était de ma faute. C’est vrai ! Pourquoi a-t-il fallut que je me vante d’avoir couché avec Phil il y a un mois. Elle l’a sans doute mal pris. Pourtant nous avions évoqué l’idée de se le faire à deux en même temps ici même. Alors, ça a peut-être servi à amorcer cette séparation dans le scabreux. Phil ne nous a toujours pas adressé un regard. Hormis Jeff et cette journaliste avec qui il semble s’épancher, c’est l’ignorance totale. Elle en jette cette Anne. Soft et sexy ! Le seul moment de tendresse qu’il semble avoir accepté est cette main d’Anne dans la sienne et, caressant sa joue ensuite, dans le privatif de l’équipe Häller. Ensuite, on pense qu’ils sont partis ensemble. C’est Roger qui l’a ramenée vers le gîte avec la Porsche. Nous c’est Audrey qui nous drive. Elle est complètement dingue au volant. Mais, elle est assez douée. Philippe voulait l’initier au karting et à la monoplace durant l’hiver prochain. Mais je crois qu’elle va plutôt faire de l’équitation avec son étalon de Daoud. J’aurai volontiers consolé Phil. J’en suis complètement moite chaque fois que je prononce son nom. J’en ai vraiment apprécié la débauche lors de son passage au campus. Il est sportif et endurant. The best ! Je suis très mal. Si il ne vient pas vers moi, je crois que je vais y aller. Mais j’ai peur d’être ridicule. Si il me rejetait devant tout le monde ? Il est assez soupe au lait. Changeant de manière radicale en cas de litige. Docteur Jekil and Mister Hyde. Ça me fait peur d’y être confrontée. Mais, j’ai tellement envie de le cajoler. J’en suis folle dingue. Si il me le demandait, je serai prête à changer plein de choses dans ma vie. Je le trouve sain. C’est idiot de dire un truc pareil ?! Non ? Sinon notre opération de promotion des produits du Beaujolais se passe à merveille. C’est vrai qu’avec ma façon de m’habiller, on capte facilement l’attention. J’ai eu quelques billets doux, voire franchement graveleux. J’avoue que ça me tente. Le frère de Philippe aussi. Faudrait pas grand-chose. Mais je n’ose pas lui parler de ce qu’il se passe. Peur d’un malaise entre lui et Audrey. Si elle ne dit rien, c’est qu’elle ne veut pas qu’il sache. Et moi, dans les plumes, je pourrai avoir tendance à l’ouvrir trop facilement. Pourtant, j’ai un lourd secret que je n’ai encore jamais révélé à personne. Peut-être qu’à Phil….
Vendredi 00H37 : Motorhome de l’équipe Häller, Phil : Finalement, ce sera six et huitième place sur la grille. Mais il y a du beau monde. Au moins trois Sora de pointe, six Porsche, trois Jaguars qui sont dans les temps et nos deux Galhaër. On était parti pour améliorer. J’avais la pôle. Mais dans le tour de décélération, j’étais déjà quatrième. On a voulu remettre ça. Mais j’ai senti une petite résistance sur la boite de vitesse. On m’a demandé de rentrer. L’équipe va démonter les boites et juger laquelle de celle de remplacement ou celle utilisée fonctionne le mieux. On va tester ça sur l’aérodrome demain matin à l’aube. Cela dit, nous ne ferons que des doubles relais. La piste plus froide que l’an passé, nous intime des pneus plus tendres pour qu’ils chauffent suffisamment. Mais ils tiendront moins longtemps. C’est au moins aussi mal pour Porsche. Sora semble être plus vite en température. Mais là, c’est l’endurance qui pourrait faire défaut. Pour les pneus bien entendu. Car ils sont favoris.
Mais, je pense que c’est plutôt nous les favoris.

Ma colère tombe un peu. J’ai pris ma revanche, en fin de matinée d’abord.
Une jolie jeune femme venue se faire photographier avec moi et signer un autographe. Elle parlait Français mais était Suisse. Me zyeutant dans l’infini du blanc des yeux, nos regards se croisèrent. Et celui que je lui ai lancé alors fut sans équivoque.
Elle avait une robe légère et assez courte. Le moment où elle demanda de s’asseoir sur mes genoux pour une autre photo fut pour moi un sésame. Je glissai ma main entre ses cuisses au lieu de la mettre autour de sa hanche. Ce fut très bien perçu. Je l’entraînerai plus tard vers une des parties privatives du Camion aménagé. La fête durera vingt bonnes minutes. Nous fûmes cependant dérangés par….Audrey. Je lui lançai un regard noir adoubé d’un :’’ça va allez ouais ?’’ Et elle parti.

L’après midi vint Anne. Je pu enfin m’épancher sur mes états d’âme. Elle était resplendissante et sexy. Elle portait une robe moulante courte Lilas et des collants noir. Des chaussures à talon aiguille. Elle m’annonça s’être mariée. Un homme d’affaire Autrichien. Mais elle tenait à rester en Belgique ainsi que de continuer son métier. Je l’interrogeai sur le suivi de l’affaire qui me minait la vie depuis Noël.
Elle me répondit :’’ Ce qui est certain, c’est que nos amis on mis le doigt l’un et l’autre sur des trucs sensibles. Delbars est en Ukraine en ce moment, ‘’promotion’’. Et Ryon a eu un sujet sur les élections assez copieux à se farcir. Et ça, au lendemain d’une certaine interview avec un responsable politique au sujet des ‘’exportations’’ vers la Libye. Il m’a dit préférer ne pas m’en parler. De peur que je sois dans leur collimateur à mon tour.
Phil : ‘’Ca veut dire que ces gens sont vraiment très dangereux, puissants et, influents qui plus est. Ils ont des choses à cacher autrement plus importantes que nos deux pauvres vies. Elles ne valent pas chère. Merde ! Et tout ça pour que je me retrouve seul une fois de plus.’’
Anne : ‘’Une fois de plus, tu fais preuve d’une sacrée force de caractère. C’est ton truc ça de te terrer seul dans un genre de dénuement, pour garder la force de faire ton job. J’applaudi. Tu m’impressionnes Phil. Je regrette encore ce sale coup fait en mon nom par Mathieu. Je trouve injuste que tu aies si mauvaise presse en Belgique. Ils t’en veulent d’être en F 3000 à la place de Clémence Larrier. Ils te reprochent tes mœurs douteuses. J’ai l’impression qu’il y a de la jalousie, des envieux. ‘’

Phil : ‘’J’ai failli me tuer la semaine dernière. J’ai perdu mon aileron arrière en essais privé. La voiture était pulvérisée. Le plus effrayant de mes accidents jusque là. Même si je suis indemne. Clémence m’a privé de sponsor il y a deux ans. Je ne sais pas dans quel but ceux-ci m’on fait ce coup de vache. Willy, Thierry etc… Personne n’a rien dit cette fois là. Et ici, j’ai cinq millions deux cent mille francs Belge à débourser pour compléter l’apport de mes sponsors. C’est pas un cadeau qu’on me fait ! Je ne pouvais pas tenir dans la Galhaër. J’étais prêt à renoncer. Mais Boëm’s m’a proposer un deal avec Fulgurante. Ce fut pour me rendre compte qu’il s’agissait de la nouvelle équipe que Kaoüter venait d’acheter. Ils ont testé Clémence. Elle n’est ni plus ni moins que la belle sœur du patron. Ils ont pensé qu’elle n’était pas prête pour la F3000. Moi-même me posais des questions. Quant aux mœurs, oui, je profite de la vie. J’ai passé quatre mois d’incertitude en me croyant impuissant. Je ne voulais plus voir personne. Et là, Audrey me refait ce coup de me considérer comme une sous-merde afin de rejoindre un bad-boys. Et je ne veux pas re-sombrer. Mais je l’aime vraiment. J’en suis malade de la savoir s’offrir a ce type. Je m’en sens humilié. Tu ne peux pas imaginer.

Anne pris la main de Philippe dans les siennes en la caressant. Phil trouva cette douceur d’un apaisement infini. Son autre main frotta la cuisse d’Anne. Ils décidèrent de s’échapper vers ‘’les containers’’. Avec elle, il pu enfin s’épancher d’affection. Il était loin de penser qu’elle succomberait à nouveau pour lui. D’autant qu’elle était mariée à présent. Anne était une femme fabuleuse. Un charisme et un raffinement allant de paire. Sans parler de sa culture. Un visage lumineux. Ses cheveux étaient un peu plus longs, légèrement ondulés. Cette robe moulante lui allait à merveille, soft mais bandante.
Elle, était à chaque fois bouleversée de sentir Philippe dans cet état de vulnérabilité. Ça la touchait d’en être sa confidente. Même à Noël dernier, feignant l’agacement, elle apprécia pourtant de le réconforter, le laissant s’abandonner, épuisé, contre elle. Et côté physique elle en ressentait toujours le désir. Là encore, mine de rien, s’assoyant en face de lui, elle refaisait le numéro des jambes se croisant et se décroisant. Une bonne heure de réconfort affectif seulement, s’écoula. Jusqu’à ce qu’ils acceptent de se séparer. Il était temps de briefer la séance d’essais à venir.

