Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre XII Sérénité opiniâtre

Message  philbaetz le Mar 9 Mai - 13:53

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XII Sérénité opiniâtre


Philippe profitait d’une libération précoce pour visiter ce bourg non loin de son lieu d’hébergement. L’endroit était coquet. Les petites pelouses sur le devant des maisons bordant la rue donnaient un cadre bucolique. Il semblait que chaque manoir ou autre bâtisse de standing sentait le crottin de cheval. Ce patelin devait compter pas loin de trois milles âmes. Mais les petits hameaux des alentours devaient achever d’en grossir l’activité économique. Cela se confirmait de par l’ambiance qui se dégageait de la demi douzaine de pubs regroupés autour de la place principale.

Aussi Philippe décida d’entamer une partie de son pécule à vider quelques pintes de bières autochtones. La musique Irlandaise lui fit penser à Inès.  Elle devait être revenue de son périple dans cette île verte et sauvage. Se rappelant qu’elle lui avait promis de lui écrire et, aussi lui envoyer une adresse.
« Surtout donnes moi de tes nouvelles » lui avait-elle dit. Mais, comme quoi loin des yeux loin du cœur, il n’avait rien reçu.
« Bof pas grave » s’était-il dit. Il n’avait eu ni le temps ni l’envie d’y attacher de l’importance.
En cette fin d’après midi, il s’étonnait que personne n’utilise la petite terrasse improvisée sur la portion de pelouse séparant la façade des petits pavés de la place. Il s’assis au bar, certainement à un endroit réservé aux non habitués. Puis, il commanda une ‘’Christmas’’.
Autour du zinc, les habituels tabourets. Philippe occupait celui près de la porte d’entrée.  Une longue banquette dos au mur du fond permettait  à au moins dix personnes de s’y asseoir. Quatre seulement l’occupaient plutôt franchement enchevêtrées.

En fait, une « nana » passablement délurée, partageait son espace vital, ses hanches et autres parties charnues de son anatomie, avec les mains calleuses et virils de trois gars plutôt éméchés, le visage buriné au teint rougeaud.

Ceux-ci tout en malaxant les rondeurs avenantes, éructaient des propos. Philippe en comprenait au moins le sens.
Mais, en faisant un timide rapprochement  de cette généreuse personne avec  « Lady Lombard »,  Philippe se pétrifia de consternation. Car, cette fille, en l’occurrence Carole, l’ignorant totalement, le renvoyait une fois de plus à sa condition de niaiseux chronique.

Merde ! Trois blaireaux rudes et peu délicats, ressemblant à ce qu'il pensait devoir gommer de sa personnalité pour intéresser ce genre de fille!
Hors ceux –ci au travers de la mousse de cette bière tiède, avaient semble-t-il trouvé le sésame,  pour investir la bourgeoisie Française  par les chemins les plus directs. Cette fermeté  froide et hautaine, opposée d’entrée par la cousine d’Inès, se transformait pour le coup en une fiévreuse et avenante consistance, aussi « pénétrable » qu’une motte de beurre devant la cheminée.  

Pour le coup, Philippe était KO. Il sentait ses jambes vaciller. A se demander si il ne se serait pas écroulé sans le secours du bar sous son coude. Que lui fallait-il  à la fin ? Quelle recette, pour que ce genre de fille lui plaisant tant, le trouva à son goût. Parce que les autres mecs plus raffinés que lui, plus beaux aussi, et plus cultivés, y avaient droit également.  

Plus que jamais il se sentait inapte à comprendre les intrigues de la séduction. Hasbean comme on le disait ici. Stella, décidément, sa belle lui manquait plus que jamais.
Il n’était certes pas  tombé amoureux de Carole. Mais pour le moins, ça le vexait. Se demandant si de sa vie, il aurait encore ne fusse qu’un autre week-end, pour infirmer sa  minable condition de séducteur.

Avant que cette dernière ne l’ait remarqué, Philippe s’éclipsa après bien sûr avoir réglé la seule brune à sa portée. Il se mit en quête de trouver une épicerie dans la rue lui semblant la plus commerçante. Il décida un moment d’ignorer les doléances de « Lady de la Motte de Beurre ». Mais après maintes réflexions, il se ravisa. Elle ne lui avait jamais rien demandé, c’est vrai.
Après l’épicerie et la charcuterie, les vingt £ivres étaient pratiquement évaporées. Philippe avait opté, en plus des courses de base, pour des friandises au chocolat. Il décida d’en prendre également pour la « Parisienne » sur son propre argent. Il remettrait pas loin de sept £ivre de son argent estimant que sa nourriture devait être à sa charge.
Cela dit, en sortant de la crémerie, il était tellement chargé que son retour risquait d’être bien périlleux. Il était déjà bien engagé de la sortie du village lorsqu’il entendit  la pétarade d’une grosse moto. Ce bruit, il le reconnaissait. Ce devait être la moto qui s’arrêtait en face de « Lavander Home ». Il se retourna et vit une Norton Commando avec des porte numéros du Tourist  Trophy  l’Isle Of Man . Sans doute la course en moto la plus dangereuse au monde. Celle où les pilotes partent toutes les trente secondes à près de 300 Km/h  entre les poteaux télégraphiques, les maisons les arbres les ravins et bien d’autres pièges du destin. Le motard s’arrêta en voyant Philippe en difficulté

-« Hey you, where do you to go ? » Lui demanda le motard.
Philippe tenta de répondre
-“Heuuu…I’m go away tow miles. I’m to hear your motorbike the night. You stopped your engine to face my home.”  
Le motard s’exclama
-“Ah, you is boy friend by “Cawool” or  “Inesesss”!? You is very brave!”
Et de poursuivre
-“ No, the crazy woman’s is very sympatic.. Little, nu to play always whole!  Hey come here in the bike. My name is Mike, and you”
My I’m Philippe.”

Mike raccompagna Philippe sur « Lavander Home » et ils devisèrent une bonne demi heure devant chez eux. Mike était chaudronnier. Il courrait en moto dans des courses de village. Il avait racheté cette Norton à un pilote qui avait fait le Tourist trophy avec. Lui l’avait fait également mais en tant que « singe » sur un side-car.

Philippe confia qu’il commençait à courir en voiture Bien qu’un peu surpris, Mike laissait entendre que « the car’s is not exciting for my ! »

Cela dit, le Mike trouvait sympa la manière avec laquelle Philippe effectuait son approche. Ils vidèrent quelques canettes de Pâle-âles. Puis, ils prirent congé l’un de l’autre.

Après avoir mangé son omelette au bacon, il s’en prit à une de ces barres chocolatées, comme on n’en trouve que dans ce pays, avec une tasse de lait.

Pensif, il imaginait son père s’échinant sur ses plans de tomate, ses patates et, tentant de capter l’attention de son petit frère sur la culture maraîchère.

Sur le coup, il se sentait un peu coupable de les avoir laissé en pleine période d’activité en ce domaine,  sans son aide. En quelque sorte, il avait grâce à son séjour en terre Britannique échappé au calvaire. Il n’en n’était pas plus heureux pour autant. Son père sa mère et son oncle, trouvaient la sérénité dans ce labeur.

Cette sérénité opiniâtre comme il l’avait un peu trouvée dans cet atelier d’où bientôt en sortirait son œuvre, la Hawke FF 79 qu’il allait piloter.

Totality : Votre entrée dans un monde qui bouge ! Mensuel N°20 Août 50FB
.Stella, dans l’avion qui l’emmenait avec ses parents vers l’Inde via Ankara,  tenait cette  revue qui commençait à faire fureur chez les « branchés ». Celle-ci parlait d’art, de musique, de cinéma, de tourisme, de gastronomie, de célébrité et, d’évènements. Bref,  tout ce qui faisait bouger « tendance » la tranche d’âge active de vingt à cinquante ans.

Dans la rubrique événement, de la page cent à la page cent cinquante, elle eut tôt fait de coincer la demande d’abonnement pour en marquer la cent dixième. Sur celle-ci était titré :  « Francorchamps : 24 Heures TO MUCH ! ».

Dix pages étaient consacrées à la course et à sa faune. Vues par un œil à la fois conquis,  mais aussi sarcastique. Des journalistes en  extrayaient  le côté fantastique, spectaculaire, en présentant les acteurs, leurs compétences et les faits eux-mêmes. Tout cela, en dénonçant par ironie,  ceux qui, peut-être étrangers à ce microcosme le détournaient  à leur propre compte pour en valoriser leur image. Bien sûr certains  amis de sponsors y jouaient là les piques assiettes événementiels. Des stars sur le retour, qui s’étaient faites exagérément remarquées afin de promouvoir un remix de titre usé jusqu’à la toile. En fait, un condensé d’arrêt sur image et de prise sur le vif pour nous montrer, le contre courant des coulisses de la course.

Philippe avait eu droit aux petites colonnes des quatre dernières pages concernant les 24H00.

Stella sursauta en voyant sa photo d’après course avec ses vêtements civils. Ceux qu’il portait lorsqu’il la ramena chez elle. Il y avait bien sûr la fameuse photo de la Golf sur deux roues. Elle la possédait en format bien plus grand. Une autre sur un kart lors de sa victoire à Ensival. Le reste étant des photos de la course. En dehors de l’espace lui étant réservé, un « papier » sur la discothèque à la mode où, ensemble ils avaient été, montrait les personnalités qui y avaient été vues. Elle sursauta de nouveau en voyant Philippe lors d’une de ses rares montées en piste, à bouger sur le disco et, elle en arrière plan mais masquée par une autre personne. En commentaire, on pouvait lire :
-«  Phil Baetz, même la veille de la course, n’a pu résister à l’envie de s’éclater sur les planche de  «  l’Olympius ».
Sa surprise passée, Stella se mit à lire l’interview concernant Philippe.

-« Phil Baetz : attention jeune espoir en chantier ! »

Tout le monde sait qu’avant d’être une vedette argentée et célèbre, le pilote automobile doit faire ses preuves à des échelons inférieurs. Comment vit-il ce stade de carrière. Quelle est la part du doute. De quoi sont faits ces  embryons de star ? Nous avons rencontré Philippe Baetz issu du karting et qui débute cette année en automobile. Nous l’avons choisi parce qu’il représente extérieurement le stéréotype de ces jeunes pousses qui font leurs dents et s’ouvrent l’appétit. Phil Baetz, comme on le surnomme dans le milieu, débutait aux 24 Heures non s’en s’y être fait remarqué. Alors… champion ?

Phil, vous avez vingt ans et demi, vous courrez en voiture depuis cette année et en kart depuis  cinq ans maintenant, depuis quand souhaitiez-vous embrasser la carrière dans cette discipline ?
Philippe-«  Eh bien…depuis que je sais que ça existe. Il me semble que j’ai toujours voulu courir en voiture ».

Qu’avez-vous ressentis en passant du kart à la voiture ?

-« D’abord au niveau sensation pour l’instant, le kart c’est plus fort. Quoique avec la Golf ici à Spa, ça devenait intéressant. On est presque à fond partout. Car les courbes sont très rapides.  Mais, on doit ralentir juste ce qu’il faut. C’est en se demandant une seconde avant le virage si on  a assez ralenti que ça devient intense. Mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas assez bien pour moi. Je dois apprendre sur ce type de voiture à faire le même travail que mes équipiers .Régler les suspensions choisir des pneus etc.…  Et cela, ce n’est pas encore acquis.

Etes vous inquiet à l’idée de ne pas être certain d’y arriver ?

Philippe-« Non  pas inquiet, mais ce n’est pas le côté que je préfère à ce métier. Alors bien sûr j’ai peur de ne pas avoir la bonne motivation au bon moment ».

Depuis cette année, vous êtes sous la coupe d’une opération « tremplin pour un espoir ». Qu’est-ce que cela implique et vous apporte ?

Philippe-« Bien, il est clair que sans cette opération je ne serai pas là aujourd’hui. Je ne serai pas non plus en sport automobile car je n’aurai eu aucun budget. Même mes courses de kart n’auraient pas été aussi nombreuses cette année. Cela s’est fait sous l’initiative de Willy Berkmans ensuite aidé par Thierry Martin avec qui j’avais travaillé en kart. A  la fois sponsors et managers, ils ont monté des programmes de communication pour les meubles Berkmans, la Scierie des Boissières, la CBBI.,dont une partie s’effectue autour de mes courses de cette année. Ils ont aussi mis sur pied pour moi un parcours d’apprentissage de la course en même temps. Ils en parlent. Cela suscite l’intérêt du public et intéresse d’autres sponsors.

Quels sont vos objectifs sportifs cette année ?

Phil: Pour l’instant, on me fixe des petits défis qui n’ont aucune valeur d’un point de vue extérieur. Ca implique d’utiliser au maximum le peu que j’ai appris et de mettre la «  patate »  pour y parvenir. Thierry et Willy pensent qu’en me mettant la pression, ça m’habitue au contexte. Ils pensent aussi que tous les kilomètres que je fais doivent signifier autre chose que de l’essence consommée et des pneus usés.
Qu’attendez-vous de votre orientation ?
-« D’abord, la réussite à moyen terme est la seule possibilité vu mon niveau de vie, pour continuer de courir en voiture. Et comme j’adore ça…. Ensuite, le contexte du sport automobile, même si il n’est pas toujours comme ici aux 24 heures, me plait. Je parle de la foule, du moment intense, et des gens très nombreux que j’apprécie,  rencontrés dans un espace aussi réduit que l’est un paddock de circuit.  Il y a aussi les voyages, le premier pour moi sera l’Angleterre dans deux jours. Après on verra. C’est la carrière si il y en a une qui décidera de la destination.
Et… l’argent ?
-« Pour l’instant, je peux d’abord me féliciter d’avoir la possibilité de gagner ma vie tout en tentant ma chance dans ce secteur. Mon employeur, Monsieur Winnen de la Métamod est quelqu’un de très compréhensif. Nous avons cherché et trouvé une solution pour que je puisse rester comme employé dans sa société malgré les problèmes liés aux absences lors des courses. Sa société de moulage de pièces en fonte et aluminium me sponsorise. Pour le reste, « Allégro », la société de communication de Willy Berkmans et de Thierry Martin qui a mis sur pied Tremplin pour un espoir gère le programme. Alors l’argent, oui bien sûre en gagner signifierait que les personnes qui en on dépensé ainsi, que de l énergie, ne l’ont pas fait pour rien. »        
Parlez nous de votre famille, comment appréhendent-ils votre choix ?

-« Disons qu’ils savent que ça va être difficile pour moi et aussi un peu dangereux. Alors, ça ne les réjouis qu’à moitié. Normal ! D’un autre côté, on aime  le sport automobile. Sauf ma mère qui à très peur en voiture. Mon grand père dans les années vingt courrait et gagnait les premières grandes courses de moto. Je pense que si je réussi à faire quelque chose en ce domaine, il seront content pour moi et sans doute fiers aussi.
Et à part le sport auto, quelles sont vos passions ?
« J’aime la musique le Rock les groupes comme ACDC,  Van Halen,  Deep Perple, Leed-Zeppelin, PinkFloyd, Status-Quo, Queen, Genesis. J’aime le cinéma, la comédie comme la science fiction, la  plongée sous-marine, la conquête spatiale. Avoir vécu le premier pas sur la lune est un privilège dans l’humanité.
Et…les filles ?
« Affirmatif, j’aime les filles ! Comme mes copains eux aussi aiment les filles. »
Oui mais…comment cela se passe ? Vous avez une compagne ?
« En ce qui me concerne, je ne suis pas seul à décider. Alors ça ne s’est pas vraiment souvent….passé jusqu’à maintenant. Cela dit j’ai connu il y a peu de temps une personne qui m’intéresse. Mais, je ne sais absolument pas ce qu’il va en être par la suite.
Etes vous croyant ?
« Non, je pense que certaines choses intéressantes sont dites dans les croyances pour que la vie soit plus facile à vivre en société. Mais je pense que ces choses là changent suivant la personne qui les dit et, ses intentions. Mais la croyance en elle-même non, je ne suis pas convaincu.
La France a changé de président, ça vous  a  inspiré quoi ?
« Ce qui m’a surpris, c’est de voir dans ce pays que la mentalité bourgeoise était aussi arriérée dans ses convictions et son soucis  de vouloir qu’il y aie deux catégories de gens. Dans la course   automobile on rencontre des gens riche ou carrément nobles. Mais ils ne me semblent pas avoir la même façon de penser. Autrement si Mitterrand fait ce qu’il dit, ça doit être bien pour les Français.
La faim dans le monde et toutes les guerres, Solidarnosc, vous ne trouvez pas le sport automobile un peu dérisoire à côté de cela ?
« Je ne vois pas pourquoi.  Cela voudrait dire que votre revue est dérisoire, ce que vous faites aussi. La faim dans le monde à peut-être des solutions. Les raisons d’un endroit à un autre sont sans doute différentes. Si arrêter le sport auto stop la faim dans le monde, alors que l’on arrête tous. Quant aux guerres, c’est les gens qui les déclenchent qu’il faut arrêter. Solidarnosc, on regarde tous cela en se demandant comment ça va finir pour Walesa. Je ne vois pas le bout de leur problème à l’horizon.
Quel est le film qui vous a le plus marqué dernièrement ?
« Alien, j’ai trouvé le décors original très étrange et bien sûr « la bête » effrayante.
Et qui vous à le plus ému ?
« Kramer contre Kramer, une de mes amies m’a demandé de venir le voir avec elle. J’ai trouvé ça émouvant mais, quand elle s’est mise à pleurer j’ai pleuré aussi. A moins que ce soit moi qui ai pleuré en premier ?!(rire)
La mort de John Lenon  a marqué beaucoup de jeunes, et vous comment vous l’avez vécue ?
« C’est un gâchis de mourir ainsi. C’était un grand musicien. Je l’appréciais. Les Beatles sont d’une génération juste avant la mienne. Sans en avoir été fan, je me rend compte que les Beatles ont été déterminants dans ce que j’ai la chance d’entendre aujourd’hui.

Vous avez une grosse fortune du jour au lendemain, que faites vous ?
« J’aide ma famille,  mes amis, je fait des voyages.  Et bien sûr, je continue à courir en voiture, finançant tout où partie de mes budgets pour lancer ma carrière. Et puis les déshérités dont vous m’avez parlé. J’aimerai bien avoir une maison en Bretagne car j’adore cette région. J’en mets de côté aussi pour me mettre à l’abri.''
Quelle est la personne pour qui vous avez le plus d’admiration ?
Ça se bouscule……je ne peux pas me résoudre à n’en désigner qu’une seule désolé.
Et dans le sport auto ?
Jacky Ickx même si là aussi il y en a beaucoup que j’apprécie et parmi elles, certaines que je vais sans doute pouvoir côtoyer. Ce que je trouve génial ?
On vous a vu signer des autographes, quelle impression cela vous a fait ?
''Bizarre, j’ai l’impression qu’en acceptant de les signer je me prend pour plus important que je le suis. Par contre si je refusait je me sentirait ingrat envers des personnes qui manifestent des bons sentiments à mon égard. Hors, il est certain que si on fait quelque chose vu du public, c’est que l’on recherche  de la reconnaissance…bizarre je vous dit.''

