Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mar 31 Jan - 20:58

Non! C'est exactement cette voiture amenée en 73 sur le circuit Belge par le pilote Pierre Yves Bertinchamps opposée à cette époque à la Mustang de Pierre Rubens devenu depuis Directeur de Chrysler Belgique. Elle participa au 24H00 de Francorchamps cette année là mais surtout en 74 où elle participait à l'épreuve sous les couleur de ''la voiture des copains. En fait, pour 1000 francs Belge, chacun pouvait inscrire son nom sur la carrosserie. Elle refit une apparition en 75. Revendue à un certain Walter, elle ne fit plus ensuite que des passages en temps que pace car et les tour d'honneur des pilotes. Merci beaucoup d'avoir cherché et trouvé ces photo. Je m'y suis assis lors du Summer Meeting d'Aout 73 si mes souvenir sont bon. Levis Wolf furent les sponsors de ses débuts. En 74, elle abandonna alors qu 'elle était en tête des 24H00. Un des équipiers malade, l'autre fut pour cinq minutes de roulage en trop mis hors course. Gâchis!
Sur la photo du haut flans bleus, c'est aux 24H00 74. Regardez bien, on devine les signatures sur le fond blanc.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  Johan le Mar 31 Jan - 21:39

Je ne savais pas qu'elle avait une histoire aussi riche. Sait-on ce qu'elle est devenue aujourd'hui ?

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mar 31 Jan - 21:55

Willy Berckmans alias Walter ne m'adresse plus la parole. J'ai trop escaladé sa fiancée Jasmine (dans l'histoire seulement ) En fait, il y a 36 ans que j'ai quitté la Belgique. Peut-être qu'en demandant sur Franco Fan ou à Dom, vous aurez des renseignements plus parlants et surtout, plus précis et récents.
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Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns

Message  philbaetz le Sam 4 Fév - 22:54

Chapitre III : Le Lauréat

C’était un Jeudi, du début de Janvier.  

Dehors la nature dévitalisée et le froid semblaient avoir eu raison de toute activité. L’hiver triomphant donnait au paysage des allures de mort. Le ciel gris foncé cloîtrait cette désolation  de sa voûte morose. Philippe pensait qu’il serait temps que la nuit tombe.

-« Au moins, on ne se rend pas compte de la tristesse du moment ! » Se dit-il.

Pour ajouter à cette époque pénible, il y avait l’attente. Phil était sans nouvelle de Willy Berckmans. Il était également dans l’expectative la plus totale concernant son futur « statut » d’espoir de l’année.

Car il fallait bien qu’il se l’avoue! Sorti du moment euphorique d’après course. Lors de cette victoire inattendue, rien ne semblait correspondre à ce qu’il avait entendu de ce Berckmans. Il lui semblait là aussi que la nature avait  agit  par contagion sur toutes les activités propres à ses aspirations. Il trouvait l’hiver, comme à l’accoutumée, interminable même, si une année à ses yeux, passait pourtant très vite. Il se demandait comment ces arbres, ces coteaux,  et cette joie de vivre, pourraient renaître de ces cendres glaciales. Son avenir lui semblait figé également.

Hormis son travail, rien ne se passait. Le temps devait sans doute s’être lui aussi arrêté. Philippe en était même à se demander comment faire et, qui trouver pour remettre cette grande mécanique en route.

Bien que rares, notre ami comptait néanmoins sur les quelques sorties de boum locales pour se retremper dans son cocon d’adolescence. Car en discothèque le disco faisait rage. Et il avait horreur de cette musique qu’il qualifiait de….merde, ennuyeuse à mourir, sans âme, sans émotion.

Seul, l’intérêt d’y voir bouger une jolie fille pouvait rendre cette rengaine utile.

Dans les boum, entre potes différents ayant une sono, on arrivait encore à imposer du Hard Rock, des intros genre Erruption de Van Halen, des slows issus de musiques entre autres, de Pink Floyd, Yes,  de Genesis à l’époque de Steve Hackett et de Peter Gabriel, sous des senteurs supposées de patchoulis, en plus du package imposé par les impératifs du moment, histoire de se lâcher une pinte à la main.

Par contre, les rencontres étaient absolument tout le contraire d’idylliques. Et, c’était le plus souvent des sources d’ennuis et de lassitudes plus que précoces et réciproques pour les deux hasardeux, laborieux, partenaires. Et, les séparations se faisaient sans vague, presque par soulagement, aussi lâchement que secrètement espérées.

Tout ça pour dire que les bons coups, ce n’était pas pour lui. Mais ça lui permettait au moins de retrouver son meilleur ami Michel Bougard. Travaillant en équipe contraire chez leurs employeurs respectifs, seules ces soirées étaient l’occasion de retrouvailles.

En lisant le « Pare choc » de Décembre, il lui semblait bien qu’une bonne demi douzaine de candidats possédaient une notoriété plus importante que la sienne et un passé plus parlant, plus….spectaculaire. Donc, au fur et à mesure du refroidissement de son environnement, il avait l’impression que paradoxalement, ses illusions s’évaporaient.

Quant à Serge Freeman, aucune nouvelle depuis son départ pour l’Allemagne, ni lui ni son frère Daniel, ne l’avait appelé courant Décembre pour qu’il vienne leur donner un coup de main. C’était pour un rallye régional auquel les deux frères participaient. Seule la Maman de ceux-ci lui avait répondu de manière évasive lors d’un appel téléphonique. Ils avaient dû renoncer suite à une sortie de route. Mais rien de grave.

   Il n’était pas évident non plus de trouver un certain réconfort auprès de ses parents, du moins pour le domaine de prédilection de Philippe.

Son père la journée, travaillait dans le bâtiment à Bruxelles, le soir dans ses cultures maraîchères. Il  pensait, que son troisième fils le prenait un peu « trop à l’aise ». Qu’il n’aidait pas assez sa mère, en plus de transporter sur les lieux des marchés, les récoltes. Il se disait que, Philippe au lieu de courir après des chimères, ferait bien mieux d’apprécier à sa juste valeur la chance qu’il avait d’avoir un travail… et de tout faire pour le garder.

C’est bien de son père pourtant, que Philippe et ses frères tenaient cette passion pour les sports mécaniques. Celui-ci le tenant lui même du sien qui, dans les années vingt disputait les premières courses de moto, en remportant notamment quelques unes au passage. François Baetz aurait bien aimé prendre la digne succession de ce pionnier du bitume.



Hélas, la guerre et les affaires du garage familiale qui périclitaient, le poussèrent vers une vie ouvrière honnête et laborieuses au sortir de son adolescence. Lui qui aurait dû sauter de joie à l’idée de voir son fils embrayer une destinée motorisée semblait circonspect.  Ayant d’une part  l’impression que la personnalité de Philippe ne correspondait pas aux nécessités requises par ce métier. Mais surtout, qu’il allait devoir emprunter un itinéraire bien plus pénible qu’un fils de bonne famille. Pour qui, cela deviendrait tôt ou tard également difficile. Il craignait aussi pour son fils, des sacrifices inutiles ainsi que de cruelles désillusions. Et bien sûre, du temps de perdu pour celui-ci et…les activités familiales.

Quant à sa mère,  elle ne supporterait bien sûre pas d’entendre le nom « Baetz » prononcé, comme celui des Clark, Cévert, Rindt, Peterson et tellement d’autres au soir d’un de ces sombres week-end.

Son Oncle occupait la grosse bâtisse voisine. Elle fut en son temps la grange. Son fils unique, avec ses problèmes conjugaux à répétition lui donnait déjà bien du souci. Sa pisciculture, ses cultures de plan de moutarde, ainsi que la fabrication artisanale de sa moutarde de grain selon une recette de sa tante, lui faisait prendre les états d’âme de Philippe par dessus la jambe.

Les frères eux avaient embrayé la vie d’adulte en quatrième vitesse. Ils avaient été les contemporains des débuts économiques de la petite cellule familiale. Avec la promiscuité sociale que ça impliquait.

Jusqu’au moment de leur mariage respectif. Alors que Philippe lui, en connaissait l’âge d’or depuis ses douze ans. Un confort  qui bien que relatif était, sans commune mesure avec les années de vaches maigres qu’avaient connu ses aînés.

Alors Le karting, la « bagnole » ils avaient eux aussi d’autres chats à fouetter.

Le premier pourtant, avait caressé cette activité en tant que co-pilote  de rallye d’un de ses premiers patrons. Mais celui-ci faisait endurer à Roger Baetz  tant sa tyrannique et véhémente autorité, que les rudes conditions de travail. Si bien que ce jeune cabochard au caractère trempé prenait alors dans ces sportifs week-end,  prétexte à vengeance. Notamment en perdant volontairement son despotique pilote d’employeur  en rase campagne.

Ainsi, quitte à se faire « engueuler », autant que cela soit pour quelque chose de valable, et qui plus est, jubilatoire.

Daniel le cadet construisait sa maison et aurait aimé un coup de main plus prononcé du jeune pilote. Son petit frère Rudy du haut de ses dix ans, voyait tous cela d’un œil distrait sans se rendre compte de l’intérêt que cela pouvait représenter.

Cela ne les empêchaient pas de venir donner un coup de main, de prêter ou donner un outil pouvant servir à leur « petit » frère. Ils n’étaient aucunement aigris de leur vie respective, mais justement accaparés par celles-ci.

 La sonnerie du téléphone retenti. Au bout du fil, c’était Willy Berkmans. Le numéro de Janvier de « pare choc » ne paraîtrait que dans une semaine.  Philippe saurait à ce moment là si le jury et les lecteurs l’avaient désigné espoir de l’année.

-« Allô bonjours, je voudrai parler à Philippe s’il vous plait. »

-« C’est lui-même ! » répondit-il.

-« Ça tombe bien! C’est Willy Berkmans! j’ai une bonne nouvelle à t’annoncer. Demain tu vas probablement recevoir un courrier t’informant que tu es choisi par notre jury pour être proclamé « pilote espoir de l’année ». Il faut que tu viennes Samedi au siège de notre club pour te voir remettre le trophée, et, ensuite nous irons ensemble faire des photos dans le hall des huit magasins Berkmans styl , et, en dernier lieu au siège social à Hoeilaart pour une conférence de presse. Tu seras, par la même occasion,  présenté comme le pilote de l’entreprise. Ne t’inquiètes pas ! Tu seras « briefé » pour savoir quoi répondre aux journalistes ! Prépares seulement tes plus beaux vêtements. Mieux vaut être présentable. »

Philippe, en panne d’idée ne savait que répondre, sans doute lui aussi contaminé par l’engourdissement de son environnement. Il semblait rester à quai, surpris par le départ soudain de ce train resté si longtemps à l’arrêt.

-« C’est….c’est super !? » Se hasarda à répondre Philippe avant de poursuivre

-« Quand est-ce que les résultats du vote ont été connus ? »

-« Normalement, on aurai dû les  connaître il y à une semaine, mais ça se tenait tellement serré entre toi, Marko Muardzec, et Antoine de Saint-Josse que l’on a préféré revoter. Je crois que la particule de De Saint-Josse l’a injustement desservi.  Antoine est un garçon sympathique  qui s’est bien débrouillé avec sa Formule Ford et finalement peu de moyens. Il a couru partout où ça lui était possible de le faire. Il a cherché des petits sponsors toute la saison au coup par coup. Petit à petit, sa Hawk est devenue performante grâce au travail qu’il a accompli, et, à sa réflexion. Mais il n’a atteint que le troisième accessit dans le cœur de nos lecteurs. Mais, par contre, le haut du podium au sein de notre jury composé de pilotes et journalistes qui on pu évaluer en connaissance de cause  son travail. N’y vois là aucun grief à ton encontre ! Ils on été influencé par le public qui t’as lui plébiscité. Ça les a impressionné.

Marko lui a remporté deux courses en Formule Vée. Il a débuté cette année. Mais ne semble pas considéré comme un espoir par nos lecteurs du fait de ses vingt trois ans.»


-« Hé bien ……je suis content……..Mais, qu’est-ce qui va se passer après toutes ces festivités ? Sur quoi je vais courir ? Et…….qu’est-ce que vous allez me demander ?
Questionna Philippe.
Willy :-« Tu m’avais parlé de ton ami Thierry Martin. Et je t’avais demandé ses coordonnées si tu te souviens bien !? J’ai fini par aller le rechercher à l’aéroport à son retours d’Asie. Ma société est maintenant indépendante des meubles Berkmans styl. Lui et moi sommes devenus associé cinquante- cinquante.

Tu vas encore faire un peu de kart, pour « l’hygiène ». Ça c’est lui qui se débrouille pour l’intendance. Tu ne t’occupes de rien. Il te dira où et quand.

En dehors de ça, tu vas aller chez Paul Wurtz te familiariser avec la conduite d’une monoplace. Et après, on te fera participer aux six courses qu’il organise sur son circuit privé près de Turnhout.

Je vais ensuite essayer de te faire rouler sur des  Formule Ford. J’ai quelques amis qui en possèdent. Tout ça histoire de te mettre au parfum ainsi que quelques courses en championnat de Belgique de tourisme en catégorie 3 de douze à seize cent centimètres cube et… cerise sur le gâteau les vingt quatre heures de Francorchamps.

En tout une dizaine de courses plus les six de la série Pol Wurtz driver’s, qui seront pour toi une mise en jambe. Mais je ne te cache pas que les autres courses seront choisies en fonction de leur affluence  potentielle auprès des médias. Il faut que tu sois vu et reconnu.

N’oublies pas que tu deviens le support des tes annonceurs qui sont la Banque CBBI, les meubles Berkmans, La Scierie des Boissières . J’ai un budget publicitaire pour ces trois sociétés, sans compter également Eurêkart et Brixmaty. Ne le répète pas.  Il est de près de cinq millions de Francs( Belge) . ! »
-« Bon, là dedans, il faut que je leur fasse des encarts publicitaires  dans les médias, les « gratuits », la presse auto, puisque maintenant on te fait courir. De ce côté là, je dois me débrouiller pour que ça nous coûte le moins cher possible. Faire jouer mes relations éventuellement permettre à certains de ces « supports » de profiter de   l’image que tu représentes pour que ça nous coûte moins cher de travailler avec eux. Éventuellement, faire jouer leur relation pour enrichir le budget qui te sera allouer cette année ou celles qui suivront. Je pense que le programme dont je t’ai parlé t’es d’ores et déjà garanti. Tu seras  dans un baquet prés de trente week-end cette année, karting compris. »
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mar 7 Fév - 14:51

BRUNO935K3 a écrit:
philbaetz a écrit:Je l'ai cherché en vain dans la page FB du circuit de Nivelles. Je vais la pécho dazns la page Francorchamps où elle couru les 24H00 74,75.
Mais là, pas le temps.
Amitiés!

Peut-être une comme celles-ci (trouvées sur Autodiva) :







Et voici la fameuse Mustang de Pierre Rubens qui fit la pôle en 74. Elle finira dans le rail à Masta.
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Hasards opportuns: Chapitre III Le Lauréat.

Message  philbaetz le Mar 7 Fév - 15:05

Hasards opportuns: Chapitre III Le Lauréat. suite et fin

Lorsque Philippe raccrocha, il eut une sensation bizarre. Celle de quelqu’un qui n’éprouve pas de joie. Celle qu’il devrait avoir.