Vendredi 23H50 de retour aux Douves des Coteaux, Audrey : ‘’Je suis complètement déboussolée.
Jeudi fut pour moi une épreuve dans l’épreuve. Dont ce tableau de mon ex m’engueulant alors que je le surpris avec une fille. Je pensais bien qu’il se la tapait, vu les bruits de panneaux en train de se faire défoncer. Mais je cru par erreur choisir la pièce non occupée de la semi aménagée pour étaler mon matos de photo. Je revois encore son regard noir de colère. Glaçant ! Ensuite re-belote avec cette Anne de journaliste. Invitée de surcroît au gîte. Elle a au moins le mérite de détourner l’attention du gars Roger, moins attentionné à mon égard du coup. Mais j’ai fais de mon mieux niveau photo. Moi aussi, j’ai tenté de faire le vide via mon travail.
Aujourd’hui fut bien contrasté, et dans le bon sens du terme. Nous avons d’abord pu nous parler avec Anne. Elle m’a confié le dépit de Philippe et sa difficulté de comprendre mon comportement. Elle trouve que c’est du gâchis. Phil l’impressionne ! Sachant pourtant qu’une bande de bienveillants en fabriquèrent les bases. Mais pour elle, c’est Philippe aujourd’hui, qui était allé chercher tout seul, dans l’adversité, la difficulté absolue, le sommet de lui-même. Et que ça, elle admirait. Puis, il y a eu la séance d’essais réservée aux journalistes. Mon accréditation photo m’a permis d’en faire partie, à la demande de Totality, pour accompagner Anne dans son reportage. Elle commenterait, et moi, je documenterai. A mon grand étonnement, Phil fut d’une attention absolument clinique à notre égard. Plus encore qu’à Miami. Une voix douce, calme, et à l’écoute du moindre problème, de la moindre demande. Et le moment fut ….fabuleux. J’en avais les larmes aux yeux. Il m’a vraiment offert la possibilité de faire un superbe travail, et de passer un moment grandiose, inoubliable. Il faudra que l’on se parle avant de couper définitivement. Je sais que je vais déconner ferme en le quittant. Je ne sais plus quoi parfois. Mais ce que j’ai vécu avec Daoud…
.

Samedi 0H17 Douves des coteaux, Maryse : Je passe des moments vraiment sympas et chauds avec Jeff. Nous nous sommes beaucoup parlés également. Il m’a demandé comment cela se faisait que nous étions invitées dans ce gîte. Je lui expliquai alors l’historique depuis l’Angleterre. Les déchirures et les retrouvailles l’an passé. Je lui ai parlé de nos moments intimes. Je fus franchement embarrassée lorsqu’il me demanda si il y avait une raison pour qu’il ne vienne pas avec nous. Je lui confiai ma surprise également. Mais que ça devait faire partie de ses plans. Je lui demandai alors de me parler de phil. Et de ce qu’il en pensait aujourd’hui. Ainsi je su que c’était au début un garçon timide, vulnérable, laborieux, gentil et sincère. Qu’il faisait presque parfois partie de sa famille, et vice versa. Il me disait que Phil l’avait surpris par son courage. Qu’il faisait tous les exercices sans broncher. Qu’il en finissait même les plus pénibles en pleurant de douleur. Et que malgré sa sollicitude à le stopper, lui voulait quand même à chaque fois aller au bout. Il l’admirait pour son sérieux. Moi, je lui confiais qu’en Angleterre, il ne mangeait pas à sa faim. Et que c’est pour ça que nous l’invitions avec nous. Nous aussi le trouvions vulnérable. Et qu’il devait encore l’être en ce moment. Que c’était pour cela qu’il agissait de la sorte. Je lui demandai de transmettre à Philippe que nous comprenions son état d’esprit. Et que l’on serait toujours avec lui. Qu’il ne nous décevait pas. Même si nous souhaitions le voir plus serein. Et, que l’on puisse lui être agréable.

Samedi 00H59 Douves des Coteaux Anne : ‘’Je vais avoir du mal à trouver le sommeil. Et en dépit de l’intensité de la journée. Ce moment dans la voiture des 24 Heures sera inoubliable pour moi. L’expérience la plus intense de ma vie. J’en veux à cette pouffe d’Audrey, de faire autant de mal à Philippe. Je me sens coupable de ressentir autant d’attirance physique envers lui. Il était moins une qu’on ne passe à l’action. Il est très affecté par la mort du pilote Italien en essais privé. D’autant qu’il a réchappé par miracle a un accident encore plus effrayant à Imola, le feu en moins. C’est d’ailleurs suite à un accident mortel que nous avions fusionné notre besoin de réconfort et notre faim réciproque de nos corps. Nous semblons nous comprendre sans nous parler. Il n’a pas osé me solliciter physiquement. Il ne voulait pas me mettre en contradiction avec mon mariage récent. Mais je sens qu’il se passera quelque chose entre nous ici même.

Samedi 01H08 Paddock du circuit, dans mon container : ‘’Je suis vanné. Dans six heures, je me lève et vais parcourir comme les autres matins les treize kilomètres et quelque du circuit en footing. Entre les faux plats, les bosses, et autres descentes même à faible pente, cela semble particulièrement long, interminable. Mais heureusement, à cette heure, la nature est généreuse en odeurs diverses.

L’été, bien que timide, s’installe dans les bocages. L’endroit est finalement très agréable pour un footing matinal. L’équipe semble prête. Les trois voitures, dont le mulet, sont à présent sous leur bâche. Et la quatrième est là pour y ponctionner des pièces de rechange. Nous avons défini des régimes et des méthodes de conduite ‘’économique’’ afin de tirer le meilleur parti de nos performances tout en restant en deçà du seuil de consommation. Je suis heureux que Jean-Jean avec Carpini dans le mulet, et mon frère dans ma voiture pour le dernier tour possible, aient pu profiter des baptêmes de piste. Je suis tellement déçu de la tournure des évènements. Je voulais recevoir les filles et les gars pour les chouchouter. Je voulais même leur faire à manger. Leur donner de moi ce que j’avais de plus agréable, de meilleur dans ce havre de bonheur champêtre. Combien de temps faudra-t-il pour que je puisse reproduire cette chance, si elle se représente. Je les aime et les admire toutes et tous tellement. Mais Audrey a tout gâché.
Ça y est, le footing est terminé. Je suis en mode préparation absolue à présent, et ce, jusqu’à dimanche 16H00, si on va jusque là ! Excepté tout à l’heure pour une petite fugue bestiale avec ma Suissesse de jeudi dernier.
Ils sont sympas chez Häller. La voiture que je pilote a les rétros et stickers jaune au dessous des phares, couleur national Belge. C’est un honneur pour moi. Bien entendu sa décoration est à base des couleurs Suisse. Couleur dominante bleu marine sur fond blanc. Avec un gros drapeau Suisse décalé en bas à gauche sur le capot avant et, sur les dérives d’aileron arrière. Sur l’autre, c’est des rétros et des stickers rouge pour faire honneur à Carpini. C’est devenu rare de nos jours. Je me rappelle de ce genre d’attention à l’époque des Ferrari 312 PB 72-73 envers ses pilotes principaux. Cette considération me redonne le moral.
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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Mer 26 Avr - 22:56

philbaetz a écrit:[b]Vendredi 00H15 Retour vers les Douves des Bruyères, Roger Baetz :
Vraiment très bien...j'adore !

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Phil Baetz entre deux tomes inédits. III Même endroit, même heure !

Message  philbaetz le Jeu 27 Avr - 22:00

Phil Baetz  entre deux tomes inédits.  III Même endroit, même heure !

