Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

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Message  BRUNO935K3 le Sam 8 Avr - 14:29

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre IX Dans l’œil du cyclone


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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre IX Dans l’œil du cyclone

Message  philbaetz le Sam 8 Avr - 18:00

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre IX Dans l’œil du cyclone suite et fin


Stella portait une jupe indienne à frange, descendant jusqu’au genoux. Celle-ci était au demeurant assez fidèle à l’anatomie qu’elle cachait. La matière était assez fine. Le dessus, un débardeur ocre formait un V laissant voir le début de quelque chose d’absolument agréable.
Philippe avait la désobligeante habitude de tenter de deviner la forme des sous-vêtements en fixant les endroits stratégiques. Mais il ne put cette fois les définir.

Elle portait des bottillons de cuire souples beiges clairs. Elle avait revu son maquillage en fonction de cette nouvelle tenue. Le cayon noir avait souligné ses yeux bleu vert. Du gris cendre recouvrait ses paupières. Un rouge à lèvre framboise donnait à cette bouche pulpeuse l’aspect de fruit d’été. (Mouais je sais ! C’est banal tout ça.) Des Ray-bands tenaient ses cheveux au dessus du front. Ils laissaient découvrir son visage hâlé.
Ils trouvèrent une table dans un restaurant Italien.

Philippe n’en revenait toujours pas d’être avec une aussi belle créature. Son cœur battait très fort. Mais c’était en même temps pour lui une situation de malaise indescriptible. Et, il vécu là un moment d’extrême inconfort. Il savait cependant que celui-ci resterait gravé dans sa mémoire. Et, que sa libido reposerait sur des suppositions qui auraient pour nom Stella. Que les tubes de l’été auraient à jamais la couleur turquoise de ses yeux. Que le siège passager de l’Opel record serait considéré comme un lieu de recueillement. Lieu où il chercherait à extraire des résidus olfactifs de ce parfum envoûtant. Il ne pouvait donner un nom à celui-ci. Mais un mélange d’épicé et de patchoulis en faisait ressortir une origine orientale.

Lorsque vint le serveur, hormis un apéritif, ils en profitèrent pour commander le plat. Elle souhaitait un Ossau Bucco. Le garçon précisa que ce plat ne serait servi que pour deux personnes. Un regard suggestif de Stella incita Philippe à se décider, à contre cœur, à prendre la même chose. Pour la digestion et « l’éclate » en boite, ça allait être scabreux. Lui qui s’était calé au mess. Et pour « la suite », il y avait, (heureusement ?) fort à parier, que cela ne poserait aucun problème du fait, vu l’improbabilité.
Après le Marsalas vint donc le plat de résistance. Philippe en regardant le serveur « mater » Stella se sentait résolument toujours aussi mal à l’aise.
Il devinait dans ce regard, et dans la comparaison qui suivait, le tracé d’un parcours à handicape. Encore une fois, c’est Stella qui se mit à parler en premier. Mais à ce moment là, Phil plongea la tête sous la table.
Stella
-« Meye…c’est mes jambes que tu regardes comme ça ? Tu « feyes » pas très discret tu seyes !? »

Philippe revint sur le plancher des vaches avant de chuchoter

-« C’est Maubert, il ne faut pas qu’il me voit là. »

Stella
-« Ton père, tu veux plus voir ton père ? Mais c’est lui qui te prête sa voiture et, c’est comme ça que tu le remercies ?! »


.Philippe

-« Mau-bert, Pierre Alain Maubert, le patron de l’opération Européan Business ! Si il me voit, et qu’il le répète, ils vont me tuer dans l’équipe. »

Stella en souriant malicieusement

-« Aaaah bon, parce que tu ne peux même pas faire ce que tu veuyes ?!
Alors qu’ils ne te paient pas !?
Et toi tu désobéiiiis coquin.
Mais ne t’en feyes pas ! Ils en veulent déjà après toi.
Je t’ai vu sur la télé du ‘chapitowe’’.
On a vu ta voiture sur deux roues. Ils disaient que c’était toi qui conduisais. Ils disaient que tu étais fou, idiot.
Ils parlaient en Flamand alors je compreneye trrrès bien ce qu’ils disaient. Mais…tu eyes toujours aussi nerveuye dans la vie ? Tu regardes partout, on dirait que tu eyes poursuivi par la police. »


Philippe

‘’ Je risque gros. Thierry et Willy, c’est eux qui s’occupent de trouver un financement pour moi courir. A mon niveau, si je n’ai pas de sponsor, donc l’argent de sponsor, personne ne me fait courir. Je ne suis pas encore assez expérimenté. En voyant que je suis ici au lieu de dormir, ils ne voudront plus m’aider. Ils penseront que l’on ne peut pas me faire confiance.’’

Stella le sourire coquin

‘’Dans un sens, ils auraient raison ! Tu eyes un petit garçon désobéissant. On ne peuye pas te fairrrre confiance. Alors comme ça, tu prends des risques pour moi ?! Coquin ! Moi, je trouve ça gentil pour moi’’

Mais si Mademoiselle Inès apprenait ça, hein ? Moi, j’ai bien vu comment elle te regarde. Alors on va pas lui dire hein ?! C’est son grand frère mon patron. Lui aussi, c’est un coquin. Et son ami Thierry, c’est encore piiire. Tu es mignon de te mettre comme ça dans l’embarras pourrrr moi. »

Philippe

-« Ce n’est pas son grand frère, c’est son cousin….ou son parrain, …quelque chose comme ça! Mais c’est promis, moi je m’en fout, mais pour toi, on ne lui dira rien, fais moi confiance. »

-« C’est ça mon salaud ! » Se dit intérieurement Stella

Le repas continua sous le ton de la douce plaisanterie. Stella lumineuse et sensuelle à chaque fois que sa bouche mordait, avalait, que ses cils battaient, que ses jambes se décroisaient ou que son buste se bombait.
Philippe, sur la défensive, chaque fois qu’une Sirocco, une 320 ou, une silhouette rappelant un de ses mentors apparaissait.
Le pire, c’est quand des gens la connaissant interrompaient un début de conversation. Ses parents venaient souvent à Spa, elle était connue de certaines personnes. Alors, entre un : ‘’Je te présente Georges, il est formidable, il est patron de ceci. » et « Voici Michel, il est fantastique, il s’occupe de cela.’’. Philippe n’avait que de nombreuses occasions de sentir rabaissé, insuffisant.

Ils quittèrent enfin la terrasse du restaurant. Cette boite où ils n’allaient pas tarder à se rendre ne l’inspirait pas. Ils marchaient, sans se toucher ni se prendre ne fusse que la main.
Mais comment allait-il faire ?
Ce n’est pas dans ce pub où ils passèrent près d’une heure que Philippe trouva une solution.

Ils arrivèrent dans ce dancing. L’endroit était déjà bondé. Entre les campeurs Allemands, Hollandais, Belges et, en moins grande quantité d’autres nationalités, ainsi que les autochtones qui en faisaient leur lieu de réjouissance, difficile de trouver une place assise.
Aussi, Stella se mis de suite à danser. Les airs de disco ne manquaient pas de révéler son corps de rêve. Le simple fait qu’elle occupa un endroit rendait celui-ci presque solennel. Sa façon de danser amplifiait bien sûre le résultat.
Notre ami à ce point ébloui ne voulait pas se mettre en piste, voulant également éviter de se montrer lourdaud.
Lorsqu’elle eut « tourné » une dizaine de minute, elle vint chercher notre « pilote » pour le décoincer.
Enfin, Bardolino et Whisky aidant il n’était plus si lourdaud que cela. Mais le disco ne l’inspirait décidément pas. ‘’A chier l’disco !’’
Néanmoins il tenta de donner le change et de temps en temps, quelques morceaux arrivaient à le débrider.
Dans la première série de slow, elle alla se refaire une beauté. Ensuite elle profita de places libérées au bar pour prendre un verre.
Dans la seconde, après avoir été branchée par un allemand lors de l’autre série disco, elle « succomba » à la demande de celui-ci.
Philippe observait, la mine catastrophée. Les mains de celui-ci encadrant ses hanches et descendant de temps à autre sur ce fabuleux séant, sans qu’elle ne bronche. Son angoisse, un moment estompée, reprenait de plus belle.
On aurait pu lire la détresse dans ses yeux.
Mais les slows s’arrêtèrent heureusement. La belle se remis à contorsionner son atteinte à la sérénité, de manière à révéler la libido des plus réservés et, des plus ignorants d’eux même. La troisième série de slow aurait peut-être pu revenir à Philippe si la belle n’avait évoqué son envie de rentrer.

‘’J’eye chaud ! Et je être fatiguée. On a du boulot demain ! Il vaudrait mieux rentreye. Surtout si on doit leysseye la voiture avant le circuit. Tu m’as dis qu’ils allaient le fermeye au cours de la nuit ?!’’

Ils reprirent alors le chemin du retour. Heureusement, la voiture paternel n’avait subit aucun avatar. Ne sachant que penser sur cet échec, Philippe restait silencieux, et Stella aussi par la force des choses.

Ce n’est qu’a mi parcours qu’elle déclara :‘’J’ai envie d’ineke !’’

Philippe, à qui un jour, à Charleroi, une dame avait proposé des bonbons d’anis ou de réglisse en les dénommant « des carabouillas » pensa qu’il s’agissait de leur appellation Malinoise. Il s’apprêta à répondre qu’il n’en avait pas sur lui. C’est là que Stella repris, en posant sa main entre les jambes de Philippe.

‘’Tu comprends ? Je te dis que je veux une kée, ta kée !’’

Philippe qui avait pourtant régulièrement « investi à fond perdu » sa solitude sentimentale, avait quand même le court de ses bourses au zénith. La réaction fut instantanée. Ayant compris juste avant trop tard, quelle confiserie Stella souhaitait s’enfiler. Mais quand il voulut s’arrêter au bord de la route, Stella lui demanda de continuer, de tenir son volant en concluant par un : -« A la caravane ! »

Jusqu’à l’arrivée à la source, la biche s’occupait d’une main experte à maintenir notre homme (finalement) dans un état de fébrilité extrême. Elle n’abandonna « le carabouilla » qu’à l’approche des contrôleurs.
Il s’ensuivi des palabres de dix minutes. Philippe eut bien peur de ne jamais pouvoir convaincre ceux-ci. Sa chemise « grand-père » était sortie du pantalon. Comme on se plaisait à les porter à cette époque. Elle dissimulait aux yeux de ses interlocuteurs un télescope charnel pointant dans ce ciel étoilé, la voie lactée. La sienne justement, commençait à exprimer des désirs d’évasion cosmique. Il eut été fâcheux, que le minois de son interlocuteur du moment, ainsi ensemencé se retrouve du coup avec un bouc poivre et sel.
Philippe commençait à trouver le temps long. Et, désespéré, il s’apprêtait à lâcher un :

‘’En, ne me laissant pas passer tout de suite, tu risques de nager dans le bonheur sous peu. Fais gaffe, ça glisse !’’