Eh bien Philippe bonne continuation. Nous vous suivrons afin de donner à nos lecteurs une idée précise de ce type de choix. Nous vous souhaitons bonne chance pour la suite.
Stella, un petit haussement d’épaule, le sourire pincé refermait à présent le magasine. Elle était certes contente d’avoir revu  son petit prince du volant. Mais, sur la photo en discothèque, elle aurait aimé en être plus visible. Ça lui aurait fait un souvenir. Elle s’étonnait de ne pas avoir eut de lettre de Philippe à son retour de France. Ça la vexait légèrement tout en la soulageant. Elle s’en était voulue de lui avoir fait de la peine. Rarement, un partenaire n’avait à son égard, éprouvé aussi fort que cela, autant d’affection. Mais, il lui semblait qu’il y avait tellement de choses à faire y compris avec d’autres hommes. A tel point que Philippe lui aurait paru être une impasse pour ses perspectives d’avenir. Cela dit, elle garderait pour lui de douces et chaleureuses pensées. 23 Heures 45, il restait une bonne heure avant l’escale sur la Turquie. Elle s’apprêtait à présent, comme ses parents à côté de qui, elle avait effectué cette lecture silencieuse si chère à son cœur,  à s’assoupir histoire de raccourcir le trajet.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  Johan le Mar 9 Mai - 16:34

Passage intéressant ! jocolor

Un des meilleurs que tu aies fais, ca colle parfaitement au contexte et à l'actualité de l'époque.

Ca donne un coté encore plus réaliste et du relief à l'histoire.

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mar 9 Mai - 18:41

philbaetz a écrit:
Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XII Sérénité opiniâtre
elle avait effectué cette lecture silencieuse si chère à son cœur,  à s’assoupir histoire de raccourcir le trajet.
J'aime vraiment beaucoup !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mar 9 Mai - 19:02

Merci Embarassed
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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre XIII Un bon coup à jouer

Message  philbaetz le Mar 9 Mai - 21:40

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XIII Un bon coup à jouer



Paul Wurtz arrivait dans les bureaux d’Allégro. Thierry et Willy l’attendaient comme prévu. Ils s’étaient entrevus lors des 24 heures de Spa. Willy avait alors confié à Paul, le souhait de discuter de projets pouvant l’intéresser. Etaient également attendus Mathieu Gerbert de Totality, son photographe Sylvain Joly de l’agence de photo « Point du jour », René Pierrard le Photographe du magasine Pare Choc.

Leur réunion concernerait différents projets dont l’opération Tremplin pour un espoir. Paul s’inquiéta de ce que devenait Philippe. Et de ses projet lorsqu’il rentrerait en Belgique.



Thierry répondit

-« C’est justement un des sujets qui nous préoccupent. La voiture va arriver d’Angleterre deux jours après Philippe. Il va avoir besoin de la mettre au point et surtout de l’entreposer. Hors, tu as tout ce qu’il nous faut pour ça. Peut-il rouler chez toi et la laisser dans un de tes hangars ? »

Paul

-« Il n’y a pas de problème à condition qu’il soit assuré. Pour la piste pas de problème non plus. Je ne demande qu’à ce qu’il parvienne à émerger de cette opération. J’y ai autant intérêt que vous. Si il peut en même temps nous donner quelques coups de main sur les voitures de l’école et la piste ?! Ça lui apporterait de plus des expériences complémentaires.’’
Avant de poursuivre :
[b]‘’D’ailleurs, je suis en train de remonter ma Sora Natsu pour le EGG Trophy qui aura lieu à Zolder fin Octobre. Dick Brigthon a bien voulu me revendre les dernières évolutions qu’il a apportées à la Natsu. Je compte participer pour la dernière fois à une course automobile. Et, en échange d’un petit financement, je suis prêt à en partager le volant avec Philippe. Je peux, de fil en aiguille tenter de le faire rentrer dans les petits papiers de Kenji Sâmuthory, responsable des filiales européennes de Sora.
La voiture est pratiquement montée. Je m’occupe du développement. Mes sponsors mettent un petit peu d’argent dans l’affaire. J’aurai quatre mécaniciens sur place. Plus… deux techniciens qui viendront d’Allemagne pour ma voiture et celle de Dick. Je sais qu’aux 24 Heures, les résultats ne furent pas brillants mais sur une distance plus courte on peut observer des performances plus élevées. De plus, en pensant à Philippe, il pourrait rapidement avoir un petit statut de pilote d’usine, et l’éventualité d’un petit salaire en perspective. Qu’en pensez-vous ? »
[/b]

Willy fit l’inventaire des possibilités :

-« Bon, il nous reste trois cent mille francs (Belge) pour la fin de saison de Philippe. Quelle serait la somme nécessaire ?
-Paul: « Bon moi, les pièces pour la voiture sont financées par le Japon. Il me reste les pneus, l’essence. J’ai le matériel de ravitaillement. En tout je table pour deux cent mille francs. Il va me manquer cent mille francs si Paul Wurtz Driver’s S.P.R.L. est de la partie. Autre chose, je souhaiterai continuer mes activités en compétition avec SORA. Il est donc indispensable pour mon avenir que je fasse cette course et, que cela se passe bien. »

C’est là que Mathieu Gerbert intervint de nouveau contre toute attente.

-« Moi j’ai une idée ! On peut faire un papier sur vous afin d’annoncer que c’est votre dernière course. En plus, avec Philippe, il y aurait là comme un passage de témoin symbolique. Bon pour lui, bon pour votre école, bon pour vous. Je peux voir avec notre régie pub si certains de nos annonceurs ne seraient pas intéressés de rallonger la sauce. Donnez moi tous les éléments. Notre photographe collaborera. Mais, René Pierrard sera le bien venu pour collaborer avec celle qu'il possède déjà sur Philippe On en profitera aussi pour parler de votre école de pilotage. Le numéro de Septembre risque d’être un peu surchargé, mais on y annoncera un article pour le numéro d'Octobre. Comme cela vous avez de quoi appâter quelques annonceurs supplémentaires. »

Willy repris le fil conducteur

''Pour l’an prochain, notre souhait serait que Philippe dispute la saison prochaine pour Sora Belgique avec de l’argent extérieur en plus de la formule Ford. Et Thierry à quelque chose d’autre en plus à te proposer. Essaye de faire un petit effort pour cette fin de saison. Je ne dis pas que l’on ne va pas te trouver quelques petits annonceurs. Mais actuellement nous ne pouvons te donner que cinquante mille francs. Si on fait un « deal »dés maintenant, on peut te garantir des activités en compétition pour l’an prochain.»

Paul séduit par l’idée mais également circonspect quant à certaines inconnues réfléchit un instant avant de répondre :



Semblant conclure Willy rassura :

-« De toute façon, je pense que Pierre Alain Maubert cherche à faire quelque chose avec Européan Business lors de cette course. On pourra sûrement parvenir à nos fins. Ou alors, j’arrête le métier. »
Thierry repris la conversation :

-« Bon maintenant autre chose Paul. Combien tu nous louerai la Sora Ryû groupe 5 pour les trois dernières courses en championnat Benelux circuit. On a Colmarberg au Luxembourg fin septembre, Zandvoort aux pays bas mi-octobre, et Zolder dans le cadre d’une des épreuves d’ouverture à l’Egg Trophy, »

Paul qui croyait en avoir fini avec les affaires se remit à réfléchir à voix haute.

-« Pfff, alors là, ça dépend si vous l’assurez, si vous amenez les pneus et il me faut deux mécaniciens habitués, donc les miens. Alors la voiture seule c’est Cent mille Francs. Et elle doit être assurée pour quatre millions cinq cent mille francs (belge). Donc une prime d’à peu près cent mille francs par course. Cinquante mille francs de pneus plus trente mille francs par week-end de mécaniciens plus quelques pièces à prévoir sans casse moteur pouvant elle, être facturée suivant son importance jusqu’à deux cent mille francs. Trois cent mille francs par course trajet compris. Il me faut l’autorisation de Samuthory également. »

Sur cette dernière information Thierry interrogea Paul de nouveau.

-« Combien as tu vendu de Sora Ryû cette année ? »

Paul
-« Eh bien, depuis que le modèle est sorti il y a quatre ans, je crois que l’on en a immatriculé une cinquantaine. C’est bien simple, dix fois moins que les petits coupés Sakana l’année dernière. Mais…où veux-tu en venir ? »

Thierry

-« Superpower ! Retiens bien ce nom. C’est celui d’un championnat clé en main où les pilotes pourront louer un volant à la course ou à la saison. D’autres pourrons acheter les voitures. Les moteurs ne pourront être ouvert que dans nos ateliers. J’ai trouvé des partenaires. Certains me suivent depuis pas mal de temps déjà. Et ce avec des Sora Ryû que nous allons transformer. Ecoutes moi bien Paul. J’ai déjà étudié le coup avec Samuthory. Il s’agirait d’un championnat avec les mêmes voitures, des Sora Ryû donc. On disputerait une dizaine de courses en Europe en ouverture des Formule deux, histoire d’avoir du public. Un invité dans chaque pays parmi les possesseurs de Sora pourrait disputer la course. Est-ce que tu sais pourquoi ils sont d’accord chez Sora ? Tout simplement parce que l’on va utiliser le moteur 2400cc turbo de la Natsu de course comme la tienne. Que à partir de la base d’une Ryû de route, on va créer un kit en Allemagne pour l’abaisser, lui élargir les passages de roue et lui monter les freins de la Natsu également. Comme cela, Sora va pouvoir développer un service compétition Européen comme au Japon. La marque va pouvoir booster ses ventes de Ryû en Belgique. Car c’est chez toi que l’on va acheter les Ryû que l’on louera, ou que l’on vendra pour la course. Et ce, quelque soit la nationalité du pilote. Ca veut dire aussi que le nombre de Sora Natsu en compétition va croître. Et, que leurs performances vont s’améliorer. Et que même dans ce secteur, tu risques de développer tes activités »

Là pour le coup, Paul n’en revenait pas. Mais, ce n’était pas pour autant qu’il allait pouvoir se permettre de donner sa voiture. Aussi il repris Thierry sur la question :

-« Je trouve ça fabuleux bien sûr. Mais je n’ai pas un sous vaillant pour vous aider dans cette affaire. Bon admettons que j’aie l’autorisation de Samuthory. Ce qui m’étonne de lui mais bon… Je te fais confiance Thierry. Moi, je ne l’ai pas vu depuis Spa. Alors si tu me l’amènes avant la fin du mois en me disant la même chose d’accord. Qui est le préparateur en Allemagne ? Quels sont les partenaires techniques. Et, qui seront les sponsors de l’opération ?

Thierry

-« Le préparateur c’est Sthinz Gmbh qui construit déjà du tuning pour la marque. Ils ont la place et les moyens d’étudier quelque chose de solide. De plus, ils proposent de remettre la voiture en version route à la demande. Les voitures viendraient du Japon dépourvues des éléments superflus : garnitures intérieures, siège passager etc.… Quant à nos partenaires techniques, pour en avoir parlé avec Samuthory, les pneus seront des Nippogum, fournisseur officiel de la marque en Europe. Mais nous avions l’embarras du choix. Par conséquent, c’est eux qui comptent fournir le gros du budget dont les pneus bien entendu pour l’opération de lancement. Auto Lease, les huiles Kimkoil, le matériel électrique Densin, les freins Easylaast. Rien que pour cette année on à un budget com.… de trois million de francs (belge) dont les deux tiers en exploitation médias. Sora Europe Import est également de la partie, sous forme d’avance, en amenant une vingtaine de voiture en Europe. Elle paye sa part de pub dans nos encarts info. Pour le reste, ils sont partenaires pour deux ans du Superpower à compter de l’an prochain. Donc, nous comptons peindre la Ryû groupe 5 aux couleurs de l’opération, (un fond blanc avec des motifs gris deux ton et rouge), et faire les trois dernières manches du championnat Benelux comme cela. On a le budget. Pour la piloter, on serait ravis que tu en prennes le volant. Sinon Philippe fera l’affaire.

Paul:«-« Fabuleux ton histoire ! Bon pour moi, si ce que tu me dis est exact, pas de problème. Cela dépasse mes espérances. Je la piloterai à Zolder car Philippe aura déjà la F.Ford et L’Egg Trophy. Il est peut-être un peu « jeune » pour ce genre de voiture qui fait près de cinq cent CV. Mais en le suivant de près…Et puis si il est capable de faire son boulot avec la Natsu, moi je pense que ce sera bon. »

Conclu Paul avec sa voix chevrotante et son léger accent Flamand propre à faire rougir de honte les Wallons présents et, incapables de parler leur deuxième langue avec la même dextérité.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mar 9 Mai - 22:11

philbaetz a écrit:
Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XIII Un bon coup à jouer

Trop bien cette parenthèse côté coulisses avec les tractations sponsors !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mar 9 Mai - 22:51

study Merci. Je suis sur l'histoire 4 des Inédits de Saga. Il s'en passent encore de vertes. affraid
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mer 10 Mai - 21:32

philbaetz a écrit: study Merci. Je suis sur l'histoire 4 des Inédits de Saga. Il s'en passent encore de vertes. affraid
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mer 10 Mai - 21:37

Eh bien voilà une affaire qui semblait pour le moins rondement menée. Thierry et Willy pour passer pas mal de temps dans le domaine de l’automobile s’étaient eux même pris à leur propre piège. Pour faire tourner Allégro, ils n’avaient d’autres choix que d’aller plus avant dans le secteur de la compétition.
Il y avait aussi le fait que les activités de Philippe devenaient plus conséquentes sous peine de stagner. Hors, ils communiquaient sur l’évolution d’un pilote vers les hautes sphères. Ils avaient donc obligation de trouver d’autres annonceurs pour faire face à cette ascension.
Comme ils devaient vivre, il leur fallait également aller dans ce sens pour que la partie commission soit en rapport avec leurs besoins qui évoluaient.
Les repas d’affaires comme celui qui allait suivre leur rencontre, devenaient de plus en plus fréquents.
Les supports événementiels évoluaient également du fait de l’impact exponentiel.
Le médaille était qu’ils se devaient de communiquer dans des supports médias plus coûteux.
Il y avait un peu comme une fuite en avant, une « cavalerie » publicitaire. Trouver d’autres sponsors pour payer l’exploitation des précédents. Trouver d’autres programmes de compétition pour Philippe afin de leur donner à eux aussi leur support. Le plus amusant dans l’histoire, c’est que Philippe n’était absolument pas au courant de ses activités allant grandissantes.

Comme cela, il allait piloter la Sora Natsu de près de 300 CV en catégorie voiture de tourisme spéciale contre des Ford Capri, des BMW, des Camaro dans une course d’endurance de quatre heures. L’Egg Trophy est en général la course qui clôture le championnat d’Europe de tourisme.

Et, Paul pensait y clôturer également sa carrière. Ce presque quinquagénaire avait roulé sa bosse sur tous les circuits depuis la fin des années cinquante. C’est à cette époque qu’il acheta une Cooper F Junior qu’il fit courir en Angleterre, puis une formule 2.

Son mécanicien d’alors n’était autre que David Stanley. Il hésita à acheter une Cooper de formule Un pour monter une écurie avec David avant de refuser.

Il préféra à cette époque du milieu des années soixante, d’entrer chez Abarth comme pilote d’essai. Les journalistes à ce moment là, lui reprochèrent son manque d’ambition. Pensant qu’avec un peu d’audace il aurait pu faire une carrière autrement plus brillante. Cela dit, il eu sa chance à la Targa Florio. Il se mis en évidence, se rappelant au bon souvenir de tous en menaçant les Ferrari et autres Alfa pourtant Favorites.

C’est pour cela qu’au grand prix des frontières à Chimay, l’équipe Colibri lui proposa de remplacer le tout jeune espoir d’alors Claudio Belli blessé sur sa Tecno de formule 2. Coïncidence, s’était déjà « Belli ssimo » comme le surnommaient à l’époque les journalistes sportifs, que Paul avait dû remplacer à la « Targa » en Sicile. Il y fit également des prouesses.

Son souci de la sécurité matérielle l’avait incité à tenir chez Abarth un rôle discret. Il pensait qu’en étant payé pour rouler, cela suffirait à son plaisir. Mais ses deux brillantes courses lui prouvèrent un manque. Tout en restant disponible pour son employeur, il continua à remplacer Claudio jusqu’au milieu de l’été. Pour le remercier de sa fidélité, Abarth lui permis de disputer sur ses barquettes, puis les Fiat 600 préparées dans ses ateliers, le championnat d’Europe de course de côte.

C’est alors qu’un constructeur de voiture Japonaise fit son entrée en Europe. Et ainsi commença la grande histoire de fidélité de Paul envers Sora. Celui-ci importait de petits coupés sport, à moteur 1600 cc, des Sakana. Et il avait choisi pour les faire connaître, de les aligner en course de côte. Il demanda à Paul de rouler pour lui l’année suivante moyennant le même salaire que pour Abarth. Paul refusa un premier temps prétextant que le circuit l’intéressait plus et notamment la F2 la Can Am et pour finir la F5000 début des années 70. C’est alors que le constructeur Yori Kuwashima fit préparer quatre de ses moteurs 1600 cc par un artisan Britannique, Dick Brighton.

Les Formule 2 de l’époque utilisaient des 1600cc comme les Natsu. L’avantage de ces voitures Nippones était qu’elles utilisaient d’origine la lubrification par carter sec. Un cas pratiquement unique à l’époque pour des voitures de série.

Ensuite, Paul demanda à Colibri de les faire monter sur ses Tecno. L’équipe accepta en échange de faire courir également Claudio. Outre le championnat d’Europe de course de côte et de F2 en circuit. Colibri accepta également de s’occuper des Sakana en circuit face aux Marcos et Honda coupées en catégorie GT.