Moments de grâce
Circuit des 24 heures 15H45 à hauteur du stand Häller :
Maryse :
‘’Ça commence à être tendu. On sent que les choses sérieuses sont imminentes. Même si c’était impressionnant en Allemagne. Ici, c’est un sommet. Nous vivons un évènement majeur. Et bien qu’il nous ait ignoré toute la semaine, nous sommes toutes, sans exception, extrêmement angoissées par l’enjeu, et le contexte dramatique qui se joue. Le ciel est gris même si il ne semble pas que la pluie viendra. Nous aurions aimé aller à la hauteur de la voiture de Philippe. Mais nous préférons rester devant notre stand, et être certaine de garder notre place une fois le départ donné. Nous voyons Phil enfin sortir du stand pour se rendre là haut vers la ligne de départ.  C’est là que se trouve sa voiture. C’est lui qui prendra le départ. Impressionnant de concentration ! Je me rappelle Hockenheim. Comment il avait alors procédé dans son coin, faisant le vide. Ici, c’est encore plus prononcé. Le regard d’acier, perçant, déterminé, celui d’un tueur. A partir de maintenant, tout autre pilote que lui est à plaindre. Tel est le message que son attitude laisse penser.  Ma belle soeurette est comme nous, on ne peut plus en communion avec son dieu vivant, quand ce n’est pas un chef de service, un interne de l’Hôpital, ou bien encore un beau macho du campus. Mais Phil reste malgré tout sa préoccupation. ‘’
15H50 Stands Häller Audrey: ‘’ Nos gorges sont nouées. Les moteurs se mettent en route. Au début des bruits sourds, puis à présent toute la ligne droite de départ est envahie de ces sons. La voix du speaker est pratiquement toujours couverte. Les hélicos sont tous en vol stationnaire, attendant  que la meute s’ébroue pour le tour de chauffe.
15H55 Stand Galhaër, Anne : Les filles sont emplies d’adrénaline lorsque le moment arrive enfin. J’entends Audrey crier ‘’Vas-y mon poulet ! Prends soin de ton croupion ! Wouuuuuh !’’ dans l’hilarité générale. Elles trompent leur angoisse par ce moment  d’excitation à son paroxysme. Toutes les voitures sont parties maintenant. Le bruit s’atténue. Le commentateur est à présent plus audible. La ligne droite est déserte. Tout le monde passe derrière les barrières, commissaires de piste compris.


15H57 milieu de la ligne droite des Hunaudières, Philippe : ‘’ Que ce tour est long. C’est la première fois que je prends le départ de cette course. L’an passé, j’étais le troisième à prendre le volant. Mais qu’est-ce que c’est chiant de devoir zigzaguer pendant ce tour de chauffe. On voudrait déjà être en action. Sauf que là, ce n’est pas anodin. Chauffer les pneus est très important. Mais c’est stressant de se forcer à y accorder toute l’attention voulue. D’autant plus que l’on peut se vautrer lamentablement. C’est comme chauffer le moteur lors du démarrage. Coup d’accélérateur à n’en plus finir. C’est barbant ! Heureusement, à présent, dans les équipes pour qui je pilote, c’est souvent un mécano qui s’y colle. On arrive à présent dans le virage Ford.
On va bientôt être lâchés. Ouf ! Il est temps que ça vienne.
Ça y est ! Bon je perds d’entrée une place avant la chicane Dunlop. Et encore, je suis repassé devant une Porsche Brun. Devant moi, Jorg sur l’autre Galhaër dépasse une Porsche Joëst. Je prends son sillage pour faire de même avant le S Tertre Rouge. Ok ! Maintenant, Il se love dans le sillage de la seconde Sora. Milieu de la ligne droite, il se déporte vers la gauche et je prend son sillage. Il passe la Sora peu avant la seconde courbe, moi à suivre. Ensuite il se rabat vers la droite alors que je reste sur la gauche. Son aspiration me permet de le passer à la bosse, avant le freinage de Mulsanne. La première Sora a dépassé la seconde Porsche d’usine au virage de Mulsanne, en la gênant. J’en profite pour prendre celle-ci à l’accélération. Et toper l’aspiration de la Japonaise. J’arrive à sa hauteur au freinage d’Indianapolis. Dans mon aspiration, je sens Jorg qui a lui aussi disposé de la Porsche usine. Mais j’arrive à passer la Japonaise seul avant le gauche en troisième. Je ré accélère sans aucune gêne et prend le sillage de la Porsche de tête. Freinage pour Arnages et on repart pour deux kilomètres de ligne droite. Je laisse la Porsche devant au virage éponyme et au virage du karting. Jorg a pris l’avantage sur la Sora. Et moi, je prends l’avantage avant les doubles S Ford et vire en tête au premier passage.

Pour la première fois de ma vie, aux 24 Heures, je suis en tête !

16H04 Stands Häller Maryse : ‘’Que l’attente a été longue et angoissante. Que les bruits au loin dans la ligne droite de tous les drames son impressionnants. Les hélicoptères suivent la progression des voitures. En les apercevant sur notre gauche, on sait que les voitures sont sur le point de repasser. Le bruit du speaker est le plus souvent couvert. Nous nous situons au milieu de la ligne des stands. Les voitures passent déjà très vite à notre hauteur. Nous ne les voyons pas déboucher du virage. Soudain, la meute arrive. Mais leur bruit est couvert par une clameur immense de la foule des tribunes en face de nous. Pire qu’un stade de foot. Et ces clameur s’adressent à….Phil ! Il est en tête. Puis le fracas des bruits de moteurs Nos corps tressaillent de tremblements. Nous avons la chaire de poule. C’est l’adrénaline totale. Inondées de fierté, surtout ma belle soeurette qui en une fraction de seconde a sécrété l’équivalent d’une semaine sexuellement agitée, en liquide séminal.  Nous nous regardons incrédules et fières. Phil est en tête !’’
16H05 Balcon au dessus des Stands Häller, Anne : ‘’Ce que je ressens pour Phil en ce moment précis est inavouable. Mes petites affaires seules peuvent en témoigner. Il est en tête pour ce premier tour. Et ce n’est pas un baroud d’honneur.  La Sora de pointe lui donne la chasse. L’autre Galhaër la seconde Sora et une des deux Porsche sont plus loin en embuscade. Mais lorsque les premiers doublés se font rejoindre, Phil semble mieux tirer son épingle du jeu. De trois secondes après un quart d’heure, il en est maintenant à une dizaine de seconde après une demi heure.  Les trois autres poursuivants restent groupés à près de vingt secondes.  Dans le stand Häller Watch Sport, les responsables du team  et Galhaër le constructeur consultant sont sereins. Le tableau de marche est respecté niveau consommation.
16H07 Bord de la piste devant les stands, Roger Baetz : Jean-jean et moi sommes en larmes après ce premier passage. Rajouté au baptême de piste d’hier, autant d’émotion est déjà plus que ce que l’on était en droit d’attendre. Phil est en tête. Hé bien avec ça. Il s’éloigne au fil des tours.
17H22 Stand Häller Phil : ‘’Tout me réussi aujourd’hui. Mes dépassements sur les attardés sont des plus osés qui soient. Et ça passe ! Personne n’arrive à me suivre dans cet exercice. Je compte tout donner à chacun de mes relais lors de l’épreuve. J’ai trente quatre secondes d’avance à l’issue de mon double relais. Je sors de la voiture et j’aide Stanley Willys à s’y installer. Je lui donne quelque consignes et quelques indications où la piste semble piégeuse.’’
17H24 Stand Häller Anne : ‘’Phil est blême. Il reprend son souffle le regard perdu, comme un fugitif au bord de l’épuisement, dégoulinant de sueur. L’accomplissement total de l’effort. Phil tel que je l’admire. Tout le monde l’observe. Personne n’ose le déranger. Puis, Häller vient le trouver avec quelques données. Tout semble se passer comme prévu. Phil lance un regard à Jean Jean. Ils partent ensemble débriefer physiquement ce corps et le tonifier. Il va suivre exactement les directives de son ami niveau nutritif et niveau repos. Rien d’autre que la course ne compte. Il n’attend de choses que de celle-ci.’’
19H58 Stand Häller, Audrey : ‘’Putain ! Phil est furax, le regard noir. Hans Häller, son équipier ramène la voiture avec un capot avant en morceau. Rien ne semble avoir souffert à part cela. Ils avaient près d’une minute d’avance. Mais il a buté sur un concurrent qu’il s’apprêtait à doubler au virage Porsche. Il est resté sur la piste mais la touchette contraint le Suisse à rentrer un tour plus tôt. Tout va très vite pour changer cet élément. Train de pneus neufs plein d’essence et une tape amicale à Hans. Phil s’installe le regard perçant et ultra déterminé. La voiture repart. Deux tours plus tard, après avoir ravitaillé à son tour la Sora de tête repart.  Michèle Wilson est au volant, avec  huit secondes d’avance sur Jorg Van Doeren et  onze sur Philippe.  
20H08 Galhaër 94 Philippe : Ça fait deux tours d’accomplis. Et Jorg m’a tout l’air de jouer au con. Il ne me facilite absolument pas la manœuvre de dépassement. Qu’est-ce qu’il a encore bouffé comme hallucinogène pour me confondre avec un martien. J’arrive à le passer à Arnages. Il me reprend au freinage du Ford. Bien qu’à l’aspi, rien ne se passe à la chicane Dunlop. Au S du tertre rouge je le prends à l’intérieur du gauche. Il tente de résister dans le ‘’droite’’ qui suit. Nous en sortons côte à côte en recherche d’adhérence, avec une demi longueur à mon avantage. Mais au freinage du Virage du tertre rouge précédant la ligne droite des Hunaudières, il me porte un coup à l’arrière droit. Je parts en tête à queue. Dans sa continuité, je remet la voiture en ligne et prend à suivre le virage en travers. Lui freine en catastrophe. Et il se met en travers également. Nous reprenons de concert notre ligne en milieu de virage, nos voitures louvoyant en accélération pleine.