Heureusement, la belle Stella sorti son « Pass Relation Presse Européan Business ». Ce qui fini de convaincre définitivement les « gardiens du temple ». En plus, ils les escortèrent jusqu’au bas des stands. On leur ouvrit ainsi plus facilement le portail paddock.
Aussitôt débarrassés de leur garde rapprochée, Philippe pris Stella dans ses bras. Il lui colla l’objet d’un scandale évité de justesse.
Ce qu’il avait désiré ce moment. Plus encore depuis qu’il avait aperçu sa « victime ». Elle l’invita à sortir et à rejoindre la caravane. Leurs ébats commencèrent d’emblée. Philippe troussa la jupe de sa muse, glissant sa main entre ses cuisses. Il se rendit compte pourquoi, après maintes tentatives, il n’avait pas été capable de deviner la forme de la petite culotte de cette délicieuse personne. –
« Ma chienne ! » se dit-il.
Le mélange des corps devint torride. L’envie de notre pilote était à son paroxysme. Stella, comme il avait pu s’en rendre compte, était mûre pour le recevoir. Et leur deux corps ne firent qu’un. Assiégé qu’il était, le service relation presse ! Libérée, sa virilité trop longtemps réprimée !
L’étreinte fut momentanément temporisée quand jaillit ce qui aurait pu, dix minutes plus tôt, créer un incident diplomatique avec l’organisation. Heureusement, notre habile hôtesse pu remplir à merveille ce blanc insinué, dans leur union charnelle.

Tout en plaçant les mains hasardeuses de notre espoir vers des endroits de son corps un peu plus réceptif, elle remettait sensuellement une rigidité salutaire dans la teneur de leur relation.
La sensation fut tellement délicieuse que notre ami, tout à son appréciation faillit momentanément à ses propres prestations de délices voluptueux. –« Ce qu’elle devait aimer les carabouillas ! » Se dit Philippe.
Il menaça de nouveau « d’exploser ». Mais avant, il la positionna de manière à se priver, quel crève cœur, de son regard de biche. Celle-ci, ne se fit pas prier. Présentant, ce que Phil souhaitait lui-même montrer à ses adversaires directs dès le lendemain après midi, mais plus féminin toutefois.
Aussi s’y introduit-il de la manière la plus jouissive qui soit. Stella ne tarda pas à venir, (où ça ?) accompagnant sa félicitée de râles soupirants, à peine teintés de sa voix suave.
Les râles devinrent audibles au delà même de la caravane. Et, lorsqu’ils s’accélérèrent, ce furent alors des expressions parfois en Flamand, et à d’autres moments, en Français.
Philippe n’en pouvait plus ! Voir ce fondement présenté pour lui seul en cette occasion lui donnait une telle puissance.
Voir dresser le corps de cette jolie proie soumise à son autoritaire virilité achevait de flatter cette dernière.
Lorsque enfin le seuil critique fut atteint, puis dépassé, les deux corps s’affaissèrent de concert sur la couchette. Un moment de repos et de tendresse succéda à cette débauche Charnelle.
Philippe remarquait le peu d’entrain que mettait sa partenaire aux doux câlins. Il aurait aimé. Car, au moins autant que le sexe, ça lui avait manqué ces derniers temps. Il se doutait un peu que celle-ci n’avait pas l’intention de se hasarder avec lui à une liaison durable.
Cependant, il n’en revenait pas. Jamais il n’aurait pensé que cela se produirait. Comme un phénomène astronomique dû au hasard céleste.
Aussi notre ami ne voulu pas en rester là.
Cette relation serait bientôt du passé ?! Certes !
Il voulu absolument prolonger cet instant. Il décida un peu par la force de relancer sa partenaire dans un nouvel échange corporel.
Cette fois ci, il tenta d’amener Stella vers de l’étreinte avec plus de baiser de caresses.
Ils restèrent allongés pendant leur union, face à face, couchés sur le flan.
Ensuite toujours unis, toujours face l’un à l’autre ils s’assirent. Leurs mouvements étaient beaucoup moins prononcés que lors des précédents échanges, plus lents. Mais Philippe était peu à peu parvenu à amener Stella à manifester de la tendresse affective.
Leur corps étaient au contact l’un de l’autre de manière beaucoup plus chaleureuse. Il n’y a que vers la fin que leur rythme devint un peu plus physique. Ensuite, il s’endormi…(rent, non mais !) sans autre forme de procès, les corps enlacés.

Le calme était revenu, comme l’œil du cyclone, entre deux tempêtes, au bas du Raidillon.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Sam 8 Avr - 19:26

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre IX Dans l’œil du cyclone suite et fin

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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps

Message  philbaetz le Sam 15 Avr - 14:06

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps



Samedi 09 heures.

C’était jour de marcher à côté de la caravane. Le soleil commençait à chauffer l’habitacle. Philippe se réveilla en sursaut. Stella n’était plus là. D’après sa montre, il avait encore le temps de s’habiller pour d’assister à la réunion avec la direction de course. Son sac était prêt, heureusement !
Il monta à la tente Européan avec sur lui ses vêtements de la veille. Les anglais du camping car d’à côté se marraient en le voyant sortir dépenaillé. « Vite une douche ! » se dit-il, suivi d’une autre question… « Est-ce que j’ai rêvé cette nuit ou bien… ?"
Il entra dans l’auvent de l’équipe en regardant le sol. N’osant regarder les personnes qui s’y trouvaient de peur d’être questionné. C’est bon, la douche était libre. Une fois lavé et bien rafraîchi, il enfila un des deux polos et un jeans propre.
Il glissa ses vêtements de la veille dans un sac plastique pour les destiner à une lessive. Sa combinaison qui avait été lessivée par le service intendance de l’équipe était sèche à présent.
Il se versa un café bien serré, un jus de pamplemousse, un bol de céréale et un œuf bacon. A la fin de son repas, une main tenant la cafetière devant son visage lui resservit un café.
Phil osa enfin lever les yeux. Il redécouvrit alors ce visage au sourire resplendissant et au regard ensorceleur.
D’un petit clin d’œil, elle lui glissa un:
‘’ Je ne t’eye pas dit merci pour la soirée d’hier. Alors merci beaucoup mon petit coquin ! Et dépêches toi, il va falloir laisseye la place aux journalistes qui viennent prendre un café. Alors comme ça, tu as feyes le meilleurs temps de l’équipe. Heureusement que tu n’étais pas aussi rapide cette nuit..’’
-« Moi aussi je te remercie… infiniment. » répondit Philippe à la fois enchanté et incrédule .
Elle avait revêtu son ensemble Européan Business à la nuance près que comme Philippe et tous les autres membres de l’équipe, le tee shirt avait fait place au polo pour le week-end. Elle ne pu rester plus longtemps et s’éclipsa.

Son quota « d’importantes personnes » l’accaparait déjà. C’était donc bien vrai ! Il avait réellement vécu une nuit de rêve.
Déjà le meilleur moment passé en ce domaine avait été avec Carine, Flamande elle aussi. Cela c’était passé à Bouillon dans les Ardennes Belge.
Sans doute la barrière de la langue l’empêchait-il de dire trop de stupidités et, autres niaiseries pouvant consommer sa crédulité.
Philippe parti voir où en étaient les voitures de l’équipe. Sa Golf était prêts. Plus personne n’y travaillait, seul restait de faction, une des personnes de la logistique.

Le coup occasionné lors de l’accrochage avait été réparé. Il ne restait plus aucune trace de l’incident. La voiture de Rolf était, elle, encore sur bloc, sans personne autour. Aucune roue ni rien n’était remonté. Ni les disques ni les arbres de transmission. Philippe s’en inquiéta auprès de son gardien.
Celui-ci répondit :
‘’Ils ont trouvé un problème sérieux sur le moteur. Ils l’ont remplacé. Et, avant de faire trop de bêtises, ils sont allés dormir quelques heures. Ils vont bientôt revenir. Les autres voitures vont comme des horloges. Ah vous êtes Philippe Baetz ? Il y a Monsieur Berkmans qui vous cherche. Je crois qu’il est dans votre stand. N’oubliez pas que vous devez aller au briefing. Il se tient au club house à dix heures précise.’’
Philippe se dirigea donc vers son stand et y trouva effectivement Willy. Il avait l’air ravi et s’adressa à Philippe.

‘’ Ah bonjour Philippe content de te voir en forme. J’espère que tu te sens d’attaque pour cette course. Tu as vu tout ce monde ? Et ça ne fait que commencer. Il y a quatre kilomètres de file avant l’entrée principale.
Saches que je suis content de toi. On t’a mis un challenge dans les mains, et sans sourciller tu l’as relevé.
Dommage que le briefing tombe en même temps que l’invitation des journalistes dans notre point d’accueil.
Mais cela dit, je te demanderai de rester à proximité. Je compte bien sur quelques journalistes à l’issue du café pour te poser des questions. Je te donne ce qui, je le pense, risque de t’être demandé. Et voici sur cette feuille la forme de réponse à éviter. Pour ne pas que tu risques de te faire piéger.’’

Avant de rajouter :
‘’Ah au fait, je ne sais pas si il y en a qui t’ont vu hier en discothèque’’ Dit-il en souriant ‘’Le principal, c’est que tu assumes. Quelque soit ton comportement en dehors de la course, tu dois être à la hauteur pendant la course, affable avec les journalistes, le reste je m’en fiche.
Mais pour les journalistes plus tard, t’auras intérêt à montrer patte blanche. Sinon ils ne te louperont pas. Autre conseil, ne t’attaches pas trop. Tu souffrirai. Mais elle est vraiment superbe. Ah oui allonges toi de 14h00 à 15 H00. Tu seras plus frais pour ton relais. Il devrait commencer aux alentours de dix sept heures quinze.’’


Ainsi donc Maubert l’avait repéré. Le secret n’était que de polichinelle. Comprenant ainsi mieux, le pourquoi qu’il ressentait le besoin de fixer le sol devant tout le parterre relationnel.
Philippe était épaté. C’était la première fois qu’une course à laquelle il participait rassemblait autant de monde. Déjà aux essais, ce n’était pas triste mais là….. Il fallait désormais, où qu’il aille se frayer un chemin au travers de la gangue humaine.

Les tribunes étaient déjà bondées. Le Merchandising donnait déjà la couleur propre à l’édition. D’une année à l’autre, des ombrelles par-ci, des bob par là, l’action d’un constructeur ou d’un sponsor se démarquant des autres, colorait de ses logos et de son design ces masses acheteuses. Leur présence sur les abords du circuit, servirait en fait d’ornement.
Il se dirigeait vers le lieu du briefing lorsqu’il tomba sur Rolf discutant avec le grand pilote Allemand « Hans Stuck » vainqueur de cette course en 72 et ex pilote de F1. Son équipier les présenta l’un à l’autre. Philippe ne comprenait pas du tout l’Allemand. Mais il cru deviner que son camarade d’écurie raillait la mésaventure de la veille. Sans doute en brocardant notre ami au passage dans sa manière de se comporter.