On retrouva ces voitures sur tous les circuits d’Europe comme par exemple les 24 Heures du Mans, lors des courses d’endurance. Au début des années soixante dix, le programme F2 s’essouffla faute d’un service compétition suffisamment étoffé. D’autres constructeurs ayant beaucoup plus de possibilités d’évolution que le constructeur Nippon, les performances chutèrent. Sentant le vent venir, Colibri préféra s’associer à Volkswagen et quitter momentanément le circuit pour le Rallye avec Claudio qui s’adapta merveilleusement à cette discipline.
De son côté, en collaboration avec Dick Brighton, Paul monta une petite structure en formule 2 et alla proposer un programme plus exotique à Mr Kuwashima. Suite à une très bonne expérience en Can Am aux Antipodes l’année précédente, ils disputèrent des série de compétition F2 dans l’hémisphère Sud, la Tasman d’Océanie , la Nouvelle Zélande, l’Afrique du Sud, la Temporada d’Argentine avec beaucoup plus de succès qu’en Europe.

Mais le destin allait ternir tous ces succès. Paul, que la course avait toujours épargné dans ses chaires, eut la douleur de perdre son fils de quinze ans dans un accident de la circulation. Il pensa tout abandonner afin de partir en Australie pour faire le vide, voire recommencer sa vie en reprenant là-bas le même métier que son père, l’élevage bovin. C’était sans compter sur la reconnaissance et l’honneur de son employeur d’alors.

Ainsi, au milieu des années 70, Yori Kuwashima pensa que son pilote avait rempli son contrat. Il lui proposa d’être l’importateur pour la Belgique ainsi que le responsable des programmes sportifs pour le Benelux. Il l’installa non loin de Hasselt sur une piste d’aviation désaffectée et lui ouvrit une concession Sora dans la banlieue Est de Bruxelles.

Paul investis alors ses deniers dans trois sociétés différentes. La concession, Sora Belgium Import, Paul Wurtz Team et Paul Wurtz Driver’s S.A. La marque s‘étoffa de deux nouveaux modèles. La Natsu toujours avec un moteur 1600 cc et la Ryû avec un nouveau six cylindres de 2400 cc de cylindrée. Il eut aussitôt comme tâche de rechercher un budget d’exploitation, et de mettre au point cette GT pour les courses d’endurance. Avec la collaboration de Samuthory, il mit au point une extrapolation de cette Grand Tourisme en version groupe 5. Et ce en lui installant un turbo afin de taquiner les Porsche 934 et 935 de l’époque en championnat d’Allemagne. Il s’agissait d’une catégorie permettant, à partir de moteur produit en série à quatre cent exemplaires, et sur la base d’une silhouette de voitures de série mais transformée…à l’excès, de fabriquer une véritable bête de course. A l'exemple, des Porsche 911 de route étaient telle une caricature, élargie de prés d’un tiers de sa taille d’origine au niveau des ailes. Sous la carrosserie, un châssis (tubulaire) avait remplacé la coque en tôle d’origine, et le moteur subissant des modifications arrivait à doubler sa puissance.

Mais pour nos amis, l’efficacité ne fut pas au rendez-vous. Il manquera à ce moteur entre cent et cent cinquante chevaux pour tenir les Allemandes en respect. Pire au Mans, la voiture abandonna lors de ses deux tentatives. Les ventes de la voiture de série stagnant, le Japon préféra tenter d’exploiter la Natsu un coupé de tourisme. Il confia l’homologation et la préparation de la voiture à Tom Brighton. Et ce, après avoir installé le moteur V6 puis V6 turbo afin de rivaliser avec les autres coupés BMW, Capri, et Camaro en catégorie tourisme. Malheureusement, les grands constructeurs avaient les moyens de faire homologuer de nouvelles pièces continuellement. Tandis que nos compères ne pouvaient que travailler que par petites touches sur cette voiture plutôt figée après sa réalisation. Les activités de la marque en compétition se trouvaient donc presque au point mort lors de cet été. Au point que Paul n’envisagea pas de courir de l’année entière. Jusqu’à ce que Brighton accepte de lui revendre des pièces derniers cris pour la fin de saison. Mais pour quoi faire ? C’est là que Paul pour se motiver décida de ne courir que l’Egg Trophy et, que ce serait sa dernière course.

Maintenant, il semblait avec qu’avec la Ryû groupe 5 que ce week-end ultime serait un jubilé.

En dehors de cela Philippe lui débutait dans la compétition de plein pied. Trois courses en Angleterre, et trois au Benelux avec la formule Ford. Cette voiture serait la sienne pour l’année suivante également. Au programme, une quinzaine de courses au Benelux, en Allemagne, et en Angleterre. Il y aurait également la saison (en principe) en tourisme sur la Natsu et le Superpower avec la Ryù.

Il était certain qu’il y avait là un bon coup à jouer pour son avenir.



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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Jeu 11 Mai - 7:32

philbaetz a écrit:Eh bien voilà une affaire qui semblait pour le moins rondement menée.

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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre XIV Tension Maximum

Message  philbaetz le Jeu 11 Mai - 13:24

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XIV Tension Maximum




L’Angleterre était vraiment un pays comme on dit…béni des dieux concernant le sport automobile.
Tout un folklore de gens excentriques en composait le microcosme. Aussi farfelus qu’incontournables. Ils donnaient un relief considérable aux courses même nationales. Celles-ci pour la monoplace notamment, n’étaient nationales que d’un point de vue géographique. Y participaient des ressortissants de pays aux moins aussi nombreux que dans toutes les autres compétitions internationales. Les Sud Américains, Canadiens, Australiens, Sud Africains, Japonais, et Européens, tous venaient dans ce pays soit avec l’argent de leur parents, de leur(s) sponsor(s), ou de leur fédération nationale, pour y faire l’apprentissage de la course automobile, de l’Anglais, et du contexte occidentale dans lequel les meilleurs évolueraient d’une manière plus ou moins professionnelle pendant une voir deux décennies et même davantage.

Nous étions à Brand Hatch, un circuit très tourmenté fait de cuvettes dans lesquelles venaient s’incurver les bandes d’asphalte constituant la piste. Même les lignes droites n’étaient en fait que des courbes longeant les contreforts de verdure tantôt en descente, tantôt en montée. Tous cela donnait des virages à l’aveuglette aux sommets de vallons. Un circuit très spectaculaire. Il ressemblait, en beaucoup plus grandiose au circuit de Club Elan où Philippe avait travaillé et travaillerait encore un peu d’ici mi-Septembre. Après le montage de sa voiture, il procéda à la mise au point de celle-ci non sans quelques conseils de David Stanley « imself » à la demande de Paul Wurtz. Cette étape consistait en fait à « faire sa voiture ». On y déterminait les côtes de carrossage, de parallélisme, de pinçage, bref ce qu’on appelle communément la géométrie des trains roulants. Bien sûr ces voitures construites en petites séries avaient quelques donnes de l’usine. Mais des choix plus précis étaient néanmoins nécessaires pour adapter la voiture d’un circuit à l’autre. Hauteur de caisse, pression de pneu suivant la température, ainsi que les ressorts de suspension. Ceux-ci se déterminaient en fonction de la topographie du circuit et le type de difficulté proposée. Le but, éviter que la voiture soit trop souvent en fond de butée d’amortissement. Et ce notamment dans les virages rapides afin, que la direction reste suffisamment légère pour permettre au pilote de maîtriser sa voiture. Lors de certains grand prix, des pilotes ne disposant pas d’un choix de ressort adapté se retrouvèrent de ce fait, direction trop lourde, dans le décor. Ces ressorts sont tantôt dures, souples, à flexibilité variable soit : mou au début pour absorber les petite bosses, puis de plus en plus rigide pour les compressions imposées par la force centrifuge des virages rapides ou les cuvettes en courbe.


Aussi, le Mercredi précédant la course, Philippe procéda sur ce circuit aux différents choix qui devaient optimiser le comportement de sa Hawke FF 79.
Il s’était rapidement acclimaté au circuit. Les réglages du circuit de club Elan convenaient dans l’ensemble à ce circuit. Pour la boite de vitesse, le règlement interdisait d’en modifier les rapports et, de ce fait tout le monde avait les même d’un circuit à l’autre. Aussi les temps de Philippe s’amélioraient au fil des tours. Il commençait à approcher les temps des meilleurs de la dernière course de la catégorie et analysait sans mal les quelques petits réglages lui permettant d’améliorer encore ses temps

C’est alors qu’ « il » apparu dans ses rétroviseurs ! Peu avant « Paddock bend » il vit pointer au sortir du virage précédent une Van Diemen de l’année en cours. Au milieu du cockpit un casque jaune à la visière fumée semblait viser l’arrière train de sa Hawke comme un fusiller mitrailleur. Mais ce « cauchemar » disparu lorsque Philippe négocia « Paddock. » En fait, deux courbes moyennes à droite. S’en suivi la cuvette avant de remonter sur Druids Bend une épingle à droite. Un enchaînement de virage à gauche en descente vers Southern banks captiva trop l’attention de Philippe. Ce n’est que dans la ligne droite qu’il regarda de nouveau son rétroviseur. Et là, surprise il pouvait distinguer maintenant les détails d’inscriptions de ce casque jaune avec une bande bleue et une verte. « Il » était maintenant tapi derrière lui. Philippe tenta de retarder son freinage afin de garder les honneurs pour Beckett corner et en sortir encore devant. Mais « il » s’était porté à sa hauteur grâce à l’aspiration. Philippe s’écarta afin de ne pas risquer d’accrocher « il ». Celui-ci, bien qu’en pleine phase de rétrogradages adressa un signe amical de remerciement à Phil. Un signe comme il en avait tant adressé aux journalistes après chaque dépassement de leader lors du championnat du monde de karting l’année précédente à Nivelles. Phil tenta de suivre « il » jusqu’à la fin du tour. Mais, tant les réglages de ce dernier que sa vista et son assurance, rendaient cette voiture aussi fluide que de l’eau vive dans un torrent. Philippe se souvenait que « il » était engagé dans les deux championnats d’Angleterre de formule Ford. Et, que forcément, le niveau de « il » devait coïncider avec celui d’une bonne dizaine de pilotes. Même si « il » était un ton au dessus. Philippe allait devoir se cracher dans les mains pour améliorer son propre niveau. Parfaire les réglages de sa monoplace devenait absolument nécessaire. Rien ne devait être sous estimé. Il comptait pourtant se contenter pour la journée de sa voiture telle quelle. Il entrepris de rentrer aux stands et de tenter un choix de ressort plus audacieux ainsi qu’un abaissement de la garde au sol. Il entrepris en même temps de refermer le train avant. Les roues de ce train étaient légèrement ouvertes dans le sens de l’avancement. Cela favorisait l’entrée de la voiture dans les courbes. Mais cela la pénalisait en vitesse de pointe dans les lignes droites. Comment allait-il faire pour que sa voiture rentre aussi facilement dans les virage avec un angles d’ouverture pratiquement nul.
Après deux jours de tâtonnement, il trouva un réglage enfin jugé correct. Il remonta légèrement la caisse de sa voiture au niveau du train arrière. De cette façon le poids sur les roues avant devint plus important au freinage. Celles-ci obtenant plus d’adhérence, le train redevint de nouveau plus influents.
Philippe retrouva presque la même aisance de conduite que lors de ses réglages initiaux. Mais, sans ce faire de chaleur outre mesure, ses temps s’étaient améliorés d’une seconde et demie.
Maintenant, avec ses trains d’essais à moitié usés, Philippe allait s’employer à « surpiloter » afin, d’optimiser sa conduite sur ce circuit et d’améliorer ses temps au tour.
C’était la première fois d’une incroyablement longue série, que Phil effectuait ce genre de travail sur une voiture de course. En fait, c’était le job d’un pilote que de faire ce genre de chose. Passer des panels de réglages successifs, les consigner sur un carnet en y indiquant les types d’élément utilisés et les réglages ainsi que le résultat apporté. De plus, toutes les pièces et le nombre de tours durant lesquels elles avaient été utilisées étaient également indiqués. Tout cela pour savoir quand est-ce qu’il faudrait les remplacer.

On était à présent Samedi après midi. Philippe comme ses autres adversaires disposait d’un train et demi de pneu pour les essais et la course. Trente sept voitures étaient engagées dans cette manche de championnat Britannique de Formule Ford. Seules trente d’entre elles pourraient prendre le départ des 15 tours de circuit le Dimanche.

Classé vingt neuvième à l’issue de la première séance du matin, Philippe n’était absolument pas sûr de figurer parmi les partants. C’est avec une tension maximum qu’il attendait que la voiture officielle lui ouvre le circuit pour la demi heure de tous les dangers. Ne pas se qualifier pour le départ était toujours un peu humiliant. Et puis, les gens qui on misé sur vous….

Dans ce milieu, on ne se faisait pas de cadeaux. Les pilotes après un tour rapide rentraient en observant un faux train afin d’occuper la piste et de gêner leurs adversaires qui effectuaient un chrono. Souvent les « patates » pleuvaient au sortir des cockpits tant la manœuvre avait de quoi mettre en pétard. Ils jouaient tous gros à ce stade de leur carrière. Ils étaient tous jeunes et remplis de testostérone. Alors, l’agressivité à fleur de peau avait vite fait de se traduire en séance de boxe.

Bien qu’ayant amélioré d’un dixième son chrono du matin, Philippe ne figurait, à cinq minutes de la fin de la séance qu’en trente deuxième position. Après avoir panaché ses pneus afin que les six présentent avant la course une usure régulière, il tenta un dernier baroud quasi désespéré.
Mais la piste s’améliorait. Philippe s’en rendait compte dans son tour de lancement. Aussi, mit-il le « pied dedans » à l’amorce de son tour rapide. Dans « Paddock » il chevaucha carrément la corde pour s’affranchir d‘une de ces mauvaises volontés citées plus haut. Le reste du circuit fut à peu près clair au niveau du trafic. Il franchi la ligne dans l’incertitude la plus complète ne sachant à ce moment si il avait amélioré.

Par contre, il n’aurait pas le temps de rentrer aux stands, remettre du carburant, et retenter un tour. Alors dans la foulée, il continua dans ce rythme. Arrivé dans Southern banks, Philippe aperçu cette Hawke violette. Son pilote portait un casque de la même couleur. Il lui avait fait le matin une petite « crasse » dans Straing, un esse rapide ramenant vers Clairways, le dernier virage à droite avant les stands.
Cette fois, celui-ci avait décidé de rester hors de la trajectoire. Aussi, c’est en toute confiance que Philippe plongea dans cette épingle rapide à gauche. C’est à ce moment là que le fuseau violacé plongea sur la dite trajectoire, obligeant Philippe à « monter » sur ses freins. Sa voiture se mis bien évidemment en travers. Elle pris la bordure de la corde avant une embardée dans l’intérieur du virage, pour ensuite reprendre la piste. Le museau avant en avait pris un coup. Il pointait tel un phallus matinal vers le zenith. Philippe rentra immédiatement aux stands non sans avoir roulé plutôt rapidement avec cet appendice lui bouchant l’horizon.
Arrivé sur la piste de décélération, il se sorti énergiquement de sa voiture et fonça vers l’endroit supposé où s’était arrêté son « agresseur ». Arrivant sur les lieux, Philippe distingua la voiture sœur à la sienne portant sur ses flancs : « Manoir de Lamberet. Beaujolais ».
Son pilote avait déjà quitté l’habitacle et sortait du stand par la porte donnant dans le parc coureur. Phil eut juste le temps de le rattraper par le col de sa combinaison. Il le retourna face à lui et le secoua comme un prunier. Par chance, les deux individus avaient gardé leur casque. Tout un vocabulaire de vulgarité défila de l’organe vocal de Philippe.
Et ça continua ainsi jusqu’à ce qu’une voix dans le casque lui répondit. :
-« Tu pourrais pas la fermer un peu blaireau. Ça fait longtemps que j’ai compris ce que tu avais à me dire. Je trouve que c’est dangereux de courir avec des niaiseux neurasthéniques. On devrait te retirer ta licence ! »
Loin de calmer notre futur espoir, Philippe arracha de rage la visière du casque de ce pilote francophone afin de pouvoir, au travers de l’ouverture du casque envoyer un point aussi dévastateur que précis.
Avant d’avoir le temps de détendre le ressort assassin de ce bras vengeur, huit mains l’agrippèrent afin de neutraliser notre espoir en colère. Un enchevêtrement de voix, l’une grave et rocailleuses, les autres douces et féminines, mais toutes francophones tentèrent de raisonner Philippe.

-« Allons mon ami ! Un peu de tenue s’il vous plait ! Nous sommes dans le pays du fair-play ici. Réglez vos différents sur la piste et sportivement. Ici, ce sont des gentlemens qui vous regardent alors calmez vous je vous prie ! »
Dit la voix rocailleuse d’un ton autoritaire.

-« Quoi ? Laisser passer un truc comme cet abruti vient de me faire ? Pas question ! Faudrait surtout pas qu’il se croie tout permis. Il est dangereux ! Tout simplement dangereux ! Il est complètement inconscient, et salaud. Il est venu volontairement se jeter sur ma voiture alors qu’il était au ralenti. Il m’a vu arrivé. Il était hors de ma trajectoire. Et ce crétin est venu me couper la route pour m’envoyer dans les décors. Vous trouvez ça fair-play vous ? Je vais vous dire moi Monsieur. Régler un problème comme ça sur la piste c’est risquer sa peau et celle des autres concurrents »

Lâcha Philippe pas du tout calmé avant d’être repris par une voix plus douce :

-« Oh mais quel âge vous avez tous les deux ? Je me demande si c’est bien raisonnable de vous confier des engins pareils. Vous réagissez comme des gosses gâtés et capricieux. Mais vous jeune homme, je vous demanderai d’être poli. Car ce crétin comme vous dites, c’est notre fils. Et vous pourriez vous expliquer calmement »

Philippe se mit à considérer son entourage. D’une part des francophones ça lui réchauffait le cœur d’en entendre. Les conversations usuelles en anglais lui semblaient dépourvues de chaleur et de spontanéité. De plus une jolie blonde aux yeux bleus le teint pâle à peine hâlé par l’été encore en action avait de quoi adoucir le caractère de l’ogre le plus sanguinaire. Un petit bracelet de cuir indiquait « Emilienne ». Un prénom peu utilisé dans cette tranche d’âge. En tous cas assez peu pour que Philippe s’en souvienne. Car un de ses défauts était de ne pas retenir les prénoms, même féminin.

-« Mais comment voulez-vous que je prenne ça ? » « Son geste aurait pu avoir de graves conséquences. Et moi dans tous ça je ne me suis pas qualifié à cause de ce….à cause de lui ! »

Dit Philippe en train de se calmer.