Les spectateurs en ont eu pour leur argent. Moi, je suis colère. Je m’exclame :’’ Attends connard, tu vas bientôt plus être capable de me suivre !’’
De fait, je le laisse me prendre au freinage de Mulsanne. Et me recolle à son sillage. A la deuxième courbe de cette partie rectiligne avant Indianapolis, il double une Tiga par la gauche. Moi je la passe par la droite à hauteur du chemin forestier, en empiétant au-delà de la ligne de peinture délimitant l’accotement. Je suis devant. A partir de maintenant, il va mordre la poussière et me voir m’éloigner. Pas une seule fois, je n’hésiterai à doubler. A ce petit jeu, je lui mets sept secondes après trois tours. Je suis à présent à cinq seconde de la Sora.  J’enchaîne les meilleurs tours malgré des gommes plus performantes chez les Nippon. Mais la piste est plus chaude également. Après dix tours, je rejoins Wilson. Je le passe au tour suivant. Il me prend en chasse. Nous rentrons à intervalle d’un tour pour remettre du carburant. Toujours cette sensation de froid lors du remplissage. Ça fait du bien. Une coque alu fixée à un mètre cube de métal à près de cent degrés de température, ça donne cinquante degrés dans l’habitacle. Mais cette sensation de froid donne de l’inquiétude. La conscience d’avoir une bombe dans le dos. Nous sommes donc repartis dans notre bagarre. Mais je me détache inexorablement. Je crois que je suis porté par mon désir de dominer la situation, de faire honneur à cette machine infernale que j’apprécie tant. Je suis dans une situation d’extase. Je ne sens plus mon essoufflement, mes poignets ni mon cou douloureux. J’avance, j’engage, j’envoie. Je sors tout ce que j’ai.
Je sors de moi, parfois.
Je n’ai plus de marge. Je suis hyper exposé. Je suis là pour ça. J’accepte ce qui va avec. Je crois que je vis là un moment de grâce. Je sors de la voiture avec dix neuf secondes d’avance. Claqué mais pas calmé’’[/b]

21H24 Stands Häller Audrey : A peine sorti de sa voiture et après avoir harnaché Stanley, Phil se dirige vers Jorg en le pointant du doigt. Il lui lance :’’  ‘’You you're dead! You understand? Death !’’
21H25 Stands Häller Anne : Phil revient vers sa chaise de camping où il va se poser. Il enlève son casque et arrache de rage sa cagoule anti feu. Jamais je n’ai vu un regard aussi noir, des yeux de tueur. Wouaw, il impressionne. Tellement beau en colère !  Il se pose et boit de l’eau par fines gorgées.
Un type vient dans le stand. C’est Brighton il me semble, le team manager de Sora. Il vient juste pour féliciter  Philippe. Il lui met une tape dans le dos et lui fait un signe le pouce en l’air. Wilson est d’après certains spécialistes le plus rapide des pilotes Sora. Phil en est du coup complètement apaisé, calmé. Il regarde Dick. Et, acquiesce à son égard un regard reconnaissant, flatté.  Puis son essoufflement reprend. Il penche la tête en arrière et ferme les yeux. Il porte ses mains à son visage et parle…à qui ? Ensuite, il regarde Jean-jean. Et ils sortent des stands. Je pourrai les accompagner. Mais je ne me sens pas la force d’oser le déranger.

L’appel de la forêt
21H55 : Anne : Nous allons ensembles nous promener le long du circuit. Il y a la fête foraine où nous nous attardons. Puis le S du tertre rouge. Ensuite ce fameux virage à droite du même nom, où l’on a vu Phil maîtriser magistralement un tête à queue, et continuer sur sa lancée. Quel bel endroit pour avoir des sensations. Les voitures passent vraiment près du public côté gauche de la piste. Et le passage en courbe est très rapide. Nous y restons jusqu’à vingt trois heures. Puis, Roger nous conduit au virage d’Arnages. Au fin fond du circuit vers le Sud. Au milieu des bois.
On les voit déboucher du ‘’droite’’ d’Indianapolis au dernier moment en freinant en appuis. (Freiner tout en tournant)Puis ils prennent le gauche légèrement relevé au raz du rail de sécurité, et de nous par la même occasion. Là on est vraiment près des voitures. Mais c’est interdit au public.

Arnages 00H12, Anne : ‘’Phil a repris le volant de la 94. Les numéros phosphorescents nous permettent de repérer tant bien que mal les voitures de nuit. Mais, au freinage d’Arnages, virage à gauche en angle droit très lent, on peut distinguer le casque des pilotes quand ils sont de couleur vive. Ce qui est le cas pour Phil. Quelle drôle de sensation. Nous sommes au creux de la forêt, à l’autre bout du circuit. Nous avons l’impression de violer l’intimité des pilotes qui roulent à cet endroit pratiquement dépourvu de spectateur. Phil envoie toujours autant. Il faut le voir freiner hyper tard pour passer les ‘’retardataires’’, et prendre ensuite librement le virage. Parfois, on arrive à le distinguer dans son habitacle. On voit ses bras tourner le volant, le casque avec la visière relevée. On distingue même parfois les détails de sa cagoule anti-feu. La course est spectaculaire à souhait.  Je ne l’avais jamais vue comme ça. Ici, dans la forêt, les bruits de moteur déchirant la nuit donnent un aspect irréel. Les freins en carbone sont incandescents, les turbo également. Il est toujours en tête avec une minute cinquante trois secondes d’avance sur la Sora. La seconde Japonaise a abandonné il y a une demi heure à peine. Les deux Porsche d’usine sont à l’affût à un tour. Derrière, deux autres Porsche devancent la Troisième Sora, la Galhaër et, la première des deux Jaguar restantes.


Arnages toujours, 02H17, Maryse : On est à présent dans le campement des commissaires de piste autour d’un brasero. Nous allons ensuite vers Mulsanne. Audrey veut prendre, au sommet de la fameuse bosse des Hunaudières, Phil s’arrachant de la nuit. L’aurore pointera dans un peu plus d’une heure. La belle Anne commence à montrer des signes de fatigue, Emilienne également. Audrey tient le coup comme moi et Jeff. Il me tient bien au chaud. Je suis son joli p’ti cul du Beaujolais. Roger pique du nez
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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Sam 29 Avr - 6:25

P'tain....je m'y croirais !

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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  philbaetz le Sam 29 Avr - 15:59

Tant mieux! Content que ça te plaise. Tu ne dis pas cela pour faire plaisir au moins?! Rolling Eyes




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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  philbaetz le Sam 29 Avr - 16:16

Phil Baetz  entre deux tomes inédits.  III Même endroit, même heure !

Même endroit même heure

Stand Häller Watch Sport 03H20 Phil : Le responsable de ma voiture Thomas Heyzinger, vient me réveiller. Hans perd entre cinq et dix secondes par tour. Notre écart a fondu à moins d’une minute. La piste est vachement plus froide qu’à une heure trente. Nos pneus ne montent plus en température. On va tenter un type de pneus intermédiaires entre les qualifs et nos gommes soft tendres. Sans doute de quoi faire deux relais avec des temps identiques à ceux d’en face. Car Porsche a adopté également des gommes se révélant plus performantes. Ils sont encore à un tour mais…. Hans ne voulait pas se retaper un double relais à suivre le simple. On m’a donc demandé si j’acceptais anticiper le mien.  
‘’Bah oui ! bien entendu !’’
Dommage que Jeff ne soit pas là pour me chauffer. Tanpis, je me chauffe comme j’en ai l’habitude. Pompes, ciseau, rotation du torse, levage de poids avec la tête latéralement et d’avant en arrière, en très petite série, assouplissements etc…
Stand Häller 03H33, Phil : Ça y est, la voiture rentre aux stands. Le plein est réalisé et je remonte dans l’auto. On m’installe tout en montant ce train de pneus neufs. Je repars alors que la Sora est en train de prendre la voie des stands pour opérer un simple remplissage d’essence. Je repasse au tour suivant avec une avance de trente six secondes. Mais ça semble coller. Il ne m’a rien repris au tour suivant. Et, lors du troisième j’en suis à trente huit secondes et des poussières d’avance signalé à Mulsanne.
Mulsanne 03H46, Audrey : Tiens ? C’est bizarre. Je reconnais Phil dans la 94. Il ne devait prendre le volant que vers les quatre heures ?!  Je presse nos amis d’aller vers le sommet de la bosse. J’arrive avec l’aide de Maryse qui y guette le passage de Phil. Je suis prête à cliquer avec une pause lente. Et ça le fait ! Je reste néanmoins pour en faire une deuxième. La luminosité évolue de minute en minute.