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Sam 15 Avr - 17:54

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps



Samedi 09 heures.

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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps

Message  philbaetz le Sam 15 Avr - 21:53

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps/suite
Samedi 16 heures.

Ça y est ! La course était partie. Devant, un peloton de sept voitures semblait vouloir imposer un train d’enfer. La Camaro restait résolument devant les cinq Capri en furie ainsi que la première BMW.
Dans un second peloton à peine moins turbulent, une dizaine de voitures se tiraient une bourre d’enfer.
C’est dans ce groupe que les premiers incidents éliminèrent en plusieurs actions distinctes une demi douzaine de voitures. Certaines restant sur le carreaux d’autre abandonnant aux stands. Deux voitures cassèrent leur carter en escaladant de manière trop brutale les bordures de corde d’un virage. Un pilote sans frein fit un « tout droit » à « Fagnes » tout en éperonnant par l’arrière la voiture qui le précédait. Un autre en tentant de passer son rival par l’intérieur tassa celui-ci et l’expédia dans le rail à « Malmédy ». Encore à Fagne un concurrent partit en tonneau et fut extrait commotionné de la voiture.
En catégorie III, les Sirocco d’usine tentaient de faire le trou et d’imposer un rythme endiablé. La troisième restait en embuscade aux alentours de la dixième place. La Golf de nos amis perdait entre cinq dixièmes et une seconde au tour mais en cinquième position derrière une Audi et la Sirocco privée. La deuxième Européan était septième et Rolf en fin de peloton.
Après une demi heure, il rentrait pour la deuxième fois aux stands. Il semble qu’il y avait un problème sur le train arrière. On démonta le triangle de suspension ainsi que l’amortisseur. La voiture resta immobilisée vingt bonnes minutes. On remonta un ensemble neuf et l’Allemand repartit.
D’autres voitures eurent leur lot de problèmes. Et de ce fait, et en dehors des abandons qui n’avaient pas encore été prononcés, une demi douzaine de voitures figuraient plus loin que l’Allemand au classement. Le premier ravitaillement en essence eut lieu pour nos amis à 16H49.
Si il y avait bien trois stands pour les trois voitures, seules deux aires de ravitaillement pneu avaient été installées. De cette manière ils s’opéreraient avec plus de confort. De plus avec six pistolets pneumatiques pour le vissage dévissage des roues, deux pouvaient être utilisés lors de chaque ravitaillement. Mieux valait en garder en réserve au cas où.
Une bande d’arrêt fluorescente rouge et une autre verte déterminaient les emplacements. Lorsqu’il arrivait aux stands, le pilote apercevait de loin une perche tendue avec son numéro souligné d’une bande de la couleur de l’aire à emprunter.
On pouvait gager que le second arrêt se déroulerait vers 17H40. Ce serait alors au tour de Philippe de prendre le volant. Il avait des consignes. Il devait effectuer un double relais.
C’est à dire deux pleins d’essence. Ne pas dépasser un régime moteur donné, faire attention aux freins qui devraient ainsi tenir quatre doubles relais et, surveiller les voyants et l’aiguille de température d’eau.
Le tout en gardant le contact avec la Sirocco. L’Audi semblait être la seule des voitures privées à vouloir suivre les deux Sirocco d’usine mais…à quel prix ?

Ça y est ! Philippe repartait, son relais s’était effectué en même temps que celui de la Sirocco privée, maintenant au centre de ses préoccupations. Il roulait modérément en ce premier tour car ses pneus étaient froids.
La gomme d’un pneu de compétition n’est ni plus ni moins qu’une colle qui doit chauffer pour être efficace, collante.
Il convient d’observer l’évolution de cette colle afin, que cette bande tout en collant à la route reste solidaire à l’autre partie du pneu.
Sinon cette chape de colle s’en va. C’est ce que l’on appelle un déchappage.
Il convient enfin que la gomme ne soit pas trop dure. Sinon la colle ne chauffe pas et il n’y à pas d’adhérence.

Au bout de trois tours, notre ami constatait que la voiture avait un bon comportement et tenait facilement la Sirocco qui le précédait. Il suivit donc cette voiture comme il lui semblait que cela lui avait été demandé.
A 18 Heures 30 lorsqu’il rentra pour ravitailler en essence, quelle ne fut pas sa surprise quand il vit Claudio casqué et ganté attendre pour prendre son relais.
Que se passait-il ?
Phil sorti de l’habitacle et aida son équipier à s’installer. Sans plus se poser de question il rentra à l’intérieur du stand. Thierry arriva vers lui franchement contrarié. Et tout en observant Franz s’expliquer grand gestes à l’appui avec Beaudouin, il s’entendit reprocher.
-« Mais qu’est-ce que tu fiches aujourd’hui ? Tu dors ou quoi ?! Tu es à trois secondes des temps de Franz. En vingt cinq tours tu t’es pris presque un tour de retard. »
Ce à quoi Philippe répondit :
‘’ Mais je ne comprend pas, on m’a demandé de suivre la Sirocco ?! C’est ce que j’ai fais.’’
Thierry
‘’ Mais si au lieu de tourner au virage de la source, le pilote de la cette voiture décide d’aller tout droit vers Spa, pour aller en discothèque !? Tu vas continuer à le suivre ? Et les panneaux ? Non seulement on te montre que tu n’avances pas. Mais en plus on te demande d’aller plus vite. Et tu ne réagis pas. Là, pour le coup, ils sont furaxes !’’
Avant de poursuivre :
‘’Le mec qui a pris le relais dans cette voiture là, il n’avance pas. Tu fais une course. A tous les instants il y à du temps à gagner. Profiter de leur faiblesse. Tu lui mettais une minute quinze secondes dans la vue. Crois moi ça compte dans une course comme celle-là. Tu as intérêt à être vigilent pour tout à l’heure.’’
Décidément, il y avait toujours quelque chose pour que Philippe se mette en froid avec le reste de l’équipe. C’était d’autant plus regrettable qu’il pouvait facilement aller plus vite. Mais il avait pour le moins très mal interprété ce qu’on lui avait demandé.
Et…pour le coup, il s’en voulait. A lui de donner le change aux alentours de 21 H 40. Il décida donc de faire le break et d’aller se restaurer. Tiens, il n’a pas vu Inès dans les parages. Tant pis, du moment qu’il puisse parler avec Stella. Ça lui fera du bien.
Et en effet, qui rencontre t-il en arrivant au point d’accueil ? Notre belle auburn qui, en voyant Philippe s’éclipsa d’une conversation pour le rejoindre. Elle lui dit
‘’ Je ne peuye pas resteye longtemps avec toi. Il y à les gens de « Boëm’s Group » qu’il faut accueillir dans cinq minûûûtes. Après, on doit les escorteye à différents endroits du circuit. « Ta » copine en fait de même en ce moment avec les responsables des meubles Berkmans. Euh…, est-ce que tu peux me signeye un autographe sur ce tee- shirt…. ?Au nivow du sein gauche.’’
Philippe accepta en ajoutant
‘’ A condition que tu le mette sur toi.’’
Ils se mirent un petit peu à l’écart dans le motor-home. Elle enleva son polo pour enfiler le tee-shirt jaune. Philippe s’exécuta de fort bonne volonté. Bien sûr, il en profita pour la caresser tendrement. Puis, bien entendu, ils finirent par s’enlacer et s’embrasser. Philippe lui parla tout bas dans l’oreille.
‘’Je n’en reviens toujours pas de ce qui c’est passé entre nous. Tu m’as donné beaucoup de plaisir. Je peux t’assurer que ça m’avait manqué. Tu seras ce qui m’est arrivé de mieux ce week-end. J’espère que l’on ne va pas en rester là. Je t’ai…je t’adore tu sais !’’

Notre hôtesse s’apprêta à répondre. Mais, l’arrivée bruyante d’un groupe parlant l’Anglais dans le point d’accueil l’interrompit.

‘’Oh désoleye, ceux là, c’est pour moi. Je te laisse. Tu eyes un vilain petit coquin très charmant !’’

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Sam 15 Avr - 22:04

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps/suite
Samedi 16 heures.

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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps

Message  philbaetz le Dim 16 Avr - 22:40

Saga racing team tome 1 Hasards opportunsChapitre X Fin de Semaine à Francorchamps/ Suite

Et elle s’éclipsa. Elle avait laissé un dossier de presse à côté du tee-shirt. Philippe décida de le parcourir tout en se restaurant au mess. Au menu, céleri rave rémoulade en entrée, et un repas chaud. Poule au riz pilaf. Une tranche de pastèque en dessert. Et bien sûre, eau pétillante de Spa pour digérer, ainsi qu’un café serré. Le dossier tranchait franchement avec le récent climat d’incompréhension Il ne savait que penser de ce qu’il lisait.
’Philippe Baetz, tremplin pour un exploit’’
Jeudi 21 H 00, notre jeune poulain n’à encore jamais rouler à Francorchamps. Ce toboggan grand juge de paix n’est déjà pas une sinécure en temps normal. Mais que dire d’en faire connaissance de nuit, en plein essai officiel de ces célèbres 24 Heures de Spa? C’est pourtant le défi qu’à dû relever notre jeune pilote Et on peut dire que sans faire d’erreurs, et en se classant septième sur les neufs pilotes de l’équipe Européan Business, il a su s’en montrer digne de la confiance.’’
Vendredi 16 H 40, Mais faut-il pour autant s’arrêter là ? Ce n’est pas franchement de l’avis de Philippe. Et non sans quelques frayeurs notre ami s’est lancé dans un autre défi. Celui de qualifier la meilleure voiture de l’équipe.
Nous avons tous tremblé pour lui lors de ses ultimes tentatives. Surtout lorsqu’il dépassa une Sirocco d’usine aux combes, se retrouvant sur deux roues au « Malmédy ». Laissant un court instant planer une pesante incertitude.

Mais au bout du compte l’objectif à été atteint .Et c’est le cinquième temps de la catégorie III qui a sanctionné notre jeune espoir.
Voilà de quoi mettre de la sérénité dans les rangs de cette dynamique équipe d’Européan Business.

Que de louanges, il y avait six pages. Les sponsors qui trouvaient une juste identité dans l’association aux côtés de Philippe. Pierre Alain Maubert (le mouchard) qui avait toujours cru au bien fondé de faire confiance à de jeunes espoirs Européens comme Philippe. Et, il se félicitait d’avoir permis à ce jeune talent de se révéler. Même Beaudouin se montrait content de Philippe et ….de son « sens de la performance ». Ses équipiers se félicitaient d’avoir une jeune recrue sympathique et rapide à la fois. Il y avait aussi trois photos de Philippe. Une avec tous les membres de l’équipe et les sponsors de « tremplin pour un espoir ». L’autre au moment de partir des stands, la troisième, à Malmédy sur deux roues donnant un sursaut à notre ami qui ne pensait pas être passé aussi près.

