Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 17 Déc - 18:34

Mais…  « the Doc » arriva sur les lieux. Il le rattrapa. Aussitôt il le questionna :

-« Wat is it ? Wat is it Pheleep ?

Et Philippe de répondre :

-« Max is dead…is dead ! You understand? Oh…I bieleve it’s! Andrews is knok out. Im sorry, is not my fault!.”

David se tourna alors vers la Hawke de Philippe pour évaluer les dégâts. Il vit le drapeau plein de sang couvrant une forme sphérique et comprit. Il vit comme Philippe, Shaw en pleine crise de nerf. Ce père de famille d’une trentaine d’année qui roulait là pour occuper ses week-ends. Il n’était visiblement pas venu pour cela. Viendrait-il encore ? Stanley se pris la tête entre les mains et s’exclama :

-« Oh my God !” “Oh Pheleep, toi restey ici. Toi devoir dire choses accident à direction de course. Eux besoin savoir véritey. »

C’est bien ce que redoutait Philippe. En tant que témoin, en tant que responsable potentiel surtout, il allait devoir rendre des comptes à la direction de course. Et, qui sait, à la police. Hé oui ! Bien sûr ! La police !

Heureusement que son billet de retour n’était pas daté. Il ne verrait peut-être pas Douvres avant la tombée de la nuit.
En attendant, il lui fallait éviter le plus possible d’avoir à dire ce qu’il avait vu. Un peu comme celui qui fait une indigestion. Ne pouvant plus prononcer le nom des aliments qu’il avait ingurgité sans avoir la nausée. Il détestait avoir à dire se qu’il savait être la réalité. Ce qui le plongeait dans le néant. Ce serait déjà bien assez de devoir le raconter  aux autorités.  Il voulait à ce point nier les faits. Il s’entendit même répondre aux spectateurs inquiets (ou avides) :
-« no, is good ! ».
Il ne voulait pas que cela ait été vrai. Il ne voulait plus que ce le soit. En passant discrètement en face des stands mais, de l’autre côté de la piste. Il vit le père de Maxime s’interroger avec le mécano en regardant vers le virage quatre cent mètres plus loin. Il vit surtout Maryse et Emilienne insister auprès du Starter et des Marshals  pour accéder vers l’endroit fatal. Tous les pilotes impliqués ou stoppés sur place par l’accident  rentraient à pied.

En arrivant à la hauteur des deux jeunes femmes inquiètes, ils étaient apostrophés par celles-ci.  Elles tentaient ainsi, à défaut d’y trouver Maxime de savoir ce qu’il se passait. D’un autre côté, Viviane de Saint- Jean guettait les voitures des éclopés rentrant au compte goutte. Soudain, accompagnés d’un officiel, le père et le mécano de Maxime invitèrent Viviane à monter dans une des voitures de la Direction de course. Celle-ci s’engouffra dans un passage allant des stands au parc fermé. Elle pris ensuite le tunnel pour quitter l’enceinte du circuit. Au même moment, deux ambulances finissant de boucler le tour du circuit prirent le même chemin sirènes hurlantes. Comme pour faire croire que pour l’une d’entre elles, il y avait encore le luxe d’un caractère d’urgence. Philippe regardait partir ce morne cortège les yeux remplis de larmes. A la panique d’une situation indésirable succéda le désespoir, la tristesse, une infinie tristesse.

-« Max… ! Pourquoi ça ? Pourquoi toi ?»  

Au sein de la direction de course, le marathon des questions commença. Celles-ci compliquées de surcroît par la barrière de la langue toujours mal maîtrisée par Philippe. Il expliqua l’accident par lui-même. Et ce qu’il vit. Il faillit vomir devant tous les responsables présents. Ensuite, ses nerfs furent mis à rude épreuve lorsqu’il dut expliquer pourquoi il avait fait un signe négatif de la tête à David. Pourquoi il avait pris le départ avec ce problème d’embrayage qui, d’une manière ou d’une autre, avait provoqué ce carambolage. Une question intervint. Cette fois plus insidieuse pour lui demander si il était habilité pour effectuer ce genre de réparation. Philippe stipula que oui. Il avait son brevet de mécanicien, qu’il avait construit sa voiture qui tournait remarquablement depuis un an. Il rajouta que cet incident s’était déjà produit et qu’il s’était ensuite estompé. Que c’était dans cet espoir qu’il avait pris le départ.

Là dessus, le « Boss » surenchérit pour préciser que ce genre de problème arrivait des fois avec un embrayage neuf et une huile neuve. Rajoutant encore que les problèmes auraient été sans doute atténués en autorisant le warm-up. Et que personne n’avait jamais déclaré forfait pour ce genre de problème.

Après une heure d’interrogatoire et contre toute attente, Philippe eut le feu vert pour quitter les lieux. Il ne se fit pas prier. David posa sa main sur son épaule. Il lui dit qu’il pouvait quitter le circuit et qu’il s’occuperait des réparations de la voiture. Il lui remit le chèque de trois mille £ivres avant de lui dire :

-« Good bye Phil ! Good luck for after! Very very very sorry for Maxêêême! You can, you is very good driver! You must go home! The racing car is dangerous,  Ok! The bad live is mortal! I can, is paradoxical, is truth.”
Philippe, les yeux une fois de plus humides lui serra la main pour ensuite s’inquiéter:

-« Heu…for Andrews ?”

Et David rassurant:

-« Oh, no problem, is good !”

Puis devant le regard de Philippe insistant:

-“No problem phil, towticowlisss!”

Ne voulant de toute façon pas entendre une autre version, Philippe salua une dernière fois David. Puis il parti vers le camion atelier d’Impro Race. Michèle Wilson y veillait en attendant le retour des deux monoplaces de l’équipe touchées par ce drame. Wilson était un mécanicien hors paire qui avait aidé Philippe et Freddy Warnan à plusieurs reprises en Allemagne et à Spa. Mais l'Argentin tentait surtout d’accumuler ses économies afin, de débuter à son tour en formule Ford. Philippe l’ignorait mais leurs routes se croiseraient encore. En attendant, il s’empressa de le saluer. Il lui pria de transmettre un mot gentil aux autres membres de l’équipe. Puis, il s’engouffra dans sa 504 break, direction Douvres. Il laissait la remorque plateau qui lui avait gracieusement été prêtée pendant un an.

Bien qu’accomplissant le voyage de retours par ses propre moyens pour la première fois de sa vie, Phil parcouru cette route machinalement sans apprécier le paysage. Il sembla pour l’occasion avoir vidé son cerveau de tout ce qui lui était superflu pour rentrer en Belgique. Et oui, là où l’attendait cette vie laborieuse et toutes les interrogations d’inter saison qui se profilaient.

Que voulait-il faire à présent ?

Où trouver la motivation pour continuer ce job de trompe la mort. Où trouver la motivation pour accepter une vie sans autre espoir que la répétition quotidienne  de simagrées de bonheur labellisé. Une vie morne ? Et puis là aussi il fallait se battre, juste pour ça ! Et puis dans ce schéma  répétitif savoir que l’on pouvait croiser un destin  tout aussi cruel. Accident sur le chemin du travail, sur les lieux du travail. Et tous ça pour peut-être le perdre pour plein de raison lui échappant.

Le destin était tout sauf réglementé. Pour preuve ce qu’il avait vécu lors de cette horrible journée.

Ainsi c’était cela la mort ?! Parmi tous les accidents qu’il avait vu ou vécu. Celui-là n’avait pourtant rien de particulier… Hormis cette finalité et cette conjonction de détails amenant l’horreur.

Ainsi c’était cela la mort ?! Le bruit d’un claquement sec signifiant qu’une tête avec une aussi forte personnalité, avec autant d’humour, avec autant de savoir bien vivre, avec autant de culture vient d’être soustraite d’un corps s’y harmonisant si bien.
Ainsi c’était cela la mort ?! Le bruit d’un casque qui tombe et rebondi sur le sol comme n’importe quel casque le fait…Sauf que ce casque est encore rempli de son contenu.

Ainsi c’était cela la mort ? Un simple choc mais….tellement réducteur. Réducteur d’amusement et de fête en commun. Réducteur d’engueulade et de prise de …tête. Réducteur d’avenir, de bonheur, et de malheur aussi. Réducteur de destin.

Il y avait déjà eu des morts en Formule Ford comme dans d’autres catégories de sport automobile. Philippe le savait bien entendu. Mais, c’est comme l’avion. On ne le prend pas dans le but de faire partie des statistiques défavorables. Et si il y avait bien une chose qui n’intéressait pas Philippe dans son choix de la course automobile, c’était de défier la mort, gratuitement, pour la beauté du geste.

La grande faucheuse, Philippe l’avait déjà vu frapper en karting. Mais ce fut loin d’être aussi atroce. D’une part, il ne connaissait pas la personne. Ensuite, ce ne fut pas du fait d’un accident mais d’un malaise cardiaque ou d’une rupture d’anévrisme. Il se souvenait croisant ce regard vide le fixant, la vomissure coulant de la bouche du défunt. Alors que les secouristes l’extrayaient de son siège baquet.

Déjà à ce moment là, Phil avait mal accepté un fait aussi définitif mêlé à une de ses activités. Il n’en avait parlé à personne de son équipe ni de son club. Voulant déjà à ce moment là que rien n’ait eu lieu. Une autre fois sur cette plage de Quiberon, cette fille noyée ramenée par un secouriste le visage bleuit, le ventre gonflé par l’eau. A treize ans, Phil était accouru comme un simple badaud et, très certainement voyeur. Mais, au bout de quelques instants, cette réalité lui devint intolérable, inacceptable. Là non plus, il ne voulu pas que ça eut lieu. Et, en s’éloignant le plus loin possible de ce drame, il s’entendit  répéter au gens s’attroupant qu’il n’y avait rien à voir. Un peu comme ce Dimanche : -«  No, is good ! »

Et puis, une fois les espoirs de sauvetages évanouis, Phil se souvint. Combien il s’était accroché au souhait que l’on trouve la sœur disparue lors de ce chavirage à l’origine du drame. Mais là non plus, il ne fut pas exaucé.

Philippe n’était pas croyant. Il avait du mal à accepter la fin facile des personnalités faites d’amour, de chaleur et, de caractère. Celles qui, au hasard d’un destin tragique, ne devenaient que pourrissante dépouille. Enfant, il avait très mal accepté que la mort soit inévitablement liée à la vie. A ses yeux, comme la vieillesse, la mort était un choix. Elle ne concernait que les bandits à la télévision ou le héros qui pensait devoir mourir. Et, que ce dernier se décidait à le faire à la fin du film. Comme ça,  la jolie fille pleurait son héros. Mais lui, plaisant ou non à la fille, pleurant ou non d’ailleurs, il ne voulait pas mourir. Il ne voulait pas être le bandit à la télé. Même si il était beau. En entendant le générique de fin, il ne mourrait pas pour autant.