Sortie de Mulsanne 03H54 Phil : Le jour a commencé à poindre. J’enfile les rapports et fuit Mulsanne.  
Soudain, au virage précédent la bosse avant Indianapolis,  je sens de très violentes vibrations. Puis instantanément comme un impact à l’arrière gauche.
Déchapage suivi d’un éclatement !
Ma voiture se met aussitôt en travers. Elle se dirige vers les rails à ma droite. Le rail au niveau du chemin forestier fait angle droit. Et je lui fais donc face à deux cent quatre vingt dix kilomètres à l’heure.
Je pense une fraction de seconde que c’est ma mort.  
Mais, le coup de gaz donné instinctivement rectifie de justesse ma trajectoire.
Je reprend ma ligne et frôle le rail.  Je tente de stabiliser la voiture tout en continuant. Je crie à la radio : ‘’Arrière gauche ! Arrière gauche ! ‘’  
Ça va ! Je parviens à la maintenir à mi-vitesse en roulant en crabe. Vite rentrer aux stands. Je mate le rétro.  J’aperçois des lambeaux de capots qui se désagrègent. Je tourne à Arnages. Il y a une voiture avec un gyrophare qui s’apprête à prendre la piste. Il s’agit d’une Safety car. Je passe avant qu’elle ne s’y mette. Ouf ! Ça m’arrange ! La Sora qui est forcément derrière va devoir y patienter. Ce qui fait qu’elle devrait rester à ma portée lorsque les pneus seront remplacés. Je vois les températures monter sur les manos. Je zyeute dans les miroirs des volutes blanches qui se densifient dans mon sillage, au fil des kilomètres parcourus. J’arrive aux stands. Les volutes ont viré au sombre. J’entends un extincteur ‘’wooolcher’’ son contenu sur l’arrière en feu. J’attends et tente de rester stoïque. Les pistolets d’écrou entrent en jeu. Le restant de roue est enlevé. Dans la foulée, on me change les trois autres. Le capot explosé est enlevé facilement.  
Mais on tarde à remettre l’autre !
Le responsable de voiture me demande d’en sortir.
Il y a autour du moteur six mécanos qui s’affairent.
Puis, deux s’en vont dépités. Les autres restent devant et discutent. Deux autres partent à leur tour. Thomas Heyzinger vient vers moi avec les bras en X, me signifiant l’abandon. Je me tourne alors vers le moteur. L’échangeur turbo a été atteint, entre autre, tout comme les radiateurs d’huile. Et la bâche à huile fuit visiblement. Le support du triangle inférieur est lui aussi brisé. Ainsi qu’une conduite d’huile moteur vers la boite.
J’ai compris !
Je m’écroule appuyé contre le mur du fond de notre stand. Je m’effondre en pleure. Je sanglote même. Je tombe à genou. Hans vient vers moi. Il sanglote lui aussi. Nous nous serrons l’un contre l’autre. Ce n’est pas possible ! Merde ! Même endroit même heure que l’an passé ! La mort m’a encore flashé en flagrant délit de vulnérabilité. Un petit clin d’œil. Mais c’est mon job ! Ça ne changera rien à ma façon de faire! Mais je la voulais cette victoire. Toute cette débauche d’efforts et de risques pour rien !?
04H07 Mulsanne Audrey : Merde ! Là j’ai vraiment les chocottes. Phil ne repasse plus. Et les safety car sont sur la piste. Comme l’an passé ! Pareil !
Et cette absence de sons, tout soulagement auditif qu’elle soit. Elle donne d’un coup un côté sinistre à tout ça.


04H09 Audrey :  Là-bas au loin !  On y distingue  une épaisse et haute colonne de fumée noire.
Oh merde !
Je n’ose pas annoncer la chose à ce groupe dormant ou roucoulant. Je me sens coupable. Je vais être la pestiférée si le drame se confirme. Je panique. Je réveille Roger.
Je lui dis : ‘’Phil ne passe plus ! Ils ont mis les Safety car !’’

04H10 Mulsanne, Roger Baetz : Audrey me réveille en sursaut. Et ce n’est apparemment pas pour me faire un câlin. J’en rêvais pourtant intensément vu la crampe matinale fort prononcée. Mais je fus vite refroidi par son annonce.
Puis je la vois regarder vers le Nord, le début de la ligne droite.
Le feu !
Merde ! Comme l’an passé, je sent mon ventre qui se tort. Je ne veux pas revivre ça ! L’interpellation d’Audrey qui pleure à présent éveille Anne. Jean-Jean et Maryse presque allongés dans le fossé se sont redressés le regard plein d’inquiétude. Comment savoir ? Anne tente d’aller aux nouvelles auprès des commissaires de piste du sommet de la bosse. Ils sont anglophones. Mais ils ne savent apparemment rien. Eux aussi, en dehors du préposé au drapeau jaune, tentaient de se reposer.
En toute panique, on repart vers la Mercedes. Puis, nous filons dans ce chemin forestier qui suit le terrain de golf de Mulsanne. Une poussière permanente me fait rouler pratiquement à l’aveuglette.  Arrivé sur la départementale de Ruaudin, j’hésite à rejoindre la ligne droite en son milieu. Puis, je décide finalement de rejoindre les stands via le parc industriel. Nous atteignons facilement la zone nous étant réservée. Là-bas sur notre droite, la colonne de fumée s’estompe à peine. Ce n’est peut-être qu’une bête fuite d’huile sur le moteur surchauffé. Ce n’est pas le speaker qui nous éclairera sur la question en cas de malheur. Il paraît que c’est souvent la langue de bois dans ce cas. Audrey demande à ce que je m’arrête. Elle sort de la voiture et vomi. Maryse semble vouloir faire pareil. Elles sont en larme. Anne ne dit rien, son visage est figé. Emilienne tremble de tous ses membres ainsi que de sa mâchoire. Maryse revient se serrer contre Jean-jean. Et Anne sortie pour la laisser se replacer rentre à son tour. Ensuite Audrey referme la porte énergiquement et me lance
: ‘’Vas-y ! Envois l’père !’’
04H17, en remontant vers le campement du team Häller :
Phil : ‘’Je suis lessivé, presque fébrile. Je repasse dans le paddock pour rejoindre ma couchette. Personne n’étant à proximité, autant dormir un peu. C’est là ! A hauteur de l’équipe Sora que je croise Preuls. L’Autrichien a abandonné cette nuit. Mais il est en pleure lui aussi !’’

Paddock derrière les stands 04H29 Anne : Nous courrons tous et toutes comme des dératés. Nous remontons par le restaurant tout en cercle. Puis nous bifurquons afin de trouver l’accès vers le campement Häller. Grand soulagement en voyant la 94 rangée à côté du mulet sans son capot arrière. Puis déception parce que l’on sait que Philippe, Stanley et Hans ont renoncé. La drôle de fête s’arrête donc !
Comment réagi Philippe ?
Je l’imagine anéanti. Et en effet, nous le trouvons en sanglot dans une partie aménagée de la semi remorque. A l’exception d’Audrey, nous osons quand même aller auprès de lui. Emilienne se jette contre lui en pleure.

Elle lui soupir un : ‘’J’en peux plus ! Je t’en supplie ! Ne me rejette pas ! On a eu si peur en voyant la fumée. On ne te voyait pas repasser. On savait que tu pilotais. On était à… Muslinne ?!’’
Anne : ‘’Mul - sanne !’’ Rire général ! Puis Philippe leur parla enfin, doucement.
Phil :’’Je suis tellement déçu. Je voulais tellement vous offrir cette victoire. La course vous a tellement pris, tellement meurtri. . Vous méritiez ce qu’il y avait de mieux à mes yeux. C’est pour ça que je vous avais réservé le gîte. Je voulais vous chouchouter, vous câliner, même vous faire à manger. Que ça vous serve d’écrin pour cette victoire que je vous dédiais. Vous êtes mes bonbons sucrés de la vie. Mais voilà, catastrophe Lundi matin avec ‘’l’autre’’. Je ne savais plus quoi. J’étais tellement mal. Humilié une fois de plus. J’ai failli tout plaquer. Mais j’ai préféré me cacher. Comme quand je suis allé en Floride après Noël dernier. Pourquoi me l’avoir envoyée là bas ? Maintenant, je ne sais plus.’’