-« Mais si vous êtes qualifiés ! Vous avez le vingt septième temps !? Vous partez même devant Maxime. »

Assura la voix rocailleuse du père de…Maxime. Une lueur de soulagement se lu instantanément dans le regard de Philippe. Il avait toujours son casque. D’un coup ses nerfs tombèrent. Il aurait bien sur le champ piqué un petit roupillon tant tout cela en plus de l’enjeu sportif l’avait stressé. La Maman repris la parole ;

-« Oh mais quelle histoire à la fin ! Allez vous allez lâcher mon fils ? Il ne vous appartient pas ! »dit la maman sous l’hilarité générale « Et venez manger ce soir avec votre mécanicien sous notre toile d’auvent. Vous verrez que l’on n’est pas des sauvages. »
C’est ainsi qu’avec Oliver Smith son mécanicien, Philippe fut invité, non sans avoir réparé et préparé la voiture pour le lendemain, par le clan De Saint Jean. Phil s’amusait à faire l’analogie avec Antoine De Saint Josse avec qui il aurait très certainement l’occasion de converser à son retour en terre natale.

Les De Saint Jean étaient une famille de viticulteurs propriétaire d’un cru millésimé de Beaujolais : Le Manoir de Lamberet. Le père et le fils avaient une passion commune pour la course automobile. Pierre De Saint Jean avait repris l’affaire familiale pour la quatrième génération. Grand fan de rallye, il avait participé au tour auto et à d’autres compétitions régionales jusqu’au début des années 70. Les clients de ses produits étaient essentiellement issus de la perfide Albion.
Son fils l’accompagnait de temps en temps lors de ses voyages commerciaux. C’est ainsi qu’il pris goût au sport auto de ce côté de la Manche. Pierre de Saint Jean décida de faire d’une… Pierre deux coup. En sponsorisant son fiston, il faisait la promotion de ses produits. Il passait avec sa famille d’agréables séjours en caravane en Angleterre. En plus il faisait courir son fils. Comme il aurait voulu courir lui-même plus jeune. Bien qu’en cours d’étude d’œnologie, Maxime espérait bien, comme Philippe, embrasser la carrière de pilote professionnelle.
Il avait une sœur, Maryse, châtain comme toute la famille, au carré court. Celle-ci effectuerait en Octobre sa première année en gestion et commerce.
Emilienne, ce joli minois blond à la douceur fragile n’avait pas l’air de faire quoi que ce soit de particulier. Mais elle était assise à côté de Maxime. Du coup, Phil n’osa plus la regarder. Mais elle l’avait considérablement troublé.
La maman faisait tourner le foyer dans le sens réconfort du terme. Elle était en outre un excellent cordon bleu, comme la Mère de Philippe mais à la sauce Lyonnaise.
Le repas fut loin d’être frugal. Il y avait longtemps que notre jeune espoir ne s’en était mis autant dans le « garde manger ». L’espace de ce repas, il s’était senti adopté par toute une famille à l’affection facile.
Il ressentait même une petite gêne, n’étant pas certain d’ouvrir aussi spontanément son cœur, que ses hôtes. De plus, il ne pouvait s’empêcher d’éprouver une attirance pour la belle Emilienne, petite amie de Maxime. Il ressentait cette envie de la cajoler de la caresser et de la parcourir de « papouille » tant sa vulnérabilité sa douceur l’attendrissait. Mais juste dans sa tête. C’est Maxime qui reprit la conversation en premier au sujet de la course.

-« Tu sais Philippe, ce que je t’ai fais tout à l’heure, d’autres te le referont lors des courses suivantes. Mais, si ça ne te plaît pas, ce qui est normal, tu vas voir la Direction de course. Eux peuvent émettre un jugement. Par contre, félicite-toi de ne pas avoir été vu des officiels lors de notre « explication ». Car tu te serai fais sortir propre du circuit. Et, tu n’aurai pas recouru de sitôt. »
Ce à quoi Philippe répondit


-« Dis-donc Maxime, tu l’aurai pris comment toi cette queue de poisson. Tu y es déjà allé toi cafté au Directeur de course pour quoi que ce soit. Qu’est-ce qui t’as pris de me faire un truc pareil ? Avoues, tu m’avais vu dans tes rétros ? Je m’en suis même rendu compte ! Tu l’as fait exprès ne me racontes pas de conneries. Pourquoi ? »

Maxime :

-« Pfff oh mais qu’est-ce que tu veux !? Tout le monde fait ça. Même toi, tu le feras j’en suis sûr. Moi ça venait de m’arriver deux fois de suite. Et je venais de fusiller mes pneus alors …. Si je ne pouvais plus défendre mes performances avec le chrono, il fallait bien que je fasse subir à mon tour le même truc pour sauver ma place sur la grille. Bon ! C’est tombé sur toi ?! Voilà ! Mais c’est promis, j’essaierai d’éviter de te le faire subir à l’avenir. Le week-end prochain tu seras à Donnington ? Bon eh bien moi, je te propose un truc. On va s’aider l’un et l’autre. On va tenter de s’aspirer afin d’augmenter notre vitesse de pointe en ligne droite. On ne saura pas d’avance lequel de nous deux sera le plus rapide, mais on sera ainsi tous les deux plus rapides. Qu’est-ce que tu en penses hein ? »

Philippe se disait que ce n’était pas une mauvaise idée. Il se souvenait que tout devait être un défi. Et, que tout était bon en période de compétition pour améliorer sa performance. En tous cas, il savait déjà ses pneus moins usés que ceux de Maxime. Il accepta la proposition tout en prenant congé. Le soir tombait maintenant bien plus tôt que lors de son arrivée en terre Britannique. Il leur fallait apprêter leur couchage dans le camion qui leur servait de transport et de logement improvisé. Demain serait une rude journée. Philippe s’endormi en pensant à la jolie Emilienne. Elle venait vers lui en cherchant ses bras réconfortant et venant se blottir contre lui. Sa petite voix douce et claire lui demandant des câlins et voulant l’embrasser…Et puis……….. et encore…..zzzzzzzz…..
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Jeu 11 Mai - 18:53

philbaetz a écrit:
Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XIV Tension Maximum
zzzzzzzz…..  
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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre XV Une sacrée fin d’été

Message  philbaetz le Jeu 11 Mai - 22:04

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XIV Tension Maximum/ suite et fin


Dimanche 15h30

Départ de la course : les voitures montent vers le premier des droites de « Paddock…. » . Et, comme prévu ça se frotte,  ça s’escalade, ça se télescope. A l’issue du premier tour, Philippe a gagné une dizaine de place. Il ne le doit en aucun cas à son sens de l’attaque. Il a au contraire pris un départ prudent. Evitant néanmoins de peu d’être pris dans la tourmente du goulet du premier droit cité plus haut. Trois concurrents y on en effet entrepris de le prendre côte à côte. Du genre c’est pas moi qui freinerai en premier.
Philippe eu juste le temps de se rendre compte qu’il allaient avoir un « sérieux » problème. Il anticipa son freinage. Une des monoplaces fut harponnée par son train arrière par le train postérieur de celle juste à côté. Jusqu’au moment ou la puissance d’inertie la lui fit escalader par l’arrière. Elle pointa à la verticale l’avant vers le sol et retomba sur la troisième à califourchon. Telle la navette spatiale sur un Jumbo jet, elle était transportée dans le sens contraire de la marche par cette voiture. Le malheureux pilote  ne voyait plus rien. La force centrifuge l’entraîna  latéralement dans une ultime culbute.
Philippe avait entre temps pu passer à l’intérieur tout comme Maxime dans ses roues.
La majeure partie des trente minutes de course fut consacrée à garder le contact avec un groupe de quatre furieux qui se déchiraient. Maxime, pneus usées dû lâcher prise  aux deux tiers de la course.
Un accrochage neutralisa deux des protagonistes de ce quatuor. Un troisième, frein et pneus au bout du rouleau parti à la faute a Beckett en tentant de garder le premier en respect.
Philippe alors huitième ne tenta pas de le déborder. Il ne savait que trop ce que celui-ci lui aurait réservé.
Par contre, il ne vit pas venir l’attaque d’un éclopé du premier tour. Encore frais il était arrivé à se blottir dans son train arrière dans Straing. Grâce à l’aspiration, il parvint à le déboîter pour se porter à la hauteur de Philippe  par la droite.
« Ah non ! »   Se dit-il. Se rendant compte que son poursuivant voulait lui faire l’intérieur du dernier virage à droite.
Dans la fraction de seconde, il donna un sec coup de volant sur la droite pour contraindre son adversaire à ralentir et se porter sur la gauche. Philippe avait bien l’intention de vendre chèrement sa peau sur ce coup là.
La manœuvre réussi. Et dans un éclair, l’attaquant tenta de le passer alors côté gauche. Mais il aurait à ce moment là l’extérieur du virage. Ca n’eut pas l’air de le refroidir pour autant. Il tenta même au freinage de tasser Phil sur l’intérieur. Le contraignant à freiner un peu plus, faute d’un rayon de braquage suffisant.

Mais Philippe comme à Zolder toisa son adversaire d’un joli coup de roue. C’était lui qui choisirait comment il prendrait ce virage. Les deux voitures entamèrent ainsi  le virage et se retouchèrent de nouveau. Elles partirent toutes deux en une toupie de concert.
« Vite, repasser la première et partir en faisant patiner les roues arrières afin de se remettre dans le sens de la marche. »  [/b]Se dirent les deux  lascars.
A ce petit jeu, cet Australien du nom de Geof Badwin  plus en avant de la piste fut le plus prompt à repartir. Mais tout a un prix !
Philippe dans ses roues pu voir l’arbre de transmission se rompre et la roue arrière droite se coucher.
Philippe repassa Badwin par la gauche et franchi la ligne d’arrivée avec une demi longueur d’avance sur Maxime.
Huitième pour une première course dans cette catégorie de « cinglés », cela pouvait à la fois être inespéré et prévisible. Mais il pouvait être satisfait. Oliver vint lui serrer la main, David Stanley également. La voiture n’était plus toute jeune. Philippe avait fait un bon travail de préparation pour une première fois. Et en course, il avait tenu le rythme. En sortant de sa voiture une tape dans le dos de Maxime vint le renforcer dans sa certitude d’avoir fait « son job ». Pierre vint lui dire à l’oreille :
-« T’es bien plus intéressant quand tu  dépenses ton agressivité comme cela plutôt que sur la tête à mon fils.     T’as quand même eu de la chance que ses « chaussettes soient trouées » ! Mais continues ! Tu te défends bien.’’    

A Donnington les deux amis disputèrent les essais comme ils l’avaient  prévu. Philippe se qualifia vingt troisième et Maxime dix septième. La course promettait donc de meilleurs résultats. Mais, il y eu beaucoup moins d’accrochage dans le premier tour. Philippe restait dans un groupe de sept voitures. Ce circuit sinueux ne prêtait pas autant aux frasques de voitures côtes à côtes. Il y avait après deux droites à 90° une ligne droite et quatre courbes à grand rayon. Impossible de déborder votre adversaire dans cette portion, vitesse élevée et trajectoire unique. Seule une épingle au bout de la ligne droite derrière les stands permettait un freinage osé sur le concurrent vous précédant.  Ce n’est la qu’à mi-course que Philippe tenta de repasser  un adversaire qui lui avait fait le coup en début de course. L’espoir d’atteindre par cette manœuvre la quinzième place s’évanouit. Philippe bloqua une roue. Il escalada son malheureux rival, l’entraînant avec lui dans les grillages. Il reparti très attardé à la vingt cinquième place  pour abandonner aux stands trois tours plus tard, triangle inférieur droit plié et porte moyeu cassé. Maxime qui avait bien tiré son épingle du jeu fini sixième. La dernière course se disputerait sur le circuit de Club Elan le Dimanche suivant. Philippe aurait davantage encore de pression. Il voulait absolument finir dans le top dix.
Après le repas désormais habituel chez les De Saint Jean, Phil et Oliver entreprirent de partir vers leur base. Dés le Lundi après midi, ils affineraient la mise au point de la voiture et du pilote pour que l’ensemble fasse des étincelles. Mais avant cela, il faudrait penser les plaies de la « jaune citron » comme l’appelaient Maryse et Emilienne. …Aaaah Emilienne!


Dernière édition par philbaetz le Mer 17 Mai - 13:53, édité 1 fois
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Ven 12 Mai - 5:53

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XIV Tension Maximum/ suite et fin


Dimanche 15h30
[/b]

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mer 17 Mai - 13:51

26- Une sacrée fin d’été !

Saga Racing Team

Vendredi 17 heures

Le circuit de « Club Elan » avait une topographie assez tourmentée. La section des boxes était toute en courbe. Mais, au rayon tellement long qu’on l’assimilait à une ligne droite. Elle épousait le contrefort d’une cuvette. Partant du sommet d’un versant, elle plongeait en son milieu pour remonter vers l’autre situé au Sud Est cinq cent mètres plus loin.
Au bout de cette section, une large épingle à droite se prenant entre 80 et 100 kilomètres heure en 3ième. Suivait une ligne à peu près droite de huit cent mètres comprenant, après le passage de la cinquième, un esse droite gauche à fond franchissant une bosse. Son point de corde à gauche en était masqué par le sommet. Puis, un virage à gauche au rayon assez large pour être pris à environ de 70à80 Km/h en 3ième. On débouchait alors sur un freinage pour l’épingle à droite se prenant en seconde et une courbe à gauche sur la lancée en troisième. Restant en troisième pour un petit droite gauche et ensuite l’épingle à droite en 2ième puis 4ième avant un esse gauche droite de nouveau en seconde qui donnait sur la ligne droite des stands. Ce petit circuit de mille huit cent mètres avait été entretenu par les membres du club de possesseurs de Lotus Elan auxquels il dut sa survie au milieu des années soixante dix. D’où son surnom de circuit de Club Elan. Récemment homologué pour les courses nationales, il recevait ce week-end la douzième épreuve d’un des deux championnats Britanniques de Formule Ford.

Philippe faisait grise mine. Il n’avait approché ses temps des essais privés de la semaine que d’une seconde.
Bien que qualifié à une honorable douzième place, il savait que son meilleur tour l’aurait envoyé sur la troisième ligne provisoire de l’épreuve de dimanche. C’était pourtant avec une bonne dizaine d’autres pilotes un de ceux qui connaissaient le mieux cette piste.
Notamment ce esse au gauche caché où en tournant le matin, on voyait bien grâce à la lumière du soleil la trace d’un talonnage d’une voiture. Sur celle-ci, il fallait placer sa roue avant droite pour viser la corde masquée de l’autre côté.
Néanmoins, la température de la piste ne correspondait pas au moment des essais, à celle convenant à ses réglages lorsqu’il fit sa meilleure performance officieuse.

Sans doute aussi que le trafic n’arrangeait pas les choses. Philippe à ce moment là se demandait si il était sage de tenter d’améliorer le lendemain, au risque de « fusiller » ses pneus et d’hypothéquer sa prestation dominicale. Il voulu s’en remettre à l’avis de David Stanley. Mais celui-ci, avec deux pilotes officiels disputant la tête du championnat et, se trouvant en deuxième et troisième position provisoire toisa notre espoir d’une fin de non recevoir. Philippe le comprenait aisément. D’autant, qu’un troisième pilote de l’équipe, se trouvant également devant lui, ne s’était pas non plus hasardé à un conseil.
Il se réfugiait donc dans des conversations techniques avec Oliver le mécano. Lui quitterait bientôt l’école de pilotage pour une brillante équipe de formule deux en cours de restructuration.
Après avoir réalisé quelques modifications sur les choix de ressorts et la hauteur de caisse, Philippe décida de rentrer à « Lavender Home ».
En effet, la course de Dimanche ayant lieu en fin de matinée, il valait mieux dormir sur place. Il quitterait donc l’Angleterre le Dimanche soir après la course sans repasser par là.

Vendredi 22 heures.

C’était donc la dernière nuit que Philippe passait dans cette mignonnette demeure au Nord Ouest de Londres. Ses deux gros sacs de voyage : l’un pour ses effets personnels, l’autre pour ses équipements de « conducteur du Dimanche », étaient prêts à le suivre pour ce dernier combat en terre étrangère.
Demain à l’aube, il quitterait cet endroit plaisant en direction du circuit pour les derniers essais qualificatifs. Ensuite, il dormirait dans le boxe où il avait passé tant d’heures de solitude et de labeur. Et, Dimanche en fin d’après midi, après sa course, on le conduirait à la gare pour le train de Londres, la correspondance vers Douvres, le bateau et bye bye l’Angleterre. Et…bonjour la Belgique, le boulot, le floue artistique concernant son devenir de pilote.
Il n’avait eut aucune nouvelle de personne. Il n’avait pas non plus eu l’occasion de lire Totality. On lui avait pourtant promis. Philippe s’était de nouveau mis à douter de l’intérêt que ses mentors pouvaient porter à sa carrière. Mais, il tentait néanmoins d’avaler quelque chose. La nourriture locale ne l’avait pas vraiment inspiré. Il devait d’ailleurs avoir perdu deux ou trois kilos en six semaines. Cependant, les seules choses qu’il avait appréciées étaient d’un apport calorique assez conséquent. D’abord ces chocolats lamellés de tuiles agglomérées. Mais aussi, cette pâte d’arachide, ce… « Peanuts planters », ou simplement beurre de cacahuète que notre ami mangeait à pleine cuillerées tout en frisant l’étouffement à chacune d’elles.

Vers vingt trois heures, Carole entra par la cuisine comme elle l’avait fait lors de leur première « confrontation ». Après un bref et neutre bonsoir, elle traversa la pièce pour monter à l’étage. Elle en revint un quart d’heure plus tard. Après un mois et demi de séjour, et, la veille de son départ, cela devait faire en tout et pour tout la troisième fois que Philippe partageait le même espace.
Mais cette fois pourtant, son regard semblait pétillant d’une lueur chaleureuse et, sa bouche franchement moins pincée. Elle alla solder également le réfrigérateur. Sortant deux bières d’un pack, elle en proposa une à Philippe. Ce qui le surpris. Puis, au delà de toute espérance, celle-ci entama la conversation.

-« Alors ça y est, tu quittes l’Angleterre ?! »

Presque intimidé, ne sachant nullement si il faisait bien d’aller dans le sens de la détente, Philippe se hasarda à répondre.
-« En fait, je ne pars que Dimanche après la course. Ce jour là, il me faudra me lever vraiment tôt. Il vaut mieux que je dorme sur place. Il y aura du trafic sur la route et à l’entrée du circuit. »
Carole repris.

Tu connaissais déjà avant ? Ou c’était la première fois que tu y venais, dans ce pays ?