Mais…plus dur fut la chute en sachant  la mort et la vieillesse, indépendante de son bon vouloir.

Il arriva à bois seigneur Isaac au plus profond de la nuit. Il monta dans sa chambre. Il s’écroula sur le lit et dormit. Son sommeil fut sans rêve et d’une traite.  Lorsqu’il se réveilla vers dix heures, la maison était vide. Tant mieux, il ne se sentait capable d’aucune joie de retrouvaille vu les circonstances.  Son sommeil n’avait pas été réparateur. Il se sentait sonné. Il ne voulait en aucun cas informer ses parents, surtout  sa mère. Ne sachant pas encore si il allait courir de nouveau. Et quand bien même, si il en serait capable. Il n’avait plus de rêves. Seulement accaparé par le présent et le stricte nécessaire.
La première vision de son environnement était le bouleau visible depuis la fenêtre de sa chambre. Les grappes de feuilles descendaient de leur branche comme d’une corne d’abondance. Cet arbre trahissait comme le reste de la végétation proche la luxuriance d’un été accompli. Pour la deuxième année consécutive, sa nature familière avait grandit sans sa présence.    Ainsi, les buissons les taillis lui exposaient une métamorphose spectaculaire. Que ce Havre de sérénité lui avait manqué ! Comme il regrettait cette impression d’avoir snobé au même titre que ses proches,  lors de ses départs en quête de Graal sportifs, ce cocon de bien être. Lui qui pensait à ce moment là « bouffer » la terre entière. Il s’en voulait à présent d’avoir évité ces travaux  pénibles certes mais tellement sains ….en cette période où ces interminables après midi d’été donnent une langueur au temps.


Dernière édition par philbaetz le Lun 18 Déc - 13:42, édité 1 fois
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 17 Déc - 20:46

philbaetz a écrit:Mais…  « the Doc » arriva sur les lieux. Il le rattrapa. Aussitôt il le questionna :


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 17 Déc - 21:09

The doc, surnom de David Stanley, patron de IMPRO RACE école de pilotage Anglaise (fictive) et team plus ou moins officiel des Hawke de Formule Ford.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 17 Déc - 21:14

philbaetz a écrit:The doc, surnom de David Stanley, patron de IMPRO RACE école de pilotage Anglaise (fictive) et team plus ou moins officiel des Hawke de Formule Ford.
Ok merci ! Wink

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  Johan le Lun 18 Déc - 13:20

philbaetz a écrit:Merci! J'espère que ce n'est pas trop ....''voyeuriste''. Car c'est plutôt le ressenti de ce que peut vivre celui qui est à côté que je veux mettre en évidence.

Non, rien de choquant. Wink

Sinon, le dernier passage est sympa aussi. C'est fou comme on est plongé dedans, c'est ultra réaliste.

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 18 Déc - 18:18

Johan a écrit:Sinon, le dernier passage est sympa aussi. C'est fou comme on est plongé dedans, c'est ultra réaliste.
Je suis tout à fait de ton avis !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  pipom le Lun 18 Déc - 19:54

philbaetz a écrit:Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXI Les folles nuits du Mans
suite et fin du chapitre




n'est ce pas la voiture de notre nouveau membre ALD C2 06 ? coïncidence ? scratch
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 18 Déc - 20:50

pipom a écrit:n'est ce pas la voiture de notre nouveau membre ALD C2 06 ?  coïncidence ? scratch
Eh...va savoir... Cool
Philbaetz ?

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  Johan le Lun 18 Déc - 20:54

BRUNO935K3 a écrit:
pipom a écrit:n'est ce pas la voiture de notre nouveau membre ALD C2 06 ?  coïncidence ? scratch
Eh...va savoir... Cool
Philbaetz ?

Je lui ai envoyé un MP. Wink

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Lun 18 Déc - 21:19

Oui, c'est l'ALD de la série 03-04 dont six exemplaires furent fabriqué dixit Jean Paul Sauvée lui même. Et ce serait celle qui devait participer au 24H00 1989 aux côtés de la C289 à moteur Cosworth. Cette fera toute la saison 1990 parce que la C290 n'aura pu être construite. Faute à notre sponsor commun et pour moi employeur en tant que gérant salarié. EN 89, l'ALD 04 était peinte en bleu Roi et conduite par Sylvain Boulay entre autre. L'arrière fut modifié car les groupe C apparaissant pour la dernière fois avaient interdiction d'avoir leur aileron arrière en porte à faux.


Voici le modèle lors de l'édition 89. Elle abandonnera dès le warm-up.


Voici le même modèle en 94. Elle abandonnera après avoir avalé la bride d'admission sur le coup de 03 heures du matin.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 18 Déc - 21:49

Merci pour tes précisions Wink

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Sam 23 Déc - 22:48

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXIV-L’instant zéro



Zolder Mercredi matin, Phil: Mais qu’est-ce que je fout là ? Nous sommes Mercredi, sur le circuit de Zolder. Le Superpower a loué la piste pour l’après midi afin de procéder au roulage des sept voitures louées « clé en mains » pour des pilotes occasionnels. J’ai également adopté cette solution. Je suis prévu sur la voiture de l’invité. Une course revenait à trois cent cinquante mille francs Belge de l ‘époque. Il ne m’avait fallu verser que deux cent mille francs. En fait, personne parmi les pilotes nationaux pressentis pour prendre part à la manche Belge du Superpower n’a été en mesure d’en aligner autant. A ce stade de la saison, les budgets de chacun d’entre eux sont au plus bas. Moi, j’ai déjà mis un terme à la mienne. Mais de quelle manière!? J’ai revendu ma Hawke trois cent mille francs (Belge). Il me reste près de Cent mille francs de sa revente après avoir payé ma place.
Thierry Martin n’est pas Philanthrope. Il aurait certainement pris un autre pilote si je n’avais pas été le plus généreux. Aussi je n’eu pas d’état d’âme en ne versant que…juste plus que la meilleur autre proposition. C’est la première fois que je gagne de l’argent sur un contrat de course. Et encore, c’est juste une ristourne sur ma participation. L’invité dans chaque pays et, du fait de la demande, était surtout invité à amener de l’argent.

Mais d’argent, à ce moment précis, Philippe en faisait peu de cas. Il lui semblait quand même avoir frôlé le néant en ce début de semaine. Par chance, Winnen lui accorda une semaine pour préparer Spa. Notre espoir avait une carte importante à y jouer. Les médias étaient sur les charbons ardents. Ses sponsors, avait misé l’essentiel de leur budget d’exploitation pour cette course. Phil aurait des interviews nationaux radio télé et presse écrite. Ainsi que pour Totality, où tous ses bons coups de la saison seraient mis en évidence si….

Mais…si seulement il avait été plus jeune d’une semaine. A ce moment là, Philippe se sentait tellement sûr de lui. Ce challenge, hormis les éléments imprévus, aurait été « sa chose ». La voiture, il l’avait en mains. Et…comme la Natsu, elle lui convenait à tous points de vue. Il avait atteint à ce moment là, une réelle confiance en lui. Même des pilotes de formule deux internationaux avaient du souci à se faire. Les 24 heures avaient démontré sa bonne vitesse de pointe par rapport à Spencer notamment. Il était du meilleur niveau. Et sa deuxième place en championnat d’Europe de formule Ford à Spa et sous la pluie le démontrait. Sa place était bien sur un circuit.

Et puis Club Elan, 15H17, l’anéantissement, la tristesse et, l’horreur vinrent rappeler quelque chose à Philippe.
Il n’était en fait qu’un tendre, fuyant la vérité sous certaines formes.
Elle lui rappelait que la peur était une compagne souvent assez proche de ses états d’âme. Qu’il pouvait lui opposer lâcheté, et doute. Ces compagnons indésirables qui lui avait pourri son adolescence, ses perspectives amoureuses. Et même ses convictions de bagarreur sur piste en avaient sans… doute été amoindries.

Et le voilà ce Mercredi, dans ce stand où la fraîcheur d’un automne précoce, l’incitait en se blottissant dans sa parka, à exacerber cette sensation de repli sur lui même. Un petit peu comme l’instant zéro avant le big bang. Le néant avant l’existence de la matière ou le chaos. La masse critique au bord de l’explosion ou de l’effondrement. Qu’allait-il en sortir ?

Au stade de ces évènements, il se sentait inapte à gérer tout stress. Tout ce qu’il avait fait depuis son retour n’ayant été qu’une suite permanente de choses illogiques, voir absurdes.

Le Lundi, il avait d’abord tenté de joindre son amie et confidente Agnès. Mais, celle-ci était encore dans les alpes en vacance. Michel Bougard n’était pas encore parti travailler. Philippe alla donc lui rendre visite. Il lui expliqua le drame de la veille. Ses doutes et le fait qu’il ne voulait pas en parler à ses parents. Michel était bien embarrassé de cette situation. Il avait quitté en Août dernier un ami plein de joie de vivre. Et là, lui revenait une loque humaine craintive et au bord de la paranoïa. Un peu agacé de ne le voir que quand cela allait mal, du moins ces temps-ci. Michel manquait de compassion. Il lui semblait que son ami changeait. Il trouvait que ces états d’âme ressemblaient à ces caprices de star. Philippe était arrivé dans une telle détresse ?! Ce comportement lui semblait exagéré autant qu’inhabituel. Néanmoins, il fut d’accord pour le conseiller vis à vis de ses parents :

-« Mais enfin Philippe, surtout ne va pas voir ta mère comme ça. A moins d’arrêter de courir et de ne plus jamais ne fusse que t’asseoir dans une bagnole. Pense à l’angoisse que tu vas lui donner en lui racontant ça.’’
Avant de poursuivre :
‘’Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tu savais faire un sport dangereux. Ta décision pour la suite t’appartient. Tu as encore le choix. Mais je ne peux rien te conseiller. Je te connais ! Soupe au lait comme tu es ?! Bonjour les reproches une fois sur deux suite à mon conseil. Avoue que pour moi, et comme ça en plus, je ne peux pas t’être d’un grand secours. Je ne peux pas le faire revenir.’’
Willy ! Il lui fallait voir Willy. Son mentor avait toujours su l’écouter et le galvaniser. Lui annoncer qu’il arrêtait ! Qu’il stoppait ! En cette après midi de Lundi, il aurait certainement la possibilité de lui parler à son studio. Inès n’avait pas répondu au téléphone. Donc Philippe alla retrouver le PDG d’Allégro au hasard de sa disponibilité. Lui dire en face qu’il renonçait. Après, il soufflerait. Il tenterait peut-être de retrouver les parents de Maxime dans le Beaujolais. Il ressentait le besoin de justifier son absence auprès d’eux dans ce terrible moment. A l’heure où il roulait vers Bruxelles, sans doute le corps était-il transféré vers la France. Dans quel état devait se trouver la famille ? Quelle horreur de ne fusse que penser qu’ils avaient à supporter une telle épreuve. Et Philippe qui lui, l’avait vécue. Comment pourrait-il éviter de trop en dire en expliquant les derniers moments de la vie Maxime.