Il y avait aussi un petit mot sur cette photo « Peux-tu me dédicacer cette photo pour une admiratrice qui s’appelle Stella. Je l’accrocherai chez moi en pensant à « d’autres acrobaties. » Peux-tu me ramener demain soir à Bruxelles ? » En principe, Philippe comptait ne rentrer tranquillement à Bois Seigneur que le lundi matin. Mais pour « le plus beau cul » de la planète, il allait sûrement changer d’avis.

Samedi 23 heures 20

Ca y est, Philippe à accompli son double relais. Cette fois, on ne lui a pas demandé de rentrer plus tôt. Il a assuré en ménageant les freins. On aurait dû lui changer les plaquettes lors du ravitaillement intermédiaire.
Mais, on a préféré le laisser continuer avec les sensations qu’il avait assimilées pendant les quarante premières minutes de roulage.
De plus, si Claudio arrivait à effectuer ne fusse qu’un relais au rythme qu’ils avaient adopté, sur l’ensemble de la course, ils gagnaient un remplacement de plaquette prenant douze minutes.
Et, ils étaient loin de perdre ces douze minutes dans l’allure qu’ils menaient. Seul bémol, cette chaleur à « Fagnes » lorsqu’il fallu éviter une Toyota Corolla en perdition. Et, que la Golf alla drosser le mur de pneus. Tout le côté gauche fut éraflé. Il ne s’en aperçu qu’une fois rentré aux stands à la fin de son double relais.

Au début de celui-ci, Philippe fut très impressionné par les éclats intenses et incessants des flashs qui crépitaient quand il passait devant les stands ou dans le raidillon. C’était une bien curieuse sensation de se sentir au cœur de l’action et de l’actualité.
Ça devait ressembler aux salves des bateaux alliés le jour J lorsque qu’ils firent cracher le feu. De plus c’était pratique, quand une voiture de tête de la catégorie 1 arrivait pour le doubler, l’intensité des flashes redoublait alors.
Plus efficace que les drapeaux bleus et les rétros!
Ils étaient toujours quatrièmes de leur catégorie. L’Audi se montrait toujours menaçante pour les deux Sirocco. Eux étaient à un tour et demi et en avaient au moins autant d’avance sur les deux Celica qui forçaient l’allure pour rester au contact.
Devant, le récital de la Camaro avait duré quatre heures. Ensuite des problèmes de surchauffe et de démarreur avaient retardé cette voiture. Elle restait néanmoins en course.

Des cinq Capri de tête, il n’en restait plus que trois avec en sandwich, une BMW tantôt deuxième, tantôt troisième. Le deuxième groupe qui s’était décimé en début de course ne comprenait plus qu’une Capri, une BMW et une Mazda RX 7 à moteur rotatif.
Et depuis 21 heures, c’est elle qui menait ce groupe. Le moteur rotatif est un cas particulier. Ce sont les pistons, appelés rotors qui tournent dans des chambres de combustions. Les lacunes sont les problèmes d’étanchéité entre les chambres. La consommation n’est pas non plus exemplaire. L’avantage, moins d’inertie due à l’absence mouvement de va et vient du piston classique qu’il faut transformé en circulaire via les bielles et le vilebrequin. Donc moins de perte. Et surtout, moteur plus compact et moins lourd.


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 16 Avr - 23:50

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportunsChapitre X Fin de Semaine à Francorchamps/ Suite
Sans déc-nner, tu écris super-bien; la façon de décrire en détaillant ce qui se passe...vraiment très sympa et intéressant à lire !
As-tu déjà écrit d'autres livres, ou essais, ou nouvelles....avant tes géniales histoires d'automobiles ?

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Lun 17 Avr - 10:54

J'ai écris une petite nouvelle par rapport à une fille qui m'avait complètement mis sur le cul. Mais j'avais déjà commencé le premier tome de Saga Racing Team que je réécris à présent (Hasards opportuns)et dont je transmet les chapitres au fur et à mesure. Idem pour les inédits. la troisième histoire est pratiquement écrite. Quelques poésies aussi.
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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps

Message  philbaetz le Lun 17 Avr - 11:15

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps/suite

Dimanche 06 heures

Il pleut depuis une heure. Dans le stand Européan, on redresse tant bien que mal la taule de  la Golf 88. Franz casqué et ganté est prêt à reprendre la piste. Claudio qui lui passe le relais semble lui expliquer, geste à l’appui comment il s’est fait piéger à Stavelot.
Il ne devait renter aux stands qu’06 H 12 mais, l’avant gauche de la voiture est tellement enfoncé que l’aile frotte très fort sur la roue. Outre la carrosserie, les optiques en on pris un coup. Alors, sans s’énerver, les mécaniciens s’activent à remettre tout ça en état.
Franz repartira à 06H 15 mais ils occuperont toujours la quatrième place du général.

Derrière eux, c’est de nouveau la Sirocco privée qui après des problèmes de frein,  est très régulière à présent. Les deux Toyota ont été fort retardées l’une perdant une heure dans une sortie de route impliquant la troisième Sirocco d’usine et l’éliminant. L’autre sans embrayage à perdu également son cinquième rapport de boite, manquant ainsi de vitesse de pointe. Elle est à présent à six tours.
Il ne reste que sept  voitures dans cette catégorie III. Trois Sirocco dont deux d’usine, une Audi, une Golf, deux Toyota.
L’Européan business team n’a pas été épargné. Le Français Martinez est parti spectaculairement en tonneaux en haut du raidillon. Sa voiture pulvérisée en est quitte pour la casse. Mais lui est indemne. Rolf, après d’incessants arrêts aux stands, trois heures en plus des ravitaillements, a fini par renoncer à mi-course.

Les derniers espoirs reposaient désormais sur les épaules de l’équipage Italo-Belge. Mais la course à été dure pour tout le monde. La lutte de prestige entre les trois Capri de tête a tourné à la catastrophe. Ces trois voitures appartenaient à trois équipes différentes, et trois sponsors différents et concurrentiels dans le tabac. Un sérieux accident concernant deux d’entre elles en élimina une. L’autre mit une heure à rentrer. La troisième peu avant s’était mise à tourner sur cinq cylindres (au lieu de six) puis à fumer beaucoup, (normal vu son sponsor).
Finalement, de l’huile finit par tomber sur les échappements et fit prendre feu à l’ensemble en haut des stands peu avant quatre heure. La BMW dernière rescapée ce groupe de tête,( la Capri accidentée n’ayant toujours pas repris la piste depuis trois heures du matin) c’est arrêtée pour un problème de boîtier électronique et n’a repris la piste qu’en troisième position.
En tête, depuis cinq heures, la Mazda RX7, deux et trois les BMW, quatre, la deuxième Mazda, cinq, six, sept, trois Capri encore valides dont celle d’un certain Kaoüter. Les deux Camaro ont renoncé. L’une sur fuite d’essence, l’autre sur début d’incendie aux stands, voiture trop endommagée.
Il reste à présent vingt neuf voitures en course. Nos amis figurent à la dix huitième place. La Sora Natsu du Brigthon racing est vingtième. Le moteur V6  2400 turbo à donné beaucoup de fil à retorde à l’équipe.

Dimanche 14h00

Ca ratatouille sous le capot de la 88. Classés en quatorzième position, nos amis commencent à craindre de ne pas rejoindre l’arrivée. Mais, qu’à cela ne tienne, et en principe, ça doit tenir. De ce fait, le rythme reste quand même soutenu. Du moins suffisamment pour résister au retour de la Sirocco privée. La dernière Sirocco d’usine encore en piste tient l’Audi en respect avec trois tours d’écart. Ce qui est finalement très peu. Mazda et BMW sont en tête.

Dimanche 16 Heures

Ce sera douzième et deuxième de la catégorie. L’Audi a fini par taper à Blanchimont. Elle faisait le forcing pour rattraper la Sirocco de tête qui commençait à ralentir sérieusement le rythme dû à un problème d’échappement. La Golf n’était pas mieux lotie puisqu’elle fumait et émettait elle aussi un bruit bizarre à l’échappement. Mais Claudio a ramené la voiture devant le drapeau à damier.
   
Dans l’équipe Européan et chez Koning  team, c’est la satisfaction. Bien sûre ils lorgnaient vers la victoire de catégorie malgré les Sirocco d’usine. Mais finir et, qui plus est deuxième,  dans les conditions qu’ils ont connu, c’était somme toute une performance valable. Dans le stand on se détendait. La bière coula à flot. Un des sponsor étant brasseur, cela semblait évident.
Winen vint serrer la main de Philippe en lui souhaitant bonne chance pour l’Angleterre. D’autres personnes vinrent. Les mécaniciens goûtèrent momentanément au repos et à la détente avant de procéder au vidage du stand. Décidément, ces acteurs de l’ombre avaient vraiment un rôle aussi ingrat que pénible à tenir et pourtant, tellement primordiale.
La Golf rentrait dés ce soir à Bruges elle serait exposée la semaine qui suivait dans les différentes galeries des meubles Berkmans plus d’autres opérations de promotion pour les sponsors.
''Une bien bonne voiture''! Pensa Philippe. Au hasard des rencontres, Willy vint converser avec lui. Il lui annonçait que « Totality », une revue tendance Belge avait l’intention de publier la fameuse photo de Malmédy  et de faire un article sur lui. C’était un peu grâce à Maubert qui avait acheté une page pour la promotion de « l’Européan Business Book ».
Mais, Mathieu Gerbert, le rédacteur en  chef en personne c’était dit intéressé par le personnage. Et Willy de rajouter.
-« Ils t’ont pris en photo à la discothèque. Finalement, pour une revue comme celle-là, je pense que c’est plutôt une bonne chose.Ca donne du relief à ton personnage, Stella te met en valeur. D’autant que le résultat sportif n’en a aucunement souffert »

Mais Philippe s’en foutait. L’arrivée était franchie. Les 24 Heures avaient repris la place à laquelle il les avait considérée avant sa grosse angoisse du Jeudi matin.
Il avait un peu tort. Car, il se passerait désormais beaucoup de temps, avant qu’il ait la chance d’évoluer dans une opération à l’intendance et à la logistique aussi bien rôdée.
Ne croyez surtout pas qu’il s’agissait d’une usine à gaz. En fait, cette initiative d’une poignée d’étudiants fraîchement diplômés ne rassemblait une telle infrastructure que le temps d’un événement. Ils louaient à un caravanier un Motor-home, et à un spécialiste une bâche bleu de 200m². Ils y collaient des étoiles européennes jaunes, et les logos des différents sponsors. Pour le sol, ils amenèrent des dalles bleues et quelques dalles jaunes pour imiter le drapeau européen ainsi que des tables bleues et des chaises jaunes. Bien sûre ils louèrent les services d’un traiteur pour certains grands repas mais les trois quart du temps, il s’agissait des membres de famille des trois écuries qui assuraient la tambouille.
Les écuries n’étaient en fait que de petites structures concourant habituellement dans leur pays. Elles furent unies sous le sceaux d’Européan Business le temps de cette course. Les sponsors respectifs continuaient de figurer sur les voitures en question. Mais celles-ci étaient décorées en bleu Europe avec, partant de l’arrière droit vers l’avant gauche une bande blanche diagonale d’un mètre de large.
Plus qu’un budget de fonctionnement technique, Européan business avait assuré le côté relationnelle et logistique de l’ensemble des trois équipes.
Le tout avait formé pour l’occasion une des structures les plus respectables de cette épreuve. Il était sûr qu’avec le temps, Philippe serait très fier d’en avoir fait partie.