Philippe

-« Oui c’était la première fois, et, encore merci m’avoir accueilli et hébergé.. »

Carole

-« Oh tu sais, cela n’a pas été bien pénible hein. Je ne t’ai pratiquement pas vu ni entendu. Juste que tu aurai pu faire les courses un peu plus souvent. Mais bon, je crois savoir que tu avais de l’occupation aux heures ouvrables. Tiens à propos d’occupation, ça marche la voiture ? Ca fait longtemps que tu en fais de la course ?
« Disons que cela fait quatre ans je cours en kart. Et cela va faire un an que je cours en voiture. Je me suis essayé dans plusieurs catégories. J’ai gagné la série « Paul Wurtz Drivers » cette année et j’ai fait les 24 heures de Francorchamps sur une Golf’’

Philippe répondait tout en visant du regard le gonflement du sweet de son interlocutrice, poursuivant : Et là, Paul Wurtz connaissant David Stanley lui a demandé de me revendre une formule Ford. Je la piloterai l’an prochain au championnat Benelux. En même temps, il voulait que je m’habitue au milieu de la course Anglo-saxone. De cette façon ils n’ont rien trouvé de mieux que de me la faire construire tout seul dans mon coin. Je travaille également à l’école de pilotage, en contre partie des conseils donnés. De plus il y a des pilotes de tous pays je suis même pote avec un Français de La région de Lyon. Ça a été sympa et intéressant.

Carole

-« Mais…tu crois vraiment que tu vas pouvoir en vivre de ce truc ? Enfin…c’est pas évident en tous cas ?! Bon ! L’espoir fait vivre après tout !? »

Le ton de Carole semblait être passé de l’indifférence à une certaine ironie. Philippe était agacé par cette question cent fois remise sur la table par ses proches notamment. Conscient qu’il ne pourrait que difficilement masquer son irritation.
Au risque de passer pour un naïf mythomane au yeux de cette belle et cultivée personne. Il n’osait déjà pas avouer que son but était la F1. Craignant les réactions moqueuses que pouvaient avoir son interlocutrice… Il changea de sujet.

-« Et toi, que fais tu comme études ?

Celle-ci un peu étonnée de ce changement

-« Eeeeh…bien je comptais entamer une licence de langue. Après une première année, je voulais profiter du pied à terre familiale pour vulgariser mon anglais. Mais…finalement les langues, j’en fais depuis la troisième. C’est un peu tard. Mais je vais prendre mes distances. Je ne me vois pas rester dans ce contexte, apprendre puis faire apprendre. Alors qu’il y a tellement de choses à faire dans d’autres domaines. Hors la fac, ça risque de me « coltiner » perpétuellement dans le monde de l’enseignement. Je sais que je n’en veux pas. Je crois que je vais tenter une école de commerce international ou un BTS tourisme. Ça me permettrait d’aller en stage en extérieur et, deux ou trois ans à l’écart des parents. Même si ils sont sympas. Ce n’est pas si mal…Tiens au fait tu as déjà couru les 24 heures du Mans ? »

-« Non ! » répondit Philippe « Mais j’y suis allé en spectateur deux années de suite. »

Moi, dit Carole j’y suis allée une année. Mais, c’est vite devenu « chiant ». Les voitures passaient mais on ne voyait presque rien. Mon père devait être invité par un concurrent. Mais, celui-ci ayant déclaré forfait avait oublié de nous prévenir. On s’est retrouvé sans invitation debout devant les tribunes, et dans la poussière. J’étais crevée. Et vachement contente quand on est rentré sur Paris au petit matin. Puis, elle repris Mais qu’est-ce que tu vas faire maintenant en Belgique ? »

-« En dehors de mon boulot, ça va dépendre de pas mal de choses, y compris ce qui va se passer ce week-end. »

Carole bailla et raidit son torse en tendant son buste, ce qui le rendait plus appétissant encore.

-« Et donc, il paraît que c’est mon cousin Willy qui te donne un coup de main !? »
Philippe qui n’en ratait pas une miette précisa :

-« En fait, il cherche par sa société des sponsors. La société de son père en fait partie d’ailleurs. Ensuite connaissant des gens, il me les présente pour monter des projets de communication autour de mes courses. Et, on essaye ainsi d’augmenter l’importance de mon programme de compétition, en augmentant l’apport des sponsors et le nombre de ceux-ci.»
.

Est-ce qu’il faisait chaud ? Ou bien était-ce le fait d’être en face de cette superbe brune le questionnant ? Toujours est-il que notre Phil sentait la sueur couler dans son dos. Mais il n’y avait pas que lui à avoir chaud apparemment. Tout en baillant de nouveau, elle enleva son sweat pour laisser découvrir un débardeur blanc très échancré… Qui d’ailleurs baillait également. Elle poursuivi

-« Mais…..je repense à ma question de tout à l’heure. Tu n’as vraiment pas l’air emballé à l’idée de reprendre ton job chez toi en Belgique. Tu devrais pourtant faire en sorte de t’y accoutumer et, même d’apprécier. Car pour ce que j’en sais, la vie de pilote n’est pas donnée à tout le monde. Je ne dis pas que tu n’es pas fait pour cela. Mais…. C’est comme le cinéma ou le théâtre, très peu en vivent. Et toi apparemment, c’est ce que tu espères. Je pense que tes projets vont être difficiles à réaliser. »

Philippe, un peu contrarié par ce que lui disait Carole ne pu s’empêcher de prendre un ton irrité pour lui répondre.

-« Je sais, ça fait cinq ans que je suis dans « l’bain » ! Il y a deux ans, j’ai remporté l’Eurêkart Chalenge. L’an passé j’ai été vice champion du Benelux. Et j’ai remporté ma première course de voiture. On m’avait dit aussi que c’était difficile à réaliser. Et j’ai été sacré espoir de l’année par le magasine pare choc. Là aussi j’avais peu de chance. Même moi, je n’y croyais pas. Et pourtant, en pensant comme toi, rien ne serait arrivé. »

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mer 17 Mai - 21:19

philbaetz a écrit:
26- Une sacrée fin d’été !
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Vendredi 17 heures

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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre XV Une sacrée fin d’été

Message  philbaetz le Mer 17 Mai - 22:35

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XV Une sacrée fin d’été/ suite

-« Oh là doucement ! Repris Lady chaire Je ne suis pas ton manager et je ne voulais pas te vexer. Mais tu sais comme moi qu’il y a beaucoup de désenchantement dans ces métiers disons…spéciaux.
Philippe repris

-« Bien sûr que c’est spécial! Je le sais. Je ne suis pas idiot quand même !? Met toi à ma place maintenant. Tu es motivée pour faire quelque chose. On semble d’accord pour dire que tu le fais bien. En plus « on » est à même de t’aider à y arriver. Et il paraît qu’on ne vit qu’une fois. Alors moi, j’essaie d’avoir la vie qui me plait. Pour ça, je prend les choses les unes après les autres. Je verrai bien où ça me mènera. Ok, pour le reste, après l’énergie que j’ai dépensé ailleurs, je maîtrise difficilement mon manque d’enthousiasme. Et toi, tu es parfaite ?’’

Il était une chose que Carole maîtrisait mal elle aussi. Le ballottement pour le moins…émouvant de son buste offert plein cadre à Philippe, devint tout bonnement saisissant. Car Mademoiselle se pencha par dessus l’épaule du « grand espoir » pour saisir deux autres cannettes. Puis elle reprit la parole.

-« En fait, ça m étonne que quelqu’un comme toi fasse un truc pareil. C’est quand même quelque chose à part le sport auto. Il y a les pilotes qui me semblent à moitié dingues. Et puis ces types qui gravitent autour. On ne sait pas si ils amènent de l’argent ?! Ou si ils viennent là pour se servir. Bref ça ne fait pas dans le sentiment ce milieu. Et toi, tu me parais un peu… tendre. Carole ne laissa pas le temps à Philippe de répondre D’ailleurs si tu veux mon avis, il me semble que tu manques d’assurance. Je n’ai pas l’impression que ça doit être ça avec les filles. J’me trompe ? Je me demande même comment un garçon comme toi peut intéresser une fille !? Et quand bien même, comment tu arriverai à accrocher.

Chaud et froid devait se dire notre ami

-« Si tu peux lire Totality, notre Paris Match Belge. Tu m’y verras ainsi que celle avec qui j’ai couché tout le week-end à Spa avant de venir dormir dans ton pigeonnier. Après ça, tu compareras. Et tu pourras alors jauger de tes chances de connaître la même chose pendant mon séjour à proximité. »

-« Houlà ! Repris Carole Tu es toujours braque comme ça? Point sensible on dirait ?! »

Pensant que l’approche ne mènerait à rien, Philippe se dit qu’à défaut de ses bourses, il pourrait au moins vider son sac.

-« Et toi, comment tu m’as accueilli ? Ça incitait au contact ? A partir de là, j’ai pas eu envie de me faire chier. Jouer les lourdauds de service ? Non merci ! Tanpis si tu me faisais la gueule. Je ne pouvais pas non plus me permettre de me bourrer la mienne dans les pubs et, d’y peloter des étudiantes d’anglais en chaleur ! »
Carole eut un petit sursaut mais répondit sans hésitation.

-« Mais, si tu m’y as vu apparemment, c’est que tu y es allé quand même. Et puis pour qui tu te prends ? Ca veut dire quoi ça ? Je n’ai pas de comptes à vous rendre…vieux. . Moi, je m’amuse avec ceux qui m’amusent, je travaille avec ceux qui travaillent … Si tu veux faire partie de ceux avec qui je m’emmerdes, tu es bien parti !»
Phil :’’Je ne t’ai rien demandé. Je ne suis pas venu au monde pour vivre dans la contrition.
Mais Carole corrigea ensuite le tir.
« Oh mais…je n’ai rien contre toi. J’avais l’air de faire la gueule, parce que j’avais passé de chouettes vacances en Corse. Je les aurai souhaitées plus longues et, qui plus est, avec un garçon en particulier.
Je n’étais pas enchantée de venir ici. Et en plus quand j’ai vu avec qui j’allais partager les lieux… Excuses moi mais avec ton petit air paumé… T’était loin d’avoir un rapport avec celui que j’ai laissé là-bas.
Moi, j’adore la voile et l’équitation. Seuls les mecs rencontrés dans ces milieux étaient susceptibles de m’amuser un peu.


-« Mais cela dit, repris Carole pour en revenir aux autres, celles que tu n’as pas eu. Ce n’est pas une question de les forcer ou non. Tu vois cette canette de bière ? C’était la deuxième offerte par Lady Carole à Mister Driver. Tu ne m’en as même pas offert une par galanterie !

-« Je ne savais pas que tu avais soif à ce point. Dit Philippe en louchant de nouveau .Mais tu as peut-être raison. Pourtant, il m’est arrivé d’être galant et serviable. J’en ai même la réputation. Mais j’en ai gardé le sentiment d’être pris pour un con. Avec tout ce qui m’arrive cette année, me casser le cul à me poser des questions sur tes désirs, non merci. Et puis, à la vue des pochetrons de l’autre jour, je me suis vraiment soulagé de ne pas entrer dans tes critères. Tiens tu veux un chocolat ?
-« Merciiiii ! » fit Carole en ricanant et qui se remémorait les chocolats que Philippe achetait en plus de la nourriture. « Ça par contre j’ai apprécié ! C’était sympa de ta part. Alors comme ça Monsieur l'espoir, je ne vous tente pas? »
Etait-ce la bière qui faisait son effet ? Toujours est-il qu’un sourire enjôleur accompagnait le regard de plus en plus pétillant de Carole. La métamorphose était frappante. Une bretelle de son débardeur était descendue de l’épaule au niveau de la pliure de son coude. La rondeur charnelle et bien apparente de son sein gauche permis à Philippe de vérifier qu’elle avait bien entretenu son bronzage Corse. La tension libidineuse que Philippe ressentait depuis pas mal de temps maintenant devint plus intense. La vision du ballant langoureux de cette généreuse poitrine faisait atteindre à Philippe un état fantasmagorique. Il ne laissait plus aucune place à l’ambiguïté.

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mer 17 Mai - 22:50

philbaetz a écrit:
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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre XV Une sacrée fin d’été

Message  philbaetz le Jeu 18 Mai - 22:20

]size=16]Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XV Une sacrée fin d’été/ suite et fin
[/size]

Mais au même moment, Carole devinait l’intense émotion remplissant les affaires du transi en transite. Elle passa une main décidée, dans l’entre jambe généreusement comblé de son futur…(eh oui !) partenaire. Car cette fois, aucun doute ne pouvait subsister sur ce qui allait suivre. Elle apparemment hermétique à tout contact avec « l’ordinaire ». La voilà qu’elle était à présent métamorphosée en voie royale à l’effusion sensuelle.
Au diable la fermeté ! Faisandée qu’elle était la Carole !

Bien qu’ayant l’habitude, faute de mieux, de soulager ses états d’âmes plutôt matinaux d’une mains experte, « Phil la béquille » sentait néanmoins un trop plein bestiale languissant, menacer l’écosystème de la cuisine.« Merde pour une fois que… se dit Phil l’incontrôlable.
Mais, afin de temporiser le seuil critique, il se mit à imaginer les scènes de coït interrompu. Genre à celle du mari trompé ayant oublié ses clefs, de la belle mère rentrant à l’improviste, du Monsieur qui sonne à la porte, au moment ou les amants allaient s’abandonner à leur passion débordante.
Malgré tout, il fallait agir vite et admettre définitivement la disparition des embûches inhibitives de notre lourdaud sexuellement transmissible.
Elle l’embrassa avant de lui ôter le jeans. Il fit glisser son débardeur sur ses hanches pour malaxer ses rondeurs trop longtemps désirées. La sensation ressentie par Philippe était d’un réconfort indescriptible. Le soupir haletant, il lui enleva son pantalon d’équitation pour découvrir de jolies jambes aussi bronzées que le reste. Il les parcouru de baisé. La moiteur dans l’entre de celles-ci, lui fit comprendre que l’empressement était partagé. Il lui arracha la culotte avec une voracité que Carole n’aurait pas soupçonné une dizaine de minutes plus tôt.

Il la saisi pour l’asseoir sur la table, éradiquant d’un seul revers tout ce qui s’y trouvait auparavant. Une bouteille cassa en tombant. Elle s’appuya sur ses coudes afin de s’offrir à Philippe. Tel un coup de sabre fatidique, celui-ci vint visiter cette citadelle qu’il croyait imprenable. Il sentait cette chaude douceur enserrer fermement l’outil de plaisir de la maîtresse des lieux. Il la repris par la taille et parcouru de la paume de ses mains cette peau si douce qui sentait bon le lait solaire. Il l’embrassa tout en lui envoyant ses premiers assauts Il ne su lequel des deux émit en premier des soupirs. Elle plongea la tête de son amant entre ses seins si bien offerts. Celui-ci tout en lui caressant le bas du dos apposa s'infantilisa tel un nourrisson. Il lui caressant les rondeurs si avenantes, les chosess s’accélérèrent.
Ressentant un jet de chaleur lui envahir l’intérieur, Carole devinait évidemment que l’intensité retomberait. Elle finit d’enlever son balconnet qui n’était plus à présent qu’un haillon douloureux avant de lui chuchoter à l’oreille -« Non pas maintenant reste encore ! »
Elle lui enserra les jambes autour de son torse. Et l’agrippa d’une main par sa nuque. Elle l’embrassa langoureusement. De l’autre main, lui parcourait le dos entre les omoplates avec le champ du pouce à lui faire mal. Tout en se collant le buste contre le torse de Philippe, elle se mit à remuer le bassin. Cela ne tarda pas à remettre notre dilettante en langues étrangères en conditions avantageuses. Plus longue et plus diversifiée, cette étreinte se termina, au hasard de leurs fortunes érotiques , dans la chambre des « pétasses »

Tout en se susurrant de douces et câlines paroles, ils se remirent à parler de leur vie. Quand Phil lui demanda où elle comptait passer ses études, elle lui répondit :
-« N’importe où du moment que c’est assez loin de chez moi ! »

Il lui demanda alors :

Mais c’est pour avoir les mains libres vis à vis de tes parents ? »

Elle lui répondit

-« Oh non de ce côté là ils sont assez cools. Que ce soit pour la Corse ou ici en Angleterre ils me laissent le champ libre »

Philippe

-« Mais je ne comprend pas. Il y a tout à Paris pour une fille qui aime sortir et voir du monde, faire les boutiques. Tu ne trouveras jamais rien de mieux .Qu’est-ce qui te gênes de les avoir près de toi si ils sont aussi larges ? Tu ne les aimes plus ?"

Elle lui répondit par une autre question.

-« Qu’est-ce que tu penses d’une femme qui trompe son mari ? »

Philippe embarrassé

-« Ben…c’est la vie. Ce sont des choses qui arrive non ? »
Carole
-« Et….qu’est-ce que tu penserait si ta mère trompait ton père ? »

Philippe

J’imagine que ça me chamboulerait, normal non ? »

Carole
-« Eh bien chez moi, c’est le cas en ce moment. Tu ne le répètes pas à Inès hein ?! Mais en fait, si je n’ai pas remis les pieds à Paris depuis Juin, c’est un peu à cause de ça."