Il sentait surtout dans ce projet une grande perte de liberté par rapport à son souci d’indépendance. Il ne serait plus maître de son rythme, ni même de ses paroles. Mais bon. On allait bien trouver quelque chose de propre à se mettre pour le ‘’Meuble Berckmans tour’’.

Pas Gagné. Le dernier mariage de son cousin remontait à trois ans, à peine plus que son dernier divorce. Y avait-il encore dans ce costume d’alors, quelque chose à sa taille ?

Son style à lui était plutôt tendance baba, avec chemise grand père, boots en daim, jeans, un caban acheté lors d’un de ses séjours d’été en Bretagne alternant avec un anorak matelassé crème. Alors, faire du civilement présentable à partir de tous ça….

Samedi 22h45

Lorsque Philippe quitta l’autoroute pour se diriger vers son petit hameau, il était grand temps que son trajet se termine. La neige s’était mise à tomber et, distraction oblige, notre « relation public »   avait encore oublié ses papiers et son argent. Il n’avait pu faire le plein de sa Corrola.

C’est donc en roulant sur des œufs que notre ami effectua le trajet de retours. Encore deux kilomètres et le réservoir  émis un bruit de ferraille propre à sa rétractation. Il n’y avait pratiquement plus que de l’air à l’intérieur.

Les opérations de promotion avaient été biens préparées. si on excluait l’idée discutable de  faire poser  notre jeune homme dans une maquette en bois fabriquée par les ateliers Berkmans, ressemblant vaguement à une voiture. Le mieux aurait été d’en louer une vraie.
Heureusement pour la nourriture ça s’était à peu près bien passé. Si l’on voulait bien considérer qu’absorber des canapés et autres gâteaux apéritif à neuf reprises entre dix heures et vingt et une heures trente comme une ingestion d’aliment.

Les mousseux furent la boisson principale en se  grand jour de représentation.

Mais quelle journée !

Exténué notre héros !

Il fut très bien accueilli dans tous les halls d’expos des magasins Berkmans Styl. Certes, mais pour donner le change à pareil gentillesse, quelle énergie il lui fallu déployer. Répondre inlassablement à toutes les personnes aimables et pleines d’enthousiasme devint vite éreintant.

Surtout compte tenu du contexte ; nourriture peu équilibrée, alcool même modéré, atmosphère confinée de ces intérieurs bondés.

De plus, dans les cinq halls de la partie Flamande du pays, ce n’était pas sans une certaine gêne que Philippe accusait ses limites pour le Néerlandais. Cela s’ajoutait à la transpiration occasionnée par le reste.

Mais le moment que redouta le plus Philippe fut son grand rendez-vous avec la presse. Les questions fusèrent, il fallait y répondre, heureusement la plupart avaient été préparées par son « mentor ». Et il répondait alors exactement et selon le ton souhaité.
Mais certaines, plus gênantes, comme celles concernant ses prétendants les plus proches au statut d’espoir de l’année, n’avaient pas manqué d’embarrasser notre « vedette ».
Et….que dire de cet interview accordée à, ou plutôt, que Richard Debeir, le journaliste sportif de la RTB F, lui avait accordé?

Là notre « futur grand pilote » fut franchement impressionné. C’était la première fois, hormis les quatre heures de Bruxelles, que Philippe était sollicité par la presse. Quant à la télé,  c’était ce jour là vraiment, son premier passage cathodique

« Et merde ! » se dit Philippe.

Il lui restait un kilomètre lorsque le moteur décida lui aussi que son alimentation essentiellement constituée de vide et d’air, n’était plus assez équilibrée.
Que faire ?

Dehors la neige tombait de plus en plus drue. Un « sale » vent de Nord Est finissait de glacer l’atmosphère.

Le ciel oranger du reflet des lumières de l’autoroute encore toute proche trahissait un plafond bas et aucune accalmie à court terme.

Philippe se retourna vers la banquette arrière de sa voiture afin de faire un rapide inventaire des vêtements chauds qu’il avait emporté. Il n’y avait là que son caban et une écharpe. Après avoir eut chaud toute la journée, il allait prendre un sacré contraste.

Lui et ses bronches fragiles (décidément), ça lui laissait augurer une petite semaine de congé supplémentaire. Ce qui n’allait pas arranger sa côte de popularité auprès de son employeur.

Il se dit qu’au point où il en était, il pourrait peut-être tenter de pousser la Toyota jusqu’au sommet du faux plat trois cent mètres plus loin. Ensuite, il rentrerait à l’intérieur tentant de profiter du bon côté de la pente, même si elle n’était pas très prononcée. Il se trouverait alors à cinq cent mètres de sa maison. Oui mais voilà, notre champion avait les jambes en coton après cette journée « cassante ». Il arriva bien au sommet de la côte. Il se décida, bien qu’à bout de souffle, de pousser son véhicule pour lui imprimer un élan lui permettant d’exploiter la légère descente.

Mais il glissa et tomba à plat ventre. Il n’eut pas le temps de soustraire sa main de la trajectoire de la roue arrière qui lui roula dessus. Par chance, il ne senti aucun craquement. Mais les bouts de ses doigts furent soudains engourdis. Par peur il ne voulut pas regarder tout de suite l’ampleur des dégâts. Il tenta de se relever en catastrophe pour rejoindre sa voiture qui continuait à rouler cinq ou six mètres devant lui.

Mais il retomba de nouveau. Il se releva. Il couru du plus vite qu’il pu, pour voir sa voiture finir de s’échouer dans le fossé, la roue arrière continuant de tourner dans le vide.

« Et merde ! » Se redit Philippe. Cette fois il était bon pour un questionnaire en règle.
Où était-il allé ?
Quand est-ce qu-il aurait enfin la tête sur les épaules ?
Il allait encore « tousser ».
Ce n’était pas intelligent de se faire porter pâle dans une entreprise qui venait de l’embaucher !
Et  il pensait réussir avec aussi peu de cervelle et… autant de maladresse quel qu’en soit le domaine ?! Il se faisait des illusions.
Enfin, la douche froide quoi. Et sa main ? Bon, il pouvait bouger les doigts ce ne serait pas bien grave. Mais, ça le gênerait sûrement quelques jours. Personne qu’il connaissait  ne se trouvait disponible dans cet endroit perdu.
Ses copains les Warnan et, autres amis de son quartier, à cette heure-ci, étaient partis pour Lillois ou Bruxelles, en piste.  
«  L’espoir de l’année », Le Lauréat, n’avait plus qu’à accuser la défaite sur ce coup là, entrer chez lui, à pied, la voiture dans le fossé, l’avant bras droit en pince de crabe Chinois.

Il lui fallait maintenant anticiper sur les arguments à avancer pour noyer le poisson…..Et faire le gros dos pour l’inévitable « engueulade ».
Bref, vivement le printemps.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mar 7 Fév - 17:42

philbaetz a écrit:Chapitre III : Le Lauréat

C’était un Jeudi, du début de Janvier.   bounce  drunken    
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mar 7 Fév - 17:45

philbaetz a écrit:Hasards opportuns: Chapitre III Le Lauréat. suite et fin
Bref, vivement le printemps.

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Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns Chapitre IV : Cours de rattrapage

Message  philbaetz le Mar 7 Fév - 22:09

Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns
                                Chapitre IV : Cours de rattrapage



Magazine  « Pare choc », édition mensuelle de Juin, rubrique courrier des lecteurs.

En titre :Lanterne ou vessie ?

Je souhaite prendre la plume afin d’émettre quelques réserves au sujet de certains comptes rendus, notamment les deux derniers relatant les quatre premières épreuves de la série Paul Wurtz driver’s.

En effet, il me semble que vos commentaires manquent de neutralité en ce qui concerne votre « espoir de l’année ». Je dirai pourquoi plus tard j’y ai mis les guillemets.

Déjà, je formule des doutes quant à la représentativité de cette catégorie et à la sélectivité du circuit utilisé jusqu’à présent. Le premier titre de Mars  «  Phil Baetz, débuts en Fanfare ! »  Ne me dérange pas trop. Ensuite, celui d’Avril devient pour le moins pompeux.  «Qui peut battre Phil  Baetz ? » A la fin de la saison après avoir gagné les deux dernières courses qui se déroulent d’ailleurs à huit clos, sans doute  commenterez-vous de la manière suivante :  « Baetz l’homme du siècle ! ».

A force de sur évaluer les prestations de ce pilote, vous risquez d’exposer celui-ci à de fâcheux risques. En effet, si sa réputation surfaite est remise en question lors de vraies courses, face à de vrais adversaires, ce jeune homme par ailleurs fort sympathique risque de prendre des risques inconsidérés pour prétendre mériter son rang et mettre de manière excessive sa vie et celle des autres en danger.

Il faut  dire les choses telles qu’elles sont. Monsieur Baetz conduit bien ces petites monoplaces à moteur Sora 1300 cc. Il roule pour l’instant plus vite que les autres. Mais il faut savoir  qu’il est pratiquement le seul à participer à toutes les courses depuis le début. Il faut dire aussi qu’il est un des rares à avoir suivi tous les stages. De plus, il s’entend un peu trop bien avec Paul Wurtz «  imself »  pour que l’on puisse le considérer comme un concourent comme les autres.

Mon Neveu en Novembre dernier a gagné un stage d’initiation.  Grâce à ses temps, il a eu droit à une participation à la troisième épreuve du calendrier. Il  n’a laissé à votre protégé que trois dixièmes de seconde au tour dans ses derniers chronos, avec beaucoup moins de temps de roulage.  Je ne cherche pas à le propulser aux devant de la scène. Ses parents ne me le pardonneraient  pas. Mais je vous demanderai d’avoir un peu plus d’objectivité à l’avenir afin de ne pas rendre ce personnage injustement détestable aux yeux des amateurs de sport auto. Et surtout, afin de ne pas gonfler la tête d’une personne pour l’instant simple à vivre mais qui, à l’avenir pourrait devenir plutôt capricieuse et imbue d’elle-même.

A propos d’espoir de l’année, après en avoir parlé avec Robert Marcellin, il apparaît que Philippe Baetz était loin d’être le plus pointu et le plus prometteur de sa promotion lorsqu’il courrait en karting. Il qualifiait même la catégorie que Baetz a remportée de titre de complaisance.

Et, j’ai bien l’impression que vous êtes en train de poursuivre la supercherie avec la série Paul Wurtz.

Merci d’y penser lors de vos prochains comptes rendus.
                                                                                      Eugène Noisillon Marche en Famenne.  
PS : A quand des pages en couleurs
 

Monsieur, nous prenons bien note de vos remarques. Sachez quand même que le Paul Wurtz Driver’s  à au moins  le mérite d’exister,  et c’est bien là l’essentiel. Qu’il y ait peu de spectateur est un fait.
Et… nous les premiers aurions aimé que cette série puisse avoir lieu sur des circuits plus prestigieux. Toutefois nous vous informons ainsi que l’ensemble de nos lecteurs que la dernière manche qui devrait avoir lieu fin Juin se déroulera à Zolder. En ce qui concerne Philippe Baetz. Son titre de lauréat vaut ce qu’il vaut. Mais il est le résultat du vote de nos lecteurs dont vous avez peut-être fait partie, ainsi que des  pilotes,  et des journalistes.

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si il s’agit bien du bon choix mais d’œuvrer  pour son apprentissage. Nous vous promettons de bien nous grader d’en faire trop à son égard. Son approche de la compétition va s’opérer vers d’autres catégories où il sait lui-même humblement que ce sera moins facile.

Il devrait prochainement s’essayer au volant d’une Royale de Formule Ford à Nivelles lors du monoplace challenge. Nous y attendons d’ailleurs quelques Formule super Vée, Formule trois et Formule deux, ce qui nous permettra de recenser les possesseurs de monoplaces Belge. Il pourrait  même y avoir une Mc Laren de Formule 5000*.
Ni plus ni moins qu’une formule Un avec un moteur V8  de 5000 cc de Ford ou de Chevrolet à la place  d’un 3000cc
 
A Zolder, il entrera directement dans le bain du championnat Benelux. Ce sera  une autre paire de manche que de se frotter aux Hollandais. Ensuite viendront  les vingt quatre heures de Francorchamps. Sachez pour finir que lors d’une course de karting à Ensival, Philippe à terminé premier sur 41.

C’est peut-être une victoire de complaisance ?! Alors merci aux quarante pilotes venus complaisamment se donner des coups de roue de pare choc  y compris pour notre lauréat. Il  a vraiment dû sortir toutes les ficelles de son jeune apprentissage pour coiffer dans le dernier tour les deux premiers d’alors. Ceux-ci croyaient d’ailleurs être les deux seuls, à se battre pour la victoire.

Nous avons évité de parler de cette course pour la raison que vous avez invoquée. Si maintenant il semble qu’il s’entende bien avec Paul Wurtz, demandez à celui-ci  pourquoi. Mais nous, nous espérons fermement que cela continue. Car cet  ancien champion international a beaucoup de choses à apprendre à notre poulain pour les années à venir. En espérant que vous nous lirez encore. Nous promettons cependant de tenir compte de vos remarques pour nos sujets prochains.
Quant aux pages couleurs, si l’ensemble de nos lecteurs est prêt à dépenser dix francs de plus, rien que pour une double page couleur, alors banco !

Voilà, la réponse était bien envoyée. Mais, ce courrier de lecteur était ajouté à d’autres du même acabit. Ca allait tout de même influer sur l’avenir moyen terme de Philippe.

Déjà, une des épreuves prévues en tourisme sur une VW Golf  à Colmarberg, au Luxembourg avait été délaissée au profit justement d’une première expérience en formule Ford  début Juin à Nivelles .

Et à présent, Il débutait en championnat de Benelux de Formule Ford  en ce jour  de Juillet à Zolder.

Il venait de faire victorieusement connaissance avec ce circuit lors de la dernière manche du Paul Wurtz Driver’s et remporter ainsi la série.

Il avait découvert la formule Ford à Nivelles. Il avait donc une expérience des deux paramètres circuit voiture avant une véritable entrée en matière. Il ressentait pour cette course à venir une certaine pression. Il savait devoir réaliser un « bon truc » sous peine de passer pour un privilégier sans réel talent.

Il s ‘était rendu compte aussi que sa Royale qui avait dix ans de course de côte et de circuit, n’était plus au goût du jour. Sa forme spécifique « en coin » était d’ailleurs caractéristique des monoplaces du début des années  70.  



Moins performante,  alourdie par les renforts ajoutés au fil des années et surtout, plus très stable, au châssis légèrement faussé, il avait du soucis à se faire pour rester dans les dix premiers du peloton.

Même si à Nivelles il avait fini quatrième, il savait qu’à cette  occasion l’épreuve elle-même s’était résumée pour les trois quart des vingt deux participants à une « aération » d’engins d’age divers sorti de la naphtaline.

Mais là, avec les Hollandais  possédant des structures professionnelles, et des voitures neuves avec, à l’occasion des responsables de l’usine consultant dans ces équipes, il y avait  une huitaine de concurrents inaccessibles. Avec tout autant de concurrents possédant des voitures pas trop vieilles, les choses pourraient se faire, dans la douleur certes, le dépassement de soi-même, et l’exploitation extrême de son mince apprentissage, alors ….advienne que pourra!