Il lui faudrait d’abord, digérer lui même tout ça. Ce qu’il avait vécu même pas vingt quatre heures plus tôt. Et, ce n’était certainement pas le cas à présent.
Il sonna à la porte. Mais personne ne répondit. Il se dirigea alors à pied vers les bureaux d’Allégro. Rébecca l’accueilli cordialement. Elle se rendit compte que Phil allait mal. Mais elle ne voulu pas trop en savoir. Elle devinait en lui quelque chose de sérieux à extérioriser. Mais pas à elle. Elle tenta tout de même de l’aider :

-« Bon écoutes Philippe ! Je ne peux visiblement pas t’aider mais… N’hésite toutefois pas de nous demander quelque chose. On est tous d’accord pour te soutenir si besoin est. Si tu veux voir Willy ma fois ?! Il te faudrait aller sur Uccle. Je te donne l’adresse. C’est dans l’atelier de sa copine. Tu sais Jasmine. Celle qui a peint ta voiture. Enfin, je ne pense pas qu’il soit sur Bruxelles en ce moment. Car il viendrait forcément au bureau. Ne l’ayant pas trouvé chez lui, il peut être que là. Car il n’est pas non plus à Hoeilaart. Bonne chance ! »

Philippe trouva difficilement l’adresse indiquée. Il commençait à se sentir fébrile. Il frappa à la porte. Cela devait être un vieil atelier de ferronnerie. Il n’y eu d’abord aucune réponse. Il insista. Et la petite porte incluse dans ce portail coulissant s’ouvrit d’elle-même suite aux coups donnés. Philippe pénétra à l’intérieur. Il y avait d’abord une avant pièce. Elle avait dû au début être une cour. Servant de débarras, il y avait un capharnaüm de bric à braque récolté chez un brocanteur. Pour aller plus loin dans ces lieux, il fallait ouvrir une porte vitrée située au milieu d’un muret surmonté de vitres opaques jusqu’au toit. Phil l’ouvrit afin d’aller vers son hôte éventuel. L’intérieur de ce bâtiment proprement dit était d’abord une pièce d’à peu près quarante mètres carré. Plusieurs tableaux sur des chevalets étaient ainsi entreposés. D’autres plus loin étaient entourés de papier et posés sur des petits coussinets de mousse tout en s’appuyant contre le mur de droite. D’autres encore étaient accrochés. Des pans entiers de mur étaient décorés du même design que la Pélican du Mans. L’endroit donnait directement sur une pièce de vingt cinq mètres carré environ constituant le séjour cuisine de ces lieux. Un genre de Zinc de pub bricolé et astiqué devait servir de table de préparation de cuisine. On pouvait y remarquer un nombre considérable de bouteille de Tequila…vides. Un escalier permettait l’accès vers une mezzanine située au dessus d’une pièce fermée. Au travers de la vitre, on pouvait deviner des préparations de sculptures et autres assemblages constitués des matériaux entrevus à l’entrée. Mais il semblait à notre inquisiteur que du bruit venait du haut. En montant l’escalier, il entendit les murmures propre à une personne bougonnant en exécutant une tâche. Il découvrit Jasmine habillée d’un débardeur jaune court laissant voir le bas d’un dos bronzé, et d’un mini short effiloché coupé « artistiquement » dans un vieux jeans. L’échancrure prononcée exhibait les rondeurs fermes du fessier de l’artiste. Mais Philippe aurait préféré l’apprécier en d’autres circonstances et aussi chez une personne autre que la fiancée de son « père spirituel » Elle se rendit compte de la présence de Philippe. Elle s’exclama en lui souriant :

-« Tiens, voilà mon Pygmalion ! Si tu es venu pour voir Willy, c’est raté. Je me demande d’ailleurs qui peut le voir en ce moment ? »

Dit-elle l’air pensive, avant d’observer plus en détail la détresse de Philippe. Jasmine était plus loquace qu’à son habitude. Mais Philippe eut tôt fait de détecter son l’haleine empreinte d’alcool. De petites cernes témoignaient de nuits agitées ou….imbibées. Elle semblait cependant en état de tenir une conversation lucide et pertinente. Cette mezzanine était en fait sa chambre. Avant le lit, près de l’escalier se trouvait un canapé. La chambre était assez vaste pour y installer en plus un genre de podium. En fait, une surélévation circulaire de deux mètres de diamètre et de vingt centimètres de haut. A côté, un chevalet trahissait une autre option de la peinture. Philippe jeta un œil. Il s’agissait d’un homme nu.

-« Lui c’est Javier, Portoricain ! C’est un amant hors pair. Et il aime la Tequila. J’aime aussi d’ailleurs, surtout en ce moment »

Dit-elle avant de poursuivre

-«Je suis bien contente de te voir. L’article sur la déco de la voiture du Mans m’a fait un grand plaisir. La seule satisfaction que j’aie eue en cette période. Par contre toi, tu n’as vraiment pas l’air dans ton assiette. Tu es malade ? Hum….le mal me semble plus profond. Qu’est-ce qui t’arrive ? »
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 24 Déc - 17:07

philbaetz a écrit:   Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXIV-L’instant zéro
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 24 Déc - 18:21

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXIV-L’instant zéro
suite

-«Je suis bien contente de te voir. L’article sur la déco de la voiture du Mans m’a fait un grand plaisir. La seule satisfaction que j’aie eue en cette période. Par contre toi, tu n’as vraiment pas l’air dans ton assiette. Tu es malade ? Hum….le mal me semble plus profond. Qu’est-ce qui t’arrive ? »


Assis sur le divan, Phil expliqua sa détresse ainsi, que les événements l’ayant motivée. Livide il n’avait rien mangé depuis la veille avant la course. Il semblait à Jasmine qu’il allait tourner de l’œil. Elle s’approcha de lui pour le réconforter. Elle lui parla tout bas dans l’oreille tout en lui caressant la nuque, sa joue contre la sienne.

-« Mon dieu Philippe, je trouve cela atroce ! J’avoue que j’ai du mal à apprécier ce jeu  de con. Cela dit je trouve qu’il y a quelque chose d’artistique dans ce spectacle. Je ne parle pas de ce défi de trompe la mort. Je trouve l’idée absurde. Mais il y a une quête d’absolu dans la performance et surtout la façon de l’atteindre. Mais tu es tout fiévreux ! T’inquiète pas ! Je ne vais pas te laisser comme ça. Mon pauvre Philippe,  partout  dans le monde, il y a des gosses qui côtoient autant d’atrocité dans leur quotidien. Tu n’es pas à plaindre comparé à eux. Cela dit, je commence à t’apprécier. Je me sens solidaire, surtout en ce moment. Je me suis faite « cassée » par des gens disant être de mon côté. Ces personnes disaient également apprécier mon art, ma démarche. Et la presse du milieu à été « tapissée »  de leurs encouragements vitriolés. Ca m’a fait douter. Et en ce moment bien que continuant dans l’impressionnisme, je teste la sculpture et le nu. Je teste l’alcool aussi. Ce salaud de Javier ne ma laissé que l’envie de boire la Tequila. Oh Philippe, ne reste pas comme ça ! »  
Complètement anéanti, le regard vide, la respiration de Philippe était saccadée de spasmes ou de sanglots mais sans larmes. Il était choqué nerveusement Elle lui proposa une Tequila en guise de réconfort. Elle s’alluma une cigarette roulée et en tira quelques bouffées. Ensuite elle en proposa à son invité. Il tira sur le mégot. Tout de suite, sentit quelque chose d’inhabituel. La Tequila par dessus, le transportait vers un moment euphorique qui le déstabilisait. Il chercha bien un instant à garder le contrôle mais en vain. Un peu comme si il était plaqué contre une paroi d’un tube cylindrique transparent. Le paysage autour de lui défilait à 360° et  de plus en plus vite. Ou plutôt, il défilait autour du paysage. Ensuite un blanc puis, se voyant comme si il s’était dédoublé.  Il s’écoutait et se regardait parler. Il s’entendait étaler une science infuse à sa compagne. Elle lui souriait. Ensuite, après  quelques phrases apparemment bien sorties,  il pouffait de rire. Une sensation de bien être l’envahissait à présent. Convaincu que la mort de Maxime n’était qu’un mauvais rêve. Tout rentrait dans l’ordre à présent. Il pouvait enfin redevenir serein. La première « grosse » sensation ressentie après le soulagement, c’était cette érection. Lui semblant d’un coup que son corps n’était que l’esclave destiné à véhiculer cette courge monumentale (comparaison relative à son état second).  Puis l’envie de pleurer. Alors c’est vrai ! Maxime est bien mort. C’est trop triste ! Et Jasmine qui venait  de nouveau se serrer contre lui. Et Philippe lui pris la main. Il la glissa vers ce qui l’empêcherait de prendre la fuite, même le bâtiment en feu. Il sentait alors la sudation avancée de Jasmine. Il sentait également les jolies et fermes rondeurs de l’artiste lui masser le torse, ne sachant par quel miracle, dénudé ! Il se vit dans une demi conscience arracher ce débardeur  jaune. Il n’était plus qu’une étoffe informe, un leurre de pudeur désormais balayé. Tout en l’embrassant, une de ses mains visitait cet ersatz de short. Mais oui ! Bien sûr qu’il l’avait souhaité ce cul ! Son pantalon glissa sur ses jambes. Il eut à nouveau un moment de flottement. Lorsqu’il repris un tant soi peu conscience, il possédait, (ou était possédé par ?) Jasmine. Les râles de celle-ci entretenaient  savamment cette sensation fantasmagorique d’orgasme interdit, volé, fautif, coupable. Philippe se revit plus tard boire de ce corps offert, le sel de son désir, avant de nouveau de l'investir, le posséder.
Ensuite, après un autre joint et une Tequila, après avoir de nouveau arque bouté de plaisir sa proie à la fois consentante et intrigante, vint le blanc total et un réveil le lendemain sur le coup de midi. Philippe était à présent totalement conscient. Il avait une faim de loup. Il descendit vers la cuisine faire l’inventaire du réfrigérateur. Une côtelette de porc cuite et refroidie tapissée de moutarde fit l’affaire. Une macédoine de légume fut avalée de la même manière. Il remonta quelques autres victuailles pour son ôte. Puis, il entreprit de la réveiller. Se tenant l’intérieur des cuises et fixant avec intérêt l’entre jambe de Philippe, elle lui demanda si il avait bien dormi. Elle avala ensuite sans autre procès le frugal restant de macédoine ainsi qu’un quartier de melon. Elle intima à Philippe, l’ordre de se faire un jus de pamplemousses. Elle lui dit aussi de se servir en pêche et abricot et ensuite de revenir se blottir de nouveau à ses côtés.
Elle se décida à lui parler :

