Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

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Message  BRUNO935K3 le Dim 8 Oct - 14:23

philbaetz a écrit:Bon! Les affaires reprenne. Premier tome réécrit mais en relecture bien entendu.

Comme une caisse à savon Chapitre 15. Première partie
ça fait plaisir de te lire à nouveau !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 8 Oct - 14:29

philbaetz a écrit:Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVI – Comme une caisse à savon ! Suite



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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Lun 9 Oct - 23:11

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVII – Pour solde de tout compte


« Trois minutes avant le départ ! Mise en route des moteurs ! »
En ce dimanche de fin Octobre, la dernière manche du championnat Benelux de formule Ford était sur le point d’être lancée. Philippe avait réussi un fort joli sixième temps aux essais. Il en avait bien besoin. Depuis son retours d’Angleterre seules ses prestations sur un circuit étaient à même de l’épanouir. Il était de plus en plus décrié au sein de la maison familiale pour sa contribution fantomatique à la vie et aux finances. Les relations s’en ressentaient. Son maigre salaire, une fois son solde de jour d’absence prélevé, ne lui permettait de verser aux frais familiaux que sa portion congrue. De plus, il avait dû rallonger son budget course avec la quasi totalité de ce qui lui restait. Et maintenant, il avait du mal à payer ses impôts. Ses tentatives d’accession au sport automobile étaient considérées par ses parents comme un hobby coûteux. Un hobby de riche, dont il ne faisait pas partie. Bref tous cela allait dans le solde débiteur de son bilan tranche de vie.
Son père :
-« Fiston, tu es en train de prendre un mauvais chemin. Tu voulais soi-disant faire du sport automobile un métier. Mais en fait, tu délaisses ton « vrai » métier, et tes tâches au sein de la maison. Ta mère et ton petit frère qui se tapent tout le boulot. Et maintenant, tu as des problèmes pour payer tes impôts. Ne comptes pas sur nous, pour te dispenser de prendre tes responsabilités. Tu as voulu n’en faire qu’à ta tête ? Alors tu assumes !

Il va falloir que tu réfléchisses un petit peu plus à présent. Tu veux être maître de ta vie ? D’accord, mais alors, fait ta vie ! Tu te blanchis ! Tu te nourris ! Et tu te loges. Et puis ensuite, tu verras bien ce qu’il te reste pour tes utopies.
Sinon, pas question que tu déroges aux règles familiales. Tes frères habitant chez nous, même commençant à gagner leur vie, ils payaient leur nourriture et autres vêtements. Ils avaient leur argent de poche. On en déposait la majeure partie sur un livret. Bon, toi, les choses ayant évolué, on te laisse carte blanche en dehors de ta participation.
Mais, je ne pense pas que ce soit une bonne décision de notre part. Tu es en train de t’imaginer avoir le même train de vie que tes nouveaux amis. Mais imbécile ! Tu ne vois donc pas leur standing à côté du nôtre ? En ce moment, ils s’amusent avec toi. Quand ils seront lassé, ils te laisseront pour ce que tu es. Un idiot mythomane ! »


Comment Philippe pouvait-il garder confiance en entendant cela? Comment pouvait-il foncer tête baissée, pour franchir les écueils d’un destin présumé professionnel? Toutes ces engueulades le mettaient mal à l’aise. Elles lui faisaient l’effet d’un électrochoc. Comme si, à un moment donné, il stoppait net son délire, pour sortir du contexte. Comme si il devenait spectateur de lui même, de sa propre vie. Comme si ses propres erreurs lui sautaient alors à la figure.
De plus côté cœur, là aussi il marquait à nouveau le pas. Le temps autant que l’argent, lui manquait pour revoir Inès. Il avait bien tenté la chose, ayant demandé à Willy où les retrouver le samedi soir. Et ensuite de s’être fait ch… dans une discothèque où il ne connaissait personne. Ça lui avait de plus coûté la peau des fesses. Mais, ce soir là, point de Lombard à l’horizon, point de Berkmans, il n’était pas prêt de remettre le couvert.
D’une errance à l’autre, il s’était aventuré à rôder près de chez Stella. Après une longue hésitation, il avait même tenté de la déranger. Mais quand il arriva dans le hall de sa résidence, en dehors de l’odeur provenant sans doute du revêtement mural encore marquée dans sa mémoire, point d’Estelle Randirhanarisson sur les boites à lettre ni sur l’interphone.