Elle avait donc bien démarré cette première saison en sport auto. Une accoutumance en fait pour ce familiariser tant au milieu  du sport auto Belge, des journalistes et, des conditions de course.

La pilule de sa célébrité cathodique avait bien été prise par l’entourage familial. Philippe en eut lui-même comme preuve, à son anniversaire, le beau cadeaux que lui firent à leur tour les membres de la famille et, les Warnans Bougard et compagnie. Ils se cotisèrent ensemble pour lui offrir une combinaison double épaisseur. Une « Simpson » écrue comme Philippe en rêvait  depuis sont enfance.  La même teinte que celle des pilotes Hill, Ickx, Clark .Il l’avait à présent, son habit de lumière !

Il y eut d’abord l’entée en matière avec l ‘école de pilotage de Paul Wurtz. Il s’agissait en fait d’un aérodrome militaire désaffecté. Paul Wurtz le propriétaire avait refait les hangars en tôles ondulées rappelant ceux des bases de la R.A F. de la seconde guerre mondiale. Ils étaient au nombre de trois l’un avait été aménagé en bars club house, salle de cours théorique, salle de billard.

L’autre abritait les monoplaces de formule Sora servant  de voitures d’apprentissage lors des stages, et de voitures de course lors des épreuves de la série portant le nom du maître des lieux.
Elles étaient au nombre de douze. Leur faisant face, une huitaine de Sora Sakana petits coupés sport de marque Japonaise servant également à l’écolage. Au centre, une Tecno de formule trois  datant de 1968 ainsi que sa sœur siamoise qui elle servait  d’outil pédagogique. Carrosserie en plebsiglasse, moteur coupé dans le sens de la longueur, roue manquante d’un côté afin d’observer les suspension. Une treizième formule Sora avait subi le même traitement.

Le troisième hangar plus en retrait était réservé aux interventions mécaniques de ces jolis objets, ainsi qu’à la préparation des Sora Natsu, voitures de tourisme de la même marque que les petits coupés sport. Il y avait également  de cette même marque un modèle GT Ryù version compétition Groupe 5 V6 turbo. Celle-ci avait disputé les vingt quatre heures du Mans à deux reprises sous la responsabilité de  notre hôte. Et enfin, une formule deux Tecno ayant marqué les plus belles heures de la carrière de Paul en début des années 70.

A l’entrée, un bâtiment de conception plus classique, abritait bureaux et standard où Madame Wurtz officiait. Elle s’occupait en outre des demandes de licence pour les coureurs amateurs de la région de Turnhout ainsi, que des anciens élèves ayant décidé de persévérer dans cette discipline.

Avec près de six cent hectares, le complexe d’initiation à la conduite sportive se trouvait encadré d’un côté par une route vicinale, et de l’autre d’un champs. Ce terrain avait d’un côté la forme d’un rectangle se finissant à l’autre bout en pointe. La route le bordant sur une de ses largeurs formait un virage pour ensuite constituer toute sa longueur gauche. Le champ quant à lui le bordait par son côté droit en parallèle à la route mais, à l’extrémité, se resserrait pour rejoindre également cette route. Le circuit, certes de composition basique, était finalement, contrairement aux dire de Monsieur Noisillon, assez éclectique.

Il utilisait principalement l’ancienne piste d’aviation. Celle-ci, une portion ça et là de béton coulé ou de bitume faisait trente mètres de large sur une longueur de quatre cent mètres. Au début côté entrée du complexe et des hangars, la portion s’élargissait jusqu’à être contiguë à ces derniers.

Elle formait ainsi un carré de deux cent mètres de côté. Le circuit reprenait donc la portion dans les deux sens. L’infrastructure était rudimentaire. La piste d’aviation avait été séparée longitudinalement tantôt par de vieux rails de protections tantôt par des murettes de béton sur l’ensemble de sa longueur de manière à permettre aux voitures d’effectuer un aller retour sans risquer des chocs frontaux. D’un côté, la portion droite était interrompue en son milieu par une chicane. En fait une portion de bitume longue de trente mètres et large de douze parallèle et mitoyenne à la piste avait été tracée. Elle permettait ainsi de rajouter deux esses serrés, un droite gauche cinquante mètres de droit puis gauche droite. Au bout de cette ligne droite arrivait l’épingle à 180° très serrée puis le retours par la partie gauche de la piste d’atterrissage. Une ligne droite de quatre cent mètres environ contre deux fois cent quatre vingt mètre à l’aller. Cette ligne droite aboutissait par un rapide virage à gauche dans la fameuse partie de la piste élargie, il s’en suivait ensuite un freinage prononcé pour une épingle moins serrée donnant sur une courte section droite avant un virage à 90° à droite pour reprendre la partie rectiligne de la piste avec les deux esses. Cette piste faisait un petit kilomètre deux cent de développement, c’était suffisant pour les petits coupés, les formules Sora et les quelques petits essais effectués par l’équipe technique pour les voitures de l’atelier course ou d’autres écuries passant de temps en temps.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mar 7 Fév - 22:29

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns
                                Chapitre IV : Cours de rattrapage



Magazine  « Pare choc », édition mensuelle de Juin, rubrique courrier des lecteurs.

En titre :Lanterne ou vessie ?


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Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns Chapitre IV : Cours de rattrapage

Message  philbaetz le Mer 8 Fév - 13:16

Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns
Chapitre IV : Cours de rattrapage suite


Philippe avait de par ses courses de kart et celles de formule Sora, déjà seize week-ends de compétition dans les jambes. En ce Dimanche estival, il allait avoir deux courses. Car, il avait l’occasion de retrouver la Golf. Celle à qui il avait fait faux bond au Luxembourg. C’était la voiture qu’il allait devoir conduire aux Vingt quatre heures de Francorchamps dans à peu près un mois.

Le moins que l’on puise dire, c’est qu’il n’avait pas cherché la difficulté. Il se contenta de reprendre les réglages du pilote titulaire de l’équipe De Koning VW. Cette structure prenait en charge les trois engagements de l’opération « Business School Européan Race.

Comme le monde était petit finalement. Pierre Alain Maubert au courant du projet de Willy Berkmans avait décidé de faire amende honorable. Voulant prouver à l’occasion qu’il était vraiment intéressé par leur projet, il proposa à Willy d’inclure Philippe au programme. Afin, qu’il soit un des deux belges de service pour cette course.

Avec un sixième temps aux essais, « Phil Baetz » comme on commençait à le surnommer s’en tirait de fort belle façon. La voiture était aussi de bonne qualité et la préparation irréprochable.

Avec un certain stoïcisme, notre ami attendait assis à terre, le dos contre le rail de protection afin, qu’en ce début de matinée, il puisse de cette ombre en sursis, se préserver de la canicule. Il contemplait sa monture peinte en blanc. (elle n’arborait pas encore les couleurs du Européan Business Book ). Les inscriptions des sponsors étaient faites en bleu deux tons. Outre les supports techniques propre à l’écurie ; freins, huiles, amortisseurs, pneus etc.… figuraient Eurêkart, Meubles Berkmans, Scierie des Boissières, CBBI, Auto-Lease et… Métamod S.A .

Et oui, l’employeur de Philippe était devenu le sponsor de ce dernier. Pas un sponsor comme les autres non. Oh il amenait bien une petite enveloppe mais le gros de son apport était d’une toute autre nature. Si ce n’était de l’argent , c’était du temps. Lorsque Winen ardent supporter des « Zèbres » du Charleroi Football Club, vit un de ses plus « flegmatiques » employés faire la une de « Lundi sport »* en tant qu’espoir de l’année, son sang ne fit qu’un tour.

Il le convoqua le Mardi matin afin que notre « héros » s’explique sur ses intentions professionnelles à venir.
[i]Winen : « Je crois que vous me devez bien un petit dédommagement. Grâce à notre société, vous débutez en compétition sans trop de pression n’est-ce pas. Hors, notre société investi sur votre apprentissage. Elle espère en retirer les dividendes lorsque vous serez à niveau. Sans cela, j’aurai pris quelqu’un de quarante ans. Hors, lorsque nous serons en mesure de pouvoir profiter de vous , fort de vos succès, vous nous quitterez. Vous vous serez en fait servi de nous ! »[/i]
Philippe était « sur le cul ». Il ne s’attendait pas à être pris à parti pour cette raison là. Il n’en fut pas moins un poil impertinent lorsqu’il décida enfin de répondre.
-« D’abord, je n ‘ai pas de compte à vous rendre sur ce que je fais de ma vie en dehors d’ici !
Ensuite, je vous coûte certainement moins cher qu’un ouvrier de quarante ans et c’est ça qui vous a intéressé. Montrez-moi sur mon contrat où il est indiqué que vous me formez et que je vous dois l’exclusivité ! »

C’est alors que le Boss monta d’un cran

-« Non mais dite donc, à qui vous parlez à votre avis. Vous savez que votre impertinence peut vous coûter votre place. Licencié et sans indemnité qui plus est. On verra bien à ce moment là si vous aurez autant de gueule qu’à la télé ! »
Mais le Président Directeur Général adopta ensuite un ton un peu plus minaudant.

-« Ecoutez ! Moi ce que je vois, c’est que l’on pourrait trouver un terrain d’entente. Je comprends bien que vous ayez envie de vivre votre passion. Mais moi…ma passion, c’est ce qui ce passe ici. Et quoi que vous en disiez, ce qui peut vous arriver m’intéresse ne fusse qu’au niveau des conséquences. Mon travail c’est savoir… pour prévoir. Il y a à mes yeux une manière de prévoir le fait que l’on ne pourra pas forcément compter sur vous tout le temps, et ce, sans avoir à ne plus devoir compter sur vous du tout. Je veux le nom de ma société sur votre voiture ! Je suis prêt à donner un peu d’argent, mais surtout, je vous donne du temps. Pour vous faciliter la vie, nous pourrions définir les jours où vous seriez indisponibles, des Lundi des Jeudi Vendredi sans que cela ne pose problème ?! »
Philippe un peu étonné par cette proposition observa quelques instants de réflexion avant de répondre.
-« Pffff ,là vous me prenez de cours ! Je ne pensais pas que j’aurai à réfléchir à ce genre de question aujourd’hui. De toute façon, ce n’est pas à moi de prendre cette décision. Mais en même temps, c’est vrai que certains Lundi matin, je n’ai pas vraiment la forme. …Ouais, si on pouvait s’arranger comme cela, pourquoi pas ?! Il faudrait que vous en parliez à Thierry Martin ou à Willy Berkmans…..Oui plutôt à Willy. »

Une semaine plus tard, Winen ,Willy, et Thierry après avoir discuté de la taille des stickers, de la somme allouée et, des opérations relationnelles envisageables, se mirent d’accord. La Métamod S.A. devenait sponsor de l’opération « Tremplin pour un espoir ».

Enfin on libéra les voitures, de la pré-grille.

« Ce n’est pas trop tôt ! » Se dit Philippe.

Il ne monta casqué, ganté, qu’au tout dernier moment afin de ne pas avoir trop vite chaud.
Son intégrale évacuait très mal la chaleur. Mais, il ne fut pas trop gêné en entamant son tour de chauffe. En dehors d’un objectif purement sportif, le team Koning avait confié à Philippe la mission de n’utiliser de tout le week-end, essais plus course, qu’un seul train de pneu, et seul jeu de plaquette de frein afin d’essayer ces éléments dans des conditions qui ressemblaient à celles d’un double relais lors des vingt quatre heures.

Tous cela pour tester le pilote et, savoir si il était capable de préserver quelque peu sa mécanique, en vue de cette grande course d’endurance. Mais aussi, pour savoir si les choix de l’équipe avaient été judicieux pour ces éléments.

Car, à ce moment, l’on pouvait encore changer son fusil d’épaule. Le circuit de Zolder était un circuit de freinage, c’est à dire un circuit où l’on peut tirer avantage de freinage tardif pour y prendre avantage sur celui qui vous précède. Il avait beau se trouver en Flandre, dans la province du Limbourg, ce tracé bénéficiait d’une certaine dénivellation, et d’un développement de 4 262 mètres.

Peu avant le franchissement du virage Jacky Ickx, un esse gauche droite avant l’arrivée, et tout en zigzaguant pour maintenir ses pneus en température, lors du tour de chauffe, Philippe aperçu la partie du paddock réservée aux formules Ford 1600.

D’où il se trouvait, Philippe ne pouvait pas voir le bivouac improvisé autour de l’antique Royale noire et jaune qu’il allait conduire en milieu d’après midi.

Ce qu’il voyait par contre, c’était le bus d’atelier et de transport blanc, frappé d’un énorme ovale bleu du nom de Ford, surmonté d’une inscription non moins conséquente « David Stanley racing school » et en bas « Impro Race ».

Cette équipe anglaise faisait courir des voitures dans toute l’Europe. Et, dans ce championnat Benelux, elle prenait en charge la maintenance des possesseurs de Hawke de Formukle Ford récentes comme c’était le cas de De Saint-Josse occupant la deuxième place provisoire du championnat.

Mais l’autre partie des activités de David Stanley était la formation à la conduite de compétition. Cette école avait une réputation dans le monde entier. Debay et De Saint- Josse notamment en avaient suivi les cours. Ceux-ci proposaient plusieurs degrés de perfectionnement, initiations, stages de plusieurs jours avec séance finale de chrono.

Celles-ci permettaient éventuellement de gagner une bourse, ou une séance de roulage et location à la course.

Hors ce qui allait changer le moyen terme de Philippe, c’était que, sur l’insistance de Paul Wurtz , une discussion avait réuni Thierry Martin David Stanley et notre principal intéressé.

Il avait alors été décidé que ce dernier embarquerait début Août pour l’Angleterre non loin de Londres sur le circuit de compétition de Club Elan.

Il travaillerait à la maintenance des voitures école, ainsi qu’au montage de son propre châssis seul pendant son temps de libre.

Son travail payerait les séances de roulage pour s’accoutumer aux Hawke de l’année précédente, comme celle qu’il allait remonter.

Ensuite, les deux dernières semaines de présence sur place, il disposerait d’une heure par jour pour mettre au point sa voiture. Et bien sûr, grâce à ce qu’il lui resterait de budget, il la piloterait lors de deux manches d’un des championnats Britanniques.

Si ses prestations étaient convaincantes, sa Hawke le suivrait pour son retours sur le continent.

Et là, si le budget le permettait, il participerait aux deux dernières courses du championnat Benelux.

Paul Wurtz pensait que cette approche mettrait Philippe à l’aise dans sa peau de pilote. Elle lui permettrait aussi de se familiariser avec le haut degré de compétition internationale. En effet, l’Angleterre reçoit dans ses propres championnats les apprentis pilotes du monde entier aux dents singulièrement longues et, à l’appétit féroce. De plus côté humilité, construire dans la pénombre, à partir de pièces détachées son propre « engin de combat » dixit Paul, remettrait les détracteurs à leur place. Et puis, quel enrichissement!
.
Comme Paul Wurtz, David Stanley disposait de moule de carrosseries construites
en polyester.