Mais dans l’immédiat il voulait surtout revoir Stella. Et, être certain qu’elle voulait toujours rentrer avec lui. Il avait déjà rattaché la caravane à l’Opel  le tout attendant  que le trafic se fasse plus fluide. Il avait dédicacé la Photo « A Stella pour tellement de choses ».
Tiens au fait, Il avait au cours de ce week-end dédicacé à peu près ses cinquante premières photos. Une voix féminine l’apostropha alors qu’il était dans ses comptes. C’était Inès
‘’ Alors le prince charmant ! Il paraît que l’on à pas perdu son temps ce week-end. Bravo, je reconnais que je me suis trompée. Mais ne te fais pas trop d’illusions. Ce n’est pas une fille pour toi. J’ai mes raisons. Alors comme cela, moi je bossais d’arrache pied pour soigner ton image. Et toi, tu prenais le risque de tout foutre en l’air en faisant la java. Pas si lucide que cela le garçon. Enfin, on ne vit qu’une fois. Heu…ça ne te dérange pas que je prenne le bateau avec toi mercredi matin au moins ?…. » Dit-elle ironique
Philippe s’apprêta à répondre lorsque Pierre Alain et Thierry vinrent le chercher pour l’interview  du magasine « Totality ».
Ils lui posèrent un tas de questions sur ses débuts en karting, en voiture, ses impressions sur Francorchamps, ses projets d’avenir, sur les difficultés économiques que rencontrait un pilote voulant devenir professionnel, et sur ses goûts musicaux, cinématographiques, ses aspirations politiques et philosophiques ,…. sa libido . Quatre pages quadris lui seraient consacrées pour le numéro d’Août. Philippe avait demandé qu’on lui envoie un exemplaire en Angleterre.

Finalement, il se demanda si une semaine aussi intense avait déjà existé dans sa vie…et existerait encore. Après un derniers repas convivial et de grands au revoir avec les membres de l’équipe et ses mentors, Philippe entrepris de repartir.


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Sam 22 Avr - 17:30

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre X Fin de Semaine à Francorchamps/suite

Dimanche 06 heures
Sympa d'agrémenter tes récits avec une photo de temps en temps !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  Johan le Sam 22 Avr - 17:33

J'aime bien ce coté "rétro" que tu apportes dans tes histoires. Cool
Quelque part, ca retranscrit un saut dans le temps, d'une époque où je n'étais pas encore né. Wink

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Sam 22 Avr - 17:44

C'est vraiment bien écrit !
Tu projettes d'en éditer un ?

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 23 Avr - 11:25

Oui! je veux tout éditer. Mais d'abord finir de réécrire celui-là. Ce sont les corrigés que vous avez d'ailleurs. L'histoire s'écrit dans les années 80. Car c'est l'époque où j'aurai eu l'occasion de vivre ça. Et, c'était à mon avis, de toute l'histoire du sport auto, la plus probable pour arriver à être pilote pro, grâce au groupe C notamment et aux courses US de l'époque. Les pilotes pouvaient plus facilement gagner de l'argent avant d'être en F1. Ou pour justement payer la F1 et F3000 qui coûtaient plus que ce que les sponsors étaient prêts à débourser.


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 23 Avr - 19:46


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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre XI Amères brumes

Message  philbaetz le Jeu 4 Mai - 22:16

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XI Amères brumes


XIX Amères brumes

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Même pas visible, un épais brouillard enveloppait comme dans un cocon, Inès, Philippe, et le ferry pour Douvres quittant Zeebrugge. Espérant, lui surtout, qu’un petit coin de station balnéaire donnerait à leur voyage un arrière goût de vacance. Mais là, rien ! Même pas le bout de la gare maritime. Quelques teintes pastelles n’auraient pourtant pas été de trop.

Philippe avait du bleu à l’âme depuis Lundi après midi. Lorsqu’il quitta Stella. Ayant toutes les peines du monde à dissimuler sa tristesse et persuader son entourage qu’il était heureux de saisir l’opportunité de ce voyage en Angleterre.

Celui-ci devait « booster » son caractère et ses affinités de pilote. Y compris pour la langue, tant elle faisait partie de l’abécédaire du pilote international. Et il se devait d’atteindre ce statut. C’était pour lui comme pour tous les autres pilotes Belges, la seule issue pour espérer vivre un jour de son métier. Mais la motivation pour que la démarche atteigne son but semblait plutôt émoussée.

Sa mère s’en était d’ailleurs aperçue. Mais comme le Philippe était assez secret, elle mettait cela simplement sur le fait qu’il quittait de nouveau le cocon familial. Et ce, à peine deux jours après s’en être éloigné une semaine durant.

Elle culpabilisait de le laisser partir sans opposition. N’aurait-il pas attendu en vain un refus parentale, pour décider finalement à ne pas continuer ? Une ingérence de sa part aurait pu provoquer une vive, voir coléreuse réaction de son troisième fils. Alors elle laissa les choses se faire. Après tout, il était majeur. Il lui fallait bien des expériences. Et ainsi, se rendre compte si il faisait ou non fausse route.

Mais non, Philippe avait le « blues ».

Et le problème, c’est que personne la veille de son départ, personne envers qui il aurait aimé s’épancher sur ses états d’âme n’était disponible, visible. Il devait garder cela pour lui et ce, pendant six semaines.

Bien sûr, il écrirait à Stella, ou au vent plus précisément. Car la belle hôtesse de son cœur ne serait certainement pas là pour le lire. L’idée de la savoir dans les bras d’un Playboy de la capitale le désespérait. Il se sentait désormais comme appartenant à une autre dimension ne pouvant plus partager le même espace temps de cette belle…tellement belle histoire. Un peu comme la frustration du petit Yorkshire amoureux de sa maîtresse mais n’appartenant pas au même ordre.

Pas comme l’homme venant la visiter de temps à autre, et qui le privait du doux partage de la couette. Bref, un sentiment intolérable d’impuissance à exister comme un alter ego affectif et surtout, sensuel.

Et puis, Inès, sans doute blessée par cette aventure, ne lui serait d’aucun réconfort. Au contraire, elle devait lui en vouloir de l’avoir à ce point snobé. Cette fille l’aurait, au vu de ses conquêtes passées largement comblé si d’aventure il y en avait eut une.
Mais pour une fois qu’une telle occasion se présentait, il fallu qu’une super nova éclipse un soleil pourtant radieux. Quels gâchis ses vaudevilles de jeunesse.
Inès était pourtant le genre de fille qui plaisait à Philippe. Plutôt belle, sa compagnie lui était sans aucun doute flatteuse. Et depuis la gare du nord jusque dans ce ferry, les regards masculins prouvaient que ce choix aurait été très bon. Alors, Philippe en volant trop près du soleil, devait s’être brûlé les ailes. Inès ne devait certainement pas accepter d’avoir été évincée comme cela.

Comment devait en effet avoir réagit cette jolie poison. Elle qui, après dix mois d’hésitation était enfin prête à jeter son dévolu sur un garçon à la limite plus touchant que séduisant. Et qui sait, peut-être même pitoyable par manque d’assurance interposée.

Seules quelques banalités avaient émergé des états d’âme de notre « espoir ». Il se sentait plus en représentation devant l’hôtesse d’Européan, qu’en complicité affective.

Et pourtant, après une heure de voyage, une main vint se poser sur son épaule. Une voix douce et réconfortante vint briser le son de cette eau fendue par ce bateau transportant ces deux jeunes personnes.

-« Alors c’était si bien que cela !? Mon pauvre ami si tu te voyais. On a peine à te croire limant le bitume comme un météore. Je suis désolée. Mais je t’avais prévenu. Cette fille n’était pas pour toi. Et maintenant tu veux vivre éternellement de souvenirs, et gommer les réalités du présent. Je sais que c’est mission impossible. Je comprends à quel point tu es malheureux. Alors si tu veux te confier… même pleurer sur mon épaule !? Profites de ces quelques heures. Tu es avec quelqu’un que tu connais un tout petit peu. Laisse toi aller.»

Bien sûr Inès avait été quelque peu blessée le Samedi après midi. Les potins de l’Européan business lui avaient appris la folle nuit de notre héros avec la « princesse en free lance ». Mais cette jolie personne ne s’en était pas sentie rabaissée pour autant. Son « petit héros en chocolat fondant », de par sa logique faiblesse d’homme, avait été attiré comme une mouche l’est de la confiture, par cette Stella aux formes… émouvantes et aux yeux ensorceleurs.

Elle fut surtout épatée qu’il trouve en cette Salomé du regard un retour affectif. Inès était sûre d’elle au vu des succès qu’elle avait auprès des garçons. Paradoxalement, ça lui avait donné envie d’attendre le « bon coup » pour confier à l’état de relique, sa condition de jeune fille. Percevant en Philippe, l’impression que celui-ci n’emporterait pas comme un trophée de chasse ce moment si important. Celui-ci marquerait pour elle le début d’une vie de femme. Elle le savait sensible. Et elle le trouvait attendrissant….surtout en ce moment. C’était peut-être l’instant où jamais de briser cette barrière de l’intimité pour le connaître un peu.

Philippe, le regard éteint se mit un premier temps sur la défensive.

-« Et pour quelle raison tu ferai ça hein ? Dis moi ! »

Inès, un petit rictus sur les lèvres accompagné d’un lent haussement d’épaule répondit.

-« Parce que je suis là ?! Te voir comme cela me touche. Je ne voudrais pas que tu fasses une bêtise. Ce ne serait pas juste !? C’est tout ! »

Philippe qui prenait comme bienvenue cette aide « Inès…pèrée » avait d’un coup l’esprit assez confus.
-« J’ai l’impression que j’avais peut-être une chance avec toi, mais je n’ai pas osé y croire. C’est Stella qui me l’a fait comprendre. Incroyable non ? C’est bête ! Mais rien que par rapport à cela, je ne me sens mériter aucune complaisance de ta part. »

Le sourire nettement plus prononcé, et le regard doux à l’égard de son interlocuteur, Inès repris.
-« Tu l’avais pourtant bien vu non ? Tu pouvais me parler !? Ah, vous les mecs ! Vous restez comme des lourdauds à nous pister. Mais vous n’êtes pas foutus de savoir quand on voudrait vous avoir près de nous .Mais ce n’est pas une raison pour t’en vouloir. Je t’ai observé tout le week-end. J’avoue que ça m’a plus qu’agacé quand j’ai appris pour toi et Stella. Sur le coup, je me suis dit que tu étais peut-être différent que ce que j’imaginait. Tu devenais comme les autres, orgueilleux, prêt à tout pour culbuter une nana. Mais en te voyant là, aussi triste, pour les raisons que je connais…., je crois que non. Elle ne veut plus te revoir ? Ou alors, c’est le temps qui vous sépare que tu trouves trop important ?»