-« Je suppose que tu te souviens quand même de ce qu’il s’est passé depuis hier après midi ?!’’
‘’Ben oui’’ Dit Philippe un peu gêné.
Jasmine:  ‘’Faut pas t’en faire avec ça. Willy et moi, sommes plutôt libres à ce sujet. Bien sûr, ta position par rapport à lui te met mal à l’aise ?’’
Phil : ‘’Oui un peu !’’
Jasmine: ‘’Il ne faut pas. Pour moi, ce qui compte, c’est que tu ailles un peu mieux. Maintenant, tu as vu à quoi tenait la vie. Tu devrai admettre ce genre de « cavale » avec délice. J’ai passé un agréable moment. Nous n’étions pas dans un état très glorieux.  Mais l’essentiel est que l’on ait eu du plaisir non ? Et puis’’- dit-elle en se frottant sur la cuisse de Philippe et en reprenant les choses en mains- ‘’Tu pourrais voir ce que ça donne en état de conscience. Je veux que tu saches que je veille sur toi. ! »  
Incroyable mais vrai, Philippe résista un instant à cette fille pourtant  ensorcelante et, désirable à souhait. C’était bien la première fois que notre ami faisait ce genre de manière à pareille tentation. Et cette situation le déstabilisa quelque peu..

Oh Stella !  Mère de ses plaisirs ! Si seulement il avait su où la trouver. Si seulement il avait pu s’adonner à ses aspirations sensuelles. Sans ambiguïté aucune quant à la légitimité de ses actes. Se réfugier dans ce ventre, dont il avait encore, certains matins de solitude, le souvenir vibrant et harmonieux. Mais, son malaise était tellement latent, et le corps de cette déesse tellement désirable.
Philippe alla sans plus attendre chercher le réconfort. Goûter à ces trésors, que possédait entre ses cuisses, et avec volupté, cette artiste déprimante. Il se souviendra longtemps de la sensation de ce ventre contre sa joue. Mais aussi de l’impression rugueuse de son visage mal rasé provoquait sur ce si délicat satin charnel du creux de ces cuisses. Sur les fonds musicaux planants de Led Zeppelin, sa moralité s’estompait de nouveau face à sa volonté bestiale de posséder après avoir été réconforté. Aussi, s’efforcer de faire crier Jasmine dans cette débauche de désespoir consommé devint comme une obsession. Sa bestialité devint violence débridée dans l’effervescence de ses assauts. Le regard de Jasmine, tout à son plaisir, trahissait l’incrédulité. Puis, de l’inquiétude,  lorsque l’intensité de leur union  atteignit son paroxysme. Croyant même, un moment, que Philippe voulait la tuer d’épuisement. Peu après, la sève de Philippe s’essora dans un râle de dépit et de jouissance. Il se souviendra de l’affection que Jasmine comme d’un rare bien être. Et, qu’exténué, il éclata en sanglot. Jamais il n’aurait pensé s’autoriser à le faire de cette manière. Le réconfort  fut en conséquence. Ils s’étaient lâchés l’une et l’autre de la manière la plus absolue.

Le jour déclinant, Philippe décida de quitter Jasmine. Celle-ci lui demanda si il comptait revenir. Il ne savait pas. Il semblait plus indécis qu’en venant. Mais le réconfort avait été d’un utile et important secours. Puis, en pleine volte face, il revint sur ses pas. Il dit en criant :

-« Je viens vivre avec toi. Je reviens demain soir ! »

Il repartit vers Nivelles pour rejoindre la maison familiale. Une grande succession d’explosion verbale avec son père émailla la soirée des retrouvailles. Philippe n’avait donné aucune nouvelle. Ni bonjour le Lundi matin, ni je vais bien, ne vous inquiétez pas le Lundi soir mais, je ne rentre pas !
Ni d’excuse le mardi soir ‘’pour toute l’inquiétude que je vous ai donné’’.
Dans la foulée il chargea ses vêtements et autres effets personnels dans le break.  Puis, il parti terminer la soirée à l’Arsenic. Longtemps, l’Arsenic sur la route du circuit de Nivelles tout proche était à ce dernier ce qu’est en générale le bar de l’aéroclub pour l’aviation. Philippe se souvenait y avoir été au début uniquement pour y épier les conversations des Didier Theys, Marc Duez, et autre Jean François Vanney .

Il n’était alors que groupies de ce monde là. Il commanda …une Tequila pour entrer dans une phase  « ténébreux». Ensuite, pensant avoir fait assez de stupidités, s’arrêta sans plus attendre de noyer ses états d’âme. Demain, une autre épreuve l’attendrait. Oui ! Il avait décidé de continuer quand même à piloter. Au moins jusqu’à la fin de la saison afin d’y voir plus clair. Et demain, après avoir tourné, il se saurait ou non capable de conduire encore. Après? L’envie? Il hésita avant de renoncer de rejoindre Jasmine le soir même. Pour peu qu’il y voit Javier ou Willy ?! Il verrait bien après la séance d’essai de Zolder. Là, revigoré ou achevé, il serait plus vieux de vingt quatre heures…lui.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 25 Déc - 0:52

philbaetz a écrit:Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXIV-L’instant zéro
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Lun 25 Déc - 11:15

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXIV-L’instant zéro
Suite et fin du chapitre


Mercredi midi Zolder
Le bruit sec du moteur le la Ryù, résonant du béton nu des stands, sorti Philippe de sa torpeur. Et encore, quelle chance que ce soit un moteur turbo V6. Le bruit montait du grave vers les mi-aigus grâce à son échappement six en un, de plus, atténué par le filtrage du turbo. Rendu excessivement sensible par les évènements, ce bruit agressait l’ouïe et les sens de Philippe. C’était pourtant un son plus mélodieux et moins dégradant qu’un Cosworth V8 DFL ou un bi-rotor rotatif Mazda. Philippe avait passé une bien plus mauvaise nuit que la veille. Garé dans le parking du centre thermal près du circuit de Zolder. Recroquevillés sur le siège passager de son break. Il y avait vécu des moments bien plus agréables avec Carrie, Carole et Clémentine.

Phil eut un premier choc en voyant la couleur violette d’une des Ryù Présentes. Presque la même couleur que la voiture de Maxime. Ensuite, il sursauta en entendant le bruit d’un casque tombé par terre, horrible souvenir. Il reconnut la voix de la personne émettant un juron. Il se retourna et vit Jochen Kaoüter. Oh mais oui bien sûr ! Il y avait un autre pilote qui utilisait cette couleur pour ses voitures. Philippe se souvenait de cette Capri. Son premier adversaire en course pilotait aussi en Superpower. Kaoüter l’aiderait pour l’occasion à tester une partie du parc lui incombant. Il s’agissait un premier temps que tout soit remonté en l’état. Il fallait ensuite valider les réglages adoptés pour la course de Francorchamps. Là, Philippe et Jochen se concerteraient l’un et l’autre afin, d’avoir un éventail plus large sur la question.

Mais pour Phil, il allait surtout falloir valider d’autres paramètres. Son trouillomètre avait besoin d’être ré étalonné suite au drame du week-end précédent. Et ce, afin d’avoir une juste perception de ce que la peur devait représenter dans ce contexte. Sa voiture était encore avec deux autres sur le plateau de transport. Il reconnaissait le jaune citron de l’opération tremplin pour un espoir. Et ‘’oups’’ un petit peu plus de pression ! Devant sur cette même remorque, une Ryù blanche avec des inscriptions bleues. La voiture que pilotait Debay. Un autre pilote contre qui il avait couru l’année précédente. Une noire pilotée par un Hollandais était en train d’être descendue. Dans le stand voisin, une autre Ryù blanche avec le capot noir et une ligne de flanc rouge sur toute la longueur de la voiture. Un des quatre mécaniciens présents démarra le moteur. Phil mis de suite ses boules anti-bruit. La résonance des stands rendait les sons désagréables. Thierry Martin n’était pas encore arrivé.

-« Tant mieux ! » se dit Philippe. Il n’avait vraiment pas besoin de ses velléités en ce moment. Sa gorge se noua quand il vit l’habitacle ouvert se présentant à lui.

-« Ca y est, c’est le moment de vérité » se dit-il. Il connaissait bien Zolder et la Ryù à présent. Ça lui faciliterait la vie. Ça lui enlevait aussi de fausses excuses en cas de « mauvaises sensations ».

Phil s’installa dans l’habitacle. Cela, lui sembla plus facile que prévu. Il se mit, dans sa voix intérieure, à commenter ses impressions ainsi, que la marche à suivre pour encaisser le stress à son paroxysme :

-« Holà, du calme. Je suis bien rentré d’Angleterre sur des routes ouvertes à des mecs bien plus fous et cons que sur un circuit. Après tout, conduire une voiture comme celle-ci, c’est le rêve d’un tas de gens. Moi, j’ai cette chance. Allez embrayes mec. Voilà roules ! Sent comme ça pousse 300CV ! Voilà, cette voiture, c’est ta deuxième peau ! Tu roules comme tu respires. Et si tu ne roules pas….tu étouffes ! Allez, concentres toi. T’as un job à réaliser. Alors comment elle marche aujourd’hui. Bon ! T’excites pas les pneus sont froids. Allez, restes bien à droite pour la chicane. Doucement voilà. Bon sang qu’est-ce qu’il faut que je ressente là ? La suspension ? Est-ce que ça va ? Allez donnes toi de l’air. Le prochain tour avances et observes tes chronos. Tu rentres après cinq tours. Ah merde ! La boite est trop longue pour pouvoir passer le premier gauche avec la troisième à fond. J’peux pas mettre la gomme pour voir si elle « motrice » bien en rapport intermédiaire. A haute vitesse c’est bien. Mais là…ce sont les appuis qui me donnent de l’adhérence. Comment savoir si j’ai les bons ressorts et la bonne garde au sol. P…à Rivage et à Fagnes, si on a pas les bons réglages on ne sort pas assez vite. Après on a un temps de retard pour les longues sections à fond. Et on se retrouve avec une seconde au tour facile. Allez ! Où trouver les conditions de ces virages. Après la bosse peut-être ? Ouais !? Mais pas de changement d’appui comme à Fagnes. Bon sang elle pompe trop ! Y’a rien à faire, sous la pluie ça va mais… les «indépendants » ont certainement un set up plus performant pour le sec. Oh là là, on est à une seconde cinq des temps de Juillet pour Misano. Bon ! On a pas les mêmes rapports de boite, mais quand même.''
Philippe s’arrêta aux stands à l’issue du cinquième tour et demanda au mécanicien :