Phil apprendrait ainsi la plasturgie en construisant ses propres éléments de carrosserie. Il, enfin ses sponsors, ne paieraient que la matière première. Et puis la culture anglaise, tant d’une manière générale que du point de vue compétition, était quelque chose de relativement différent des habitudes continentales de notre héros.

Stanley fini par accepter. Mais c’était justement au vu de la totale ignorance de la langue de Shakespeare par notre « future grande star » qu’il émit des réserves.

Il n'accepta que par amitié envers Paul Wurtz. Et encore, en l'assurant que Phil ne pourrait obtenir les élément nécessaires qu’en se faisant comprendre par les autochtones. Phil justement, n’était pas plus convaincu que cela de quitter son cocon environnemental. Pensez donc! Un pays où l’on ne mange que pour fournir à son corps, l’énergie nécessaire à le faire fonctionner.

Mais pour l’instant, Philippe avait d’autres chats à fouetter.

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Mer 8 Fév - 17:22

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns
                                Chapitre IV : Cours de rattrapage suite

Mais pour l’instant, Philippe avait d’autres chats à fouetter.


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Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns Chapitre V : Intensité accrue

Message  philbaetz le Mar 14 Fév - 21:00

Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns
                                Chapitre V : Intensité accrue



Zolder 11H30 : Angleterre ou pas, c’était totalement dépourvu de ce genre d‘état d’âme que notre ami s’élança  de sa troisième ligne pour griller la politesse des deux voitures occupant la deuxième ligne.

Déjà un bon point d’acquit puisqu’il entamait cette course en troisième position derrière Debay et Van Texder tout deux sur VW Sirocco et devant Claes qui possédait toujours la sienne. Tiens, il n’avait pas vu Daniel Freeman?! Les pneus de Philippe semblaient franchement performants.  Il se décida de tout faire pour garder le sillage des deux voitures le précédant.

Cela se déroula finalement mieux que prévu. A la fin du premier tour, Van Texder sorti un peu large du virage Jacky Ickx. S’il pu reprendre sa ligne, Philippe n’en fut pas moins à sa hauteur et le tassa « virilement mais correctement » vers la droite de la piste pour le freinage du virage à gauche de l’entrée de la crosse. Il en sorti victorieusement au bénéfice de la  deuxième place.


Martin était nerveu :

-« Putain, y va fusiller ses pneus…et sa réputation, il à encore onze tours sur douze à courir et il « allume » déjà ses gommes !" »

Philippe était visiblement en forme et voulait le montrer. Il ne se contentait pas de garder sa deuxième place. Il gardait la pression sur Debay. Pour le décrocher, celui-ci faisait pourtant le forcing pour y arriver enfin lors du sixième tour.

D’un coup les temps au tour de Phil faiblissaient de huit dixièmes de seconde. Mais il ne commettait pas d’erreur. Et, Van Texder ne pouvait pas le déborder.  Ensuite vers le neuvième tour Van Texder fut de nouveau lâché par Philippe qui tentait par la même occasion de recoller sur Debay.

Mais celui-ci avait gardé de la réserve. Il mit ses dernières cartouches dans la bataille s’échappant définitivement.

De guerre lasse, notre futur  voyageur compris que ses pneus n’avaient pas résisté à la dernière vague d’assaut.  Les deux derniers tours ressemblaient à un chemin de croix.

Claes eu d’abord raison de lui à la sortie de la chicane du onzième tour et Van Texder en fit de même à cet endroit un tour plus tard éjectant Baetz du podium final pour une seconde.

Il s’attendait à avoir des remontrances de Thierry ainsi qu’un regard mal aimable de Beaudouin Koning le patron d’écurie à cause des pneus.

Mais ce fut plutôt des sourires de satisfaction qu’il vit sur les visages des principaux intéressés. Goed goed, dit le patron de l’écurie. Thierry lui fit une tape sur le casque et lui cria.
-« T’as fait le meilleur tour ! J’en reviens pas ! Mais, au sixième tour j’ai bien cru que c’était foutu. Et que t’allais rentrer aux stands pour des nouveaux pneus. Et puis t’es reparti de plus belle du huitième au dixième. Après on s’attendait à ce que ça se  dégrade sérieusement. Mais  ta place de quatrième c’est une performance par rapport aux autres. Ils  jouaient la ''perf'' avec des pneus neufs, et des voitures de même performance que la tienne. »        

Hé bien voilà une course qui aurait au moins eu le mérite de mettre notre homme en confiance. Mais en allant déjeuner, il savait que la course de l’après midi serait une autre paire de manche. D’autant, qu’après avoir remonter un triangle avant gauche endommagé lors d’une sortie au début de la grande ligne droite aux essais du matin il devait refaire le parallélisme du train avant. Il gardait la pression et restait nerveux. Il se devait  d’une place dans le ''top ten''. C’était la plus mauvaise des places qu’il s’autorisait. Et ce, en partant seizième sur la grille. En plus, Winen et Willy seraient présents cet après midi. Alors, pas de droit à l’erreur!

Pourtant la course commença bien mal. Phil tenta bien de s’infiltrer entre les deux concurrents devant lui au départ. Mais contrairement à la course de tourisme, ceux-ci n’acceptèrent pas l’intrusion.

Notamment, celui qui devait négocier le premier virage à l’intérieur de ce groupe.

Aussi au freinage, il tassa Phil et l’autre compère vers la barrière extérieure à droite. Comme le fit notre ami le matin même avec Van Texder.

Mais Philippe ne l’entendit pas de cette oreille. Beaucoup moins tendre que ce très sympathique Néerlandais, habitué aux joutes en peloton du karting, il asséna un vilain coup de roue au pilote de la Crosslé orange de ce Van Doeren.

Celui-ci déséquilibré fit un écart avant de se mettre en travers et de repiquer vers Philippe et l’autre pilote. Harponner involontairement à la roue arrière, Philippe parti à son tour en tête à queue avant de terminer en marche arrière dans le bas côté.

Il reparti le couteau entre les dents bon dernier, c’est à dire vingt huitième.

A la fin du premier tour la Orange rentra aux stands. Philippe qui avait déjà dépassé deux concurrents se trouvait à la Vingt cinquième place. Il attaquait encore. Ses pneus fumaient à chaque freinage et, à chaque freinage il regagnait pratiquement une place jusqu’au sixième tour.

Il pointait alors en treizième position quand il effectua une splendide embardée devant les stands en sortant un peu large du virage Jacky Ickx.

Un double tête à queue dans la terre avant de regagner la piste au nez et à la barbe de ses poursuivants.

Il réussit à contenir ces derniers lors d’un freinage audacieux, manquant d’ailleurs de repartir à la faute, mettant de nouveau les deux roues de droites dans la terre.
Mais il en était quitte pour cette fois. Il avait à présent l’esprit libre pour tenter de recoller au peloton de cinq voitures le précédant.

En s’appliquant et en tentant de garder la tête froide, il y parvint après six tours.
Mais, ce peloton ne représentait plus que deux voitures.
Il fallait quand même garder le contact. Hors à ce stade de la course, les pneus de notre « conquérant » commençaient à donner des signes de fatigue.

Finalement garder le sillage de ce binôme s’avéra une tâche périlleuse.

Philippe pensait encore jouer son joker en fin de course. Il ne restait que deux tours. Notre ami pensait au dernier freinage. Il avait remarqué une petite faille dans le pilotage de ses prédécesseurs.

Comme l’un tentait de dépasser l’autre et qu’il préparait cela aussi en vue de la dernière difficulté, Philippe pensait qu’en laissant un peu de distance il pourrait négocier l’épingle et en sortir plus vite. Ce qu’il fit !

Cette épingle à droite était le dernier endroit ou le concurrent tenta de déborder son adversaire et il força le passage dans cette épingle. Les deux voitures se touchèrent et se gênèrent mutuellement. Si bien que dans la ligne droite précédant le virage Jacky Ickx, Philippe se porta à leur hauteur et retarda son freinage au maximum.

Il arriva à prendre la corde du gauche devant ses deux adversaires mais escalada la bordure du virage à droite. Sa roue avant vint drosser le rail par la même occasion.

Ce qui ne l’empêcha pas de garder sa ligne et de rejoindre le tarmac pour franchir grâce à un abandon l’arrivée en dixième place.

L’objectif était atteint !

De Saint-Josse remportait lui la première victoire de sa carrière en monoplace.
Il consolidait sa seconde place provisoire du championnat.

C’était la fin des festivités dominicales, et ses activités accrues.

Phil ne retrouverait maintenant le volant d’une monoplace qu’en Angleterre lors de ses cours de rattrapage.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Jeu 16 Fév - 9:39

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 : Hasards opportuns
                                Chapitre V : Intensité accrue


Phil ne retrouverait maintenant le volant d’une monoplace qu’en Angleterre lors de ses cours de rattrapage.
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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre VI Souvenir d’enfance.

Message  philbaetz le Jeu 9 Mar - 22:21

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre VI Souvenir d’enfance.


24 Heures de Francorchamps : Disputée fin Juillet ou début Août, cette épreuve marque la mi-temps estivale. Malgré une période de l’année peu propice, cette grande course Belge est l’occasion d’une concentration et d’un fourmillement populaire rarement égalés dans ce pays, quelque soit l’époque de l’année.

Ça et là dans le paddock en effervescence, se croisent bons nombres de personnes soit en plein boum d’activités, soit en pleine parenthèse d’évasion.

Elles viennent le temps de cette folle semaine « poeple » replonger dans la substance de leurs activités professionnelles. Elles tentent en ces lieux d’en exploiter le filon évènementiel pour communiquer avec leurs clients privilégiés.

Les 24 heures de Spa, plus qu’une grande course sont, pour ce pays et, quelques autres médias internationaux, l’occasion de l’été, de noircir de photos et d’articles tendances les pages de revues chics. Celles que l’on emmènera dans son sac de voyage pour lire distraitement dans l’avion, sur une plage, ou une terrasse ensoleillée. C’est donc considéré comme un événement « kitch » où il sera bon d’être vu. Même si il est d’abord un rassemblement populaire à l’ambiance chaleureuse.

Et c’est à qui réussira le plus beau coup médiatique. Au sponsor qui se fera photographier dans son espace V.I.P., avec la vedette la plus connue, dans ses moments d’euphories les plus excentriques.

Cette semaine, sur le théâtre même des opérations, tout au long de la mise en place des chapiteaux, terrasses, et autres stands, serait aussi celle des marchés d’apothicaires.

C’est dans ce contexte que se télescoperont ceux qui avaient tout prévu de leurs opérations relationnelles ou commerciales, parachevant les derniers éléments de leur mise en place, et les autres !

Ceux qui, éclopés de ce grand « lego land sportif et mondain » tenteront de prendre le train en marche. Ils essaieront en échange de services supposés rendus ou de promesses à venir, de pouvoir, chez l’un ou l’autre de ces prévoyants, négocier pour leurs clients, une table et cinq chaises dans l’auvent d’untel, ou un sticker sur l’aile ou le capot de la voiture d’un concurrent.

Paradoxalement, ces derniers, qui n’auront pas vraiment réussi à boucler leur budget pour cette course. Ils en profiteront pour mener le jeu du poker menteur.

Ainsi, joueront-ils la surenchère de leurs derniers espaces disponibles.

Certains ayant loupé le coche des vacances réussies, essayeront auprès de leur collaborateur rencontrés sur place, de pouvoir s’incruster, le temps d’une semaine, dans un coin de terrasse de la villa de ce dernier, sur la côte d’Azur ou la Costa del-sole.


Le côté mondain n’est certainement pas le seul concerné par toute cette activité.

Si il est présent dans les Ardennes à ce moment précis, c’est que la substance de base de cet événement, l’affrontement sportif, est pratiquement toujours d’un attrait maximum.

Les 24 heures de Francorchamps sont aux voitures de tourisme ce que les 24 Heures du Mans sont pour les voitures de sport.

Dans chaque catégorie plusieurs constructeurs s’affrontent. Les différentes marques sont représentées soit directement, soit par le biais de préparateurs eux mêmes engagés par des importateurs ou autres filiales.

Tout dépend de l’organigramme des constructeurs en question. Les uns visent le classement général les autres la victoire de catégorie ou aussi la très prisée coupe du Roi qui récompense la marque ayant le plus grand nombre de voitures les mieux classées. Ainsi par exemple, un doublé Ford au général peut être éclipsé par quatre Alfa terminant aux 3ième 4ième 5ième et 7ième place. Ce prix récompense autant la fiabilité que la cohésion entre les représentantes d’une même marque.

C’est dans ce contexte que Philippe va se retrouver pour la première fois de sa jeune carrière, en tant qu’acteur de cette grande course. Il a quitté Bois Seigneur Isaac le Lundi après midi non sans avoir auparavant sacrifié à l’arrachage des premières pommes de terre.

Il s’y exécuta d’ailleurs de bonne grâce. Car, ce genre de travail, et aussi ses activités professionnelles allaient s’effacer durant six bonnes semaines, jusqu’à mi-Septembre pour être précis.

A la place, il irait donc en Grande Bretagne pour parfaire son apprentissage de la course. Il n’était pas sûr à ce moment précis, que ce serait la plus relaxante des activités potentielles à cette période de l’année. Mais cependant, il se plaisait à la considérer comme telle.

Contrairement à ses habitudes, son père avait daigné prêter sa voiture et la caravane. Celle qui les avait abrité tellement de fois sur les côtes de Bretagne et d’Adriatique depuis dix ans.

Il y avait toujours à l’intérieur cette douce odeur du bois des placards que l’on redécouvrait d’une année sur l’autre. Avec un peu d’imagination l’odeur des biscuits Bretons surgissait également. Cette caravane sentait la douceur de vivre de son l’adolescence encore proche.

Et ce n’était pas la première fois qu’elle l’abriterait sur ce circuit d’ailleurs. A maintes reprises lors des mille kilomètres ou des éditions précédentes des 24 heures, elle avait servi de refuge pour les frères et autres proches amis comme Michel Bougard ou les Warnan. Et, aussi, comme repère de son quartier de Bois Seigneur dont différents éléments étaient venus de manière éparse suivre l’événement.
Néanmoins cette fois ci, personne d’autre que Philippe ne l’occuperait durant cette semaine.
Bruxelles quartier de la gare du midi : L’ambiance était fébrile dans cette jeune agence Allegro. L’imminence des 24 Heures de Spa faisait de cette semaine le point culminant de ses activités de communication. Depuis la fin juillet, Inès avait été réquisitionnée pour un stage en vue d’assister Rebecca, attachée de presse, Thierry Martin responsable commerciale, Pierre Alain Maubert chef de projet, Bernard Mandrin attaché commercial et Willy responsable et consultant en communication auprès de la clientèle. La principale tâche de la jeune bachelière était la duplication des rédactions diverses, photocopieuse, rédaction de courrier envois de faire part, et coursière.

De loin le travail qu’elle préférait. Car il lui permettait d’étrenner son Piaggio offert pour ce cycle secondaire enfin bouclé. Le nombre d’aller retour à l’imprimeur, pour chercher les impressions de plaquette d’information, de dossiers de presse ainsi, que d’autres documents, pour les réceptionner à l’agence ou les distribuer chez les clients, les journaux et, radios de proximité, était loin de saturer cette stagiaire. Elle avait hâte de suivre la troupe sur les lieux de la course, dans le sillage de son grand cousin.