Philippe se laissa aller, les yeux humides, à confier ses blessures à cette infirmière de cœur.

-« Oh bon sang, si tu savait comme c’est dure. J’avais fini par croire qu’une aventure comme celle là ne pouvait en aucun cas m’arriver. J’y peux rien mais ça m’a bouleversé. Tout se passant comme je l’avais toujours souhaité. J’aurai voulu me faire tout petit pour faire partie de son quotidien. On est à jamais séparés. Elle m’a dit qu’elle me ferait souffrir sans cela. Mais là, si ce n’est pas de la souffrance…»

Inès, un petit peu exaspérée :
-« Tu es vraiment « chochotte » pour un mec ! Tu es du genre romantique ! Ça a du charme. Mais c’est lourd à gérer. Je ne te connais pas beaucoup. Mais j’ai vu tout de suite. Tu es un grand sensible. Tu as des yeux d’amoureux. Quelque chose comme de la douceur, et de la mendicité dans le regard. Tu trahis trop facilement tes intentions. Ça peut faire peur aux filles d’ailleurs. On n’a pas forcément envie de partager quelque chose avec un mec. Alors toi parfois, ta façon de regarder fait un peu décalé. Mais rien que pour toi, ce n’est pas bon de baisser trop vite sa garde. La preuve. »

Et de poursuivre

-« Oh mon pauvre Philippe, il va te falloir oublier tout ça. Pour moi, pleure là tant que tu peux. Si tu l’aimes tant après tout. Mais tu as une vie à faire, et apparemment peu banale. Beaucoup risquent de t’envier d’ici quelques années. Je te promets! Je ne te laisserai pas t’écrouler. Et puis, en dehors du fait qu’elle ne veut pas te faire souffrir… Si tu pouvais être heureux dans ce que tu fais. Elle serait heureuse aussi. Alors rien que pour elle, tu peux essayer de passer ce cap difficile. »

Ils passèrent ainsi les dernières heures de voyage. Ils prirent le train vers la capitale Londonienne avant, de prendre une correspondance direction Liverpool. Mais, loin de viser cette cité célèbre pour son Football et ses Beatles, ils s’arrêtèrent en gare après vingt minutes de trajet, dans une petite bourgade non loin de Luton. De là, ils marchèrent, traversant un village au nom imprononçable jusqu’au hameau voisin. Un nombre incalculable de manoirs et de fermettes avait ponctué leur chemin. Eux se dirigèrent plus précisément vers la dépendance d’un hôtel particulier. Une petite barrière en fer forgé et fraîchement peinte en bleu lilas, marquait le passage du mur d’enceinte surmonté de barreaux. Ceux-ci avaient gardé leur teinte rouille en attendant leur tour de rafraîchissement. Après avoir franchi un petit jardinet, l’entrée s’effectuait par une verrière plus très jeune. Certains carreaux avaient été remplacés par des vitraux violets.

Les frères Lombard avaient hérité de cette maison de famille, enfin, la dépendance, de leur tante maternelle. Leur mère à eux avait été élevée et vécu avant de se marier, du côté de Bath.

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Jeu 4 Mai - 22:35

philbaetz a écrit:
Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XI Amères brumes


XIX Amères brumes
Aaahhh....te voilà de retour !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Jeu 4 Mai - 23:33

Bah viii !? pirat
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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre XI Amères brumes

Message  philbaetz le Dim 7 Mai - 13:15

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XI Amères brumes suite et fin



L’endroit où se trouvait cette maison était plutôt coquet. Longeant un canal, le hameau se situait au Sud Est des collines de Chiltern Hills.
Et à dix kilomètres au Sud Ouest devait se trouver le circuit de « Club Elan ». C’est là qu’était basée l’école de pilotage de David Stanley.
Ancien mécanicien chez Cooper dans les années 60, il avait créé sa propre écurie lorsque cette glorieuse équipe fut liquidée. Cela correspondait justement avec l’avènement de la Formule Ford. Une formule junior monotype d’un nouveau genre.
Après avoir sans succès tenté sa chance avec ses propres châssis, il jeta son dévolu sur ceux de la marque Hawke. Ne sachant que faire de ses propres voitures, il décida non sans les avoir améliorée, de les proposer en location pour des séances d’initiations.
De là, ses vertus pédagogiques aidant, son entourage le persuada de donner des cours aux licenciés du compté. C’est que David avait également manié le volant avec dextérité. Mais en rallye, au Monte Carlo ainsi qu’au RAC, le Rallye d’Angleterre sur des mini Cooper.
En parallèle, ses deux activités prospérèrent laborieusement, mais justement. Il avait maintenant un parc de trente monoplaces plus ou moins récentes pour son école et, dont il louait certaines pour des compétitions.
D’un autre côté, à l’entrée du circuit, se trouvait un bâtiment assez conséquent ayant abrité jadis la maintenance de wagon de chemin de fer. Dans celui-ci, se trouvait son écurie qui faisait d’une part courir directement une bonne dizaine de voitures, et d’autre part, assurait un suivi logistique pour des clients un peu plus indépendants du constructeur Hawke comme De Saint Josse par exemple.
Il était possible de faire partie de sa structure avec le statut, de pilote d’usine Hawke qui allait avec. Il fallait en échange un budget conséquent que ni le valeureux Antoine, ni Philippe ne pouvaient apporter. D’où cette idée d’affréter quatre camions de pièces détachées dans différents championnat où l’équipe de David n’était pas directement présente, c’est à dire : l’Italie, le Benelux, la Scandinavie, l’Autriche. Et encore quand ces pays n’étaient pas visités par le championnat d’Europe où cinq pilotes représentaient IMPRO RACE. Le championnat Anglais monopolisait lui presque l’autre moitié du Staff. Bern Shaëffer dans le championnat Allemand était le dixième sociétaire du team.

Mais cela Philippe l’apprendrait plus tard. Il manquait d’appétit depuis trois jours. Ça ne lui faisait rien finalement, d’être dans ce pays à la nourriture peu sujette à la gourmandise. En hôtesse exemplaire, Inès faisait découvrir la maison de la famille Lombard-Mathews à l’administré de Bois Seigneur Isaac. La verrière était l’antichambre du hall séjour, pièce centrale du rez-de-chaussée donnant Ouest. Elle constituait toute la longueur de ce niveau son centre donnant sur le couloir d’accès à la salle à manger à gauche, séparée par l’escalier montant au premier, de la cuisine à droite. Celle-ci donnait sur l’arrière cuisine où une porte fenêtre accédait à la cour et plus loin un cellier. De l’autre côté de l’arrière cuisine, une autre porte surélevée. En fait, il s’agissait d’une poutre au sol qu’il fallait enjamber pour accéder à un genre de garçonnière. Une chambre d’aventurier en herbe avec au plafond une tabatière de un mètre sur cinquante centimètres sous laquelle était dressé un petit échafaudage fait de deux escabeaux. Sur ceux-ci, une planche sur laquelle étaient posés deux télescopes pour astronome amateur. Sur le côté droit, ce qui devait être un bureau était recouvert d’un nombre incalculable de choses : filet à papillon, mini laboratoire de chimie en plein inventaire, cannes à pêche, fusils de chasse, clubs de golf plus ; des livres, des vases et, des cartes terrestres. Un vieux parquet usé comme dans le reste de la maison constituait le sol. Au fond, plusieurs armoires d’un âge à la fois respectable et avancé absorbaient une grande partie de la luminosité, et à gauche, pour finir, une couchette avec une petite fenêtre donnant plein Est.

En désignant une armoire vide, Inès pris un des sacs de Philippe et lui dit :

-« Voilà Philippe, tu dormiras ici. Ce n’est pas, et de loin, la pièce la plus chaude. Mais pour cet été ça devrait plutôt te convenir. Toutefois, il y a un convertible très fonctionnel dans la partie gauche du séjour en entrant. Mais tu risques d’être dérangé. Car, autant te le dire tout de suite, tu n’y sera pas seul. Carole ma cousine de Paris est ici pour un bout de temps. Elle doit parfaire son Anglais également. Mais elle, c’est plutôt les chevaux qui l’intéressent. Ne penses pas l’épater avec tes histoires de pilote.»
Lui lança t-elle avant de se reprendre
« Oh pardon excuses moi. Mais bon, pour une fois ça ne te démangera peut-être pas de vouloir impressionner une fille. Même si crois-moi, elle n’est vraiment pas mal du tout. »

Après avoir haussé les épaule un petit sourire au coin des lèvres, Philippe, d’un hochement de tête fit comprendre à son hôte que ses mots ne l’avaient pas contrarié. Il regarda néanmoins d’un œil circonspect sa « couche » avant de suivre la jolie Inès vers l’étage.

En haut de l’escalier, une fenêtre donnant Ouest surplombait la verrière. A gauche et à droite deux portes donnant sur deux chambres d’un très beau standing que pouvaient occuper conjointement les deux couples Lombard. De par la fenêtre, la lumière du soleil descendant découpait en ombre chinoise les jambes d’Inès au travers de sa longue jupe en coton crème. C’était la première fois que Philippe s’émouvait de féminins et subtils tableaux depuis Stella, l’avant veille. Mais cette sensation le dérangeait et, le contrariait même quelque peu.

Inès récupéra l’attention de Philippe en reprenant.