-« Bon, y faudrait prévoir un set up plus adapté pour le sec. Car en face, ils auront mieux que nous. Pour la pluie ça devrait être bon. Mais…pour ça faudrait de l’eau ici pour voir ce que ça donne. On a trop de roulis ! Dans les rapides, « l’aéro » va nous mettre « dedans ». Si on monte des ressorts plus durs, il suffira de jouer sur la hauteur de caisse pour la pluie ou le sec. Et si il pleut vraiment…On aura qu’à détendre la barre anti-roulis. On ne pourrait pas monter des ressorts courts sur la noire ? Et des ressort plus dure mais de la même longueur que ceux-ci sur la « mienne » pour cet après midi ? Et la température des pneus ? Elle ne monte pas trop ? »

Il faut savoir qu’il y a plusieurs sortes de ressorts de suspension suivant les contraintes offertes par différents circuits. Le roulis est l’écrasement de la voiture vers l’extérieur du virage. Elle penche donc. En appliquant une force du haut vers le bas sur les roues, elle atténue l’effet de la force centrifuge de la voiture tendant à la faire glisser. Ce phénomène est recherché condition de pluie. Mais voilà, sur le sec et sur piste rapide, ce sont les appuis aérodynamiques qui provoquent cette force du haut vers le bas pour générer l’adhérence. Si la voiture a du roulis, les appuis aérodynamiques ne travaillent pas de la même manière, ne présentant alors plus le même angle au flux d’air. Il est alors bon de prévoir des réglages avec peu de débattement de suspension. La barre anti-roulis ou stabilisatrice ou, de renvoi, sert à transmettre à la suspension arrière droite l’effet d’écrasement infligé par la contrainte d’un virage à droite sur la suspension arrière gauche et vice versa. Idem bien sûr pour la suspension avant. De cette manière, la voiture vire bien à plat en gardant ses propriétés aérodynamiques de base. On peut, sur des voitures de course débrancher cette barre de sa fonction pour retrouver du roulis en cas de pluie.

Philippe travailla activement sur toutes ces données et discuta des choix avec Kaoüter. Ce pilote avait de l’expérience. Lui et Philippe avaient discuté dans le même sens sur ces réglages. Ce qui réconforta ce dernier. Il pensa à autre chose, reprenant peu à peu confiance en lui. Ils partirent finalement de Zolder avec un programme de travail supplémentaire pour l’équipe chargée de la maintenance de ces sept voitures. Elles partiraient Vendredi matin pour Spa. Les premiers essais auraient lieu le Vendredi en fin d’après midi.

Philippe alla comme prévu chez Jasmine où il pu passer la nuit. Mais il ne pu s’installer. Elle ne voulait pas de lui. Elle lui demanda de réfléchir aux conséquences vis à vis de Willy. En revenant quelques soit ses états d’âme, avaler un tel changement serait certainement plus que pénible. Et puis, Inès et toute l’équipe qui tournait autour du projet « tremplin pour un espoir » résisterait-elle à ce séisme? Même si elle réconforta encore son « Pygmalion », elle tenta de lui faire comprendre qu’elle ne souhaitait pas de lui dans sa vie quotidienne. Et Philippe retourna sur Bois Seigneur dés le Jeudi matin.

Il expliqua à sa mère certains évènements l’ayant perturbé sans évoquer la véracité des faits. Lui faisant comprendre qu’il avait eu besoin d’en parler avec certaines personnes. Il menti sur la réalités des faits. Il parla d’un accident de la route avec un motard. Il confia qu’il n’arrivait pas à accepter. Ensuite, il s’occupa du jardin où les tomates pas encore assez mûres furent cueillies pour être exposées plein soleil. Et pour finir, il prépara les cageots de légumes arrivés à maturité afin de conduire sa mère et l’ensemble sur un marché environnant. Il l’aida à monter l’étale sur la place en effervescence. Il s’occupa ensuite du conditionnement et de la pesée.

L’après midi, après avoir ramené les invendus, ainsi que la balance et le reste du matériel, il conduisit sa mère chez une de ses amies en ville. La maison familiale était désertée Notre ami pris le parti de rendre visite à son oncle. La longère réhabilitée en cossue habitation faisait la liaison entre la vaste grange servant de locale de fabrication et de stockage de moutarde et vinaigre artisanal, et le petit corps de ferme familial.
Phil éprouva le besoin de se confier à son Oncle. Il était affairé autour des vinaigriers. Les « mères » avaient leur dépôt. Et, le vinaigre était à présent bon à extraire. Dans certains vinaigriers, quelques herbes aromatisaient le nectar. L’odeur entêtante était empreinte malgré tout d’un fumet appréciable. Erasme Delfosse, utilisait deux sortes de vin afin d’élaborer ses produits, des vins de l’Aude ainsi que du Gamay. Ceux-ci devaient être de l’année. Il produisait pour son usage personnel et celui de la famille Baetz. D’autres encore étaient vendus sur l’étal de maman Baetz. Le reste, c’est à dire les trois quarts de la production annuelle, était utilisés pour la moutarde.
Avec François Baetz, le père de Philippe, Erasme avait réussi à fabriquer une machine à battre les plants de moutarde et en extraire les grains. Il obtenait la farine de moutarde à l’aide d’une meule également « bricolée » maison du père François. Il s’agissait en fait des grains récoltés l’année précédente et suffisamment asséchés. C’était la troisième année de production. Les plants de moutarde étaient bien plus importants qu’au début. Si cela continuait ainsi, il lui faudrait trouver de la place pour les vinaigriers à venir. Car, le périmètre disponible était à présent totalement occupé. Le reste de l’espace était réservé à l’entrepose des bocaux vides ainsi que des bouteilles de vinaigre remplies ou à remplir. En face, les pots de moutarde pleins étaient disposés en attendant d’être distribués dans des épiceries fines des alentours ainsi, que sur les marchés par la famille.
Erasme n’avait pas toujours eu le goût pour l’artisanat. Sa passion première l’avait entraîné trente années durant dans les plus beaux haras d’Europe, et sur les champs de course les plus prestigieux. D’abord en soignant les chevaux de course, et, ensuite en conseillant les bookmakers qu’il avait enrichi ! Bien plus qu’il ne s’était enrichi lui-même d’ailleurs. Son ménage réduit en peau de chagrin et les frasques d’un fils pourri, bien plus cigale que fourmi, avaient réduit son patrimoine acquis à sa portion congrue. Il pu sauver de cette fortune revêche et, du crépuscule de ses envies, la volonté de se reconstruire l’âme créatrice autour de cette activité. Il avait surtout la sérénité de quelqu’un qui avait surmonté déceptions et échecs en en sortant plus fort. Philippe pouvait tout lui confier, sans que personne d’autre ne le sache. Erasme l’avait écouté, conseillé. Il n’aimait vraiment pas la course automobile. A l’opposé, ses activités étaient liées au terroir et à la nature. Pourtant, il avait conforté Philippe dans son choix de continuer.

Du coup, la pression commença à monter.

Car Phil aurait là pour mission de sauver sa saison. Du moins l’image que s’en feraient les observateurs avertis.

Alors ! Stop ou encore ?

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  Johan le Sam 30 Déc - 19:53

Encore, bien sur. Wink

Tu devrais aller voir un éditeur. J'imagine bien le titre "Les aventures de Philbaetz"

Justement, je pensais à quelque chose. Comment tu imaginerais la couverture de ton livre ? Cool

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Jeu 4 Jan - 21:51

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXV- La course de ma vie !


Francorchamps vendredi 17 H 00

L’heure de vérité allait enfin sonner. Les dix neuf voitures engagées dans la série Superpower allaient s’élancer. Aux sept proposées en location course, s’ajoutaient la jaune pâle de l’équipe Diodon, conduite par Bernard Hubert, la rouge et bleue à croix blanche de l’équipe suisse « Häller Watches sport » pour Hans Häller, le fiston. Quatre Allemandes réparties en deux équipes. Francfürt Sport Wagen engageait une Ryù verte pour Otto Lestöffer. Autobank Gmbh s’occupait de l’engagement de trois autres voitures pour, Friedrich Krüp, le pilote Autrichien Kurt Preuls, et, Stinz Gmbh, leur en ayant confié une pour Ralf Steiner. Une Orange du team V.D Logistic était pilotée par Jorg Van Doeren. Une grise et bleu métallisée était pilotée par le jeune espoir Autrichien, pilote de formule deux, Mathias Opentaëls. S’y ajoutaient quatre autres voitures et non des moindres. Le team Rainbow en engageait deux pour ses pilotes fétiches Ricky Anson et Chris Spencer par ailleurs sociétaires des deux formules trois engagées par cette même équipe, accompagnaient le Suédois Erik Stevenson. Geof Lantling, l’Ecossais pilotaient pour le team Brighton.