Punaise avait finalement été admise aux jeux de nuit organisés par celui-ci.

Malheureusement, avec cette société naissante, le business débordait souvent sur la partie loisirs.

Qu’importe, ça arrivait malgré tout de temps en temps. Jasmine et elle étaient devenues très complices. Elle la retrouverait en Irlande dans une dizaine de jours.

Après le gros ‘’coup de feu’’ de Spa !

Elle aurait par la même occasion, la lourde tâche d’accompagner ‘’le pilote de l’agence’’ à Lavender Home, la maison de famille située au Nord Ouest de Londres non loin de Childern Hill, et de l’école de pilotage de David Stanley.

Elle en jubilait d’avance. Willy avait pourtant tempéré son enthousiasme concernant ce provincial inculte dont elle devrait se charger. Mais bon ! Elle pourrait au moins s’amuser en faire son souffre douleur en l’affublant de mimiques, de sobriquet et, de qualificatifs peu flatteurs, son sport préféré.

Mais, en attendant sa période de mortification psychologique à venir et encore insoupçonnée, Philippe s’apprêtait à vivre une semaine dont il se souviendrait longtemps.

Les premiers essais n’auraient lieu que Jeudi soir. Les membres de l’équipe déjà présents avaient suffisamment à faire pour organiser l’intendance et la logistique que pour inclure un homme supplémentaire.

Ceux qui s’occuperaient de la promotion n’arriveraient que Jeudi midi. C’est donc de deux jours de plein relâchement dont Philippe, profiterait pour s’époumoner.

Footing le matin baignade en rivière l’après midi et grosses promenades.

Il aurait volontiers partagé ces moments d’évasion avec une âme sœur docilement consentante.
Il était toujours à la recherche de ce qu’il se plaisait à voir dans chaque regard, chaque sourire, chaque expression chaleureuse de femme, de fille.

Mais, jusqu’à présent, ‘’ces moments de recueillement’’ ne lui avaient donné que l’espoir en sursit. Il finissait quand même par se poser des questions. Il ne se sentait pas pour autant, la pire des personnes.

Et puis, lui aussi, voyait en Agnès par exemple, une simple bonne copine. Peut-être qu’elle, aurait souhaité autre chose ? Va savoir. Mais cette question ne lui traversait même pas l’esprit.

Incroyable quand même d’être ici, à Francorchamps, pour les 24H00. Difficile d’imaginer qu’il n’avait pas là établi pour la énième fois ses quartiers de spectateur indécrottable de cette course d’endurance renommée. Même si cette fois-ci, c’est au bas des stands, dans le parc concurrent qu’il posait ses gaules. Il se refusait pour l’instant, de se mettre cette réalité en tête. Car aussitôt, il sentait un poids l’oppresser, une pression comme on dit, le trac quoi ?! Non ! Là, maintenant, on était en phase détente. Relaxe, sérénité et villégiature.

Il fuyait d’ailleurs les installations des équipes pour plus volontiers se perdre en cette nature Ardennaise triomphante, au faîte d’un été pétri de douceur météorologique.

Le Mercredi après midi, Philippe avait entrepris de parcourir à la marche les 14 kilomètres de l’ancien circuit. Le toboggan, le grand huit, à côté de ce tracé vertigineux, le circuit actuel de près de sept kilomètres ressemblerait presque à un tourniquet. Ceci est bien entendu à considérer avec relativité. Car, le circuit actuel est sans doute le plus beau du monde.

Mais le grand…..


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Sam 11 Mar - 11:00

philbaetz a écrit:[color=#000066]Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre VI Souvenir d’enfance.
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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre VI Souvenir d’enfance.

Message  philbaetz le Sam 11 Mar - 22:32

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre VI Souvenir d’enfance. Suite


Le Mercredi après midi, Philippe avait entrepris de parcourir à la marche les 14 kilomètres de l’ancien circuit. Le toboggan, le grand huit, à côté de ce tracé vertigineux, le circuit actuel de près de sept kilomètres ressemblerait presque à un tourniquet. Ceci est bien entendu à considérer avec relativité. Car, le circuit actuel est sans doute le plus beau du monde.

Mais le grand…..

Ce tracé tellement important imposait à qui voulait s’y rendre de modifier très tôt son itinéraire en fonction du virage où il souhaitait s’installer. Qui plus est sur ce terrain accidenté que sont les Ardennes.

Au virage de la source, vous vous trouviez en haut d’une vallée. Vous parcourriez alors en descente un petit kilomètre tout en passant devant les stands. Et vous étiez à ce moment au creux de la vallée. Vous aviez alors face à vous un mur d’une vingtaine de mètres de haut. Pour le gravir ? Soit une route en col classique ; le chemin des douaniers utilisé avant les années 50. Ou alors, le monter pratiquement tout droit à près de  30° de dénivellation. Le raidillon de l’eau rouge!

Ce circuit, qui était en fait ouvert à la circulation,(avant les années 2000) ne gardait  cette célèbre portion  que pour les compétitions.

Ensuite vous filiez vers les combes par l’intermédiaire de deux lignes droites entrecoupées d’un virage (Kemmel) à droite se prenant  à fond. Vous avez alors parcouru deux kilomètres cinq cent à trois kilomètres.
Sur le nouveau tracé, cette portion aboutissait sur une succession droite gauche droite se négociant en 3ième puis 4ième vitesse. Sur l’ancien, vous soulagiez votre cinquième d’une légère décélération. Et vous négociez un interminable virage à gauche entre les rails de protections « Les combes ».

Depuis l’eau rouge vous étiez resté sur le pourtour en haut de cette vallée.

Mais là , après un bout droit de quatre cent mètres, un esse gauche droite entâmes une descente vertigineuse et une longue courbe à droite qui s’appelle la descente de Burnenville, ( la bien nommée mais… en un seul mot comme vous pouvez le noter). Vous « tombiez » alors un rapport avec un freinage pour le virage de Malmédy. Et vous avez parcouru deux kilomètres de plus.

Un gauche droite assez ouvert en fait.

Puis, vous ré accélériez plein pot,  en ignorant la légère courbe à droite qui suivait un kilomètre plus loin composant de début de la descente de Masta.

Quatre kilomètres entre les rails et les maisons qui bordent la piste avec, aux deux tiers le S de Masta qui se prenait à fond en frôlant des poteaux télégraphiques, d’autres maisons, un talus et des glissières…. quand il y en avait.

A peine le temps d’inspirer, et on arrivait sur Stavelot, point le plus bas du circuit. Les prototypes comme les Matra Ferrari et Alfa Roméo, ainsi que les autres voitures de sport comme les Ford GT 40,  Porsche 917 et Lola T 70 relâchaient légèrement les gaz à l’amorce de la courbe Hollwell* (du nom d’un motard qui s’y tua) qui précédait le virage proprement dit. Puis, ils décèleraient beaucoup plus franchement pour prendre ensuite, pied au plancher, ce virage en dévers afin de plaquer les voitures au sol par la force centrifuge.

Mais, en soixante dix, lors du dernier grand-prix F1, celles-ci prenaient cet enchaînement à fond absolu. Rendant la course, aux yeux des spectateurs,  ni plus ni moins qu’époustouflante, pour ne pas dire terrifiante.

Pensez donc, voir, et surtout entendre des V8 ou des V12 hurler leurs chevaux à 10 000 tours minute, à cinq mètres de vous, à 320 kilomètres à l’heure, à cinq centimètres des glissières  est quelque chose d’inoubliable.

Philippe se souvient, c’était souvent là que le campement familial se montait au pied du marronnier, pour suivre ces courses. Et lors de ce fameux grand prix, il ne fut pas fier, de constater qu’il aurait souhaité voir abandonner son pilote fétiche, en l’occurrence Jacky Ickx, plutôt que de continuer à le regarder prendre autant de risques.
Il fut en effet soulagé lorsque, force centrifuge aidant, la pompe à essence de sa Ferrari 312B fut désamorcée (à cause d’une fuite du réservoir) occasionnant des ratés au moteur. Il fut d’ailleurs soulagé lorsque pris fin l’épreuve car pour les autres aussi ce risque lui semblait intolérable.

C’est à ce moment là qu’il se rendit compte du réel danger que prenaient ces pilotes. C’est un peu comme si la mort vous tendait une toile, et qu’un mince fil d’Ariane occupé par votre talent et le destin, vous permettait à lui seul de passer au travers.

Il se rappela aussi les veillées au feu de bois par ces fraîches nuits printanières. Avec ses frères, son père et ses amis. Ensemble ils anticipaient la course du lendemain faite de pronostiques et autre tactiques qu’observerait l’un ou l’autre des pilotes.

A cette époque, au début des années 70, les équipes n’étaient pas encore cloîtrées une semaine durant dans les stands. Au contraire, tout autour du circuit, les garagistes étaient réquisitionnés par les différents concurrents.

Ceux-ci avaient leurs habitudes. On pouvait trouver les Mirages et les Ford dans un garage à l’entrée de la ville de Stavelot. Pendant plusieurs années les camions de l’écurie Joëst racing (équipe privée de nombreuses fois vainqueur au 24 Heures du Mans) étaient garés dans l’échappatoire du virage de Stavelot. Et le matin, les voitures, des Porsche 908-3,  partaient par leurs propres moyens de ce virage vers les stands à six kilomètres de là. Tour à tour les Ferrari et Alfa d’usine auront, «  squatté » le garage Fiat  situé un peu avant  la Source.

Mais reprenons le parcours du circuit.

De Stavelot, on entamait maintenant la remontée vers les carrières où, tous les six cent à mille mètres se succédaient deux courbes à gauche quasi à fond, puis deux courbes à droites à fond également.  La seconde de ces deux courbes à droite s’appelait carrières. (Kilomètre onze)  Puis de nouveau deux courbes à gauche, à fond également,  Blanchimont. (Kilomètre treize)Durant toute cette portion, vous aurez eu le choix entre les rochers à gauche, et les ravins à droite avec, une perspective sur la cime des arbres tant le devers était pentu.

A cet endroit, en 1975 il y eut un très grave accident pendant la nuit avec deux morts parmi les pilotes. Ensuite, le pneu d’une voiture éclata en roulant sur les débris. C’était une de ces fameuses B M W qui disputaient la tête de la course. Et à cette vitesse vertigineuse le pilote ne pu empêcher sa voiture de percuter le rail et de partir en tonneaux.

Le pilote, Alain Peltier, s’en sorti indemne. Malheureusement, une des glissières de sécurité, sans doute fragilisée par l’accident précédant, céda sous le choc et alla faucher un jeune commissaire de piste, Michel Wilmet qui habitait non loin de chez Philippe et ses amis. Le pilote n’oublia jamais depuis, de venir saluer la tombe de ce jeune, venu avec enthousiasme, veiller à la sécurité des participants, à titre gracieux.

Vous aviez après Blanchimont encore un virage à droite puis un à gauche avant d’arriver à l’épingle de la source en 1ère à Soixante à l’heure.   Et le tour était bouclé.  Les Vingt deux tours du GP parcourus à la moyenne de 241 Km/H en 1970. Cela restait derrière Monza en 71 le deuxième grand prix le plus rapide de l’histoire de la F1 à l’aube des années deux mille.

Ce circuit  fut évidemment remis en question par le fait que les standards de sécurités n’étaient plus respectés.

Des arbres, des rochers, des maisons, des poteaux pour vous recevoir à 320 kilomètres à l’heure, on  comprend aisément ce choix.

Une autre et non des moindre. Le fait que les voitures touchant le rail de protection qui les renvoyait  sur le milieu de la piste. Ces rails à fleur des bords de piste dans leur point de corde masquaient la fin de ces longs virages interminables et  rapides.

Les commissaires, n’avaient pas toujours le temps de prévenir les premiers poursuivants.

Et si la voiture accidentée était en pleine trajectoire. Celle qui suivait  arrivait tellement vite, qu’elle ne pouvait l’éviter. Et le choc était alors, d’une rare violence.

L’accident de 75 à été mortel pour au moins un des deux pilotes à cause de cela.

En 73 au virage de Malmédy, ce fut le cas pour le Français Roger Dubos et l’Allemand Hans Peter Joisten.

C’est pour cela que Francorchamps fut raccourci comme le Nürburgring. C’est pour cela que des petits circuits comme Nivelles ont vu le jour mais….

Il était dommage que ce qui devait être une fête se termina en tragédie.

Ce n’était pas toujours le cas heureusement.

Et Philippe se rappelait ces joyeux retours vers Nivelles puis Bois Seigneur lorsque son père, ses frères, lui et ses amis l’accompagnant s’arrêtaient près d’une cabane à frite pour se restaurer.  Et où, hasard aidant, ils se faisaient rejoindre par d’autres copains venu à moto ou voiture mais  d’un autre endroit du circuit.

Il s’en suivait, outre de chaudes retrouvailles. Les descriptions respectives que les uns et les autres avaient perçu de la course d’où ils se trouvaient.

Ainsi, on comprenait pourquoi un tel avait une trace sur la carrosserie. Ou, comment un autre avait dépassé celui-là.

Philippe était fourbu. Après sa douche dans les stands, il sacrifia à la cuisson d’un étui de pâte et d’une boite de sauce Bolognaise après une autre conserve de soupe à la tomate. Puis, après une dernière petite ronde, s’endormi comme un loir.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 12 Mar - 11:17


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 12 Mar - 12:37

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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre VII : Dans le grand bain.

Message  philbaetz le Dim 12 Mar - 13:06

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre VII : Dans le grand bain.



Jeudi 10 heures.

Phil : ‘’Ça y est, la pression montait. Je ressentais l’appréhension de celui qui de l’état contemplatif allait devoir devenir actif. Il y avait d’une part l’incertitude de prendre le rythme de ce train en marche. Celui où tout le monde sauf moi tiendrait dignement ma place.

C’est vrai, cet énorme échiquier d’hyper actifs, d’hyper pointus semblait si lisse si parfait. Comme cela, avant d’y mettre les pieds, je sentais l’angoisse me tenailler les tripes. Fini de rire !

Dans ma tête cette course ne représentait jusqu’alors que peu d’intérêt.

Mais quand on se rend compte du sérieux et de la compétence de tous ces acteurs de ce grand événement. Quand l’on sait que l’on va y être associé en y tenant le rôle le plus en vue, même si il est tenu dans la deuxième plus petite des catégories….
Pour quelqu’un sans cesse pris par le doute, cela à de quoi donner le vertige.

Et puis, justement le rôle qu’il avait à tenir. Soudain, de la source, le raidillon ressemble au puit de Dôme. Tout de ce circuit lui semble beaucoup plus tourmenté que la veille.

En entendant ça et là les vrombissements des moteurs en cours de mise au point, son estomac semblait se nouer encore davantage. Cette fois, ce n’était pas de la tribune qu’il allait vivre cette course.

Il se rendait compte un peu tard de l’effort et la concentration dont il avait fait preuve vingt minutes durant, au volant de sa Golf à Zolder. Il allait être triplés le temps d’un double relais. Mais, également que celui-ci alait se dérouler à une vitesse moyenne bien plus élevée.