-« Deux minutes avant le départ, dégagez la piste si il vous plait ! »

La voix du speaker arrachait notre pensif à ses états d’âme. C’est qu’il voulait la réussir cette dernière de l’année. Même si à treize heures trente débuterait l’EEG Trophy. Course à laquelle il participerait avec Paul. En Formule Ford. Il tenait absolument à sanctionner son travail de mise au point entrepris depuis l’Angleterre par un résultat probant. Son pilotage à ce niveau ne l’inquiétait plus du tout. Il jugeait même la totalité de ses adversaires à sa portée. Ce qu’il voulait ? C’était démontrer sa valeur ainsi, que ses capacités de metteur au point.

-« Une minute, Ein minûte, One minute !

La voix du speaker s’égosillait en trois langues pour égrener le compte à rebours. A trente secondes, c’est à dire dans vingt secondes, le départ pouvait être donné n’importe quand. C’était moins précis que la pointeuse du bâtiment B des machines outils. Là où Philippe gagnait encore son quotidien. Quelle ambiance dans cette entreprise. Lui et Winnen s’étaient mis d’accord sur les conditions particulières de travail. Mais Philippe se retrouvait à l’écart de son équipe. Pire, pour cause d’ambiguïté avec la Direction, Philippe n’était plus convié aux réunions syndicales. On se méfiait de lui. Cela le mettait mal à l’aise avec lui même et ses propres convictions de fils d’ouvrier syndiqué.
Il se rappelait ce que lui avait dit Willy à Francorchamps ; -« Tu auras des choix à faire, des amis à choisir etc… » Mais devrait-il pour autant renoncer à une partie de lui-même ? Quand il entrait dans l’atelier, Philippe avait l’impression d’être peint en orange fluo tant il se sentait observé. Entre jalousie et souci d’équité, son matricule en prenait pour son grade.

-« Partez ! »

A peine trois secondes après le panneau trente secondes, et le starter abaissa le drapeau tricolore. De Saint-Josse un peu nerveux, car jouant le titre, loupa son envol en bloquant le suivant. Celui-ci fut surpris. Ça allait bouchonner. Phil déboîta vers le centre de la piste pour dépasser ses deux infortunés adversaires.



A sa gauche, un Néerlandais pas du tout commode tenta de l’intimider pour l’obliger à s’écarter de la trajectoire. Mais, Philippe avait pris un léger avantage juste avant le freinage. Prenant la corde, il vint biseauter la trajectoire de son suivant. Ce dernier fut contraint de bloquer ses roues et d’amorcer un travers dans ce virage. Philippe pris la corde. Il tenta de rester au contact des deux premiers. Au troisième tour la Van Diemen orange du Batave revint dans le sillage de Philippe. Il s’agissait de Jan Vieckeers, l’actuel dauphin d’Antoine de Saint Josse.
Il voulait profiter du raté de celui-ci pour prendre un nombre de points suffisant et, remporter le titre. Un écart de quatre points avec l’actuel leader du championnat et, l’affaire était réglée. Hors à ce moment de la course, Antoine était juste derrière. Il ne lui rendait qu’un point. Il aurait fallu que Vieckeers soit deuxième pour reproduire le bon schéma. Alors celui-ci tenta son va tout, tançant Philippe de le laisser passer.
Mais notre Phil ne s’en laissa pas compter. Malgré des coups de roues de plus en plus « spontanés », Il restait imperturbable. A la chicane lors la mi-course, Vieckeers s’était blotti dans l’aspiration de Philippe. Il le déboîta en se portant à sa hauteur. Phil gardant sa trajectoire pris la corde au raz de la bordure. Vieckeers dû escalader celle-ci pour ne pas l’accrocher. Il reparti de nouveau en travers. Il coupa l’autre corde à droite en montant également sur l’autre bordure. Fou de rage il tenta de remonter sur Philippe. Il y parvint au dixième tour. Devant, Van Houwen s’était assuré une confortable avance. Son second pouvait encore subir les assauts de Philippe ou de son « grand ami ». Sans doute cette pression lui fit-il louper son freinage à l’épingle du onzième tour. L’embardée le fit rétrograder juste derrière les deux ennemis d’un jour. Vieckeers décida de jouer son va tout. Il attendit son heure au dernier freinage du virage Jacky Ickx. Il avait laissé un peu de champs à notre espoir afin, de profiter de son avantage de vitesse, en utilisant les bonnes trajectoires. Il avait ainsi plus de vitesse en sortant de l’épingle précédant le virage nous concernant. Il s’agissait d’un esse. Il décida de ne pratiquement pas freiner. Il laissa Phil prendre la corde à gauche pour le premier. Celui-ci se rabattit pour la corde de droite. Mais, Vieckeers s’y trouvait déjà. Philippe escalada les roues du Néerlandais. Sa voiture pointa vers le ciel. Il senti dans ce choc l’appréhension d’une première sérieuse possibilité de se faire mal sur un circuit.
Il imagina la fin proche de sa petite Hawke chérie. Celle qu’il avait remonté tout le mois d’Août. Le Hollandais lui parti en travers. Il percuta le rail de protection à la perpendiculaire côté stand. Il s’immobilisa à cent mètres de la ligne d’arrivée. Pendant ce temps là, Philippe retomba miraculeusement sur ses roues… A l’exception de l’avant droite qui fut arrachée en percutant son assaillant. C’est donc sur les trois restantes, qu’il franchi la ligne d’arrivée pour sa première deuxième place, mais aussi son premier podium dans cette catégorie.
Bien sûr il y eu réclamation. L’équipe de Vieckeers voulu pénaliser Philippe pour conduite anti-sportive. Aussitôt, Thierry Martin au nom de Tremplin pour un espoir team, fit appel. Mais Phil n’avait rien fait de contestable aux yeux de la Direction de course.
Au contraire, du « Jan » qui fut blâmé et dépossédé de mille francs Belge pour conduite dangereuse. Cela n’empêcha pas Philippe de l’avoir mauvaise. Triangle supérieur et inférieur avant droits pliés, demi arbre de transmission droit cassé. Porte moyeu avant et arrière droit cassés, museau et cockpit en polyester éclatés, support de radiateur d’eau cassé et, radiateur d’eau également. Autant de pièces définitivement hors d’usage. Son budget de l’an prochain, était déjà entamé…Si il y en avait un ?! Cela étant, il disposait de ces pièces dans le stock constitué au cours de l’été. Certaines étaient cependant déjà passablement usagée. Mais, qu’importe, c’était décidé. Il revendrait l’ensemble une fois remonté. Avec l’argent, il louerait une voiture chez David pour un programme restreint. Et sa main ? Depuis Janvier dernier, elle lui donnait de petites gènes. Mais là, un retour de volant lui occasionna une vive douleur. Il attendit de prendre son relais vers les quatorze heures trente en la plongeant dans un bain d’eau salée.