17H15

Ça y est ! Une à une, les voitures étaient lâchées par le Directeur de course. Philippe roulait avec la même application que lors des essais de Zolder. Constatant les réglages pour le sec adaptés, il prenait réellement du plaisir à piloter. Mais, après une demi heure d’essais, la sanction tombait. Il se trouvait à deux secondes et trois dixièmes de Anson et Krüp. Pire, il n’avait accompli que le douzième temps. C’était sa première course sur cette voiture, certes. Mais, pour quelqu’un qui en pilotait régulièrement, c’était quand même peu flatteur. Le plaisir ne suffisait pas à ce niveau. Il fallait piloter à la limite et à la perfection sur n’importe quelle portion de ce circuit. Il le fallait afin d’être performant. Mais, le cas échéant, pour déterminer où se trouvait sur la voiture le dixième manquant. En l’absence de Willy, seul Thierry Martin s’occupait des affaires de Philippe. A la lecture des temps, celui-ci fut à la fois surpris et plutôt contrarié :

-« Mais qu’est-ce que tu fout aujourd’hui ? Tu te traînes mon vieux. Je ne sais pas si tu te rends compte. C’est peut-être la dernière course de ta saison… Et de ta carrière si tu n’avances pas mieux que ça. Pour moi, vu l’investissement produit en temps, en argent et en fatigue, c’est de la trahison. T’as pas le droit de te comporter comme cela. Ce n’est pas normal ! Tu te retrouves à une seconde de Kaoüter avec les mêmes moyens. Vu ce que tu as fait sur la Natsu que tu connaissais à peine… ? On va inspecter ta voiture. Y a intérêt à ce qu’on lui trouve un défaut. Car autrement…. !?’’
A ces mots et à bien d’autres Philippe apostropha Thierry :

-« Autrement quoi ? Ne cherche pas ! Tu ne trouveras rien ! Je vais pas bien c’est tout ! Je n’arrive pas à me motiver pour aller chercher les dixièmes et encore moins les secondes qui me manquent. Je ne sais pas si je vais continuer à courir d’ailleurs. J’ai aimé rouler vite aujourd’hui mais…pas de manière incisive comme Spencer. Si tu savais ce qui m’est arrivé dimanche dernier, tu comprendrai peut-être.’’
Thierry incrédule : ‘’Ben quoi ! Allez dis moi !?’’
Phil : ‘’A cette heure ci dimanche dernier, deux heures après avoir mangé avec Maxime, il mourait devant moi. Dans un accident dont j’étais un peu responsable. J’ai raté mon départ à cause d’un problème d’embrayage. Goulet au premier freinage et… l’horreur. Il est mort décapité. Et j’ai tout vu ! Alors, j’me pose des questions Thierry. Je n’arrive pas à trouver ma motivation à chercher une seconde. Lui a trouvé l’éternité. Je n’ai pas peur… Mais, il y a un réflexe en moins, un manque de conviction. Tu ne comprends pas ça hein ? ! Sûrement pas ! Ça t’échappe ce genre de considération, hein ? Mais pas moi ! Désolé !’’

Thierry était un peu déconcerté par ce qu’il venait d’apprendre. Comme à son habitude, il se mit à réfléchir à cent à l’heure. Et puis, après avoir quelque peu hésité interrogea de nouveau Philippe :

-« Oh Philippe ! La Mort de pilote à la télévision, tu en as vu comme tout le monde non ? Tu sais ce que c’est que le sport automobile oui ou non ? Y’a pas d’exception. Si tu croyais qu’il y avait un cocon invisible pour toi seul, eh bien non ! Tu prends des risques comme les autres ! »

Et Philippe de reprendre Thierry avec le ton de l’ironie et le cynisme de quelqu’un qui dira ce qu’il a sur le cœur et, qui dira tout :

-« Mais putain de meerrd’heu ! Quand tu prends l’avion pour aller en vacance, c’est pour affronter la mort sûrement !? Pas pour partir prendre du soleil ?! J’ai appris à être tourneur pour affronter le risque de me faire arracher le bras lors d’une mauvaise manipulation ? Ah ouais ? ! Alors, en perdant un pote comme Maxime, et connaissant les parents, la sœur, la fiancée, et les projets, eh bien ça marque ! Alors là ! J’me suis dit :« Chouette, la mort ! Enfin la mort de face. Toute ma vie j’ai attendu ça ! J’en rêvais ! Maxime l’a fait ! Merci Maxime !
Tu ne vas pas décider de mes pensées dans pareil cas hein ?! D’ailleurs à Gerber, j’vais tout lui dire. Que c’est beau de voir la tête d’un ami rebondir trois heures après que sa mère t’ait fait un bourguignon. Une heure après que son père t’ait inviter à passer des vacances dans son vignoble. Cinq minutes après avoir vu le regard de sa sœur. Cinq minutes après avoir vu le sourire de sa fiancée !? C’est le pied ! Tu vois ce qui me fait peur ce week-end, c’est que je n’aurai peut-être pas les mêmes sensations que dimanche dernier. Domaaaaage ! »


Philippe s’était lâché sans aucun scrupule. Il avait un peu pris Thierry à son propre jeu. Le toupet et une certaine forme d’autorité avaient servi ses arguments.
Thierry se rendait compte du choc. Ce que devait légitimement représenter l’accident de Club Elan. Sa véhémence retombait. Il passa de la menace à l’imploration vis à vis des projets de Philippe.

-« Bon du calme Philippe du calme ! Ce serait un gâchis que de renoncer maintenant. Tu t’es construit des fondations de pilote. Tu sais ce que c’est qu’une voiture de A à Z. Tu as prouvé avoir des ressources. Je te connais Philippe. Ne renonce pas maintenant. Ou tu seras à jamais meurtri. Ton ami ne reviendra pas. Tu auras perdu ta vie en plus de la sienne. C’est un gâchis, un inutile gâchis. Ton challenge d’aujourd’hui, tu es programmé pour le faire et…pour le faire à merveille. Tu es de l’or dans un siège baquet. Le court de l’or ne baisse jamais beaucoup. Vendre cet or, qui plus est pour des chimères de résignation meurtrières, c’est dilapider un patrimoine. Philippe je t’en prie ! On croit tous en toi. On peut certes continuer cette opération avec un autre. Mais on perdra gros en te perdant. Ecoutes Phil ! Il te faut envisager chaque course à venir comme une lutte contre toi même en plus des autres. Mais crois moi ! Ce challenge là, est certainement celui te permettant le mieux de pouvoir te regarder dans une glace. Tu sortiras mentalement plus fort de chaque course. Et puis, ce Maxime te regarde peut-être d’où il est. »
‘’Oh la belle chanson !’’ se dit Philippe

Celui-ci ne dit mot. Il quitta le paddock. La caravane familiale était plantée au même endroit que d’habitude. Il se changea. Puis, il parti pour une immense promenade dans la forêt environnante en passant par derrière la tribune du raidillon. Il retrouva la piste au niveau de l’ancien virage des combes. Il la traversa pour rejoindre par des chemins forestiers l’enceinte du virage de Stavelot à présent vestige du passé. Un genre de scierie occupait le gros de la prairie. Le marronnier était toujours là. C’est sous sa protection que la famille posait son campement lors des venues en spectateur.
Philippe alla acheter des victuailles dans le centre de la ville Ardennaise. Stavelot était sans doute un des bourgs les plus coquets et typiques pouvant offrir la Haute Belgique. Les maisons à colombage de la vieille ville représentaient un patrimoine architectural inestimable. Après avoir dévoré une portion de frites et un cervelas, après avoir acheté des charcuteries locales Philippe entrepris de rentrer par l’intérieur du circuit vers la zone des stands. Il faisait nuit noire lorsqu’il atteignit son
but. Exténué, il dormit du sommeil du juste.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Ven 5 Jan - 5:40

philbaetz a écrit:Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXIV-L’instant zéro
Suite et fin du chapitre


Mercredi midi Zolder Alors ! Stop ou encore ?

Bien ces précisions techniques et cette tranche de vie hors automobile !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Ven 5 Jan - 5:59

philbaetz a écrit:Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXV- La course de ma vie !


Francorchamps vendredi 17 H 00

Wink

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Ven 5 Jan - 13:21

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXV- La course de ma vie !
suite

Samedi 10 heures

Philippe sanglé dans sa voiture était en pleine phase de concentration. L’intérieur de l’habitacle était déjà un four. La mécanique chauffait depuis une demi heure. La contre performance de la veille avait au moins le mérite d’avoir réveillé sa conscience de performer. A la place de ses états d’âme de survie émotionnelle, prenaient place les cadrans imaginaires correspondant à ses sensations de pilote. Cette espèce de banque de données sensorielles mettait en veille son émotivité au profit de l’instinct de tueur….de tueur de temps. La chasse aux dixièmes était ouverte. Toutes les informations lui sautant à la figure devaient être analysées décortiquées et donner lieu à une réaction instantanée. De ce fait, après un quart d’heure d’essais, il était revenu à une seconde de Krüp à présent devant Anson à un dixième. Philippe naviguait à la neuvième place. Il rentra aux stands afin de demander une hauteur de caisse un poil plus bas. Kaöuter était à deux dixièmes. Il repris la piste pour un ultime tour chrono avant la fin des essais. Sans doute grisé par le son envoûtant du V6 turbo, Philippe se laissait aller à sa voracité de Drivers. Le moteur montait dans les tours en haut du raidillon. La voiture délestée, les roues arrière ne touchaient plus le sol. Seuls deux autres pilotes donnèrent le même spectacle à cet endroit. Les longues courbes ainsi, que les longues lignes droites donnaient des sensations absolument fabuleuses à notre espoir retrouvé. Les longues dérives de l’arrière à la sortie de la nouvelle section eurent le privilège d’être immortalisées par René Pierrard.
Finalement, un cinquième chrono sanctionna sa prestation. Quelque soit les circonstances, c’était plus qu’encourageant. Lorsqu’il lu son temps à un dixième de Spencer quatrième et six de Mathias Opentaëls le poleman, un bouquet d’émotions fait de nervosité et de rage contenues furent libérées. Puis pensant à son ami qui lui ne pouvait plus rien exprimer.
Il se demanda mal à l’aise : ‘’Mais qu’est-ce que je suis pour un sale mec ?’’
Peut-être Maxime le regardait-il ?! Qui sait ? De là où il se trouvait ?! Et ce, bien que plus que jamais non croyant. Il éprouva ensuite le besoin de téléphoner à …. Clémentine. Un besoin absolu de lui dire des choses douces aussi inattendues que spontanées. Il parla avec cette jolie Rennaise pendant près d’une demi heure. Elle fut ravie et lui renvoya avec conviction ses compliments.

Ils comptaient se donner rendez vous à Paris début Octobre. Elle devait en effet commencer sa carrière au trésor public dans la capitale à ce moment là. Elle viendrait à Bruxelles certains week-ends également. Bref, Philippe se remettait à fonctionner. Et, la vie continuait…pour lui !