Avant de poursuivre :’’C’est pas juste ! Lui avait une femme qui l’aime. Et elle va rentrer seule. C’est la série. Deux en quinze jours ! Sans parler du rallye ! Ç’aurait été plus simple si ça avait été moi. Plus logique. En désamour, en désaffection. Mais c’est passé près. J’ai cru que j’allais y passer tout à l’heure. Au même endroit que l’an passé et à la même heure. J’ai éclaté un pneu. J’ai failli m’encastrer le rail du chemin forestier de face à trois cent à l’heure….Avant de me  disperser  en résidus dans les arbres. Puis un coup de gaz qui s’avère miraculeux. Et je suis revenu sur la piste. C’est exactement ce qu’il lui est arrivé.  Au même moment que moi, dans les Hunaudières. Mais il n’a pas eu la même chance. Le feu en plus. Preuls m’a tout raconté. C’était son pote.’’
Maryse : ‘’Tu sais, Elle était aussi inquiète que nous. Elle a demandé que l’on s’arrête pour vomir. On voyait la colonne de fumée au loin. ‘’
Phil caressant le visage d’Emilienne : ‘’Viens ! Poses ta tête là. Pardon de vous avoir snobé toute cette semaine. Mais je ne savais plus quoi. J’étais perdu. Je vous aime…toutes. Quand est-ce que je pourrai vous chouchouter comme je voulais le faire à présent ? Quel gâchis ! Je lui en veux d’avoir tout foutu en l’air. Je ne suis pas non plus  l’homme d’une seule femme. Mais je sais qui j’aime et pourquoi. Elle compte plus que tout pour moi. Je le sens au plus profond de moi. Je ne vous ferai jamais de saloperie. Vous êtes comme ma chaire.’’
Roger un peu en retrait écoutait la conversation. Redécouvrant d’un coup le microcosme dont il faisait partie depuis Mercredi.
Puis regardant Audrey et Anne, il questionna : ‘’Je n’y comprends plus rien. Qui est qui dans cette histoire ? Et toi Bécassine, pourquoi tu vomi quand il y a de la fumée ? Explique moi ! Merde !’’
Audrey : ‘’ J’ai connu Phil ici même l’an passé. J’étais là pour une radio de mon bled. Puis son accident. Là j’ai été le voir à l’hôpital. Puis, je me suis calmée de lui. J’ai repris mes habitudes. Sauf que je suis allée faire les vendanges chez Maryse. Hasard, c’est là que Phil avait choisi  de reprendre contact avec elle et sa famille. Il avait vécu de près l’accident mortel de son frère, fiancé d’Emilienne à l’époque. On s’est vu et on s’est plu. Comme il plaisait aussi à Maryse, on s’est plu à trois en même temps. Par chance, Emilienne n’était pas présente. Trop compliqué sinon.(rire) Puis, j’ai commencé à avoir le feu au cul. Je me suis cassée avec Jorg. Oui ! Le Jorg de l’autre voiture ! Il m’a laissée dans de sales draps. Des proxénètes à Anvers ! En danger de mort ! C’est Phil, prévenu miraculeusement par Maryse qui m’en a sorti. Poursuite en voiture jusqu’en France ! Stock car et mort d’homme. Garde ça pour toi ! On est toujours en danger de mort.  Il m’a reconduit dans le Beaujolais. A son retour ils avaient détruit son appart en guise de représailles. C’était la nuit de Noël dernier.  Puis Phil est parti en Floride. Je l’y ai rejoins par surprise. On a été ensemble depuis. Mais là, re-feu au cul, je me casse de nouveau dès demain. Du coup, Phil ne veut pas rester avec nous au gîte. Parce que triste comme tout, déçu, vidé, besoin de garder la tête froide pour la course. Je suis la méchante. Voilà ! Il aime Anne également quand il a le temps. Il aime la rousse à la boum de l’Athénée également. Il aime aussi Emilienne quand il revient d’Italie. Il aime les filles qu’il croise de près en général. Rien a redire ! On était d’accord. Sauf que là, trop chamboulée. Amoureuse ! Je perds les pédales. Besoin de reprendre ma vie en main. Etudes ? Famille ? Va savoir ! ?’’

Roger était pour le moins ébahi, fatigue aidant. Il proposa de rentrer au gîte à ceux qui le voulaient.

Seule Anne resta. Elle devait consacrer une dizaine de pages sur Heiky Kuruzowa, grand collectionneur d’Art et possesseur de voitures de course dont la quatrième Sora encore en course à la septième place. Audrey avait pour l’occasion prise quelques photos de l’auto dans les stands et sur la grille en épi. Elle avait également pris des clichés du Monsieur dans le réceptif de l’équipe.   Les Lyonnaises et Jean-Jean partirent après que Phil leur promis de passer la dernière nuit au gîte. Il serra son grand frère contre lui en lui lâchant un ‘’désolé pour tout ! Pas un mot aux parents !’’


Dernière édition par philbaetz le Sam 29 Avr - 22:31, édité 1 fois
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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Sam 29 Avr - 17:58

philbaetz a écrit:Tant mieux! Content que ça te plaise. Tu ne dis pas cela pour faire plaisir au moins?!  Rolling Eyes  
Ah ben non ; si ça ne me plaisait pas, je ne le lirait pas Wink

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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Sam 29 Avr - 18:04

philbaetz a écrit:Phil Baetz  entre deux tomes inédits.  III Même endroit, même heure !

Même endroit même heure

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Phil Baetz entre deux tomes inédits. III Même endroit, même heure !

Message  philbaetz le Sam 29 Avr - 21:27

Phil Baetz  entre deux tomes inédits.  III Même endroit, même heure !

Anne vint lui demander de disposer de la douche de l’équipe.
Elle rajouta ensuite :’’ Est-ce possible de dormir dans ta ‘’boite’’ une ou deux heures ?’’    
Ce à quoi Phil répondit : ‘’ Bien entendu quelle question ? Je vais prendre une douche aussi d’ailleurs. J’ai besoin de me laver de tout. Je me sens sale de cet échec. De ce destin qui ne m’a préservé sur rien de logique. J’ai envie de dormir avec toi. Je te sens tellement bénéfique à mon égard !?’’
Anne : ‘’J’ai l’impression que je ne suis pas la seule à te vouloir du bien. Mais oui ! Pas de problème. Je t’admire Phil ! On t’admire toute et tous. Tu sais, quand tu es passé en tête au premier tour. Il y a eu une clameur dans la foule. Ça nous a mis dans un état ?! Chaire de poule, mais pas que. Moi la première. Inavouable ! On est fier de toi. Tu as été fabuleux lors de cette course. Impressionnant. Un spectacle dans le spectacle.’’
Phil : ‘’ Inavouable ? Wouaouh ! Je suis pourtant loin de me sentir génial après ce que j’ai entendu Lundi matin. Plutôt envie de me cacher. Derrière mon casque, ma cagoule anti-feu.’’    
Puis  encore troublé de cet accident mortel : ‘’Pourtant, lors de l’éclatement, juste après, quand je rentrai aux stands j’ai vu à Arnages le Safety Car qui se mettait en route juste après mon passage. C’était pour lui ! Quand je pense que je me suis entendu dire :’’Ouf ! Tant mieux ! Je ne vais pas perdre trop de temps par rapport à la Sora qui va rester bloquée derrière !’’ Si j’avais su ?! J’ai honte par rapport à sa femme, ses proches, même Preuls son ami.
Phil pris ses affaires de toilette et Anne alla chercher dans la Porsche restée dans le paddock un sac avec des vêtements de rechange et autres produits. Ils dormirent trois bonnes heures enlacés. Puis au réveil, nullement pressés après s’être habillés, ils parlèrent un peu de tout. Phil la questionna sur son mariage, sa vie à Bruxelles, son métier.
Il lui dit ensuite : ‘’Je suis content que tu restes à Uccle. J’espère que je pourrai encore venir chez toi passer quelque jours. J’espère qu’on ira encore faire des courses ensemble au centre commercial. Je me sens tellement bien à ce moment là. J’peux pas t’expliquer (larme aux yeux).’’
 