Mais tu vois, j’adore ma mère. Elle est vraiment raffinée et très belle. Et, il paraît que je lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Je l’espère pour moi en tous cas. Je l’admire, c’est une fierté que de me promener à ses côtés. Et mon père, il ma appris tellement de choses ; la voile, l’équitation, c’est lui …Et un peu ma mère aussi pour le cheval. Alors tu vois, être à proximité de quelque chose de si beau en train de se détruire…. C’est comme si on te demandait d’assister à la destruction de ta maison. »
Carole poursuivi :
« Le pire, c’est que je ne sais même pas si mon père est au courant. J’ai l’impression de le trahir comme elle. Et elle, je ne veux pas lui dire que je sais. Son comportement à mon égard n’a en aucun cas changé, ni à l’égard de mon père d’ailleurs. Je veux oublier! Et c’est pour cela que je m’amuse… Et que je me fais peloter par des pochetrons comme tu dis. Oh mais ce n’est pas allé bien loin. Il ne s’est rien passé si tu veux le savoir. »

Philippe

-« Désolé ! Je ne te reproche rien rassures-toi. »

Carole

-« Mais oublions cela mon cœur. J’ai eu envie de faire l’amour avec toi, aussi pour oublier. Mais j’avais besoin de parole et d’intimité. Je te trouve gentil tu sais. Alors profitons de cette dernière nuit. Demain nous serons morts mais nous serons heureux d’avoir vécu ça. »

Ironisa Carole

-« Oh Philippe laisse-moi te gâter. J’ai encore envie de ta chaleur en moi. Tu as de bonnes dispositions. Laissons-nous oublier nos vies respectives. Reprends moi comme une chienne ! Tu aimes ça les chiennes hein ? Moi je veux un étalon en Ruth ! »

Malgré les poses lascives et, plutôt provocantes de Carole envers Philippe pour que celui-ci la prenne telle qu’elle lui suggérait, leur union fut plus affective que les deux premières. C’est que, ponctuée de tendresse de douceur et de réconfort , les deux amants avaient ressenti au travers de la brièveté de leur possible échange, le besoin d’exprimer tous leurs manques, de rassurer toutes leurs craintes, d’atténuer tous leurs doutes. Pour Philippe un oasis d’affection plus d’un mois et demi après Stella l’avait secouru de la même manière. Sauf que cette fois, son isolement n’était pas seulement moral. Il était aussi géographique, dépourvu jusqu'à ce Vendredi soir du moindre environnement affectif. Carole avait bien ressenti les besoins de son amant. Elle avait également des carences à soulager et, dans l’ensemble Phil avait répondu à ses attentes. Ce qu’elle regrettait de n’avoir tenté de briser plus avant la glace. Ce qu’elle regrettait d’avoir créé cette situation de repli respectif. Mais, il y avait un temps pour tout. Avant elle ne concevait même pas que cela arrive. Mais elle aurait franchement apprécié une bonne dizaines de « prises bestiales » comme cette nuit. Son Stephan lui avait manqué jusque là. Mais, ce Philippe un peu moins rude d’approche n’avait virilement rien à lui envier. Elle l’enserra très fort entre ses cuisses en lui disant combien elle était sa chose, combien il pouvait la posséder.

-« Qu’il veuille me faire mal ! » souhaita-t-elle.
Des morsures de l’un et de l’autre devinrent de plus en plus voraces. L’instinct carnassier de ces jeunes amants d’un jour n’était qu’une réponse à la frustration à venir de leur séparation. Sans doute tentaient-ils de se dégrader mutuellement afin de ne pas avoir à regretter de se manquer à l’avenir.
Sans doute voulaient-ils de cette façon se consommer définitivement faute de pouvoir suffisamment se consumer par leur étreinte. Ils voulaient casser le jouet de désir que représentait l’autre afin, que personne ne puisse en jouir par la suite. Mais le bien être sensuel qu’ils ressentaient finissait par les émanciper de ces tristes perspectives. Le mélange délicieux des chaires et des soupirs parvint à achever son œuvre dans un état semi comateux de félicité et d’exténuation.


Samedi huit heures.

Philippe se réveilla et s’exclama

-« Merde, je devrai déjà être parti ! »

Il constata que le lit était vide de se corps qu’il avait finalement trop peu possédé. Il regarda dehors et se dit qu’il était dommage de ne pas consacrer ce bel et ensoleillé matin de Septembre à de tendre états d’âme sur la nuit passée. Il se doucha et avala un café aussi instantané que bouillant. Et enfila directement sa combinaison. Il goba un œuf dans lequel il avait saupoudré de la cassonade et pris la porte pour sortir.

-« Merde ma montre ! »

Il remonta dans la chambre de Carole qui n’y était toujours pas. Mais à côté de la montre sur la table de nuit se trouvait maintenant un petit mot.

« Salut champion ! Bon retours au plat pays. Et sois prudent sur la piste. Je préfère que tu ne me réveilles pas. Ne nous prenons pas la tête avec des au revoir et des sanglots. Ce qui s’est passé cette nuit, j’en avait envie et toi aussi. Alors, ça s’est fait. Tu n’es pas un dieu. Mais, je n’ai pas pensé beaucoup à ce dieu pendant nos ébats. Il n’y avait donc pas de raisons pour que tu passes à côté de tous ça. Alors, je te souhaite de réussir ce que tu entreprends. Et que cela te donnes confiance en toi. Soit heureux ….Tendrement Carole »

Philippe, en prenant sa montre écrivit sur un autre bout de papier. Puis prenant celui-là pour le mettre dans sa poche alla à la porte de la chambre des parents de Carole où celle-ci devait être. Il lécha la porte à hauteur supposée du bas ventre de cette très jolie personne. Puis, il glissa le mot. Ensuite, la gorge nouée il descendit quatre à quatre l’escalier et sortit. Il traversa le jardin où ne poussaient toujours pas de lavande. Il ouvrit la barrière et disparu en direction du hangar de Mike. Il le soudoya pour qu’il l’emmène au bus stop. Avec un peu de chance, il arriverait a temps pour la correspondance. Il avait sur lui sa Simpson des grands jours. Carole l’avait vu s’éloigné par la fenêtre de sa chambre. Elle trouva que ça lui allait bien. De petites larmes maculaient ses joues. Elle lu le mot qu’elle avait vu apparaître sous la porte.
-« Une fois de plus, je regrette amèrement de n ‘avoir rien tenté plus tôt. Te dire à quel point j’ai apprécié est impossible. Toi aussi sois heureuse. Voilà mon adresse, écris moi. …….Amoureusement Philippe. »
Sans savoir pourquoi, elle décida dès le lendemain de rentrer sur Paris et alla s’inscrire pour un BTS tourisme. Elle y effectuerait des stages sur Londres et New York, très loin de sa famille. Quand à Philippe, la tête ailleurs, il ne tenta pas d’améliorer ses temps de la veille. Il se retrouva finalement dix neuvième au départ de cette course aux côtés d’un certain Maxime. Ils firent une course de toute beauté se passant et repassant au prix de freinages spectaculaires. Il était amusant de constater l’approche diamétralement opposée de ces deux jeunes espoirs de la course. Pour Maxime il n’y avait jamais de tension particulière avant chaque course. Il l’appréhendait à chaque fois comme un jeu consistant à surmonter la difficulté. Et pour Philippe, toujours aux prises avec le doute, l’approche était toujours perçue comme une tragédie, une dramatique. La tension était à son comble. Mais dés le baissé du drapeau, une libération total transformait radicalement notre homme. Et les deux à ce moment là, n’étaient qu’une paire de teignes accrocheuses. Et pour qui, tous les vices de la courses virils mais corrects mais….virils, étaient de délicieux outils rapidement assimilés et exploités.
PIl finirent sept et neuvième en faveur de Philippe. Celui-ci chargea sa voiture sur une remorque avec toutes les pièces de rechange qu’il avait pu obtenir et fabriquer. Il mangea avec les De Saint-Jean et repris un peu de baume au cœur. Ensuite il salua chaleureusement David, les mécanicien de l’école et surtout, Oliver, super et charismatique mécanos

Il en fit de même avec les Lyonnais, le cœur gros. Le voyage du retour se passa sans histoire. Il rentra très tard avec sa voiture de la gare de Nivelles à Bois Seigneur. La maison était dans le noir. Tout le monde dormait. Il monta sans bruit dans sa chambre. Il s’écroula aussitôt. Ainsi pris fin cet été. Une sacrée fin d’été en fait pour un été sacrément exceptionnel!
En revivrait-il d’autres comme celui-là ?
Il rêva que Carole, Inès, et Stella lui présentèrent Emilienne, hôtesse d’accueil chez Sora ……..franchement………… !

Fin du chapitre

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Ven 19 Mai - 5:51

philbaetz a écrit:
]size=16]Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XV Une sacrée fin d’été/ suite et fin
[/size]

Fin du chapitre


Ouéééé bien !!
La suite, la suite !.... bounce

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Ven 19 Mai - 13:30

Là, pour l'instant, je suis en train d'écrire l'histoire inédite 4 qui suit même endroit même heure. L'histoire que tu viens de lire était la dernière réécrite. de ce tome 1 Donc, je vais me remettre à jour de quelques chapitres avant de re-poster.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Ven 19 Mai - 17:29

philbaetz a écrit:Là, pour l'instant, je suis en train d'écrire l'histoire inédite 4 qui suit même endroit même heure. L'histoire que tu viens de lire était la dernière réécrite. de ce tome 1 Donc, je vais me remettre à jour de quelques chapitres avant de re-poster.
Yesss !

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Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns – Chapitre XVI – Comme une caisse à savon !

Message  philbaetz le Mar 26 Sep - 22:46

Bon! Les affaires reprenne. Premier tome réécrit mais en relecture bien entendu.

Comme une caisse à savon Chapitre 15. Première partie

Ses premières mauvaises impressions se confirmaient. Certes, la piste de l’école de pilotage de Paul, avec son revêtement de différentes textures ne permettait aucunement de réaliser un travail de mise au point intéressant. Et le dessin de cette piste ne prêtait pas non plus à révéler des choix de réglages propices. Pendant les essais du Mercredi suivant son retour en Belgique, Philippe avait été frappé du manque de sensation et, de réaction de sa voiture. Il ne la sentait pas réagir aux réglages effectués. Un peu comme si il avait effectué des modifications millimétriques sur la caisse à savon de son enfance. Genre de kart sans moteur avec lequel on se laisse descendre sur les chemins pentus à tombeau ouvert. Paul avait tenté de le rassurer. Il lui avait conseillé d’attendre les essais de Samedi à Zolder et de Dimanche à Zandvoort.
Sur le circuit flamand, Philippe avait déjà quelques repères. Fort de cela il pourrait comparer le comportement de sa voiture. C’était à se demander si l’engin n’avait pas souffert pendant le voyage. Car à Zolder, il lui fallait bien se rendre compte de l’inefficacité de sa monture. Et là, pas question d’évoquer le manque d’homogénéité de la piste. Il était largué par les autres Hawke dont celle de De Saint-Josse qui roulait également en essais ce jour là.

Notre ami allait avoir une fin de saison très mouvementée. En dehors de son travail qu’il venait de reprendre à l’exception du Mercredi en question, il allait devoir trouver de l’argent pour faire rouler et engager sa voiture. Ses mentors Willy et Thierry lui avaient dit que sa saison restante lui incombait. Il allait devoir apprendre à se vendre auprès de petits sponsors. Cela faisait aussi partie de son apprentissage. A lui de se constituer un carnet d’adresse. Muni de petits dossier de présentation et Photos à l’appui, il avait dés le Mardi conclu un accord avec un marchand de pneu des environs. Il disposerait ainsi de quatre trains pour les trois courses restantes. Mais quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre qu’il allait piloter la Sora Natsu lors de l’EEG Trophy en fin de saison ?! Et…autre chose qu’il ignorait encore.

Paul l’avait pilotée et affinée en matière de réglage. Il expliqua à Phil l’ensemble des évolutions effectuées sur la voiture à cette occasion. Puis Philippe pris le volant. Il était franchement gauche, car la conduite était… à droite comme en Angleterre. Souvent les constructeurs de voitures de tourisme les homologuaient ainsi. D’une part les préparateurs étaient souvent implantés dans les Îles Britanniques. Ensuite, les circuits tournant dans le sens des aiguilles d’une montre, il y a plus de courbes à droite. Il était donc plus intéressant de se trouver côté corde pour une question de précision, et de répartition du poids.

Philippe n’avait jamais conduit de voiture Anglaise. Le pédalier, restait comme sur les voitures du continent. Mais le levier de vitesse passait à gauche. Il allait falloir apprendre à le manipuler avec la même rapidité, la même précision. Avec son turbo, la Sora s’avérait géniale à conduire. Contrairement à la Golf, la transmission se faisait par les roues arrière comme sur sa Hawke. Le moteur poussait plus fort du fait de sa cylindrée, mais surtout du turbo. Celui-ci agissait un peu comme un moteur annexe.
Philippe s’appliqua à ne plus lâcher le volant de la main droite mais de la main gauche. Quel plaisir de la piloter sur ce circuit. Il se mit à prendre ses repères. Mais ses freinages, étaient bien trop optimisé. Il pouvait freiner bien plus tard. La voiture collait vraiment bien à la piste. En sortie de courbe par contre, le turbo avec un temps de réponse d’une seconde et demi, surprenait toujours son pilote. Il devait chaque fois corriger l’amorce d’un travers. Ce phénomène était dérangeant. Quand il accélérait la voiture répondait poliment jusqu’à ce que le turbo comprime suffisamment de gaz pour s’actionner et apporter son afflux de puissance. A ce moment là, il valait mieux avoir la voiture dans l’axe de la piste. Sinon les travers diminuaient l’efficacité de la voiture. Ou, au pire, le pilote partait, visiter les pâquerettes. Il roula ainsi en améliorant ses temps jusqu’à midi. Ca lui changea les idées vis à vis de la formule Ford. L’après midi, il chercha encore à comprendre les problèmes. Il tentait plein de petites modifications mais peu de résultats vinrent récompenser ses efforts.
Phil eut une autre surprise en milieu d’après midi. La Sora Ryû LM groupe 5 arrivait sur un plateau. N’étant pas au courant, il découvrit la voiture peinte aux couleurs de certains de ses sponsors, d’autres de Thierry Martin et, d’autres encore de Paul Wurtz. Qu’est-ce que cela voulait dire ?

Superpower était inscrit sur tout le flan de la voiture. Cette dernière avait été totalement repeinte. La couleur était rouge et blanche. Sur le fond blanc, des traces de gris mouchetés de noir, et, sur le rouge le contraire. Suivait derrière une autre Ryû de route cette fois avec à son bord Thierry Martin « imself » . Il portait un ensemble sportswear aux couleurs de la voiture. Sweet shirt rouge et blanc avec Superpower inscrit en noir sur fond gris sur la partie rouge à gauche et tous les annonceurs sur la partie blanche à droite en gris sur fond noir. Un pantalon gris à couture noire complétait l’ensemble. Il sortit d’un sac deux mêmes ensembles ainsi que deux combinaisons de pilote blanche et rouge avec le même graphisme. L’une portait le nom de Paul Wurtz. L’autre, un peu plus large mentionnait Phil Baetz.

Philippe compris alors que la groupe 5 allait être sa monture en plus de la Natsu. Heureusement pour lui, sur « la grosse coupée » la direction était à gauche. Il n’y aurait pas de problème d’adaptation de ce côté là du moins. Car avec près de cent cinquante chevaux de plus que la Natsu qui en faisait près de trois cent, cela allait pousser « violent ».Après avoir testé le siège qui avait été moulé sous les formes de siège de la Natsu, Paul pris la piste pour vingt tours par série de cinq. Il avait régulièrement et logiquement « descendu » ses temps. Un technicien de la marque des pneus prenait des notes et discutait tous les cinq tours avec notre moniteur pilote et chef d’écurie.

Thierry Martin mis une tape dans le dos de Philippe et lui lança :

-« Enfiles ta nouvelle combinaison et prépares toi à prendre le volant ! »

Notre ami s’exécuta, non sans demander à Thierry en quel honneur il avait eu l’idée de faire aligner ce monstre le croyant bon pour un musée ou un salon de la voiture de course. C’est ainsi qu’il appris pour le Superpower. La Ryû groupe 5 du Mans allait servir de vitrine pour les trois dernières courses. Pour joindre l’utile à l’agréable, lui le petit espoir du magasine Pare choc allait la piloter à Zandvoort aux Pays Bas ainsi qu’à Colmarberg au Luxembourg. Il s’agissait d’un championnat réservé aux voitures de sport telles des De Tomaso Pantera, des Porsche 935, 911, et autres Carrera, des Ferrari, ou d’anciennes tourismes spéciales genre BMW et Capri du début des années 70. Phil préférait les gros moteurs. Il allait être servi.

Il senti son estomac se nouer. Jamais il n’avait conduit une voiture aussi puissante. Il aurait pu dire la même chose de la Natsu deux jours plus tôt. Cela ne lui semblait pas, à ce moment là si différent de la Golf, mis à part la position à droite du conducteur. Mais là, comment il allait s’en sortir ?

Après avoir posé avec Paul et Thierry près de la voiture, devant l’objectif de René Pierrard, Philippe fut logé dans l’habitacle de la Ryû .

Une cage en tube d’acier constituait l’ossature du châssis. Pour lui donner de la rigidité, un ensemble de tubes était soudé latéralement en formait des triangles, comme sur les pylônes haute tension. Lorsque l’on ouvrait la portière, cet ensemble rendait l’accès à l’habitacle, à peine plus facile qu’en entrant par la fenêtre. Mais celle-ci justement était fixe et non coulissante. Seule une petite plaque rectangulaire coulissante de vingt centimètres de long sur dix de hauteur permettait au pilote d’aérer l’habitacle. Paul confia à Philippe en rigolant « La chaleur était insuportable lors d’une mes deux participations aux 24 heures du Mans. J’ai prétexté un allumage intempestif du témoin d’alternateur pour m’arrêter après six tours dans mon second relais. Il devait à l’origine être triple. Mais au niveau performance cela n’était pas terrible. Je n’ai donc pas eu trop de regrets à l’avoir fait.’’

Phil tenta de s’installer à l’intérieur. Il fut saisi de la bouffée de chaleur qui en provenait. Seconde source de stress, comment entrer. Pas simple de glisser une jambe la première dans l’habitacle et de lever celle, du côté ou se trouvait encore le centre de gravité. De plus dans la voiture, le pied qui s’y trouvait pouvait écraser des organes de contrôle, des boutons de pompe à essence, ou même l’extincteur de bord.
Finalement, il finit par trouver une combine. Il consistait à poser le siège (on parle là du séant) sur la barre d’acier délimitant la « cage » tubulaire. Ensuite, plier assez fort la jambe droite, s’accrocher de la main droite à un autre tube situé à fleur du toit au milieu, faire pencher le siège (le popotain quoi !) vers l’intérieur. pendant que la jambe droite allait poser le pied aux environs de l’accélérateur. On pliait en même temps la jambe gauche en la rentrant vers l’intérieur de l’auto. A ce moment là, votre séant s’engageait dans le baquet. Votre jambe gauche se dépliait pour chercher sa place près de l’embrayage. Contorsionnistes bienvenus !
A l’intérieur Philippe découvrait le tableau de bord.
La manettes de répartiteur de frein, donnant plus de frein à l’avant qu’à l’arrière, ou le contraire, suivant que le réservoir se vide en même temps la répartition du poids évolue, moteur arrière réservoir à l’avant.
Manomètres de pression d’huile, de température d’eau, de pression de turbo, jauge d’essence, compte tour, molette de réglage de pression de turbo jusqu’à six bars. Deux boutons interrupteurs de pompe à essence basse puis haute pression, coupe circuit, bouton de radio, mise sous tension, témoin de charge alternateur, témoin de défaut, témoin de surchauffe.