-« Et voici le club des pétasses, comme le dit mon oncle. Voici la chambre que Carole et moi, nous partageons parfois. Je ne te dis pas le « bordel » que l’on a pu y mettre. »

La chambre en question se trouvait à gauche lorsque l’on tournait le dos à la « coquine » lumière de la fenêtre. En effet, du bordel, il y en avait ! Un « troupeau » de sac de voyage, en cuir de marque s’il vous plait, jonchait le parquet. Tous à moitié ouverts et à moitié vidés et, dont le contenu achevait de recouvrir le sol. Des sous vêtements en dentelle, des bas, des jupes, et autres chemisiers étaient ainsi nonchalamment étalés à la vue et aux fantasmes du premier curieux venu. Pas de doute, il s’agissait bien d’une chambre de fille. Faisant face à celle-ci, la salle de bain d’un confort remarquable. Inès tout en invitant Philippe à redescendre suggéra :

-« Bon ben…la visite est terminée. Moi, je suis vannée ! J’aimerai me détendre un peu. On va d’abord voir ce qu’il y à dans le réfrigérateur. Et ensuite on va s’asseoir un peu ? »
Ils firent donc l’inventaire de ce qui ce mangeait de mieux et après s’être affalés sur le canapé en velours beige se remirent à discuter. Philippe commença :
-« Tu sais Inès, je te remercie infiniment pour tout. Je te demande de me croire. Je suis vraiment très content de te connaître. En d’autres circonstances, tu aurais pu te rendre compte de mon enthousiasme à te côtoyer. Et je peux t’assurer que désormais, je ne me lasserai pas de te revoir Mais…j’avoue. Je redoute de passer autant de temps avec une personne inconnue. Surtout que je ne suis pas certain d’être accepté. Si ça tombe, ça doit l’embêter sérieux de m’avoir dans les pattes. Ça risque d’être tendu. Je serai très mal à l’aise dans ce cas !? »

Ce à quoi Inès répondit :

« Oh mais ne t’en fait donc pas. Tu sais, cette fille est déjà à l’université. La vie en communauté avec des mecs, elle connaît. D’ailleurs elle est allée en Corse en voilier. Et il y avait cinq mecs pour deux filles. Elle ne se pose pas de question, crois-moi. »


Justement, nos amis finissaient de manger. Et, on entendit s’ouvrir la porte de l’arrière cuisine. De nouveau et ne sachant pas pourquoi, Philippe se tendit intérieurement. Son estomac se resserrait comme avant les essais des 24 Heures, comme avant que Stella n’arrive à la caravane. C’était d’un total inconfort. Mais cette situation le remettait finalement en contact avec lui même, avec ses propres démons. Il se retrouvait tel qu’il était la plupart du temps lors d’instant de découverte et d’incertitude. Se disant secrètement, qu’il allait pouvoir de ce fait, continuer à fonctionner. Une magnifique brune au visage bronzé, et aux yeux clairs arriva en s’exclamant :

-« Je me doutais bien qu’il y avait du monde d’arrivé ! Comment vas tu « niaise » ?*(écorchage volontaire et phonétique du prénom Inès, qui pour cette dernière prenait en ce moment des proportions agaçantes). Excuses moi de ne pas t’avoir écris, mais j’étais très occupée ces derniers temps. T’as fait bon voyage ? »

« Merci, moi aussi ! » Se dit Philippe qui avait déjà l’impression d’être plus qu’ignoré alors qu’Inès répondit :

-« Bien ma « casserole » très bien ! Ca fait plaisir de te revoir. Vous auriez pu passer les fêtes avec nous l’an passé. On se voit de moins en moins. Même les vacances maintenant. Tu te rappelles le souk qu’on a mis il y a un an à la sortie du pub. Eh bien voilà, je te présente Philippe. Je suppose que tu es au courant?! Quelqu’un devait passer six semaines à « Lavander home » (le nom de la maison depuis que Simon Lombard s’échinait sans succès et sous la risée du reste de la famille à faire pousser de la lavande du midi). Hé bien c’est lui !

Carole

-« Oui oui ta mère m’a appelé la semaine dernière pour m’informer de la chose. Bon ben…on fera avec. » Dit-elle avec un sourire mi gêné, mi amusé.
Il y avait un peu de mépris dans sa manière d’appréhender Philippe. Et de ce fait elle continua la conversation comme si Philippe n’existait pas. Il est vrai que cette conversation d’une Bruxelloise aisée avec une Parisienne aisée qui plus est de la même famille avait de quoi donner envie à une troisième personne provinciale et non aisée de se sentir exclue. Philippe tentait de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Tentant de s’amuser de leurs délires passés mais, frôlant bientôt l’incident diplomatique avec la France. Cela arriva lorsque la conversation changea de sujet .par le biais d’une question d’Inès.

-« Au fait comment va la vie à Paris ? Ca fait un bail que j’y suis allée. J’avais bien aimé quand ton père m’avait fait visiter les studios de la télé. Il est toujours attaché ministériel dans l’audio visuel ?’’
Carole dépitée :
-« Oui bien ça ma « Niaise », c’est bien fini. Depuis que les « socialos » sont arrivés au pouvoir, tout se casse la gueule. Son bureau ministériel a été dissous avec l’assemblée nationale. Maintenant, il est de nouveau attaché au consulat du Maroc pour le tourisme et l’export. Moi, ça me fout le cafard quand je me rappelle combien il a bossé sur la télé. Tout ça pour rien, pour être vidé comme un malpropre. C’est carrément la déprime à Paris. C’est bien simple depuis les vacances, je n’y suis pas rentrée. On à pris le voilier à Ramatuelle début Juillet on à passé trois semaines de rêve en Corse. Je suis restée une semaine dans la maison de ma grand-mère à La Baule. Le temps de m’éclater en boite et de laver tout mon linge et…. cap sur Londres par avion. Et je ne suis pas prêt de rentrer. Ici je m’occupe plutôt bien. J’ai réussi à monter « Tarrence ». Tu sais le jeune Poulain anthracite ? Il a grandi bien sûr. Et ça y est ! Il se laisse monter, enfin….par moi. Je suis la première !

C’est là que Philippe de temps en temps un peu grande gueule fit, en raison des circonstances, une gaffe monumentale.

-« Excuses moi ! Mais je ne comprends pas. C’est quand même pas les Russes qui sont au pouvoir. La France est toujours une démocratie non ? Et puis, il y avait pas mal de gens heureux à la télévision. Moi je peux te dire que j’ai des amis socialistes en Belgique des militants. Ce sont des gens tout à fait dans la norme. Parce que pour toi c’est déprimant d’avoir des dirigeants qui pensent aux moins favorisés ? »

Carole qui depuis le début de leur rencontre n’avait, il est claire, pas fait preuve de la moindre considération pour Philippe toisa d’un regard hautain et glaciale son ‘’invité’’, et lui répondit.

-« Oooh mais non seulement il cause mais en plus, c’est qu’il penserait ?! Ecoutes heu….c’est comment ton prénom ? Philippe c’est ça ?! On a les amis qu’on peut à ce que je vois. La télé peut-être, mais la façon dont on vit les choses est quelque peu voir, franchement différente. Quant aux moins favorisés, et vos amis socialistes, ce n’est pas eux qui vous invitent six semaines dans leur maison. Alors vos commentaires, vous les gardez pour vous.

Inès n’avait pas manqué d’écarquiller les yeux lorsque notre « marxiste » teint son discourt. Mais Philippe n’avait pas regardé vers elle pendant qu’il devisait. Cela dit, autant de mépris de cette personne déroutait notre nouveau politicien.

En tous cas, les présentations étaient faites. Le schéma à venir aurait pu être fantasmagorique pour quelqu’un de vingt ans, et pétri de boulimie luxurieuse. Cette Carole avait le fessier aussi ferme que ses opinions politiques. Et son buste, était tellement proéminent que son sweet ample ne parvenait nullement à le dissimuler. Bref, cette gueule d’ange à la fois gâtée par la nature et visiblement aussi par la vie familiale, partagerait six semaines durant le même logement que lui, seule.

Mais à présent, en dehors de ses états d’âme pour Stella, il n’y aurait que ce minois à la considération réduite à sa plus simple expression pour tempérer ses ardeurs. Cela contrastait avec ses charnels ambassadeurs de sensualité.

Bien sûre une fois cette prise de bec politique passée, cette jeune personne aurait envers lui, cette froideur polie « clé en main ». Celle dont on assimile les rudiments lors de repas dominicaux pris en sphère bourgeoise. Ou bien encore, dans ces instituts d’aliénation socioculturelle dont les initiales commencent souvent par E S.

Durant ces premières semaines de co-habitation, aucune expression à l’égard de Philippe, à l’exception de cette mine boudeuse de Carole, ne se manifesterait.

Mais, ayant déjà plusieurs expériences avec ce genre de silex à la croupe avenante, ça ne le taraudait finalement pas plus que ça. Cependant, il était en situation délicate de dépendance. Pourtant, lors des nuits de solitude suivantes, il fut pris de bestial fantasme à l’égard de ce corps. Celui-ci semblait tout faire pour ça. Ce qui emplissait notre ami d’une gêne très prononcée.

En fait, cette volcanique et « protubérante » brune, revenue de vacances de rêve, crevait d’envie de revoir ses skippers. Un surtout, qui l’avait si sensuellement amorti lors d’empannages et autres virements de bord opportunistes. Confirmant les premières révélations sur sa libido débridée. Philippe nettement moins en train qu’à son habitude pour faire le beau, ressentait la même chose du fait de Stella.

Mais en attendant, il ignorait les états d’âme de cette « féroce mangeuse de skipper ». S’efforçant de croire, que cette froideur était due à une constante de Carole envers la condition masculine prolétarienne. Ça lui évitait se répandre en ridicule dans de pathétiques tentatives d’ouverture. Mais, aussi de se révéler une fois de plus, vis à vis de la gente féminine, exceptionnellement indésirable.

En ce Mercredi soir, Philippe comme promis accompagna Inès vers la gare du village où ils débarquèrent en milieu d’après midi. Elle voyagerait de nuit pour l’Irlande, attendue par Jasmine le lendemain en fin d’après midi à Rosslare Harbour. Depuis la confrontation avec Carole, il avait plus que jamais l’impression de rompre avec le dernier lien affectif en quittant la poison. Elle ne manqua cependant pas de lui faire un sermon quant à l’opportunité d’ouvrir « sa gueule ».
Mais elle lui tint surtout une conversation intimement réconfortante en l’assurant de son affection pour conclure par un :
-« Hé bien…tu vas me manquer !? »
Lorsque le train s’éloigna, les arbres et taillis bordant le chemin du retour, étaient pratiquement recouverts d’un voile opaque. Le brouillard qui s’était retiré vers l’heure de midi revenait déjà. Le cœur de Philippe se serrait un peu plus en entendant le bruit du train s’étouffer au loin. D’amères brumes avaient déjà effacé la jolie frimousse de sa dernière complice. Il se sentait plus seul que jamais.


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 8 Mai - 11:46

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XI Amères brumes suite et fin



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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre XII Sérénité opiniâtre

Message  philbaetz le Lun 8 Mai - 21:43

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XII Sérénité opiniâtre

Quelque part en Angleterre le 16 Août

-« Stella, Chère merveille de mon cœur,

Je ne sais pas ni quand,  ni si, tu liras cette lettre. Mais j’ai besoin de croire que tu pourras  recevoir la seule chose que je puisse te donner.
Saches que je ne peux ni ne veux t’oublier. Je me sens vraiment seul ici en Angleterre. Mon seul réconfort, c’est mon cœur qui se sert dans les moments fréquents où je me rends compte que j’ai pu t’aimer. Et, où je me rends compte combien tu me manques.
Même si ils me font mal, ils me sont familiers.
J’aurai voulu me transformer en un bibelot de ton quotidien pour qu’à jamais, je puisse en faire partie.
Mais l’idée que tu te soit donnée à un autre depuis que nous nous sommes quittés, voir à d’autres, est ce qui me fait le plus souffrir.
Je me sens tellement étranger à ceux-là. Je m’en sens tellement diminué, humilié. J’ai l’impression que l’on m’ouvre le corps pour me broyer le cœur.
Je te vois prendre du plaisir comme avec moi. Mais c’est un autre qui est là. Et j’ai envie de pleurer. Je suis à ce moment là complètement anéanti.