Et ce, en ayant à faire attention aux « furieux » pilotant les BMW, les Ford Capri et, les Chevrolet Camaro qui le doubleraient avec prés de cent kilomètres à l’heure de différence, dans des endroits rapides…. Et où le choix des trajectoires n’était pas illimité. De plus, une bonne dizaine de pilotes avaient soit fait de la F1 soit en passe de le faire

-« Mais qu’est-ce que je suis venu foutre ici ? » Se demanda-t-il.

Tout en découvrant l’ensemble du paddock, Philippe se dirigea vers le chapiteau Européan Business, bleu étoilé de jaune qui devait abriter le relationnel et l’intendance de l’équipe. Il avait lors de la présentation officielle devant l’immeuble de la C E E à Bruxelles, la semaine précédente, reçu les consignes en vue des premières formalités à accomplir en vue des 24 Heures.

-« Tu te rendras sous la tente Européan Business à partir de dix heures pour prendre ton planning, tes polos et tee-shirt ainsi que tes deux combinaisons.’’ Lui avait alors dit Willy ‘’Ensuite tu remonteras à la source, par où tu quitteras le circuit. Tu marcheras jusqu’à l’endroit où Thierry t’attendra avec sa BMW 320. Attention, il l’a changée, elle n’est plus blanche maintenant mais gris métal avec les vitres fumées. De là, nous irons au casino de Spa où aura lieu le breefing ! »

Le breefing, c’était la grande messe destinée d’une part à rappeler les règles élémentaires de sécurité et de bonne conduite sportive. Il s’agissait aussi d’informer les pilotes des spécificités du circuit, des consignes à observer lors des dépassements de voitures plus lentes. Ou… au contraire, lorsque l’on se faisait rejoindre comment réagir pour ne pas qu’il y ait incompréhension avec le pilote de la « bombe » avant une difficulté.

Sur certains circuits, il était recommandé de garder la trajectoire. De cette manière, le doubleur savait sans hésiter comment il pourrait dépasser son retardataire. Mais sur d’autres, il était recommandé de se rabattre du côté de la piste d’où le signal de drapeau bleu avait été observé.

On informait également des zones où le pilote devait « préférer » immobiliser sa voiture en cas de problème. Endroits choisis compte tenu des dégagements, et des possibilités qu’il puisse être conseillé par un mécanicien pour une réparation, en toute relative sécurité.

Mais également, pour pouvoir sortir la voiture de l’enceinte du circuit en tenant compte des voies d’accès. C’était un peu comme prêcher le chaud et le froid. D’un côté on vous mettait la pression en vous prévenant de l’extrême nécessité à être vigilant. De l’autre, on vous rassurait en vous donnant des conseils pratiques vous permettant d’éviter toutes les embûches.

Jeudi 14 Heures

Après avoir déjeuné avec Willy et Thierry, Philippe revenait sur le circuit avec ce dernier. Le fils Berkmans était reparti avec une VW Siroco prêtée par Beaudouin Koning, à la fois concessionnaire et un des préparateurs de la marque. Il repartait chercher les dossiers de presse ainsi que les hôtesses qui devaient les distribuer mais aussi, suivant le moment, les commenter.

Philippe n’avait pratiquement pas ouvert la bouche hormis les quelques civilités de circonstance. Il était toujours aussi angoissé. Il cherchait dans la conversation de ses deux mentors source à réconfort, à dédramatisation, des moments à venir. Mais eux, ne se rendant compte de rien, décrivaient cette course comme le « truc de l’été ». Ça allait « péter » dés ce soir !
Et ce, dans tous les sens !

Philippe déambulait à nouveau dans le paddock. Mais contrairement à ses coéquipiers, il évitait soigneusement de s’éterniser sous l’auvent du Koning team. Il tenta bien de trouver refuge auprès de Paul Wurtz. Celui-ci, avec l’aide de ses cinq mécanos habituels s’occupait de la logistique autour de la Sora Natsu engagée par Tom Brigthon Motorsport en catégorie I.

Le constructeur Japonais avait homologué son modèle de voiture de tourisme spécial. Mais seul l’importateur anglais via Brigthon était parvenu à monter un programme intéressant. Outre une voiture en championnat Britannique, il assurait la représentation de la marque au niveau Européen. Son avantage était la multitude de sous traitant oeuvrant pour le sport auto en Grande Bretagne.
De ce fait, il pouvait faire évoluer la voiture dans de très bonnes conditions. Cela n’avait pas été le cas de Paul qui lui se contentait, comme d’autres préparateurs Européens, du statut de second couteau. Il se trouvait dans le rôle de celui qui achète ses pièces sur catalogue alors que le « Britons » avait tout loisir d’être le maître d’œuvre de leur fabrication, selon ses propres critères.

De plus, Paul n’avait pas eu le temps de chercher un budget d’exploitation, les fameux sponsors. Alors, la sienne restait pour le moment silencieuse dans son hangar. Mais l’occasion créant le larron, et l’union faisant la force, il prêtait solidairement et moyennant finance main forte à son alter ego d’outre manche. Et à ce moment précis, il n’amusait pas la galerie. Aussi n’accorda-t-il qu’une brève considération à son jeune élève.

-« Votre attention s’il vous plait, Monsieur Philippe Baetz est attendu au poste de vérification technique, Monsieur Philippe Baetz, au poste de vérification technique ! »

C’est bien la première fois que Philippe entendait son nom résonner aussi fort. Il fut surpris et son stresse augmenta d’autant plus. Ca y est il se faisait déjà remarquer. Les autres l’attendaient. Il manquait déjà à ses obligations. Thierry l’attendait un peu nerveux et lui lança :
-« Ah tu es là !? La fête commence mon vieux. Il faut que tu te bouges hein ! Tes équipiers t’attendent. Vous devez accompagner votre voiture pendant le contrôle technique. Tu as bien ta licence, ton permis, et tes certificats médicaux car toi aussi tu auras droit au contrôle technique….T’as rien fumé au moins ? »
Dit Thierry sous le ton de la plaisanterie.

Bon, au moins Phil Baetz allait avoir de quoi s’occuper l’esprit. Oui heureusement, il avait tous les éléments demandés par son manager. Le tout avait été glissé dans la chemise plastique de son passe pilote qu’il portait autour du coup.

C’était le moment somme toute idéal pour faire connaissance avec ses équipiers. D’abord le vétéran Italien Claudio Belli, et le Flamand Franz Deklerke pilote habituel de la voiture qu’il n’avait entrevu qu’aux essais privés de Zolder.

Claudio était un pilote éclectique. C’était la cheville ouvrière de l’équipe Colibri, un des préparateurs de l’importateur Italien Volkswagen, depuis de longues années. Il représentait la marque tant sur les circuits qu’en rallye. Il parlait assez bien le Français. Et, se mis très vite à parler avec Philippe. Il était natif de Chiasso près de Milan.

Philippe en vint très vite à parler de ses voyages en Italie et notamment au lac de Garde. Véritable féerie de la nature où cette eau encadrée de montagnes, de collines vertes, de vignes de Bardolino, de cyprès, et de maisons aux toits rouges, avait des allures de mer avec ses vagues.

Autres points intéressants était les quelques années de sa carrière passée en même temps que Paul Wurtz sur des Abarth et des Tecno engagées déjà à l’époque par Colibri. Ces deux points communs permettaient, mine de rien, à Philippe de se dé stresser un peu.

Claudio lui racontait les anecdotes vécues avec son moniteur de pilotage. Franz Deklerke venait de temps en temps troubler la conversation au fil des différentes étapes des vérifications. Il parlait très peu le Français, ce qui n’empêchait pas une cohésion homogène du groupe.

Ils faisaient chacun de réels efforts pour communiquer. Philippe essayait de comprendre le basique Néerlandais. Franz traduisait du mieux qu’il pouvait certaines spécificités de sa langue. Et Philippe qui traduisait le Français de l’italien au Flamand et le contraire. Le trio semblait assez solidaire et décidé de passer un week-end sympathique.

Jeudi 19 Heures.

Les neuf pilotes étaient réunis autour des trois voitures engagées par Européan Business. Photos pour les différents représentants des sponsors de l’opération, des partenaires techniques, et autres différents importateurs de la marque de la nationalité des pilotes impliqués. Ensuite eu lieu le breefing du team sur le planning des opérations à venir.

Les pilotes étaient priés de rester dans leur stand respectif à partir de 19 Heures 45. Sur leur voiture, Franz aurait d’abord cinq tours pour se familiariser avec le circuit et transmettre l’état des lieux à ses co-équipiers. A lui aussi d’émettre les réserves quant au fonctionnement de sa voiture et de la régler selon ses critères. Ensuite si cela se passait comme prévu, il qualifierait l’auto avec un train de pneus neufs. Sans cela, les pilotes disposaient chacun d’un train de pneus pour les séances d’essais de Jeudi et Vendredi.

Après les tentatives de Franz, les trois équipiers se succéderaient à raison de série de cinq tours, pour faire connaissance avec la voiture et le circuit.

Philippe succéderait à Franz et ensuite Claudio. Il serait prévu si tout allait bien deux séries de cinq tours par pilote de jour sauf pour Franz qui en aurait (peut-être) trois.

Ensuite, inspection général de la voiture remplacement des plaquettes de frein, mise en action du système d’éclairage et de nouveau une série de cinq tours avec entre chaque pilote, un mini ravitaillement en essence et, changement de roue pour exercer les mécanos aux ravitaillements.

Puis, nouveau changement des plaquettes, et encore une série de cinq tours. Après cela, observation de l’usure des pneus de chacun des pilotes pour savoir qui usait le moins, étude des performances pour savoir qui disputerait en priorité les doubles relais et qui, le cas échéant n’en ferait que des simples. 0h30 dissolution de la troupe avec dodo.

Tiens ? A propos de dodo, en voilà une avec qui Philippe aurait volontiers passé une nuit d’insomnie. Cette Auburn au regard Turquoise, et dont le badge d’hôtesse signalait qu’elle devait en principe répondre au nom de Stella. (A moins qu’il ne s’agisse d’un sponsor supplémentaire).

Afin de s’en assurer il décida d’aller lui même pêcher l’information. Alors qu’il tenta d’apostropher maladroitement cette jolie personne, une voix féminine interpella notre transi futur grand pilote.

-« Alors comme ça, c’est avec toi que je part pour l’Angleterre !? Si tu changes de direction à chaque fois que tu croises une rousse, le voyage risque d’être long. »

Philippe se retourna vers une frimousse aux cheveux blond vénitien et au sourire narquois qui reprit

-« Elle c’est Stella, ça m’étonnerait que tu aies la moindre chance avec cette fille. J’ai l’impression qu’avec elle, il faut assurer à tout point de vue. Moi c’est Inès, je fais le même boulot, mais je suis payée moins cher, pourquoi à ton avis ? »

Phil :-« J’en sais rien moi, tu n’as peut-être pas su négocier ton salaire.’’ Répondit Philippe d’un air exagérément hypocrite avant de poursuivre. ‘’Qu’est-ce qui te fait penser que je n’aie pas ma chance avec cette fille ? »

Inès :-« Ce qui me fait dire ça, c’est que ce genre de nana passe son temps à évincer des mecs en Porsche qui lui proposent monts et merveilles, tout en étant aussi mignon que toi. Elle rêve du beau prince charmant. Et quand je dis Prince charmant, je pense à un Prince qui serait charmant….au premier degrés…tu piges…..tu comprends, le vrai quoi. Elle vient ici parce qu’elle serait peut-être prêt à se contenter d’un petit Prince d’un p’ti pays. Et que…. Il est possible que quelques uns traînent par là. Il doit même y en avoir un parmi les pilotes. Crois moi, déjà pour la jupe moulante bleue, elle a fait la grimace. Mais, pour le tee-shirt jaune moulant, mon cousin à dû être plus que persuasif. Mais enfin, avec lui, si tu connais sa fiancée, tu dois savoir que les belles filles « tombent »…. toujours d’accord avec lui. »

Philippe infirma ces derniers propos

Non je ne connais pas la fiancée de Willy, mais en quel honneur va-t-on partir ensemble pour l’Angleterre ?

Inès :« En fait, j’avais l’intention de partir une semaine en Irlande pour y rejoindre Jasmine. Comme je fais le même chemin que toi pour la première partie du voyage tout au moins, Willy m’a conseillé de partir en même temps que toi Mercredi.
Je te permettrai de faire connaissance avec notre maison familiale où tu séjourneras. Tu n’y seras peut-être pas seul. Mais je te préviens, la personne qui seras là, ne va pas être plus accessible que cette Stella trè(s) moussante. »


Philippe un peu contrarié eu envie de protester sur ce pronostic à ses yeux un peu trop rapide. Mais punaise repris de plus belle ses invectives.

-« Alors c’est toi le type pour qui on fait tous ce cinoche. J’en reviens pas. Moi qui m’imaginais m’agenouiller devant une sommité au regard d’acier. J’te verrai même pas dans la rue. Sois pas vexé hein !? Mais….On a du mal en te voyant, à t’imaginer en futur « Prince » de la vitesse. J’te verrai plutôt jouer dans le « club des cinq ». Oh mais ne fais pas cette tête! En plus c’est qui se vexerait le chou ».

Philippe décida qu’il n’était pas temps de s’énerver aussi près d’un moment de vérité. Il répondit d’un air las et désabusé.

-« Mais je ne suis pas vexé oooh ! M’en faut plus que ça. J’prétends pas être un apollon. En plus, ça sert à rien de s’agenouiller devant moi. Si il faut la relever après ? ! Je ne suis pas un Prince de la vitesse non plus. Et le principal, c’est que je m’y sente à l’aise, et que ça me convienne. Mais crois moi, je m’en fout d’éblouir cette Stella. Ce qui compte, c’est de m’éblouir moi.’’

-« Ooooh que c’est bien dit. Vous devriez faire héros de bande dessinée mon cher. » Conclu Inès qui regardait son interlocuteur mi amusée, mi complice.

Elle se dit qu’il valait peut-être mieux ne pas trop le titiller dans ses derniers retranchements. Phil ne lui déplaisait pas, et son regard avait quelque chose de doux. C’était ce qui la troublait le plus dans la mesure où dans quelques minutes, ce garçon libérerait une certaine détermination, faite de violence, de précision.

Et c’est pour cela qu’elle avait du mal à imaginer la mutation. De ce fait, elle attendait que Dragueur Jekill se transforme en Pilote Hyde. Ensuite, vu le résultat, elle aurait tout loisir de se projeter vers des perspectives disons… plus sensuelles.

La petite cousine et filleule de Willy semblait toujours autant s’amuser à mettre ses interlocuteurs en boite. Cela dit, elle avait troqué son ton agressif peu à peu par du détachement ironique. Ce qu’elle cherchait avant tout, c’était de démystifier ses interlocuteurs. Tout ça pour anticiper la teneur des relations qui leur seraient appropriées. C’est qu’elle l’attendait toujours, ''son heure H''.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 13 Mar - 14:28

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre VII : Dans le grand bain.



Jeudi 10 heures.C’est qu’elle l’attendait toujours, ''son heure H''.

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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre VII : Dans le grand bain.