Après une discussion longue d’un quart d’heure pour familiariser Philippe avec les commandes, Paul lui donna l’ordre de démarrer. Mise sous tension ! Point mort ! Actionnement de la pompe à essence basse pression, puis haute pression ! Starter! Un bruit grave montant à l’aigu avec à ce moment là le sifflement du turbo envahirent l’habitacle. Philippe avait ses boules anti-bruit. Etonnamment, les vibrations dues au moteur étaient moins désagréables que sur son kart, ou sa formule Ford.
Philippe attendait que les aiguilles atteignent un minimum pour débrayer et passer la première. Bon sang, que la pédale d’embrayage était dure. Phil devait presque s’accrocher au volant pour avoir la force de l’écraser. Il n’était pas trop nécessaire de faire monter le régime et patiner l’embrayage. Le moteur avait du couple. Philippe relâcha doucement la pédale pour embrayer la première et arracher la voiture à son immobilité. Ça y est, la Sora tressauta deux ou trois fois et le moteur également puis tout rentra dans l’ordre. Seconde à la sortie des stands, puis troisième. Philippe restait en dessous de trois mille tours minute de régime moteur. Les pneus n’étaient pas chauds. Notre ami se familiarisa avec l’ensemble. Surveiller le compte tour et passer les vitesses de manière calme et bien décomposée. Suivre le tableau de marche des vitesses à passer comme si on allait vite, de manière à se les mémoriser. Faire trois tours comme cela et rentrer. Dire ce que l’on ressent. A ce moment là, après trois tours au ralenti, Philippe n’avait pas trop de sensations. Les roues tournaient là où on leur demandait de le faire. Aucune particularité tendancieuse de la Ryû ne pouvait être perçue, surtout par un novice.

Après deux minutes de débriefing, Philippe pu repartir avec la permission des six milles tours minute. Là tout changeait. Car, ce n’était qu’au dessus de trois mille deux cent tours que le couple moteur et la mise en action du turbo faisait donner à la groupe 5 toute sa puissance.
Philippe était estomaqué. Il n’eut le temps que de pousser la seconde avant le premier virage à gauche. Il actionna les freins bien trop tôt. Ceux –ci étaient efficaces. Ensuite troisième quatrième de nouveau freinage trop tôt. Virage à droite quatrième cinquième, re-freinage beaucoup trop tôt, virage à droite troisième accélération quatre cinq, léger freinage puis encore un virage à droite très rapide. Les pneus ont refroidi un peu. La voiture louvoyait. Ligne droite et gros freinage seconde pour la chicane gauche droite gauche et montée vers la bosse avant un bon freinage pour un virage en troisième. Suivait un deuxième virage à gauche puis l’épingle et retours vers le virage Jacky Ickx et les stands. Philippe fit ainsi deux séries de trois tours tout en se familiarisant avec la voiture à cette allure. Après un contrôle des pneus par le technicien, Phil eut son veto pour une série de cinq tours au régime libre de huit milles tours minutes.

Cela devint tout bonnement impressionnant. Ce n’était pas seulement l’allure qui faisait s’accélérer les mouvements, les battements du cœur. Chaque accélération le collait à son siège. Qu’est-ce que cela aurait été avec une Porsche 935 de 650 CV. Mais c’était ni plus ni moins la perception de l’environnement qui changeait. Il avait l’impression que la piste n’était plus qu’un mince ruban noir et que les zones de dégagement en gazon n’étaient plus qu’un mince filet de peinture verdâtre marquant la séparation de la piste et des glissières de sécurité.
Le pire était devant. Les perspectives donnaient l’impression que la piste s’arrêtait et que les rails latéraux se rejoignaient. Cela augmentait le stress car Phil n’avait plus le temps alors d’anticiper les repères de freinage qu’il s’était donné. Plus rien ne ressemblait aux tours précédents. Phil mit trois tours avant de retrouver une conduite logique en fonction de sa nouvelle perception de ces endroits. Il lui avait fallu non pas repérer les points de freinage en question, mais d’autre à partir desquels il lui fallait compter jusqu'à un pour freiner à l’endroit prévu.
Quelle concentration faudrait-il conduire correctement cette voiture. Par contre en condition de course et, de sur-pilotage pour dépasser un prédécesseur, qui plus est sur une trajectoire moins propice, comment allait-il muter son être ordinaire pour la peau d’un ….vrai pilote ?
En plus de l’embrayage qui était dur, la direction l’était également. En roulant, les deux difficultés s’estompaient bien un peu. Mais les bras souffraient, le dos également ainsi que les chevilles et les mollets.
«Conduire et dire ce que l’on ressent. Parler de la voiture gagner du temps. Trouver les raisons de sa perfectibilité dans un contexte qui ne soit pas l’autocritique. Se mettre en confiance. Pas de panique ».
Voilà les mots que se disait Philippe dans l’auto surchauffée. Après cinq tours, il se sentait aussi vidé qu’après une manche sprint de karting, ou une manche de vingt minutes en formule Ford. Il repartis une demi heure plus tard avec comme consigne d’observer les chronos. Son moniteur lui mettait près de dix secondes dans la vue. Après sa seconde série, l’écart tomba à huit deux. Pris au jeu et malgré des pneus s’usant, Philippe reparti pour une troisième série. Finalement, il s’adaptait au rythme de la voiture et commençait à s’intéresser à sa trajectoire idéale. Il essayait de tenir compte du comportement de l’auto pour l’optimiser et la rendre plus efficace. Il était à sept secondes et ça commençait à l’énerver. Il repensait à ses contrariétés en formule Ford et aux perspectives d’une fin de saison ratée. Il décida de repousser les repères à deux secondes au lieu de une.
Et ce qui devait arriver arriva !
Un freinage trop tangent à la chicane et la voiture se mit en travers et mordit le bas côté. Philippe n’eut pas le temps de réagir. Une, deux toupie et… clôture ! Une, deux rangées. Moteur calé, il tenta de remettre en route. Rien à faire ! Il regarda ses rétroviseurs la voiture ne semblait pas avoir trop souffert.

-« Merde l’aileron ! Y a plus d’aileron ! »
Se dit Philippe paniqué par sa grosse bévue. Il entreprit de sortir de la voiture. Cela faisait une heure et demi qu’il y était entré. Franchement courbaturé, il étendit son corps avant de regarder plus avant les dégâts.

-« Oh milliard ! »Se dit-il.
La voiture était éraflée de partout. Toute la peinture était à refaire. L’aile arrière droite en polyester était tout bonnement éclatée en plusieurs morceaux sur le sol. L’aileron arrière en feuille d’aluminium était arraché plié en deux et sur le toit lui aussi éraflé. Et de la fumée blanche sortait du radiateur ou l’aile avait été arrachée.

-« Merde ! Là j’ai fait fort ! P…je crois que je vais me faire engueuler ! »
Gardant son casque sur la tête malgré le fait qu’il suffoquait, Philippe fit de grands signes vers l’arrière des stands pour signaler qu’il ne pourrait rentrer. C’est à ce moment là que la Sora Natsu avec Paul au volant arriva à son endroit. Il sorti de la voiture et regarda l’étendue des dégâts.

-« Tu as fée faurlll ! » s’exclama-t-il avec sa voix chevrotante et contrariée ne pouvant réprimer son accent Flamand. Avant de reprendre :

-« Tu sais Philippe, on n’a pas un gros budget pour faire rouler la voiture et surtout on manque de temps. Là, il y en a pour un jour de réparation et demain pour toi te familiariser avec la piste de Zandvoort, il ne va te rester que ton imagination. Qu’est-ce qui t’es arrivé ? »

Philippe complètement déconfit :

-« Eh bien je me suis déconcentré. J’essayais de descendre mes temps. Et, à un moment, je me suis énervé. Sentant que je n’y arriverai pas. J’ai sans doute forcé. Oh excuses moi Paul mais rien ne va comme je veux depuis Lundi. Mes collègues de boulot me tirent une tronche jusque par terre. , Mes parents me font déjà plein de reproches sur mon utilité à la maison. Ma formule Ford ne marche plus et je n’avance pas avec la groupe 5. Et puis là, j’avoue que j’avais du mal, je n’aurai plus pu refaire une série de tour.
Paul repris la parole :

-« La dernière chose à faire avec une voiture, c’est de l’envoyer dans le décors. Bon tu n’as pas l’habitude. Tu fais connaissance. Il faut que tu t’adaptes à un nouveau contexte. Ca prend du temps, normal. A chaque tour que tu fais, tu apprends quelque chose. Contentes toi de ces petites choses et tout va venir progressivement. Là tu as sauté des étapes et maintenant, ta progression va se mettre en stand-by. Bilan, dans une semaine quand tu reprendras la voiture pour la course du Luxembourg, tu n’auras rien appris de plus que le prix du mètre de clôture et le temps qu’il faut pour refaire une peinture. Quand tu es fatigué, tu le dit ?! C’est ça être professionnel. On peut vouloir quelqu’un qui est moins vite crevé que toi, mais on préfère surtout quelqu’un qui ramène la voiture entière. Quelqu’un qui dit les choses telles qu’elles sont. Si ça ne va pas dans ta tête, c’est normal. Mais ici, tu peux jouer ta peau. Quels que soient tes problèmes, Si tu meurs y a plus de problème. La vie vaut tous les problèmes du monde ! Tu le sais ? Mon fils là où il est n’a plus de problème. Mais que j’aimerai tellement pouvoir en parler avec lui…..Si il était encore là. Tu n’étais pas en forme pour piloter la voiture. J’aurai compris. En plus, on aurait pu te prévenir. Tu te serais préparé en conséquence. Bon pour ta voiture, elle à peut-être souffert Mardi pendant le voyage entre Zeebrugge et ici. Je vais tenter de joindre David pour lui demander son avis. »

Philippe était las de cette journée où trop de choses étaient venues s’additionner pour apprécier les bonnes des mauvaises. Le lendemain il irait faire connaissance avec le circuit Néerlandais. Ce soir, il dormirait chez Paul près de Turnhout. En attendant il revint aux stands avec le camion plateau qui ramenait la Ryû.
Pour aujourd’hui, il n’en voulait plus. Avait-il encore envie de courir en voiture. Chaque séance d’essai autant que les courses allaient-elles le confronter à une adversité de tous les instants et surtout avec lui-même. Bien sûr, Thierry Martin en remit une couche avec une plus grosse proportion de reproches que de conseil. De plus, c’était son business qui en prenait un coup. Phil retourna vers sa monoplace jaune citron. Pour se changer les idées, il décida d’y poser les stickers de ses sponsors suivant un schéma que Thierry avait joint avec ceux-ci. Les lettres étaient bleues violacées et rendaient à merveille sur le jaune. Humblement, il s’attela à ce travail. Puis une fois terminé, il alla chercher René Pierrard. Après un sifflement d’émerveillement, celui-ci décida de remettre une pellicule dans son Nikon. Il commença à prendre l’auto sous tous les angles. Puis, il demanda à Philippe de poser le Totality afin de marquer l’union avec le mensuel. René lui appris que Freddy était prêt à l’aider pour les courses qui restaient à faire. Celui-ci un peu réconforté lui confia :

Oh chouette ! Ça me fait plaisir qu’il veuille m’aider. Car on ne sera pas trop de deux pour solutionner mon problème. »

René demanda des précisions et, Philippe lui expliqua ses soucis avec les réglages qui ne valaient plus rien. Celui-ci semblant chercher dans ses souvenirs se rappela d’un détail.

-« Aaah ouais je me souviens. Antoine (De Saint Josse) m’avait parlé également de ce genre de problème au début de l’an passé. Petit à petit, il avait trouvé la solution. Mais je crois savoir qu’il n’était pas le seul à connaître le problème. Didier Theys, Pierre Grivegnée et Jean Marie Mersche, , avaient rencontré ce problème. En fait les voitures ont été construites autour d’une marque de pneu. Et donc, les constructeurs, tous Anglais ont travaillé de concert avec le manufacturier du championnat Anglais, optimisant le comportement de la voiture par rapport à ce type de pneus utilisés dans le championnat de Grand Bretagne. A mon avis, ça les rend trop exclusives à ces gommes sans modification des réglages de base. Tu devrais profiter de la présence de Kurt Teujnies aujourd’hui pour lui demander conseil. Il est technicien chez Nippogum, il pourra peut-être te parler des pneus que tu utilises pour te conseiller sur tes réglages. Surtout en parlant bien les pneus que tu avais la bas. »

Philippe ne se fit pas prier, il quitta son stand afin d’aller à celui des Sora de Paul. Par chance et malgré la fin des essais et donc, de la séance de travail, Kurt bavardait encore avec Thierry et Paul. Le capot arrière de la LM Gr 5 avait été enlevé. En fait les ailes arrières et le capot proprement dit ne faisaient qu’un seul élément de carrosserie. Le radiateur endommagé était déposé. Un mécanicien s’afférait à le ressouder. Un autre tentait de redonner un semblant de jeunesse à la carrosserie. Les lettres adhésives éraflées étaient décollées et remplacées par d’autres en réserve. Idem pour les motifs noirs mouchetés de gris et vice versa. Ce n ‘étaient finalement que de l’adhésif aux formes prédécoupées par un graphiste. Quant au rouge, un genre de transfert ton sur ton faisait l’affaire sur les éraflures. L’aileron arrière en alu était resté sans peinture. Il ne restait qu’à démonter ceux des capots de rechange resté à l’atelier. Et l’affaire était réglée.

Un peu penaud, Philippe vint timidement demander à ce monsieur si il pouvait lui parler.

-« Ca y est, je crois que j’ai trouvé les raisons de mon problème avec ma voiture. Les pneus qu’on utilise ici sont des Raiders V. Alors que là bas, j’avais des Goldstone GX. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont des pneus pour voiture de tourisme. Mais les constructeurs de monoplaces fabriquent leur voiture autour des Goldstone GX. Qu’est-ce qu’il est possible de faire pour que ma voiture se comporte mieux avec les pneus d’ici ?»

C’est ainsi que Kurt expliqua à Philippe la spécificité des différents pneus et la façon de régler la voiture pour les faire travailler. Puis, grâce aux carnets de notes des réglages que Philippe avait ramené Angleterre, expliqua la démarche pour aller vers le nouveau réglage.

Fort de ces conseils, Philippe repartit à son stand. Il écrivit le résumé des conseils de Kurt. Il n’était plus que temps de rentrer le matériel pour rentrer à Turnhout. Mais avant cela, comme les mécanos avec le plateau et la LM Gr5, il ferait un détour vers les ateliers du circuit école de Paul. Au programme, réglage de la géométrie, du carrossage et du pinçage des trains roulants. Il déterminerait au fur et à mesure des essais les choix de ressorts et la hauteur de caisse. Il était minuit quinze quand il eut finit de remonter sa voiture. Ensuite, il décida d’aider les mécanos s’afférant autour de la Ryû. C’est là que moteur de celle-ci rugit. Des flammes d’un mètre sortaient des échappements à chaque lâché de la pédale de gaz. A l’arrière, c’était encore un capot vierge de peinture qui avait finalement été remonté bien qu’un aileron ait repris place sur le capot à présent complètement réparé.

Cinq heures de sommeil puis, levé pour être en mesure de démarrer dés neuf heures. Philippe reprenait la piste avec sa monoplace. Il balayait toute une gamme de set-up. Et, à midi, il avait gagné cinq secondes sur ses premiers vrais temps pris en compte. Il avait encore trois secondes de retard pour entrer dans le « top five » de sa catégorie. Mais qu’à cela ne tienne, il savait qu’il en était à affiner ses réglages. Il notait systématiquement tous ceux-ci.
A midi et demi, oh surprise ! Willy, une belle inconnue qui devait être Jasmina ou Jasmine ainsi qu’Inès vinrent lui rendre visite. Philippe ne pu réprimer l’envie de prendre cette dernière spontanément dans ses bras. Puis prenant sa tête à deux mains lui fit un retentissant « smack » au front.

Content de te voir ma jolie ! » Lui dit-il les yeux pétillants et le sourire éclatant.

Elle lui répondit :

Eh bien tu as l’air en forme depuis la dernière fois. Ca fait plaisir, vraiment je suis contente pour toi. Comment ça marche sur la piste ? »

Philippe expliqua tout son parcourt puis les courses en Angleterre, puis les problèmes rencontrés à son retour tant sur un plan humain que technique. Et, enfin, fièrement le fait que ces derniers se solutionnaient. Willy, fut étonné de voir tant de familiarité entre ces deux personnes. Il se demandait si Philippe avait bien remarqué sa présence. Il le félicita pour la rapide trouvaille de sponsor. L’informant que cinquante mille francs (Belge) manqueraient pour boucler la saison. Il lui donna l’enveloppe dans laquelle se trouvaient les lettres de transfert bleues violacées de JOLIVET PNEU. Philippe regarda la jolie personne aux cheveux blonds légèrement ondulés. Un Levis délavé comme le bleu de ses yeux et moulant un joli petit postérieur. Elle caractérisait le style de fille super balancée rencontrées dans l’allée des stands au bras d’un pilote. Elle aurait pu être hôtesse, danseuse, ou mannequin ou peut-être les trois à la fois. Malgré un gentil sourire, il y avait un peu de mystère dans son regard. Beaucoup moins que pour ses jolis seins, que l’ouverture d’un gilet de soie sans manche couleur olive révélait dans leur écrin de dentelle mauve et décolleté. Bien sûr notre tête de linotte libido affective en fut tout bonnement hagard. Et il se réjouit quand Willy décida d’emmener toute la troupe manger une moule frite au bord de la mer. Car Zandvoort n’était ni plus ni moins qu’une station Balnéaire aux Pays bas. Un de ces moments de détente comme Phil en avait vécu grâce aux Lyonnais notamment. Mais assez rare pour être appréciés. Jasmine semblait garder en permanence une expression sereine. Elle semblait s’amuser des aventures d’outre manche de notre « futur légende du sport automobile ». Celui-ci se garda bien de mentionner la fin en apothéose amoureuse avec son hôte Parisienne. Il se laissa aller à quelques facéties. Décidément, son binôme de mentor soufflait le chaud et le froid. Thierry était l’éternel « gueulard » à son égard exactement comme son père. Willy était la source de réconfort, celui qui tentait de rassurer notre ami et, à lui simplifier la vie. Comme son père. Sans lui, pas d’hébergement en Angleterre, pas de sponsor, pas de titre d’espoir de l’année ni de première victoire au quatre heures de Bruxelles pour sa première course, créée par Willy.
Mais bien sûr sans Thierry pas d’Eurêkart challenge ni de suite intéressante en karting. Peut-être pas non plus d’intérêt aussi affirmé de Willy envers cette tête de linotte tout azimut. L’après-midi, Phil repris ses réglages là où il les avait laissé. Ses temps devinrent de plus en plus prometteurs. Il y avait toujours une bonne dizaine de « tordus » avec qui il allait avoir à faire. Mais la plupart étaient bien plus « polis » que les malades d’outre manche. Ils étaient toutefois performants.
Il y avait, toutes marques de monoplaces confondues une demi- douzaine de nouveaux châssis de l’année. Ces adversaires là s’en servant correctement, même en les intimidant, même en y allant de quelques tassements à haute vitesse, même en prenant des risques comme chez les « Britons », cela serait sans doute juste trop peu pour peser en sa faveur.