C’était sa première course d’endurance depuis Francorchamps. Il replongeait avec bonheur dans cette ambiance qui plus est, des courses de tourisme internationales. Il revoyait les motor-homes et autres auvents ou chapiteaux qui avaient constitué au moins soixante pour cent de « 24 Heures city ». Comme il l’avait apprécié cette ambiance électrique. Celle où tout fourmillait d’action. Bien sûr manquait le fameux chapiteau Européan Business. Bien qu’il couru en partie encore sous ce label. Mais l’organisation en question n’utilisa que l’auvent de Paul Wurtz Racing de quarante mètres carrés. Seule Rebecca s’occupa de l’accueil presse. C’était une très jolie femme d’environ une trentaine d’années. Blonde un carré vague, des yeux verts et un goût prononcé pour le fond de teint. Sans toutefois que cela ne soit trop criard.

D’allure un peu pète sec, stricte et chic, elle ne semblait que peu partante pour la conversation. Enfin… si vous n’étiez pas pour elle un interlocuteur professionnellement ciblé. Elle vint néanmoins aux nouvelles de la main droite endolorie. Notre espoir lui n’en fondait aucun sur cette infirmière en communication évènementielle. Cela dit, ils conversèrent quelque peu.

Rébecca :

-« Alors comment ça va ? On a bien cru que l’on devrait se passer de toi pour la course. Quand on t’as vu sortir du virage à la verticale ?! On a même eu très peur pour toi. Tu penses pouvoir piloter sans mal ? »

Philippe :

-« Ben…par chance, dans cette voiture, le levier de vitesse est à gauche. Et comme c’est ma main droite qui a un problème, je pense que ça tiendra bien un relais. »

Répondit-il avant de reprendre hésitant :

« Heu…excuse-moi Rébecca ? Tu te souviens de Stella, ta collègue de Francorchamps ? Tu as reçu de ses nouvelles ces temps –ci ? Tu sais on avait sympathisé. Et ensuite on s’est perdu de vue. »

Rébecca le sourire désabusé :
-« Oui, tout le monde le sait. Vous aviez sympathisé. Mais non aucune nouvelle. Tu sais dans notre métier ça va ça vient. Alors des nouvelles de pierre et de Pol ….ou de Stella…. »