Malgré tout, j’essaie de continuer à exister. Je suis là pour apprendre l’Anglais. Ce n’est pas très facile. Mon travail consiste à m’occuper des voitures de l’école de pilotage.
Il faut qu’elles soient en état de fonctionner pour les heures de cours. Ensuite lors des séances de roulage, je dois me tenir prêt à intervenir pour les réparations.
Bien sûr, quand j’ai remonté les voitures, je tourne quelques tours avec. Comme ça, si j’ai oublié un truc, c’est moi qui me vautre.
Ça me permet aussi de me familiariser avec le circuit. De temps en temps,  on me confie un modèle identique à la mienne.
Mais un des buts ici, est de me familiariser avec la langue.
Le jeu consiste à ce que je demande  en Anglais, ce dont il m’est nécessaire d’avoir comme pièce ou comme outil pour y arriver. Et je ne les obtiens que lorsque j’ai réussi à me faire comprendre clairement.
Je sais que tu connais cette langue, je suis sûr qu’avec toi ici, j’aurai fais des progrès plus rapidement.
En ce moment, j’ai récupéré un châssis et des éléments que j’ai démonté totalement pour n’en garder que ce qui n’était pas usé. Ensuite selon le procédé dont je t’ai parlé, j’ai demandé les pièces neuves au magasin et,  je remonte les sous- ensembles. Je les teste sur des voitures de l’école identiques à la mienne (année 79) pour en valider le fonctionnement.

J’avoue que ce travail est passionnant, instructif, et enrichissant. Sur les voitures de l’école, nous devons régulièrement refaire les éléments de carrosserie. Je vais pouvoir fabriquer les miens. Tu sais, le polyester c’est comme du tissu. Tu poses une ou deux épaisseurs de « ce drap » sur une forme qui ressemble à  la voiture. Ensuite, tu enduis de résine, avec un pinceau, la matière en question. Après cela, tu emboîtes la forme avec les tissus dans une autre forme femelle cette fois. Le tissus est alors pris en sandwiche. Et tu attends  que la résine durcisse. Après, si tu as bien travaillé, tu déboîtes les trois éléments l’un de l’autre sans qu’ils ne soient collés. Tu enlèves les morceaux qui dépassent. Tu perces les trous de fixation. Et puis tu peints au pistolet avant de poser les œillets autour des trous, et des attaches. Car la carrosserie de ma voiture est composée de cinq éléments comme tu peux le voir sur la photo. Il faut les ajuster et les fixer sur le châssis. Mais aussi sur les autres éléments pour ne pas que le flux d’air ne les arrache de la voiture en roulant.

J’ai une carrosserie complète de fabriquée pour moi. En tout, je vais pouvoir m’en fabriquer trois. J’ai également pu récupérer et remonter trois jeux complets de portes moyeux plus deux jeux de triangles de suspension. Je suis sur le point d’avoir deux jeux de moyeux avec les freins complets. Je remonte le châssis avec les réservoirs d’huile de freins et les torons de fils électriques. Je viens de récupérer un réservoir d’essence. Je l’ai rempli au ras bord pour vérifier qu’il n’a pas de fuite. Dans une semaine, elle devra rouler. Le moteur de course ne sera loué  qu’après de bons tests avec le moteur prêté par l’école, et la certification de bonne conformité par le RAC, Royale Automobile Club) pour le championnat Anglais.

Mais ne crois pas que tous cela suffise à me détourner de toi. J’ai souvent des moments de doute. J’aurai besoin que tu me tiennes la main. Je me sentirais en sécurité et puis… Tu es la façon la plus douce,  la plus sensuelle, et la plus réconfortante de me faire prendre confiance en moi.

J’espère t'avoir donner autre chose que l’envie de m’oublier si vite, que cette lettre t’indiffère déjà.

Moi, je suis handicapé du manque de toi. Je ne peux exister que par l’encre turquoise de tes paupières et le vert de tes yeux. Je sens tous les soirs l’odeur de ton parfum, mais aussi celle de ton corps. Le mélange de tout cela m’entraîne vers de doux rêves. Là où le monde ne serait plus fait que de douces étreintes, de parfums enivrants. Et, où le son de ta voix serait le seul écho au tam-tam de mon cœur.

Tu me manques ! Je me sens comme un boulet ! Un fardeau dont tu aurai, d’un tour de clé, libéré ton corps pour vivre avec d’autre, l’intensité de luxure et de sensualité. Celle dont tu me trouves sans doute indigne.

Comme j’aimerai tellement que tu me dises encore que ce n’est pas le cas.

Je t’aime tu me manques ! Je t’aime tu me manques ! Je t’aime, tu me manques….
                                                                  …Tu me manques trop, Stella

                                                                                                Ton Phlich’que ! »

         
Deux semaines pleines que Philippe était en Angleterre. Et après maintes et maintes copies jugées indignes pour sa muse désormais inaccessible, il avait enfin fini par exprimer la nature et la profondeur de ses blessures. Devant le dépaysement et ce sentiment d’oubli, il s’était réfugié dans le travail. La co-habitation avec  Carole ne posait pas de problème. Philippe rentrait en général vers les 22 heures. Il se levait très tôt sept jours sur sept. Il ne la voyait donc pratiquement pas. Tout juste l’entendait-il rentrer très tard dans la nuit. Justement à ce sujet, une coursive de « Charnelle Ice » lui avait fait remarquer le besoin de remplir le réfrigérateur. Et que ça nécessitait quelques initiatives de sa part. Il s’en suivait une liste de courses à effectuer avec  un point d’interrogation concernant ses aliments, ou le nombre d’autres aliments déjà choisis au cas où cela lui conviendrait aussi.
Il y avait aussi  vingt £ivres. Philippe avait déjà pu apprécier le fait qu’il ne manquait jamais de bière. Mais, il lui faudrait en ramener en plus.
Le problème, c’est qu’il ne possédait pas de moyen de locomotion. Le village de « imprononçable hills » était à dix minutes de marche. Après en avoir parlé avec  son patron, il put bénéficier d’une fin d’après-midi en ce jour de semaine. Il ferait ainsi les courses pour une petite semaine en espérant que son hôte s’en chargerait la fois suivante.

Philippe se faisait aux conditions de travail intéressantes, point de vue pédagogique. En outre, il avait droit à un petit pécule de 30 £ la semaine. Car le gros de son salaire était à considérer de l’apprentissage d’une part, et des conditions d’acquisition de sa voiture. Même si il s’agissait d’un « vide grenier » amélioré.
Cette Hawke allait être  « sa » première voiture de course. Et dans la façon de l’acquérir, Philippe voyait là des conditions idéales. De ce sombre box, il avait dû commencer par le ranger dans les standards de David Stanley lui-même. Les choses prenaient forme.
Sans ressembler aux cliniques ateliers des préparateurs Suisses ou Allemands, l’endroit était désormais propice au travail bien fait.
Petit à petit, Philippe avait désossé les éléments récupérés et vérifié leur état. Certaines pièces enchâssées  mécaniquement par serrage thermique  avaient nécessité l’aide de lampe à souder. Ensuite ré usinées, puis remontées, les emboîtements recquiéraient le même principe qu’au démontage. Chaque roulement neuf avait reçu un soin de montage particulier.
Est-ce l’endroit propre et fonctionnel, ou les états d’âme sentimentaux de Philippe qui en étaient responsables ? Celui-ci travaillait méthodiquement et efficacement à la tâche lui incombant. Ce type de job n’était pas sans ressembler à celui des frères Warnans et Alain Ledoux sur leurs vélos  et leurs mobylettes de cross
Philippe se souvenait de ces moments. Ceux où ils revenaient d’une hasardeuse perquisition dans les décharges locales avec un vieux cadre de vélo et deux roues complètement oxydées, ainsi que de la chaîne elle aussi rouillée.
Lui, la préparation de sa « machine de course » déjà bâclée à coup de pince multiprise faute de marteau, ne donnait pas cher de leur sort.  
Et pourtant, leur rendant amicalement visite, il constatait l’avancement des travaux. Il voyait alors le déploiement de doigté de méthode et de patience de ces trois « ingénieurs en herbe».
A ce moment là,  mais à ce moment là seulement, Philippe éprouvait lui aussi l’envie de faire comme eux de la mécanique. Avec le soin du détail, ressortait alors de ce petit  « atelier junior » une mécanique rutilante, bien huilée et, tellement adaptée au type de course  qui les opposait.
N’importe quel gosse capricieux  les comparant, aurait alors préféré ces reconstructions artisanales à un vélo du marchand.
C’est en cela que Philippe plusieurs décennies plus tard  considérerait ses amis à juste titre comme des précurseurs du VTT.
Il lui fallait alors cette absolue envie de gagner pour rendre le combat équilibré. Lui s’entraînait! Lui cherchait à améliorer ses performances.
Et, avec sa formule Ford, le hasard et la pince multiprise n’avaient pas lieu d’être. Il ne dû pas se forcer longtemps. Ses efforts devinrent de bonnes habitudes.
Il savait de surcroît que ses employeurs très très pointilleux. Aucune erreur n’était pardonnée. C’était une habitude vitale pour ce type de discipline.

Sa Hawke  avec ses éléments de carrosserie  pré-peints en vers bouteille lui rappelait, pour en être exactement le même modèle, celle d’un certain pilote Néerlandais Hans Volker.


Celui-ci, en cette année 79 luttait avec un pilote Nivellois proche de Philippe et ses amis : Didier Theys.


 Il se rappelait alors cette lutte épique à Nivelles, où son presque voisin sur sa vieille Van Diemen RF78 teint, de haute et acrobatique lutte, en respect le pilote batave. Didier remporta d’autres faits d’armes en championnat d’Europe l’année suivante. Il était depuis passé en Formule 3.


Dernière édition par philbaetz le Lun 8 Mai - 22:12, édité 1 fois
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 8 Mai - 21:59

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre XII Sérénité opiniâtre

Quelque part en Angleterre le 16 Août

[i]-« Stella, Chère merveille de mon cœur,
Très bien décrit tout ça, j'adore !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Lun 8 Mai - 22:14

Merci infiniment. J'ai depuis ta lecture illustré le post de deux photos. Hans Volker et Didier Theys.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 8 Mai - 22:36

philbaetz a écrit:Merci infiniment. J'ai depuis ta lecture illustré le post de deux photos. Hans Volker et Didier Theys.
Ah oui, très bonne idée d'avoir ajouté ces photos !

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