Il eut tout l’après midi à consacrer au relationnel avec les sponsors. Il avait remarqué sur la Ryù, la nouvelle sérigraphie. Enfin, certains noms avaient grossi tel que « Boëms Group » Totality et un nouvel arrivant « Point Limit ». Après un briefing d’une heure avec Rébecca, Philippe appris que Boëms serait un des principaux sponsors pour l’an prochain. Il avait au demeurant un important contrat publicitaire avec Totality. Point Limit était une ligne vêtement Pull, Sweet, Chemises, Polos, Jeans, Bermudas. Et cette marque appartenant à BOËM’S, que les points de grande distribution commercialisaient. Il repartirait de Spa avec une demi douzaine de Jeans, autant de pulls, un nombre incalculable de tee-shirt et de sweat ainsi que des polos. Bien sûr, il dû s’empresser de signer un contrat l’obligeant à passer ces vêtement lors d’interviews, de photos, ou en passant des vêtements « civils » sur un circuit. Bien sûr, il devait observer une certaine harmonisation dans le port d’un ensemble.
Pour cette fois il devait enfiler un pull grosse maille marine, portant un écusson jaune triangulaire pointe vers le bas : « Tremplin pour un espoir ». Y figurait aussi le graphisme de Totality et Boëms Group. Imprimé sur le col Point Limit qui suivait l’arrondi. Un Jeans de la marque complétait la parure.
Démarra alors le marathon presse- invité. Alain Gerber était venu en tant qu’invité pour Totality. Il avait dépêché sa journaliste vedette, Anne Lise Van den Hoot. Cette personne d’un charisme extraordinaire fascinait littéralement Philippe. Elle devait avoir une trentaine d’années. Sa silhouette féminine d’allure assez sophistiquée, et ses cheveux noirs de geai mi-court sur la nuque, étaient soulignés d’un regard d’un bleu profond. L’interview ne pris que dix minutes. Mais ils parlèrent une heure durant. Elle cherchait à décortiquer Philippe. Il aimait se confier à pareille personne. Malgré cela, et sans doute suite aux recommandations de Rébecca, Philippe s’abstint de faire état du drame vieux de même pas une semaine. Il n’en avait pourtant rien confié à l’attachée de presse d’Allégro.
Mais celle-ci le mis cependant en garde : ‘’Ne jamais parler avec quelque journaliste que ce soit, de sujet non évoqué avec elle ou Willy.’
Rébecca lui avait dit aussi de se méfier d’Anne Lise. Elle avait le chic de mettre ses interlocuteurs dans sa poche pour leur tirer les vers du nez. Il avait quand même fait état d’une certaine lassitude. Surtout du fait qu’il ait manqué de temps à lui, notamment en début de saison. Et, qu’il n’avait pas eu la possibilité matérielle de s’exprimer sportivement. Ça lui avait semblé d’autant plus pénible. Bien sûr, il sursauta lorsque Anne Lise invoqua la mort possible au bout de la trajectoire. Répondant que pour tous les métiers à risque, ce n’était absolument pas souhaité mais redouté. Ajoutant, que la mort lui faisait peur. L’ensemble de ces opérations de promotion s’était déroulé sous l’auvent Superpower. Tous les pilotes participant à cette série pouvaient moyennant finance disposer d’une partie des espaces disponibles ainsi que du mess pour ses sponsors et autres invités. Philippe comme les autres « loueurs » avait opté pour le pack week-end ; une table de dix personnes avec restauration permanente payée par Boëms. C’était un peu l’usine sous la toile. Ça lui rappelait l’opération Européan Business montée l’année précédente. La structure était de la même taille. A la différence qu’une dizaine de concurrents l’occupaient cette fois.

Dimanche 10 heures 30

La météo l’avait prévu. La pluie comme en Avril dernier noyait la piste. Mais Philippe sentait qu’il avait plus à perdre que ce week-end là. Par chance les hauteurs de caisse des voitures avaient été revues à la hausse. La météo prévoyait une accalmie peu après le départ. Philippe avait cependant demandé que l’on débranche la barre anti-roulis. Pourtant, la course durant à peu près quarante minutes, la piste aurait le temps de sécher. Mais en réglage « sec », Philippe serait largué au départ par les « Rainbow boys » ainsi qu’Opentaëls. Ceux-ci, grâce à un éventail de ressort plus fourni, avaient pu adopter un réglage intermédiaire. Kaöuter et Krüp aussi d’ailleurs. Mais la piste à l’heure précise était détrempée. Par endroit, il y avait au moins dix centimètres d’eau. Aussi Philippe et le Suisse Häller eurent tôt fait de se détacher du peloton. Hans Haller était d’ailleurs à l’aise. Après cinq tours et bien que toujours derrière Philippe, c’était lui qui avait réalisé le meilleur tour. Mais derrière, le titre se jouait entre Krüp et Spencer. Ils occupaient les six et septième place en faveur de l’Allemand. Ce n’était pas assez pour priver Spencer de son titre. Hormis que sa victoire en Suède, à Mantorp-Park était sous le coup d’une disqualification. Les plombages scellant la culasse sur le bloc moteur avaient été rompus. Le moteur ne pouvant être ouverts que par les techniciens Allemand de chez Stinz Gmbh, il y avait réclamation. Et donc Spencer ferait donc bien de se bouger le cul. Car il lui fallait alors prendre trois points à son adversaire pour de nouveau le devancer. Et Spa était la dernière course de la saison. Le Superpower s’était également produit à Silverstone, Hockenheim, Nürburgring, Vallelunga, Donnington, Mantorp-Park, et Misano. Sixième tour, Philippe reprenait du poil de la bête. Il parvenait à distancer Haller sans toutefois améliorer le meilleur tour de ce dernier. Au septième tour, Hans le Suisse avait de nouveau amélioré le tour le plus rapide. Il recollait à Philippe. Ils aperçurent dans le bas côté la verte de Lestöffer et plus loin, la orange et noire de Van Doeren avec l’arrière complètement ratatiné. Les deux voitures s’étaient sans doute auto éliminées. Au neuvième tour à la source, Haller tenta un dépassement sur Philippe. Mais celui-ci résista en gardant l’extérieur, obligeant son adversaire à élargir sa trajectoire en sortie de virage. Ils étaient presque de front au bas du raidillon. Mais Phil garda l’avantage. Puis peu à peu, Haller lâcha prise. Il ne restait qu’un quart d’heure de course. Mais, sans s’en rendre compte, l’avance sur les concurrents aux réglages intermédiaires avait fondu comme neige au soleil. La piste avait séché. Du moins les flaques sur les trajectoires avaient disparu. Spencer avait tenté un coup de poker en optant pour des réglages secs. Krüp et Anson croisèrent le fer. L’un pour neutraliser l’adversaire de son équipier, l’autre pour tenter de prendre suffisamment d’avance. Philippe prenait de plus en plus de risques pour garder l’avantage. A dix minutes de la fin il comptait cinq secondes d’avance. Haller était à la portée d’Anson. Celui-ci tenta de le dépasser à Fagnes. Mais, il n’avait pas pu prendre un avantage suffisamment conséquent. Le Britanniques s’en rendit compte trop tard. Il pris sa zone de freinage sur le mouillé de la piste hors trajectoire. Il bloqua ses roues avant d’éperonner le Suisse. Les deux voitures partirent dans une série interminable de tête à queue avant de se planter l’une et l’autre dans les piles de pneus. Philippe pensa que Krüp se contenterait de sa deuxième place. Mais Spencer revenait sur lui également.
Et comme une fusée !
Aussi, les trois derniers tours furent haletants. Les trois voitures étaient roues dans roues dans le raidillon à l’entame du dernier tour. Par chance, il y avait encore beaucoup d’eau à cet endroit. Ce qui fait que les deux furieux se battant pour le titre se firent distancer jusqu’aux combes. Là, l’inefficacité de la voiture de Philippe se fit sentir. Et à Rivage les deux autres étaient de nouveau dans ses roues. Ceux –ci tentèrent de déborder notre espoir par les deux côtés à la fois, juste avant Fagnes. Philippe tenta un autre coup de poker. Il retarda au maximum son freinage afin que Krüp retarde le sien jusque dans la zone mouillée. Mais Krüp ne tenta rien. Et resta derrière. Philippe, sur la bonne trajectoire, tenta alors d’inciter Spencer de déborder à l’extérieur également sur une zone encore trop humide. Mais celui-ci le tassa de manière autoritaire du fait de son avantage. Et, Philippe ne pu que s’incliner. Au sortir de cette section il ne pu finalement pas non plus empêcher Krüp de le dépasser. Celui-ci tenta un abordage désespéré sur l’Anglais à la Source. Il failli bien reperdre sa seconde place. Seul le tapis vert désignerait le premier lauréat du Superpower. Car il aurait fallu deux places d’écart pour que Spencer gagne le titre en toutes circonstances. Philippe complétait le podium. Suivaient Opentaëls, Kaöuter, Lantling, Stevenson, Debay, Hubert et Shimizu. Même si il n’était que troisième, ce fut une victoire sur lui-même. De toute façon, il avait été aux avant postes durant toute la course. Et cette place en elle-même était un excellent résultat. Martin vint le prendre dans ses bras tant il avait été ému de cette bagarre. Il l’engueula juste pour lui dire qu’il n’avait pas regardé le panneau dans les derniers tours : P3 GOOD. Ce qui voulait dire : ‘’Tu peux te faire passer !Troisième c’est bien !’’. Au lieu de cela, Philippe ne capitula qu’à deux kilomètres de l’arrivée d’une course menée pendant cent trente huit des cent quarante kilomètres. Deux kilomètres pour perdre cinquante mille francs (Belge) de prime d’arrivée de différence entre la première et la troisième place. Wurtz vint également congratuler Philippe il lui glissa dans l’oreille :
-« J’ai eu David au téléphone, l’embrayage était défectueux, la pièce était défectueuse. Ce n’était pas de ta faute. Tu l’avais bien montée ! »

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  Johan le Ven 5 Jan - 14:17

En lisant tes derniers récits, le sport auto belge me fait penser au sport auto allemand notamment au niveau de l'endurance avec les 24H du Nurburgring et celles de Spa. On dirait qu'il y a la même ambiance avec le même état d'esprit.

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Ven 5 Jan - 18:14

philbaetz a écrit:Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXV- La course de ma vie !
suite

Samedi 10 heures

Ouais et ben je suis toujours fan....

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Ven 5 Jan - 22:39

Merci à vous deux pour votre appréciation. Moi je pense que c'est même mieux à Spa d'une certaine manière. Petit pays où tout le monde se connaît. La convivialité parmi les avertis, pilote spectateurs fan, y est réelle. Enfin là, ce n'était pas une course de 24H00. Mais pour info, les 24H00 de Spa ont été créées en 1928 je crois. Au Nürburgring, ça doit dater des années 80-90 par là.  Je vous met la fin du chapitre.
Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXV- La course de ma vie !