Philippe ne pouvant se contenter de cette réponse insista

-« Sans doute oui mais…. Quand vous l’aviez recruté, vous aviez bien ses coordonnées non ? »

Rébecca avec un rictus désolé :

-« Ah ça mon ami, on a contacté une agence. On lui a demandé une hôtesse présentant bien. Et qui puisse parler le Français, l’Anglais, et le Néerlandais. On nous en a proposé trois et Stella fut choisie par Willy, Thierry et moi. Alors ses coordonnées tu sais…. »

Philippe résigné

-« Et Inès, comment cela se fait qu’elle ne soit pas ici aujourd’hui ? »

Rébecca franchement amusée avant de s’éclipser

-« Oh bien…si elle avait eut le temps… On lui aurait certainement trouvé quelque chose à faire. Mais là, je crois qu’elle est en stage. Heu…dis moi, il y en a encore beaucoup comme ça?»
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Jeu 12 Oct - 22:46


[b]Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVII – Pour solde de tout compte Suite
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14heures 29

Ça y est, Paul arrivait aux stands. Ils occupaient la neuvième place à la tête d’un peloton de cinq furieux. Devant trois Capri deux BMW et Deux Mazda et la Sora de Brighton formaient un peloton serré. Les places changeaient à chaque tour depuis le départ. En fin de relais réservoir vide, Paul avait vraiment du mal à contenir une Camaro, deux Capri et une Toyota Supra. Mais le futur retraité du pilotage montrait de beaux restes et surtout du métier. « Pourquoi prendre deux secondes d’avance en début de relais quand une seule suffit ? Surtout si cela ne permet pas de rester performant tout un relais. Surtout si la Camaro ne peut pas prendre un avantage suffisamment important pour le dépasser. Alors il est tout près ? D’accord, mais il est derrière. Et il le reste ! » C’est ce qui compte.

14heures 32

Philippe repartait avec le plein et des pneus neufs. Durant trois quarts d’heure, il allait devoir gérer les pneus de manière à les garder en l’état. La piste est plutôt tiède. Les pneus tendres utilisés allaient sans doute tenir un autre plein. Mais, ce serait tangent. Sa main ? Contrairement au modèle de route, sa Sora Natsu n’avait pas gardé la direction assistée. Et cela, pour un problème de poids. Dans les courbes grande vitesse où il fallait changer de rapport en gardant une main endolorie sur le volant. Les tours risquaient d’être pénibles au delà du dixième d’affilée. Deux fois trente feraient sans doute trop. Philippe décida d’attaquer d’entrée. Sachant manquer d’endurance, il préfèrait assurer en qualité plutôt qu’en quantité. Il avait l’intention de refiler le volant à Paul dès le prochain ravitaillement. Alors les pneus seraient changés aussi, permettant à Paul de repartir avec « les niveaux » au maximum pour sans doute deux relais, (comprendre deux pleins). C’est pour cela que Philippe n’hésitait pas à taper dedans. Derrière lui, au hasard du ravitaillement, ce n’était plus la Camaro, mais la Capri de Kaöuter. Elle avait troqué son violet contre les teintes bariolées vertes et blanches d’un sponsor occasionnel. Philippe rendait coup pour coup. Il n’oubliait pas de regarder à chaque passage devant son stand le panneautage. Il se rappellait encore de sa bévue lors de son premier relais des Vingt quatre heures. Tous les quatre tours en plus de son chrono et d’une consigne de course ou, de son positionnement, on lui signalait « Mol 1/8 ». Et tous les quatre tours avant l’amorce du freinage du premier virage à gauche, il donnait un huitième de tour à la molette de répartiteur de frein afin d’optimiser d’arrière vers l’avant, l’efficacité du freinage. Le réservoir placé à arrière se vidait. Il fallait enlever du frein sur ce train pour éviter un blocage intempestif des roues.

Kaöuter se faisait pressant. Mais Philippe arrivait à tenir le Luxembourgeois en respect. Par contre, la Sora de Brighton conduite par deux fondus de la F3 Britannique leur mettait une seconde. C’était moins dû aux nouvelles améliorations. Mais plutôt le fait d’une mise au point plus aboutie depuis six mois. Et puis, les deux fondus…. Après dix tours à un rythme endiablé, Philippe sentait bien la douleur de sa main amplifier. Néanmoins, il continua à mener le peloton. Devant coup sur coup une « Béhème » rentra aux stands avec une fumée suspecte sous la voiture. Puis, une Capri rentra en catastrophe avec cinq mètres de treillis sous le bas de caisse, et un petit début d’incendie dans le moyeu gauche.
L’autre BMW de ce groupe de tête impliquée dans l’incident était restée sur le carreau. Au même endroit qu’où était resté Philippe avec la Ryû.