Après avoir rodé un nouveau train de pneus, il avait enfin réalisé un chrono en rapport avec les débats à venir. Il en était à affiner ses réglages. Il mettait un dernier coup de clé sur la molette de réglage du train avant. C’est à ce moment qu’Inès revint lui rendre visite. Il était alors près de seize heures. Il allait bientôt prendre place dans la groupe 5. Phil s’était entraîné à s’y installer la veille dans les ateliers de Paul. Cet après midi il avait faim. Et il avait repris totalement confiance. Sachant exactement, que les deux heures passées au volant du « monstre », allaient l’amener vers une progression notoire. En attendant, une petite conversation avec Inès s’improvisait.



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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mer 27 Sep - 6:03

Chouette ! De la bonne lecture en perspective !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mer 27 Sep - 13:33

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVI – Comme une caisse à savon ! Suite




Il était alors près de seize heures. Il allait bientôt prendre place dans la groupe 5 qui ayant fait le voyage. Phil s’était entraîné à s’y installer la veille dans les ateliers de Paul. Cet après midi il avait faim. Et il avait repris totalement confiance. Sachant exactement, que les deux heures passées au volant du « monstre », allaient l’amener vers une progression notoire. En attendant, une petite conversation avec Inès s’improvisait.

Philippe :

-« Alors, comment s’est passé ton séjour en Irlande ? Tu n’as pas dû t’ennuyer. Car finalement, je n’ai pas reçu de lettre….Comme tu me l’avais promise. »

Inès :

-« Oh oui je sais mais… nous ne sommes pas resté deux jours au même endroit. Hormis vers la fin ou l’on est resté une petite semaine chez Bryan, un copain de Jasmine. On a fait connaissance avec sa famille, ses frères, ses cousins, c’était vraiment sympa. Puis de retours à Bruxelles, je suis de nouveau aller travailler chez mon cousin. Mais j’ai plus d’une fois eu l’occasion de penser à toi. C’est que tu nous donnes beaucoup de boulot mon salaud. Et toi comment ça s’est passé avec Carole ? »

Philippe sentit dans le timbre de la voix d’Inès un ton inquisiteur. Ainsi, fut-il un peu embarrassé pour répondre :

-« Bon ben pendant un mois et demi, nous nous sommes vu cinq fois bonjour au revoir point. »

Inès insista :

-« Bien, et puis ? » Fit-elle inquiète

Philippe pas du tout sincère et, sachant qu’il avait déjà gâché une chance de la « serrer de près ». C’est qu’il ne voulait pas griller l’espoir d’un rapprochement avec Inès. Il se hasarda à mentir sur l’épilogue pour le moins débridée vécue avec la cousine Carole à « Lavender Home ».

-« Eh bien…c’est tout ! »

Inès pas du tout convaincue reformula sa question :

-« Tu veux dire que toi, n’ayant déjà pas pu t’empêcher de mâter la fiancée de mon cousin ? Tu serai resté de marbre devant ma cousine. Tu as sans doute pleuré à genoux ta chère Stella avec des œillères. Superbe ! Quel self contrôle ! »

Philippe un peu agacé :

-« Dit donc, depuis quand est-ce que j’ai des comptes à te rendre. Et toi, qu’est-ce que tu as fait avec Bryan et ses cousins ? Est-ce que l’on à une vie ensemble ? Bien sûr je commence à oublier Stella. Et c’est tant mieux ! Mais, j’apprécie ce qu’elle m’a apporté. Sans elle, je n’aurai sans doute pas supporté ma solitude jusqu’à…. »

Philippe eut une hésitation. Ce qui mis le doute sur ce qu’il disait .
Inès le repris aussitôt

-« Ouais, continues. Jusqu’à quoi !? »

Philippe embarrassé
« Eh bien…jusqu’à mon retours tiens. »

Inès l’air désolée par la réponse de Philippe reprit :

-« Décidément, il y aura toujours quelque chose pour m’empêcher de me rapprocher de toi. Dans ton empressement de partir de là bas, tu as oublié de lui demander de garder ça pour elle. Je ne demandais pas à ce que tu restes insensible à Carole. Mais tu aurais pu être honnête avec moi. Je t’avais dis !? Tu pouvais te confier à moi. Mais là, à la première occasion, tu m’as prise pour une gourde. J’te croyais plus sincère. Moi, en Irlande, il ne m’est rien arrivé. Tous cela parce que je t’attendais. Je ne t’ai pas écris. Mais je pensais à toi. Tu me plais. Mais je ne sais pas encore bien pourquoi. Mais si tu te payes systématiquement tout se qui bouge dans ta direction…. Gageons qu’en devenant célèbre par exemple. Tu pourrai beaucoup « donner ». Et moi, je risquerai de passer pour une « conne ».

Philippe embarrassé :

-« Bon d’accord, tu tenais à moi. Mais si tu me l’avais écris ?! Ça m’aurait fait plaisir. »

Inès désenchantée :

-« Non mais attends. Moi j’en étais encore à me dire qu’il fallait attendre que cette Stella sorte de ton esprit. Je ne voulais pas être le vautour et profiter de la place restée libre.
Je voulais attendre que ton intérêt pour moi se manifeste. Bilan j’apprends hier par téléphone que tu t’es « tapé » ma cousine. Elle n’a pas pensé une seconde de ce que ça pouvait me faire de l’apprendre. Moi, je n’avais qu’une hâte. C’était de te revoir et te réconforter. Même sans « le reste ». J’avais au moins envie de te dire des choses gentilles, d’être proche de toi. Mais là…. »


Philippe d’un ton solennel

-« Mais Inès, j’ai été très flatté et très heureux de ton intérêt pour moi. Figures toi que j’avais du mal à y croire. Mais en plus, plein de choses se sont passées à ce moment là. A Spa, deux filles une même semaine m’ont trouvé de l’intérêt. Doutant beaucoup côté séduction, celle tournant le moins autour du pot m’a fait vivre ces moments très agréables. Oui j’ai couché avec ta cousine ! Oui je l’ai désirée ! Oui ces moments seront aussi dans la bonne partie de ma mémoire ! Non tu ne mérites pas d’entendre cela. Non tu n’as pas à en être humiliée. C’est pour cela entre autre que n’ai rien voulu te dire.
Je n’ai que vingt ans. Mais je n’ai vraiment apprécié que ces deux filles dans ce domaine. Je ne pensais même pas que cela pourrait être aussi bien. Mais je ne te l’ai pas dis ! C’est que, quelque part dans ma tête, il y avait l’envie de me rapprocher de toi. De ne pas risquer de t’éloigner à nouveau. Si seulement tu avais été à « Lavender Home » les deux jours suivant ton départ. Chagrin ou pas vis à vis de Stella, l’envie de te serrer très fort dans mes bras et, de passer des moments agréables n’auraient pas pu être réprimée. Si tu savais le vide que j’ai ressenti quand tu as quitté la gare ce soir là. Je peux te dire que je souhaite de tout mon cœur que nous serons proches à l’avenir. Et le plus possible si tu vois ce que je veux dire. »

Inès qui dévisageait Philippe non sans une certaine méfiance :

-« Tu veux que l’on se voit régulièrement ? Et moi après cela, je vais me demander ce que tu fais à chaque fois. Comment te faire confiance ? A mon avis, une relation, même en étant pas définitive doit malgré tout reposer sur la confiance. Je ne vais pas tellement avoir l’occasion de te voir. Alors imagine le délire. M’astreindre à passer les meilleurs moments de ma vie dans l’abstinence ?! Alors que toi, tu t’en donneras à cœur joie ? Ça ne m’inspire pas plus que cela. Alors je ne sais pas ! Ne pourrai-tu pas te joindre à Willy, Jasmine et autres de nos amis les soirs de sorties ? On se côtoierait ailleurs que sur un circuit ? Moi j’ai besoin de te connaître. Il faut que je réfléchisse. »
Puis en voyant un mécanicien de Paul s’approcher

-« Bon je crois que l’on a besoin de toi alors. Je ne veux pas te déranger plus longtemps. Ne fait pas trop de conneries là non plus. »

Bon, il fallait se concentrer, Ce n’était décidément pas le moment de s’appesantir sur ses travers amoureux. Une autre maîtresse s’apprêtait à donner à Philippe une deuxième chance.
Cela dit, il était sincère avec Inès. Il souhaitait vraiment une relation affective avec elle. Oui il commençait à oublier Stella. Oui, il l’apprécierait longtemps encore. Il aurait à jamais de la reconnaissance envers elle. Et de ce qu’elle lui avait fait connaître. Ce qui, jusque là, tenaient presque du rêve. Mais, depuis Carole, il savait qu’il s’était affranchi de cette mémoire affective fossile, vouée à cette si jolie Auburn aux yeux de biche. Mais, il n’aurait à présent aucune retenues pour de torrides et doux échanges avec Inès. Elle ressemblait à bons nombres d’histoires d’amour espérées par Philippe. Mais elles ne s’étaient assouvies dans la frustration et, par l’étreinte trop marquée de draps improvisés en placebos affectifs.
Philippe aurait aimé cultiver son jardin secret et, en faire prospérer la substance émotionnelle avec une fille comme elle. Mais, il se sentait également l’âme d’un aventurier de la sensualité non repue, faute d’y avoir goûté suffisamment tôt et souvent.

Quant à Inès, elle en était toujours à ce demander qui déclencherait son détonateur intime. Elle avait pris option sur notre espoir. Mais, elle restait néanmoins dans le floue total. Sans le savoir, il lui avait fait une belle vacherie, deux même. Premièrement, à choisir entre deux hôtesses, il s’était choisi sa collègue. Et pendant qu’elle bossait comme une dingue et de nuit, qui plus est pour soigner l’image de ce don Juan. Ensuite, il s’était payé du bon temps avec sa cousine, sa rivale de la vie. Tous les ans quand elles se rencontraient à ‘’Lavender Home’’, c’était à chaque fois pour qu’Inès se rende compte que Carole avait encore marqué des points. La seule fois où elle l’emporta, se fut quand elle eut ses règles pour la première fois. Mais pour le reste ! Les seins de Carole poussèrent en premier, et plus longtemps. Carole eut son premier vélomoteur. Inès n’en eut un que l’année suivante. Carole fut la première à connaître le flirt. Inès se vengea en le lui « piquant ». Carole eut l’année précédente son premier amant, Inès attendait encore de connaître le siens. Pire, Carole l’avait étrenné. Cela dit, elle sentait que Philippe était pour elle. Celui avec qui cela devait se passer. Le problème c’est qu’elle n’en connaissait pas la raison.

Celui-ci réussi néanmoins à trouver la concentration et l’opiniâtreté suffisante pour mener à bien sa séance de prise en mains de la groupe 5. Le circuit de Zandvoort était tracé dans les dunes au bord de la mer du Nord. La ligne droite des stands assez rapide se terminait par un freinage spectaculaire pour l’épingle à droite en seconde de Tarzan. On obliquait ensuite légèrement sur la gauche puis à droite pour une épingle à gauche en troisième ; Hunzerung. S’ensuivaient des courbes prises à fond pour une courbe à droite d’un angle de trente degrés prise en quatrième ; « Scheivlack » encore une portion lézardant à fond dans les dunes jusqu’à Pulleveld à droite en quatrième, puis une autre courbe à fond à droite pour repasser devant les stands et la ligne de départ. Longueur du circuit, quatre kilomètres deux cent environ. La moyenne au tour des formules un passa de cent quatre vingt dix à deux cent kilomètres à l’heure au cours des années soixante dix.

Ce circuit fut souvent décrié pour des raisons de sécurité. Manque de zone de dégagement dans les parties rapides, et manque cruel et dramatique de compétence des services de secours. L’édition 73 du GP F1 marquera les esprits avec l’accident de Roger Williamson. Après s’être retournée, la voiture finit par s’immobiliser sur la piste et prendre feu. David Purley qui suivait son compatriote descendit de sa voiture pour lui porter secours. Le pilote était indemne mais ne pouvait pas s’extraire de son cockpit la tête en bas.
David Purley tenta seul de retourner la voiture. Puis les commissaires l’aidèrent mais sans conviction et surtout sans résultat. Le feu commença à s’étendre. La voiture incendie fut prévenue avec retard. Elle dû parcourir un demi tour du circuit en cinq minutes avant d’éteindre ce qui était devenu un brasier. Mais le pilote Britannique était déjà mort carbonisé depuis deux minutes au moins. Fou de rage et de désespoir, Purley était complètement anéanti. Les autres pilotes également. Il ne s ‘arrêtèrent pas. Croyant que Purley en leur faisant des signes, indiquait tout bonnement qu’il était sorti de sa voiture en feu, Ne voyant pas la sienne rangée sur le bas côté dans les hautes herbes. Cet affreux malentendu ne fit qu’ajouter à leur désespoir. Un autre pilote trouva la mort sur ce circuit en soixante dix, également par les flammes. Il s’agissait de Piers Courage.

Cela dit, pour notre ami cela se passa bien mieux que la veille. Le fait de rentrer dans la voiture aussi facilement que dans un wagon de première classe, grâce à l’entraînement pris dans les ateliers de Paul enlevait pas mal de stress. Cela avait permis à Philippe de se mettre plus en confiance. Lors de l’EEG Trophy de fin Octobre, ce serait très certainement un Paul Wurtz en très grande forme qui mettrait fin à sa carrière à son volant. Une seconde cinq dixième dans la vue, voilà avec quoi Philippe allait pouvoir rentrer chez lui. Mais il était néanmoins soulagé. Il se sentait capable d’améliorer ses temps. Il se sentait surtout à même d’encaisser cette puissante voiture. La dernière heure fut finalement pour notre homme une partie de plaisir, tout en améliorant son comportement avec la voiture.
Colmarberg était un circuit sinueux. Avec un moteur turbo au temps de réponse de une seconde, se n’était pas de la tarte de maîtriser la voiture. Manquant de souplesse, le jeune pilote fut mal à l’aise pour s’accrocher au peloton de tête. La pluie vint aggraver la situation. Il ne put contenir les assauts d’une Capri violette d’un certain Kaoüter. Quelle ironie, moins d’un an plus tôt, c’était lui qui avait la voiture la moins puissante. Grâce à la pluie et un destin relativement clément, Philippe avait devancé ce Luxembourgeois. En formule Ford sous la pluie, notre ami pu terminer dans le top dix après un bien terne quatorzième chrono aux essais. Aux pays bas il fit huitième aux essais. En course, il s’accrocha au groupe des poursuivants. Après une belle empoignade, il réussi à grimper à la sixième place. Il gagna trois places supplémentaires grâce à diverses fortunes de ses prédécesseurs. En fin de course par contre, une crevaison lente le ralenti. Il échoua à la cinquième place finale.
Il loupait ainsi son premier podium. Plus que contrarié il pensait se calmer lors de la course du championnat circuit ouverte aux GT et autres voitures de tourisme spéciale.
Hormis les deux Porsche 935 intouchables ainsi que les 934 pourtant de la catégorie inférieure, Philippe avait réussi à prendre le meilleur sur une BMW 30 CSL et pris le train de deux De Tomaso Pantera. Il était alors huitième. Les grosses Italiennes étaient assez rapides.
Sa Ryü était un petit peu plus légère et, plus brutale en reprise. Philippe se mit en tête d’attaquer la belle rouge qui était devant lui. Pour la bleue foncée un peu plus sophistiquées lui semblant prendre le large il verrait bien plus tard. Il réussi à rester dans le sillage de la rouge avant Tarzan. Il la déboîta au freinage. Ré accélérant en milieu de virage la puissance ne vint réellement qu’à la sortie de celui-ci. Juste au moment où la De Tomaso tentait de repasser sur l’intérieur. Les voitures parcoururent la portion côte à côte. Mais Philippe avait l’intérieur pour l’épingle à gauche. Il tassa son adversaire vers le vibreur (bordure extérieur). Celui-ci plutôt gentleman et tenant à garder sa belle auto en l’état capitula. Non sans se taper le casque de la main pour signaler à Philippe qu’il le trouvait idiot. Ces courses avaient le mérite de montrer au public des voitures évoluant ou ayant évolué, dans de grandes courses comme le Mans ou les 24 heures de Spa. Beaucoup des pilotes de cette catégorie, étaient en fait des collectionneurs passionnés. Tout en pilotant bien, ils n’avaient pas vocation à se révéler le grand espoir de l’avenir. C’est ainsi fort logiquement que le pilote en question trouva le geste d’attaque outrancier de la part Philippe.
Cela dit, notre ami avait la rage d’avoir perdu le podium en formule Ford. Il tentait de l’apaiser en se donnant à fond au volant de la Ryû. Il en était à envisager de faire connaître le même sort à la bleue pour le gain de la sixième place. C’est alors que la voiture perdit toute puissance à l’accélération. Il fut contraint de rejoindre son stand à quatre tours de la fin pour ré emboîter la durite d’échangeur d’air, cause de la chute de pression de turbo. Il finit dépité quatorzième. Restait l’EEG Trophy à Zolder. Philippe avait décidé de miser un maximum sur cette épreuve afin d’y briller au firmament. Il aimait bien ce circuit, on allait voir ce qu’on allait voir ! Pour la Ryû, c’était fini ! Paul la piloterait dans le Limbourg. Par contre, la Natsu un peu plus souple allait sûrement lui faire passer un super moment lors de cette course de quatre heures. C’est plein de pêche qu’il se mit à placer la Hawke sur la remorque avec l’aide de Freddy Warnan. Celui-ci l’aidait très efficacement et Phil étudiait la possibilité de l’indemniser efficacement. Déjà Paul qui l’appréciait lui avait proposé d’intégrer son équipe. Mais Freddy hésitait à accepter cette proposition. Il entrevoyait de se mettre sous peu en ménage avec Isabelle, une amie d’enfance de toute cette bande de copain. Tant mieux pour Philippe qui savait pouvoir compter sur lui l’année suivante. Mais tant pis également car, cette promotion sonnante et trébuchante aurait été le meilleur remerciement
Freddy avait déjà été son mécanicien sur sa caisse à savon et en karting.


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