- Suite et fin

« J’ai eu David au téléphone, l’embrayage était défectueux, la pièce était défectueuse. Ce n’était pas de ta faute. Tu l’avais bien montée ! »


Bien sûr, cela aurait pu être le contraire. Philippe avait largement laissé place à la confusion lors du remontage. Mais cela doubla l’appréciation de sa place du jour. Une victoire contre lui-même, tel était le sentiment de ce résultat. Il lui semblait désormais qu’un petit ressort s’était cassé à l’intérieur. Que chaque course allait le confronter à un challenge, un temps tapis dans l’ombre, à présent ressurgi.
Le doute et la peur de lui-même !
Un fardeau supplémentaire à pousser de ce chemin de la réussite pourtant si mince. Mais l’envie ! Cette merveilleuse envie de faire, d’être,  était là. Elle pourrait le sauver, l’aider à franchir ce mur d’un coup plus solide, plus rugueux, plus haut. Il allait de nouveau aller sur les lieux d’une course à reculons. Alors, que depuis près d’un an, il avait acquis cette confiance en lui. Alors que surtout, sa seule hâte était d’en découdre. Maintenant il lui faudrait de nouveau attendre d’être dans le cockpit sanglé, avec le bruit du moteur, pour effacer tous les voyants  de ses démons intérieurs.
Mais l’envie était là !
Pour preuve, la création d’une association à but non lucratif, pour gérer les sponsors qu’il aurait lui-même démarché et créer des petits évènement sonnants et trébuchants. Phil Baetz Enjoy !
Ce fut avec joie qu’il conclu dans la foulée, un deal avec Kaöuter pour piloter avec lui la belle Capri au prochain EG Trophy, à Zolder. Le plaisir rencontré à piloter cette voiture fut à la hauteur de ses espérances. Mais celle-ci, vieillissante n’était plus aussi pointue. Il ne pu que titiller Nico Muardzec et Van Texder. Anson et Spencer Jouaient eux à armes égales avec les Capri des teams de pointe dans un duel de toute beauté. Un moment septième, un problème de boite puis finalement, de pont arrière mis fin à la prestation de la belle violette, à une demi heure de la fin. Philippe avait recherché à travers cette course, le retour de la sérénité. Il faisait encore des cauchemars. Certains soirs, il lui arrivait de se saouler afin de dormir du juste… assommoir. Il avait  pu revoir Clémentine à Paris. Continuant à batifoler sur les thème des jeux de rôle entrevus à Rennes. Elle lui annonça que quelqu’un d’autre croisait sa vie. Et qu’ils ne se reverraient pas. Philippe fut assez déçu d’apprendre cette nouvelle. Clémentine était à ses yeux, la seule fille avec qui pouvoir prolonger une relation. Et puis, ces jeux là auraient pu s’affranchir de son exclusivité affective. Il ne se sentait pas trop en mesure de fréquenter Inès au vu de l’épisode  Jasmine.
Lui avouer aurait été catastrophique. Lui cacher sans doute impossible. Philippe s’apprêtait donc à passer un hiver assez glacial. Comme chaque hiver en fait depuis qu’il courrait en voiture. Encore un hiver glauque en perspective.

Zolder mi Novembre

Dans le cockpit de l’OGRE, Phil faisait chauffer le moteur. C’était la première fois qu’il pilotait une monoplace depuis Club Elan. Il devait donner son avis sur le comportement général de celle-ci, lors de sa présentation officielle. C’était une formule Ford de construction Belge. Pierre Alain Maubert et Thierry Martin avaient eu vent de cette nouvelle marque. Les promoteurs de ce projet comptaient engager trois voitures en championnat Benelux. De grosses entreprises nationales avaient suivi cette initiative. Les mentors de Philippe avaient trouvé intéressant d’y associer « Tremplin pour un espoir ».
Malgré ses réticences, Philippe avait fini par accepter. Le budget demandé était faible. Les constructeurs souhaitaient Philippe dans l’aventure. Ainsi, il pourrait parallèlement participer au Superpower. Mais cette voiture, genre de frêle conception minimaliste ne l’excitait pas. Au contraire, l’horrible souvenir ressurgissait. Les vibrations dues au moteur ne l’emballaient pas beaucoup plus. Néanmoins, en quittant la zone des stands, les mauvaises ondes s’atténuèrent. L’auto semblait avoir de  bonnes manières  malgré un degré limité de mise au point.

Son sens critique remplaça ses appréhensions. Il demanda des réglages de suspensions plus dures. Il constata durant la séance que la voiture était plus précise que sa Hawke. Les choix de réglages étaient plus étoffés. En fin d’après midi, il avait battu son propre meilleur tour. Il signa le contrat pour le championnat Benelux juste après.
Il obtint de surcroît le droit de participer à la construction de sa voiture jusque dans les moindre détail. Il aurait un rôle de consultant technique. Ainsi sa carrière allait elle se poursuivre. L’hiver serait certainement encore long. Mais, il aurait l’occasion avec les tests du Superpower et la mise au point de l’O.G.R.E de ne plus avoir à gamberger. Ça lui permettrait sans doute de se vaincre lui-même. La saga de ses états d’âme  lui semblait avoir autant de mal à être maîtrisée que la saga du microcosme dont il faisait partie.
Toutes ces tranches de vie qui avaient dû se croiser au bon moment.
Et que les choses se fassent !
Et que se tissent les mailles d’un destin !
Mais pour quelques fois, se mette en route le mécanisme de cette machine infernale, à broyer des amis, à broyer le bonheur, à broyer du noir.
Aurait-il la douloureuse épreuve de revivre cette expérience du désespoir, du chaos, et du néant ?
Aurait-il la chance de pouvoir partager durablement, dans l’abandon affectif et sensuel,  ses angoisses et, s’en soulager ?
Aurait-il la possibilité de se sentir exister au travers de cette passion devenant un métier ? L’argent, l’amour, le succès et… la célébrité ( ?)
Saurait-il faire de son destin autre chose qu’un patchwork  de contradictions ? Rencontrerait-il un jour une autre Stella à défaut de la retrouver ?
Il le savait ! Elles seraient encore nombreuses les nuits de sommeil agitées par ses démons ! La peur, celle de rater, celle de se tromper, la peur de lui, la peur…d’avoir peur. Autant de courses, autant de combats contre lui-même ! Autant de pages à tourner.
Il avait l’impression, que sa vie commençait maintenant.
Il lui semblait avoir enfin, toutes les données à présent.

A lui de jouer! Phil Baetz Enjoy !

Fin du tome I



https://www.youtube.com/watch?v=mRNh3fq-AGk
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mar 9 Jan - 16:56

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XXVI- La folle angoisse !

Mi-Décembre Rennes : Là, à présent, il y avait des questions auxquelles il allait m’être demandé de répondre. Nous étions au tribunal de commerce de Rennes. J’étais terrorisé par ce qui risquait de m’arriver….Si je n’y parvenais pas.

Je l’avais appris en même temps que ma remise de convocation au Tribunal. Go Sac avait fait long feu. Et, en temps que caution solidaire et indivisible, j’étais redevable auprès des banques des remboursements de crédit. Il allait falloir que j’explique la manière dont on m’avait imposé ces signatures. Il me faudrait faire valoir les attestations de Méris confirmant mes dires. Et il allait falloir que cela suffise à m’exempter de leur règlement. Au total, il y en avait pour deux cent cinquante mille francs (Français), pour les deux voitures et le mobilier de bureau. Mais le pire était mon implication dans la gestion et la faillite de l’entreprise, engendrant des impayés à concurrence de trois millions de francs. Je risquais la prison pour faute de gestion et faux en écriture. Je risquais surtout, au vu des sommes, de payer tout le restant de mes jours. Ma vie pouvait être foutue dès ma sortie du tribunal.

J’avais heureusement Willy qui m’accompagnait afin d’attester mes dires et de conforter les pièces intimant l’abus de confiance.

Nous avions un avocat trouvé au hasard dans le centre d’affaire près des bureaux. Un peu lié au sport automobile également. Une chance ? Nous le saurions très vite. Les affaires se succédaient comme des militaires dans un bordel de campagne. Au suivant !

Vint notre tour. Nous fûmes un premier temps médusés par les déclarations de l’avocat de Méris, absent comme prévu.

Selon ce brave Méris, nous l’avions forcé à nous sponsoriser. Nous avions également forcé l’ingérence en notre faveur en proposant de manière véhémente la gestion de Go Sac par moi-même. Bien entendu, je l’avais menacé pour obtenir mes attestation de salaire impayés, et le quitus de ma ‘’gestion irresponsable’’.
Bref, j’étais le coupable de toute cette banqueroute avec ma folie des grandeurs.

Vint le tour de mon avocat d’étendre nos arguments. Et, fort heureusement, il s’était bien démener pour rédiger les ‘’attendus’’ concernant notre défense. Motivé en cela, je le saurai ensuite, par Papa Lombard.

Vin en premier l’énumération des plaintes pour escroquerie et abus de confiance précédent l’épisode Go Sac de notre ami, liste ô combien éloquente. Ensuite arriva la déclaration sur l’honneur de Fabien Jard, le Directeur Commercial faisant état du besoin de Méris de trouver un gérant à sa place afin d’éviter d’être repérer et inquiété par les tribunaux et autres chambres de commerce de la région. Il y fut rajouté que les voitures de la société étaient utilisées par Méris et sa future ex épouse à des fins personnelles. Et que Méris attendit que Willy soit loin des bureaux pour m’inciter autoritairement à signer les cautions.

Ensuite vint mon récit et celui de Willy indiquant les mensonges successifs, financier Suisse, société commercial d’une grosse entreprise de sac aspirateur, pour me convaincre de m’engager de la manière que l’on sait dans l’entreprise, ainsi que les prétextes pour signer les cautions. Récit également corroboré par Jard.

Tous ces arguments furent déclarés recevables au grand soulagement de Philippe et Willy. Il fut ensuite par cet avocat, évoqué les conditions ubuesques des cautions.
En effet, demander à un gérant salarié de se porter caution de son employeur en cas d’insolvabilité de celui-ci, alors qu’il subordonnait la propre solvabilité de l’employé. C’était tout bonnement illogique. Les banques se firent taper sur les doigts. Et, les commentaires désobligeants à l’encontre de Méris fusèrent.
Bien entendu, le verdict de la séance ne serait connu qu’un mois plus tard. Le tribunal nous conseilla au passage de poursuivre Méris pour abus de faiblesse et abus de confiance. Mais, m’en sortir au vu des peines encourues, suffiraient amplement à me soulager d’un poids énorme. Sur ce plan, l’avocat avait l’air confiant.

Ce que nous confirmera mi-janvier un courrier de Maître Riaux
Cher client, comme je vous l’avais laissé entendre, le fait que nos arguments, témoignage à l’appui aient été reçus, était un gage de réussite. Ce que confirme le jugement joint à la présente lettre. Fort de ce jugement, je vous propose une procédure afin d’obtenir des dommages et intérêts concernant ce préjudice qui vous a été imposé par cette affaire. Car aucun appel n’a été formulé jusqu’à ce jour.

Je n’avais jamais été aussi angoissé de ma vie. Je laisserai le soin à Willy de contacter cet Avocat. Non sans l’avoir chaleureusement remercié par téléphone. Quant au père Lombard, c’est Carole sa fille qui l’aura été, une semaine plus tard. En me soulageant d’une tension tout autre. L’utile et l’agréable…




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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

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