Message  philbaetz le Lun 13 Mar - 21:43

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre VII : Dans le grand bain. Suite et fin

Jeudi 20 heures 45

Le moindre que l’on puisse dire, c’est que les choses commençaient mal pour l’équipe Européan Business, et en particulier pour l’équipage de la Golf 88 de nos amis.
Franz avait bien commencé ses séries de tours. Après quelques petits réglages supplémentaires, il se mit en devoir de qualifier l’auto avant que la fraîcheur du soir ne rende la piste trop glissante par endroit.

Et, son deuxième tour chronométré avait de quoi satisfaire tout le monde dans l’équipe puisqu’il amenait provisoirement la voiture en seconde position de la division III derrière une Siroco d’usine.
Hélas, dans son troisième tour, la roue avant droite décida de prendre son propre itinéraire dans la partie du grand virage à gauche du nouveau circuit,  avant la remontée vers le raccordement, et qui se nomme « Pouhon ».

La voiture n’a effectué qu’une légère embardée mais ne peut rentrer au stand le disque étant tordu. Deux mécaniciens tentent de remplacer le moyeu avant droit et d’y remettre la roue baladeuse. C’est le pas de vis qui a été trop sollicité. Il a fini par être forcé. L’écrou n’exerçant plus qu’une médiocre résistance, l’effort consenti par les contraintes de roulage en avait eu raison.

L’autre Golf de l’Allemand  Rolf Küntz, le Luxembourgeois Dieter Klaus, et le Danois Dick Mortensen, à elle une boite de vitesse à remplacer et est de ce fait immobilisée également.

Mais pour cet équipage le problème n’est pas trop préoccupant. Les trois pilotes ont fait leurs cinq tours de jour et dans une demi heure, il leur restera deux heures et demie pour réaliser leurs cinq tours de nuit.

Pour Philippe et Claudio Belli par contre, ils n’auront pas tourné de jour et Philippe devra faire connaissance avec le circuit de nuit. Le règlement est strict, les pilotes doivent accomplir cinq tours de jour comme de nuit pour pouvoir homologuer leur temps.

Seule la séance de ce jeudi se déroule en partie de nuit. Ils doivent aussi se qualifier dans une fourchette de cent trente pour cent du meilleur temps des essais. Il ne leur restera donc que les trois heures du lendemain pour y parvenir.

Sans savoir ce que la voiture ou eux-même allaient réserver à l’équipe. Autant dire que Philippe s’était remis à stresser sachant qu’une nouvelle donne venait compliquer son apprentissage.

Pour l’équipe,  le problème est d’autant plus regrettable que la 88 est la seule des trois Golf à rouler habituellement avec la marque de pneu actuelle. Elle servait de référence pour les deux autres voitures qui devaient transformer leur réglage par rapport  aux pneus qu’elles utilisaient dans leur championnat Allemand pour la 87 et Français pour la 89 du Clermontois Jean Pierre Martinez, le Britannique Kenny Wilson, et le Néerlandais  Mark Volker.

Pour eux, pas de problème particulier si ce n’est que la voiture fut rappelée pour vérifier les moyeux. Les pistolets de serrage pneumatique furent réglé « un poil » moins puissants afin d’éviter toute récidive. Ce genre de problème arrive de temps en temps. Même les plus grosses équipes négligent parfois ce détail et finissent par avoir les mêmes conséquences.

Cela peut être pire que pour Franz et causer un accident grave. Mais cela peut aussi n’avoir aucune conséquence qu’un retour précipité aux stands. Cette pièce se remplace. Mais là-bas, sur le bord de la piste, les conditions pour réparer sont loin d’être optimums. Ils y arriveront, ces mécanos sont de vrais spécialistes. Mais ils y mettront du temps.

Jeudi 21 Heures 30

Ca y est, la voiture était repartie. Il faisait encore un peu clair. Bien que la Direction de course ait ordonné la mise en fonction de l’éclairage des autos.

Philippe était prioritaire absolu pour exécuter ses tours de mise en jambe. C’est ainsi qu’il découvrait le circuit. Il quittait les stands et  était déjà en quatrième lorsqu’il entama le Raidillon pour la première fois de sa carrière.

La piste était encore claire. Mais  les perspectives s’estompaient. Cinquième ! La ligne droite le  léger virage à droite sans ralentir et l’autre bout de ligne droite. Philippe n’était pas à fond mais la vitesse était tout de même soutenue.

Il se souvenait des repères où on lui avait conseillé de freiner « tendre ». Au tour prochain, le moteur aurait deux cent tours supplémentaires en régime, et Philippe freinerait aux mêmes endroits. On arrivait aux Combes mais ce n’était plus le virage interminable à gauche de la veille.

Non là, il fallait vraiment freiner et amorcer ce droite gauche…. Droite (Qui lui, s’appelle maintenant Malmédy) avant de repasser le cinquième rapport, décélérer de nouveau pour une large épingle à 180 ° en troisième (Rivage).

Ré-accélèration, 4ième pied au plancher puis on soulage en gardant ce rapport pour négocier une courbe de même développement que la précédente, mais la à 90° de nouveau à fond, cinquième à fond puis on soulage pour négocier Pouhon, cet impressionnant virage à gauche  où Franz s’était échoué.

On remontait ensuite vers une autre suite de droite gauche droite, « Fagnes » un peu plus rapide que celui des combes.

Ensuite, une droite de deux cent mètres, un droite à 90° à l’angle particulièrement arrondi « Stavelot ». Un passage clé  commandant une longue portion de virage à gauche se prenant à fond de l’ancien circuit (toujours Blanchimont), avant d’arriver au deux points les plus lents, la chicane de l’arrêt de bus puis la source avec sa terrasse de café qui longe la zone de freinage. Quand vous êtes bien assis à siroter votre verre, le pilote passe à deux mètres de vous avant de tourner à droite  vers le raidillon.

Philippe suivait les conseils que lui avait prodigué Paul Wurtz pour apprendre un circuit.
D’abord s’habituer à freiner de suite aux zones de freinage que l’on utilise.
Seulement, on passe en régime moteur modéré.
On passe les rapports que l’on utilisera en condition de compétition. De cette manière, on apprend la gamme de musique du moteur qui va avec le paysage du circuit de façon à assimiler les automatismes des gestes que l’on va ensuite accélérer au fil des tours.
De cette manière c’est comme si  on jouait un couplet musical de
plus en plus vite.

Bien sûre, il faudra aussi tenir compte des trajectoires à  observer et, dans le cas présent de ce qui vient grossir dans les rétroviseurs.

Les plus grosses voitures qui dans les endroits les plus rapides vous enrhume littéralement. Comme cette Camaro rouge et blanche aux couleurs d’un «  cigarettier » autochtone, qui vint à la hauteur de Philippe entre les stands et les tribunes dans un vacarme épouvantable.

Ce moment fut saisissant et, Philippe eu juste le temps de se remettre dans son sillage pour négocier le Raidillon.

Ensuite, cette « rafale de Ford Capri qui lui firent le même « choc » à Blanchimont, cinq Capri deux par la gauche et trois par la droite avec au moins quatre vingt kilomètres heure de plus  que Philippe qui observait pourtant un honnête deux cent dix.  

Après ses cinq tours, Philippe rentra aux stands. Il faisait maintenant complètement noir mais Philippe avait gagné vingt sept secondes entre son premier tour chronométré et son troisième.

Le premier et le cinquième servant à accélérer et à ralentir pour sortir puis rentrer aux stands. Il restait toutefois à quatre secondes cinq dixièmes de son compatriote titulaire de l’auto.

Il repartirait vers 22heures quinze et améliorerait d’une seconde trois dixième et à 23 heures de deux dixièmes. Finalement toutes les questions qu’il se posait se s’étaient effacées devant la fascination de la vitesse et du circuit fabuleux.

Claudio Belli contre toute attente avait roulé plus vite que Franz. La piste avait dû garder ses conditions optimums.

Tout le monde s’en était bien sorti. La 88 serait ce soir là, la plus performante des trois voitures Européan business et Philippe serait alors le septième performer sur les neufs pilotes. Ce qui était somme toute assez honorable d’autant qu’il découvrait le circuit de nuit.
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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre VIII : Les chaleurs d’un Vendredi !

Message  philbaetz le Mar 21 Mar - 12:17

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre VIII : Les chaleurs d’un Vendredi !



Vendredi midi

Bien que très tendu, Philippe était beaucoup plus serein que la veille. Il espérait que le soufflé ne retomberait pas par excès de confiance. Bien sûre il roulerait de jour, mais il devrait en toute logique améliorer ses temps au tour. Si ce n’était pas le cas, Phil se remettrait à nouveau à douter de ses capacités.
Mi figue mi raisin côté fille. La belle Stella lui avait certes lancé un langoureux regard accompagné d’un sourire ensorceleur. Un de plus pour des espoirs déçus ? Mais le contact avec la jolie Inès avait été beaucoup moins personnel que la veille au soir.

De plus, elle n’était pas venue s’asseoir à ses côtés pour le repas sous la tente Européan Business. Elle et la troisième hôtesse, Rébecca, encadraient le beau blond en polo Lacoste « green » et bermuda à pince, au regard azur.
Il répondait au nom de Bernard. Et, semblait non pas extraverti mais très sûr de lui. Bref, il en jetait par rapport à la bombe de sympathie à retardement qu’était Philippe. C’aurait dût être lui la vedette de cette troupe mais… Qu’il se sentait terne à côté de ce playboy.

Vendredi 15 heures

Ca y est, les voitures repartaient !
Cette fois, c’est Philippe qui entamait les débats pour l’équipage N° 88. Il était dans le sillage de Küntz, et attendait que les pneus soient chauds pour retrouver ses marques de la veille.
Deux ou trois voitures de la 1er division les passaient avant les combes. Arrivé à Stavelot, il sentit que ses pneus commençaient à adhérer. Rolf dans sa voiture semblant toujours sur l’attente, il entreprenait de passer celui-ci à hauteur du premier gauche à fond de Blanchimont. Il déboîta à gauche en prenant à la corde alors que l’Allemand en faisait de même. Sans doute pensait-il que Philippe resterait tout le tour derrière lui. C’est ainsi que Küntz, à mi hauteur de la voiture sœur se vit harponné à la vitesse de 170 Kilomètres heure.

Heureusement pour les deux voitures, le choc ne fut pas trop violent. Les vitesses étant encore à peu près identiques. Mais, avant d’avoir eut le temps de ralentir et, n’ayant aucun dégagement sur sa gauche où il était maintenant piégé, la 88 déséquilibra la 87, qui partit aussitôt en toupie, tout en s’expédiant, elle, sur la droite dans la terre.
Philippe récupéra in-extrêmis sa monture qui s’apprêtait elle aussi à exécuter des pirouettes infernales avec le rail tout prés. Il remonta en piste où il sentit que la voiture ne souffrait d’aucune séquelle. Il ne distingua qu’un nuage de poussière dans ses rétros. Il repassa devant les stands en faisant un signe d’incompréhension aux panneauteurs.
Il reparti pour un tour complet à grande allure. Il verrait bien si Rolf avait pu reprendre la piste. Très embarrassé, il ne savait pas comment cet incident allait être interprété par l’Allemand, ses équipiers, ses mentors et l’équipe au grand complet.
Mais pour l’instant, seul comptait une implication totale dans la conduite de la voiture, surveiller les rétros, bien prendre les trajectoires et améliorer les temps au tour. Passage à Blanchimont, aucune voiture n’était sur le bas côté. Aucun drapeau jaune ni blanc, ne signalant un concurrent en difficulté. Ouf, toujours ça en moins à se mettre sur la conscience. Soudain, en repassant devant les stands, son panneauteur lui brandit une flèche rouge indiquant retour aux stands immédiat.

Encore un tour pour savoir quel savon allait prendre notre « future star ». Sans se démonter, il entama le raidillon dans le sillage d’une BMW 530 de la division I afin d’utiliser le plus longtemps possible son aspiration. Mais, à peine sorti de cette difficulté, la Béhème décolla irrésistiblement la Golf. Philippe n’espérait aucun miracle. C’est en s’appliquant du mieux qu’il pu, qu’il boucla son tour avant de rentrer à son stand.
Arrivant à celui-ci, il vit la bouille rouge surmonté d’une tignasse blonde se dégarnissant de Beaudouin Koning tendre les bras en l’air puis les replier en indiquant de ses deux indexes le bout de ses pieds où devait stopper Philippe. Kurt le chef mécano et Franz lui firent signe de rester dans la voiture. Après que le « patron » eut parlé à Willy, celui-ci vint s’adresser à Phil par la portière.

-« Faudrait que tu veilles à ne pas faire trop de conneries. Tu as sorti Rolf dans un endroit dangereux et ça aurait pu être fatal aux deux voitures. Il y a plein de gens qui ont misé sur vous. Ce serait bête que tout s’arrête avant de commencer non ?! Bon il n’y a rien eu de grave mais réfléchi avant de dépasser. Et, après un truc pareil, sauf si on est en fin de course et que le résultat tiens à une poignée de seconde, tu rentres aux stands. On ne sait jamais ce qu’il peut ce passer sur la voiture. De toute façon, tu ne peux pas nous échapper, il faut bien que tu finisses par rentrer. » Conclu-t-il en souriant « Allez, tu repars pour cinq tours et accroches toi tu était à cinq secondes de ton meilleur temps d’hier et de nuit ! » Dit-il pour finir avant que Philippe ne redémarre le 1600cc à échappement libre.

Il préférait franchement rouler car en plein après midi. La chaleur et les odeurs d’huile et de gomme chaude avaient de quoi incommoder. Il s’appliqua lors de ses deux premiers tours chronométrés à parfaire ses trajectoires et, à effectuer ses freinages tendre le « plus fin » possible. Il améliora son chrono de la veille de cinq dixième.
A ce moment là, il se senti mûre pour déterminer ses freinages « durs » pour le troisième des tours chrono avant celui de rentrée aux stand. Il pris le raidillon pied au plancher et la partie avant les combes au régime maxi. Il tentait de prendre le sillage des plus rapide pour gagner de la vitesse de pointe, en prenant garde, toutefois, de ne pas venir se mettre dans les roues d’un autre poursuivant. Lors du freinage pour les combes, il repoussa de cinq bons mètres sa décélération en manipulant le talon pointe de la manière la plus rapide possible. Puis, remit le pied au plancher dans l’enchaînement droite gauche droite tout en montant le quatrième rapport. Il arrivait à la fois plus vite tout en freinant plus tard pour le 180° à droite. Surtout, ne pas louper le point de corde au 2/3 du virage. Sortant un peu large, il garda néanmoins le pied à fond. Il passa la quatrième. Et, la voiture garda sa ligne. Il balança celle-ci de l’extrême côté gauche vers la lisière droite de la piste. Puis, il plaça en soulageant à peine les gaz, la voiture dans l’axe du point de corde de ce 90° à droite d’une manière énergique. Et il remit le pied dedans. Ressortant de nouveau très large, il profitait des accotements relativement bien stabilisés pour agrandir sa trajectoire et garder pleinement le bénéfice de sa sur-vitesse. Il descendait maintenant vers ce virage à gauche qui leur avait donné tant de soucis la veille. Après avoir passé la 5ième et toujours à fond. Soulageant un peu moins qu’au tour précédant, il l’enroula en observant le premier point de corde. Ensuite, il laissa aussitôt dériver la voiture vers l’extérieur. Une fois en l’état, il accentua d’un léger coup sec du volant, le changement de direction afin, de pouvoir viser l’autre point de corde. La voiture s’exécuta. Gaz à fond, de ce point de corde, il visait maintenant la partie extérieure du virage. Là où la trajectoire ne devrait pas déborder. Elle le fit certes, mais moins que pour les deux premières difficultés. En bénéficiant du vibreur extérieur pour venir accentuer la motricité, il garda l’avantage du gain de vitesse. Arrivant maintenant vers le deuxième enchaînement droite gauche droite et ensuite Stavelot, le virage du raccordement avec le vieux circuit.
A partir de là, les difficultés s’estompaient. Juste accélérer au maximum avant le gros freinage de l’arrêt de bus puis la source, eux aussi retardés au maximum.
Ré-accélération et bilan, une seconde de gagnée.
Le tour n’eut de décélération que le nom car Philippe voulait maintenant vulgariser ce nouveau rythme dans « sa banque de données » et en faire une nouvelle référence. Il se trouvait maintenant à une seconde cinq dixièmes de son compatriote et à une seconde sept de Claudio. C’était beaucoup et peu à la fois, les progrès étaient réels. Mais, le fossé restait quand même important. Il allait falloir mouiller la chemise à garder cet écart stable. Comment faire pour réussir à le diminuer ? Honnêtement, il se sentait capable de ne rattraper que quelques dixièmes sur ses équipiers.