Anne avait renfilé sa robe moulante de Jeudi. Son parfum était aussi subtil que ne le suggérait sa beauté, sa grâce, son sourire. Comme le jeudi, elle repris la main de Philippe dans la sienne. Ce côté vulnérable qui lui dévoilait régulièrement la touchait, la désarmais. Mais elle continuait cependant  à voir en lui ce guerrier. Il était paradoxalement désarmant. Au point qu’elle se laissa aller à un affectif plus parlant. Ils s’enlacèrent d’abord doucement, d’un juste réconfort. Mais les corps se mirent à parler de manière bien plus probante. Il ne sembla pas à Philippe qu’il contrôlait cette évolution. Ce qui par contre lui fut maîtrisable, ce fut d’un coup cette sensation de posséder le désir de sa si secourable amie. Il se lâcha alors de manière débridée sur ce corps. Celui-ci,  n’en demandait pas tant pour lui renvoyer la pareille. Cette frénésie accompagnée de sanglots rappelait à Philippe cette bestialité dont il affubla Jasmine suite à la mort de Maxime. De cette femme qu’il étreignait à présent, il en voyait la métamorphose.
Il commença à se lâcher verbalement dans ses délires de fébrilité :’’Tu es à moi ! Je t’aime comme un fou. Je te désir. Tu m’appartiens.’’
Mais d’Anne, au lieu des protestations d’indignation après ces flirts appuyés, presque violents, il reçu au contraire des :’’Je suis à toi ! Je suis ta chose ! Mes culottes sont moites de désir pour toi ! Prends moi comme une chienne. J’attends ça depuis jeudi. Je t’aime ! Je te désire plus que tout. Je ferai ce que tu me demanderas. Fais de moi ton esclave. Oh j’aime ce truc’’ dit-elle en tenant Philippe par son point de faiblesse caractérisé
Ces échanges fiévreux durèrent le temps que leur corps leur rappellent les lois de la physique élémentaire. Et ils s’assoupirent. Il était midi lorsque, ils émergèrent. Anne s’empressa d’aller faire son reportage. Phil reparti aux nouvelles concernant la Galhaër encore en course. Elle était quatrième sur le coup de huit heures, derrière deux Sora et une Porsche.

Long Island 09HH30 Locale : Nous étions sur la côte sud de la péninsule Nord Américaine, à un tir de Canon de New York. Très exactement entre Southampton et Sagamonack. Sur cette frange de terre séparant Mexcox Bay de l’océan. Cette côte donnant plein sud, était parcourue de cottages plus cossus les un des autres.
Dans un de ces plus modestes endroits possédant une piscine, mais suffisamment aisé pour en faire un nid d’aigle à vie, un couple prenait conscience de cette journée naissante.
Inès s’étendait, telle une féline heureuse de sa nuit agitée. Elle regardait s’éloigner Paul vers la salle de séjour. Fuyant la canicule de Floride, il avait trouvé refuge pour une brève villégiature dans sa villa de la côte Nord Est des Etats-Unis. Et bien entendu, comme promis quinze jours plus tôt, elle l’y avait rejoint pour le week-end. Elle ne pouvait que se féliciter, de la subtilité amoureuse dont il lui avait fait preuve depuis Vendredi soir. Il la reconduirait, avec son avion privé dans un aéroclub en banlieue New-yorkaise en fin d’après midi. Elle décida de se lever et de le rejoindre vers la cuisine avec vue magnifique sur la côte. Elle entendait grésiller des sons. Ils devaient probablement venir de la télé. Ils augmentèrent quelques peu avant d’être baissés. C’est là qu’elle entendit Paul revenant vers elle s’exclamer :
‘’Ow Shit. The Fatal Crash in Le Mans !’’  
Inès d’un coup senti ses jambes vaciller sous elle. N’ayant même pas le temps de trouver une chaise ou un canapé, elle était agenouillée au pied d’un plan de travail.
Elle balbutia :’’ What ? who died ? Oh Phil ! Phil !’’ [/b]avant de partir en sanglot.
Paul : ‘’ I don't know my dear ! I have heard everything !’’
Puis, semblant manquer d’air, Inès tourna de l’œil et s’évanouit. Paul Leven dû vraiment déployer des trésors d’attention pour redonner à sa compagne un peu de couleur. Ce n’est qu’après une demi heure, en réécoutant de nouveau des informations qu’il pu rassurer Inès sur la destinée de Philippe.
Paul : ‘’ This isn't Philippe baby! That's all fine now !’’  
Inès pleurait à présent. Elle se culpabilisait d’avoir  laissé Philippe pour ce week-end féerique et si fertile en plaisirs divers. Même si elle savait Philippe relativement gâté, en compagnie galante, en cette semaine du Mans. Elle le devinait jouant à la poupée avec ses deux Lyonnaises en plus d’Audrey. Sans compter les rencontres inopinées que son statut ‘’d’homme paillette’’ rendait plus que propice. Elle en était par moment maladivement jalouse. Et ce malgré ce week-end torride avec Paul. Aussi raffiné dans l’art et la manière d’aimer qu’érudit culturellement. Mais son p’ti prince en chocolat fondant, était pour elle le summum de l’émotion, lors de chaque pensée à son égard. Elle le reverrait peut-être lors de la course de Palm Beach. Enfin, si rien d’important ne venait remplir son agenda professionnel. Ce serait le théâtre d’une situation embarrassante pour elle. Paul ignorait sa liaison avec Philippe. Elle ne devait cependant rien à cet homme, marié de surcroît à une très jolie Cambodgienne, et père de deux filles.  Tess, l’aînée, avait d’ailleurs goûté aux joies copulatoires dans les bras de Philippe. Ce dernier ignorait également que le bénéficiaire de cette ‘’relation suivie’’ était Paul, son patron d’écurie. Inès trouvait cela trop compliqué à expliquer vu le peu de temps qu’elle passait avec chacun d’entre eux. Vivement Palm Beach ou à défaut Quiberon début Août.
Douves des Coteaux Lundi matin très tôt : Phil regardait Jean-Jean et Maryse Flirter une dernière fois. Les deux Lyonnaises repartaient vers la Métropole Rhodanienne. Il venait d’en faire de même avec Emilienne. La nuit, loin d’être aussi torride qu’à Lyon un mois plus tôt, avait été  malgré tout, d’une extrême douceur.
Philippe voulu jouer franc jeu: ‘’Comme toi, je serai infidèle. Je n’ai pas une vie qui se prête à un amour ….sédentaire. Mais je ferai tout pour que l’on  puisse s’appeler et se voir plus régulièrement. N’aies aucun doute sur ce que tu provoques en moi. Mais j’ai un truc en plus pour Audrey. Même à ce stade de notre relation. Et j’ai Inès aussi. Est-ce que tu peux l’admettre ? Je ne trouve pas ça juste de t’imposer ça. Même si je te sais très coquine avec les hommes. Je m’en veux de t’avouer cela. Tu mérites d’entendre tout le contraire. Pour moi, tes frasques ne justifient en rien une réciprocité de ma part, pour un simple bilan comptable. Parce qu’à mes yeux, tu es divine. Mais je suis très faible avec la chaire. C’est un défaut. Pas une raison. Je suis désolé pour cette nuit en demi teinte. Tu valais cent fois mieux.
Emmi : ‘’Ne t’en fais pas. J’étais pas mal crevée également. Et c’était vraiment très agréable. J’étais comblée. Je sais que je ne remplacerai pas Audrey. Je ne te demande pas de l’oublier. D’autant que c’est ma copine également, et pas que pour jouer au scrabble (rire). J’aurai bien aimé que l’on fasse cela tout les trois au moins une fois.’’
Phil : ‘’Peut-être qu’elle te proposera ça avec Daoud. …Le bestiaux Daoud !? Attention ! L’étalon Vannetais entre en scène. A sa gauche la belle Audrey, jument en attente du vrai mâle qu’elle n’a pas trouvé en son paillasson conjugal. A sa droite, la belle Emilienne, Pouliche, fan des beaux garçons bien membrés qu’elle aime tant frotter contre son corps. Laquelle jouira en premier ?’’
Emmi : ‘’Pfffff ! T’es bête ! Comme si tu étais un paillasson. Tu vaux tous ces mecs dont tu te dis inférieur. Tout cela parce qu’un connard réussi son coup d’intoxe face à une pouffe réceptive. J’aime pas quand tu ironises comme ça. Ça fait aigri, mesquin. T’es pas parfait. Soupe au lait j’ai l’impression. Mais t’es un régal de mec. Pour elle, si elle était un temps soi peu consciente…. Et pour moi qui le suis à un point que tu ne peux pas imaginer. Je tiens à préserver avant tout Maxou. Mais si tu restes aussi gentil et sincère avec moi, Je saurai me satisfaire de notre relation. Juste, joue pas avec mon cœur. Même si je suis facilement moite. Celui-ci prend de la place ! On peut le blesser !’’
Phil : ‘’Je te préserverai ! Je ferai tout pour que tu ne souffres pas. Je ne suis pas certain d’y arriver. Mais ce serait alors involontaire crois moi. Essayons d’être ensemble certain week-end de course ici en Europe.’’  
   
Philippe n’osa pas dire ce qu’il pensait en son fort intérieur. Un truc genre : ‘’Je me considère déjà comme mort, vu la fréquence de mes alertes personnelles et les départs vers l’au-delà à proximité. Alors, je ne fais de plan avec personne.’’
Il aurait bien aimé ajouter également : ‘’ Audrey était sans doute la seule qui se fichait de dormir dans la voiture faute de se payer l’hôtel. Et ça nous rapprochait vachement ce genre d’existence.
Philippe pensait également qu’Emilienne avait déjà donné dans le genre veuve de pilote. Même si ça devait la rendre hyper sexy.
C’est là qu’il lui demanda : ‘’Mais avec ce que tu as vécu. Pourquoi encore risquer de vivre un nouveau drame avec un pilote comme petit ami.’’
Emmi : ‘’Les pilotes me font de l’effet. J’y peux rien. Et toi, en plus tu m’as toujours plu. Pourtant, t’étais pas aussi glamour à l’époque de Maxime. Mais tu portais déjà bien ta combi. T’aurai pu m’avoir si tu l’avais voulu. Je m’ennuyais d’être tout le temps confinée avec la famille De Saint-Jean. Moi, je ne rêvais que d’une chose. C’était de me faire coincer par Senna ou toi ou un autre encore au point d’eau. Lorsque j’allais remplir le jerrycan. J’avais parfois une saturation de l’emprise familiale, qui plus est, en promiscuité dans la caravane. Aller chercher de la flotte, était une source de sourd et fol espoir d’évasion. Je me suis tapé ton mécano la première année.
Phil surpris : ‘’ Et moi qui n’osais même pas te regarder. Dès que je t’ai vu. J’en ai été troublé. Je me soulageais en pensant à toi avant de m’endormir. Puis quand je me réveillais. Mais je ne t’avais regardé en tout et pour tout que cinq secondes lors de cette période, à cause de Maxime. Le reste…. Obsession trouble, et honte. Combien de fois j’ai imaginé te prendre en levrette en allant moi aussi chercher de l’eau pour la bouffe. Mais ? Maxime !? Ça ne te faisait rien de le tromper ? Et puis, cet enfant que vous alliez avoir ?!’’
Emmi : ‘’Avec Maxime, ce n’était pas très brillant. Et puis toujours l’un sur l’autre. Je voulais respirer.’’
Elle parti vers la camionnette violette du Manoir des Lamberets dont Philippe avait porté sur son casque un stickers tout le week-end. La dernière chose que lui dit Emmi fut : ‘’Prends soin de toi et de ta vie mon beau chevalier. J’aurai un secret à te confier. Plus tard, pas maintenant. A toi seul. Si tu peux le garder. J’espère que nous pourrons prochainement nous recueillir sur nos âmes et nos corps respectifs. Et que notre sérénité me permettra de délier certaines choses au fond de moi.’’
Phil impressionné par ces mots si bien cousus : ‘’Je t’écouterai. Je m’imprégnerai de ton âme vagabonde et, à mon avis, meurtrie ! ‘’  Et il s’embrassèrent une dernière fois.  Puis, il se dit : ‘’Et maintenant quoi ?’’
Audrey restée en retrait depuis la veille attendait de savoir comment elle allait retourner sur Vannes. Phil redoutait de devoir se retrouver en sa compagnie tout ce long trajet.
Il demanda à son frère de ramener la Porsche en Belgique.

C’est encore cette marque qui l’emporta. La Sora de tête abandonna sur casse moteur sous le coup de midi. Mais les rescapées de la marque nipponne, cette fois au nombre de quatre, terminèrent respectivement trois, quatre, sept et dix-neuvième. La Galhaër survivante de l’équipe Häller terminera neuvième, avec une boite bien capricieuse sur la fin. Le problème de pneu déchappé, fut un moment incriminé à l’absence de la validation de ce type de gomme par  le manufacturier lors d’essais avec notre équipe. D’où faute nous incombant. Mais on ne trouva finalement comme cause qu’un défaut de fabrication. On est peu de chose ! Seul point positif, le meilleur tour restera en sa possession.

Après le départ de mon frère, nous nous retrouvions Audrey et moi seuls, même endroit même heure une semaine plus tard ! Sauf que pour moi, les questions faisaient place aux certitudes.

Nos routes se séparaient un an après nous être rencontrés. Je mis ses affaires dans le haillon du break. J’avais décidé de la reconduire à Vannes. Enfin, je dormirai cette fois.
Auparavant, je demandai au propriétaire des lieux si je pouvais couper un bouquet de Lilas. Avant de partir sur Vannes, je fis un détour par le circuit. Je remontai la ligne droite des Hunaudières jusqu’à la première courbe. Sur la gauche, les traces de l’accident de la veille étaient encore bien visibles. J’ajustai le bouquet sur le nouveau rail de protection. Je fermai les yeux afin de me remémorer son visage perçu lors de cette semaine de course, et lors de la manche de Monza.
https://www.youtube.com/watch?v=5anLPw0Efmo

Puis je fis signe de la tête à Audrey de quitter sa place et de prendre le volant. Elle conduirait. J’étais crevé. Je ne lui adressai aucun mot de tout le voyage. Bien qu’y mettant tout mon cœur, je ne parvins qu’à feindre le sommeil. Arrivé dans sa cité HLM, elle s’arrêta à hauteur de son entrée. Tous ses sacs furent déchargés. Je l’aidai à les monter au premier étage. Puis je descendis sans lui adresser ne fusse qu’un regard.
Je crois qu’elle tenta de me dire quelque chose. Mais je parti sans me retourner. Je ressenti d’emblée un vide intense. A mon avis, je n’ai jamais chialé autant que ce jour là. Je l’aimais vraiment. Plus émouvante qu’elle…. !? Elle était entière ! Elle était vraie !  Et puis, nous partagions tellement d’avis sur la vie en général. Quelle déchirure ! Quelle perte !

PARIS 17H00 : Je longe les quais de Seine que j’avais atteins via Boulogne après être passé sous le stade. Je vire à droite Avenue de Suffren. Et, longe les champs de Mars. Puis je vire à gauche rue de Ségur. Je parcours cette rue jusqu’à l’allée de Ségur, petite impasse. Je préfère garer ma voiture dans l’avenue. Qu’allait faire de moi Véronique, la Parisienne d’Hockenheim, dès ce soir ? Comment avoir le cœur à l’ouvrage ? Allez, Whisky !
L’immeuble se trouvait sur ma gauche. Petit interphone où figure Xavier Lequerre et Véronique Stains. Je sonne et, une jolie voix me répond. Je me présente.
Elle me dit : ‘’Super monte ! C’est au sixième ! Prends l’ascenseur !’’
Je lui avais dis : ‘’Sois sexy ! J’ai eu une semaine et un week-end difficile.’’

En m’ouvrant sa porte, je compris qu’elle m’avait écouté.


FIN DE L’HISTOIRE



Dernière édition par philbaetz le Sam 13 Mai - 21:59, édité 1 fois
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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Sam 29 Avr - 22:35

philbaetz a écrit:Phil Baetz  entre deux tomes inédits.  III Même endroit, même heure !

[/b]
FIN DE L’HISTOIRE

Ah me-de...déjà ?
En tout cas ça m'a vraiment plu, merci Philbaetz !

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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  Johan le Sam 29 Avr - 22:46

J'aime bien le dernier passage à la fin. Twisted Evil Cool

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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  philbaetz le Sam 29 Avr - 22:52

Y en aura d'autres promis! Rolling Eyes
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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  philbaetz le Sam 29 Avr - 22:57

Heu!? J'ai rajouté une vidéo à la fin de l'histoire. toutes ces histoires figureront dans un tome 3 A entre Berezina Tome 2 et le troisième bis pas encore de titre. Là je réécris toujours le 1 Hasards opportuns dont je vous file régulièrement les corrigé.
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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  BRUNO935K3 le Dim 30 Avr - 7:24

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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  philbaetz le Dim 30 Avr - 12:05

Johan a écrit:J'aime bien le dernier passage à la fin. Twisted Evil Cool
Et tu n'as pas aimé le début?
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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  Johan le Dim 30 Avr - 14:00

philbaetz a écrit:
Johan a écrit:J'aime bien le dernier passage à la fin. Twisted Evil Cool
Et tu n'as pas aimé le début?
Si si, aussi. Mais un passage coquin est toujours agréable dans une histoire.

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Re: Histoire III Saga entre deux tomes: Même endroit même heure !

Message  philbaetz le Sam 13 Mai - 22:02

J'ai rajouté un petit lien d’hommage à le fin de cette histoire. Un morceau ''Immortal'' d'Evanescence pour Jo Gartner!
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