Il sortait alors de la voiture et vida une bouteille d’eau minérale. Il commençait à se déshydrater. C’est Claudio qui prit le volant pour faire ses minima de tour de jour.

Philippe revint rajuster le harnais pour que le rital se sente « comme chez lui » dans la voiture. Ils disposaient d’un seul baquet pour trois d’une taille standard. Seuls les réglages du harnais de sécurité devaient être adapté aux différents gabarits Philippe étant le plus costaux, et Claudio le moins large d’épaule. Mais ils mesuraient tous aux alentours de un mètre 74 pour Philippe 75 pour Claudio et, 76,5 pour Franz.

L’Italien repartis, Philippe se replongeait dans les trajectoires du circuit. Il essayait de voir où il pourrait être plus décidé dans ses tentatives d’amélioration de ses performances. Il restait concentré, ignorant proprement tout ce qui se passait autour de lui. Ne remarquant même pas Inès. Le temps d’une pause, elle était venue de la tente aux stands pour découvrir la course.

Elle remarquait le regard déterminé de Philippe. Ses yeux ne lançaient plus à présent de doux messages d’affection. Ils fixaient le sol, semblant prêt à le perforer. Il joignait les mains contre son front et ferma les yeux. Puis les rouvrit. La mimique de ses lèvres pincées, exprimaient à elles seules l’implication mentale dans sa tâche.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’après avoir été légèrement vexée d’être ainsi ignorée, Mademoiselle Lombard ne pensait pas que son petit prince désuet puisse se mettre dans une telle concentration. Sans l’impressionner elle découvrait avec étonnement la détermination qui pouvait l’habiter.

Cela dit, elle ne savait toujours pas si c’était à lui qu’elle confierait l’honneur, ou la tâche, « d’introduire » la sensualité au creux de ses chaires. Elle appréciait ce personnage. En dehors de ses moments de bravoure, il arrivait à ne pas se donner des airs de caïd au point, de passer inaperçu. Avait-il pour autant cette maturité qu’elle recherchait pour ce moment qu’elle jugeait capital. Ce Bernard businessman de collègue de bureaux ne l’intéressait pas. Car celui là, avait justement besoin de se donner beaucoup d’importance. Et puis, justement, son air sûr de lui, son physique de bellâtre manquait de chaleur. Elle n’avait pas envie de donner quoi que ce soit à quelqu’un de déjà tellement gâté par la nature. De plus, il n’avait aucun mal à l'obtenir. Chez Philippe, elle avait l’impression d’avoir envie de lui apporter quelque chose. Et, que lui en aurait besoin. Restait à savoir, si ce qui lui apporterait en échange en serait à la hauteur.

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Ven 24 Mar - 18:32

philbaetz a écrit:Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre VII : Dans le grand bain. Suite et fin

Jeudi 20 heures 45

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Saga racing team tome 1 Hasards opportuns Chapitre IX Dans l’œil du cyclone

Message  philbaetz le Sam 1 Avr - 23:34

Saga racing team tome 1 Hasards opportuns
Chapitre IX Dans l’œil du cyclone


Circuit de Spa Francorchamps, Vendredi 19H30 :
Phil profita d’un moment d’accalmie pour tenter une boutade « rentre dedans » auprès de la belle Auburn.
« Hé bien moi, la veille d’une course, il faut toujours que je fasse l’amour ! »
S’exclama Philippe ! Il avait mis un de ces ballons en forme de saucisse sous sa combinaison. Il en pressa une extrémité. L’autre en gonflant au niveau  de l’entre jambe,  simula l’érection excessive du sieur « transi ».

La jolie biche, eut un petit sourire mi amusé, mi complaisant. Elle regardait ce pilote à la combinaison trempée de sueur et chiffonnée.
Où était son prince dans tous ça ?
Les combinaisons standard de l’équipe n’étaient pas aussi saillantes que la belle Simpson écrue reçue pour son anniversaire. Mais ça lui faisait désormais deux combinaisons très chères en plus dans son armoire. Néanmoins, côté look, ça passait à côté.

Cela dit, la jolie « muse » à businessman tenta patiemment d’encaisser ce provincial avec le sourire professionnel de circonstance. Elle entrepris de converser avec son interlocuteur, trahissant son accent Flamand :

-« ‘’Meys’’…ma collègue ne vous ‘’playe’’ plus ? Vous étiez pourtant biens ensembles ‘’hierrr’’ ..non ? Elle peut-être pas contente que vous ‘’profiteye’’ … absence pour jouer les Don Juan !? »

Ce à quoi Philippe répondit
-« Mais…nous ne sommes pas ensembles. De plus je ne l’ai pas vu de la journée. Je vous trouve très belle ! Vos yeux sont magnifiques. Allez vous bientôt avoir un peu de temps libre ? On pourrait le passer ensemble. »

Stella réfléchi un moment :
-« Bien, dans quinze ‘’minûûtes,’’ je suis libre. J’aimerai bien sortir de ce trou. Ça vous dirait ‘’d’alleye’’ faire un tour à Spa. Je connaître une discothèque, on pourrait mangeye quelque part  et ensuite y alley. Le temps de me douchey, de…te douchey ‘’j’espèèèr’’ ?! On  se retrouverrey  dans…. une heure. Si tu ‘’veuye’’ ».

Ben tiens ! Pour suivre une fille aussi « canon » , Phil était prêt à tout. Le genre de « connerie » monumentale, comme aller en boite jusqu’à l’aube ?! Alors qu’il va courir une des plus grandes courses d’endurance de l’année. Mais bon, après avoir tester la douche du motor-home, il la rejoindrait. Après qu’il eut approuvé, elle lui demanda :

-« Heu…qu’est-ce que tu as comme ‘’voitûûûre?’’ Et où est-ce que tu peuye me ‘’prrrendrr » » ? »

Philippe se souvint des paroles d’Inès au sujet des « mecs en Porsche ». Il fut un moment gêné avant de répondre.

-« Hé bien…c’est une Opel record marron métallisée. Ma caravane est installée près de la villa Campari. Tu vois là-bas ? La maison qui est  au fond avant que ça ne monte ? Hé bien il y a une caravane avec des tentures jaunes. La voiture est à côté. »

Pour trouver la sérénité, Philippe n’avait pas pris la meilleure décision. D’une part, comment allaient réagir Willy et Thierry, ses équipiers, le patron du team et… Pierre Alain Maubert.
Et puis lui ! Qu’est-ce qu’il allait faire de ce « bijou » ? Elle que tous les hommes la  croisant, regardaient comme des « affamés ». Quel rôle allait-il jouer dans cette partie d’échec. Passerait-il pour un crétin qui n’assure pas ? Son émotivité était à son comble. N’allait-il pas se faire piquer lamentablement cette plantureuse créature ? Et, n’avoir en retours qu’un chapelet « d’engueulade » et la gueule de bois ? Bien !

Rendez vous devant sa caravane à Vingt heures. Autre question, allait-elle vraiment venir avec lui ce soir. N’allait-elle pas se faire kidnapper avant même le début des maladroites et timides tentatives de notre ami. Philippe entrepris de prendre sa douche. Puis il mangea un morceau au mess de l’équipe. Au menu crudités, poisson, et petit suisse. Ca lui éviterait de surconsommer  au restaurant. Il pourrait ainsi  consacrer les finances pour son invitée. Ça  éviterait surtout à son estomac, lors de la digestion, de parler plus fort que le cœur.

Puis, il entrepris de descendre vers la caravane, et, de se préparer. Il décida de s’occuper du sort d’une bouteille de Whisky. Oh, il n’en but que quelques gorgées. Mais, il se sentirait quand même plus à l’aise pour accompagner  cette  « aspirante » au trône   indéterminé.

Vendredi 20 heures

-« Pas possible elle arrive ! » se dit Philippe en voyant Stella.

Il rebut une gorgée de Whisky. Son cœur battait la chamade. Il manquait d’air. Que faire ? Se planquer, dire qu’on est malade ! Ou… tenter d’embrayer une périlleuse soirée de tous les dangers ?
Par lâcheté, il n’osa pas éviter la dernière solution. Mais comment allait-il bien pouvoir  procéder, pour ne pas passer à côté d’une telle occasion ?

Sans trop discuter afin d’éviter de se « vautrer », ils remontèrent la ligne droite des stands vers la source pour prendre la direction de Spa. Philippe avait du mal à garder son calme. Surtout qu’il n’était pas sûr de pouvoir rejoindre la caravane à l’heure supposée où ils rentreraient.
 
« Qu’est-ce que je suis encore en train de faire comme connerie ?’’ Se disait Philippe ‘’En plus, pour sans doute  une fois de plus  passer pour un con ! Impossible que je me la fasse, et pourtant, j’essaie. Pfff….idiot !

C’est Stella qui entreprit d’entamer la conversation. Native de Malines, elle était Flamande. Elle avait depuis la fin de ses études primaires été scolarisée à Bruxelles. Sa façon de parler trahissait le fait qu’elle n’était pas Francophone. Mais elle n’avait pas l’accent Flamand typique. Le sien était plutôt celui perçu habituellement par ces asiatiques qui vivaient  dans la capitale.

-« J’ai lu un petit peu ton  press-book. Il n’y a pas longtemps que tu ‘’couuurs.’’ Tu espères faire une carrière  de.. . heu...en F1 … ?

Philippe tenta de répondre quelque chose d’à la fois suffisamment compréhensible et de précis.

’ Enfin…je voudrai bien faire de la course mon métier. Pour cela il faut être pratiquement en mesure d’aller en F1. C’est à ce niveau là, que les constructeurs d’auto ont des programmes en course. Ils recrutent des pilotes et les payent. Alors, autant viser la F1 et, qui sait si ça marche ? Alors je ferai de la F1. Mais mon but, c’est d’en vivre et voyager dans le monde tout en faisant un truc qui me plait. Et toi, tu es hôtesse journaliste ou quoi ?’’
 
Stella mis un temps avant de répondre, elle commença par une seconde question.
                 
-« Tu veux dire que tu ne gagnes pas ta vie dans la course ? Ooooh ! Mais moi je suis ‘’payééée’’ pour venir ici !? Et toi qui es la principale attraction et ma source de travail. Tu veux me ‘’diiire’’ que tu es « gratuit » ? ‘’Bizaaaaare’’ ! Moi je suis hôtesse de communication en freelance. Je travail au coup par coup. J’ai été à Zolder pour la F1 et au  «  Nourbourgring ». A Zolder, j’étais avec l’équipe Lotus pour le sponsor ESSEX. Elio De Angelis il est très mignon et sympa. »

‘’Ça je m’en doute ma cochonne !’’ pensa Philippe en se disant que décidément, il ne voyait pas comment il parviendrait à éblouir cette jolie personne.

-« Et toi coch…heu …Stella, tu vis vraiment de ton métier ? Tu fais quelque chose à côté ? »
Stella
‘’ Moi, je suis sur des listes de…d’agences d’hôtesses. Je me gère moi-même. J’essaie de rempliiir mon agenda le plussss possible. C’est un peu comme les agences de ‘’maneke’’…heu  mannequin. Mais c’est sympa. Des fois on m’appelle pour faire de la figuration à la RTB ou la BRT, dans les émissions de ‘’varieteye’’. Je bouge je danse ou je reste assise. Je veye aussi pour des téléfilms.’’

Sur ce Philippe repris :

‘’ Moi aussi, je peux peut-être faire de la figuration pour des téléfilms, ou même des films. Ils ont besoin de pilotes pour les scènes d’actions en voiture, les poursuites. Mais…tu as poursuivi des études pour être hôtesse ?’’

Stella sembla encore hésiter avant de répondre :

-« Hé bien, après mon bac, ‘’j’eye’’ fait deux ans dans une école de tourisme pour être hôtesse d’accueil dans les hôtels. Et c’est en  animant une réunion professionnelle dans un de ceux-ci qu’une agence m’a ‘’demandeye’’  de les suivre pour leurs séminaires en Sardaigne puis en Sicile.’’
Avant de poursuivre : ‘’ Ensuite on est resté en contact. Puis ‘’j’eye’’ rencontré d’autres agences. Je me fais des fois de bons salaires. Mais ce n’est pas ‘’régulieye’’. Les jobs où je peux être employée sont « en même temps » à un ou deux jours près. Alors je perds bêtement jusqu'à un mois de ‘’trrravail’’. Heureusement, mes parents m’aident encore un peu pour payer mon studio. »

Philippe repris machinalement.

-« Ah tu loues un studio, tu n’est plus chez tes parents ? Et…où est-ce que tu habites ? »
Stella
-« Oh mais je ne le loue pas, c’est le mien. J’ai encore une partie à ‘’payeye’’. Mes parents m’en ont payé les trois quarts pour mes vingt ans. ‘’Meye’’,  mon père veut que je paie ma part. Et toi tu as un appartement ?

Ce à quoi Philippe répondit.

-« Non moi, j’ai arrêté l’école il y a un an. Mais je consacrais toutes mes économies pour la course. Alors économiser un loyer, ce n’est pas un luxe. Je paie ma nourriture,  mes vêtements, ma voiture. Après je verrai, mon logement ce sera peut-être une caravane, ou des chambres d’hôtels. »

Et ils continuèrent la conversation en arrivant sur Spa. Son père travaillait à l’Otan, et sa mère dans un centre d’accueil psycho-médico social sur Malines. Elle aurait vingt trois ans le 07 Septembre prochain.
Philippe eu l’intention de dire à peu près la même chose… lorsqu’il se souvint qu’elle avait lu son dossier de presse « Tremplin pour un espoir ».
Ils arrivèrent à Spa. Ajouté au stress, le fait  que les emplacements de parking étaient tous pris. Non seulement ils devraient marcher. Ça rallongerait d’autant plus le temps pour rentrer. Mais… de sa façon « d’échouer » la voiture, pas sûr qu’il la retrouverait en bon état, ou ailleurs qu’à la fourrière.
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philbaetz

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