Ce peloton de huit voitures n’en comptait plus que cinq. Il était maintenant scindé en deux parties. Deux Capri, puis plus loin, à une quarantaine de secondes les trois voitures Japonaises, deux Mazda encadrant la Sora Brigton. Quant au groupe de Philippe, la Camaro avait du mal a revenir sur sa Sora. La Capri verte et blanche marquait le pas elle aussi. La Toyota Supra avait remplacé la Chevrolet à leur poursuite mais, à distance respectable d’une dizaine de secondes. L’autre Capri était à son stand pour une crevaison.

15 Heures 17

Philippe rentre aux stands. Il a finalement accompli un tour de plus que Paul avec un plein. Mais Paul n’en pouvait plus ainsi que ses pneus. Thierry Martin pour l’occasion, team manager de l’équipe attend un renseignement du mécanicien chargé des pneus. Ensuite il fonce vers la fenêtre de Philippe lui demandant :

-« Peux-tu refaire une vingtaine de tours ? Tes pneus peuvent tenir jusque là et on te rempli le réservoir aux deux tiers. Paul reprendra le volant à ce moment. Il faut que tu tiennes. Après tu auras finis. »


Philippe a une seconde pour accepter. Ce qu’il fait. Il repart avec une avance de dix secondes sur Kaöuter. La séance de remplissage ayant été plus courte. Après cinq tours, il aperçoit la Sora de Brighton arrêtée au sommet de la bosse après la chicane. Beaucoup de fumée la précédait. Philippe s’inquiète. Est-ce un mal chronique de ces voitures pour cette course. Ne va-t-il pas subir le même sort. Son poignet devient très douloureux. Il serre les dents. Aucune consigne lui demandant de ralentir n’est panneautée lors du passage devant les stands. Paul lui avait dit que : ‘’ la Brighton’’ était un peu plus rapide mais sûrement moins fiable. Sans doute que cela se vérifiait à présent. Philippe avait aussi eut une consigne après son dixième tour « Slow freins ». En effet, ils ne comptaient pas remplacer les freins pendant la course.
Mais la Capri derrière ne perdait plus de terrain. Elle non plus ne changerait pas ses freins. Mais pour cette marque et les autres concurrentes, c’était étudié pour. Sora viendrait sûrement bientôt avec des freins plus performants. Avec à peine quinze secondes de retard, et le gain d’une demi seconde au tour à cinq tours de la fin du relais de Philippe, la Capri n’allait-elle pas avoir le vent en poupe. Sans doute que celle-ci allait devoir ménager ses efforts également. Ce n’était pas dans le tempérament du Luxembourgeois de sacrifier pour une poignée de secondes, le sort d’une course. Mais Philippe pu rentrer aux stands avec une avance de douze secondes. Il était le seul de son groupe à effectuer un relais à ce moment là. A sa sortie de voiture, Paul lui mit une tape sur l’épaule en lui disant :.
« Merci, tu as bien roulé ! »
Avant de s’engouffrer dans l’habitacle surchauffé. Il prit soin de retourner de sept huitièmes de tour dans l’autre sens la molette de répartiteur, afin de remettre du frein sur l’arrière. Il repartit dans la folie mécanique de cette course d’endurance. C’était la dernière fois qu’il piloterait en course. Il allait s’en donner à cœur joie. Philippe avait d’autres états d’âme. Sa main lui faisait vraiment très mal. Sous les conseils de Willy, il alla voir les médecins du poste de secours. Un de ceux-ci lui prescrit une ordonnance pour une radiographie.
C’est à ce moment que Willy l’interpella. Il avait longuement discuté avec Pierre Alain Maubert. Pensant être concerné et, un peu angoissé il suivi son manager vers l’auvent du PWT* (Paul Wurtz Team).

C’est Willy qui parla en premier. Philippe vit Pierre Alain entrer à son tour pour s’asseoir à leur table. Cela devait être prévu au programme. Car Willy ne sourcilla pas en entamant la discussion.

Willy-« Alors Phil, comment va notre jeune espoir ? »
Philippe un peu intimidé: -« Booh…( !)Ça peut aller. »

Répondit-il à Willy avant que celui-ci ne poursuive:

-« Quel bilan tires-tu de ton année en sport automobile ? »

Phi:-« Difficile à dire. J’ai appris beaucoup de choses cette année au niveau des réglages. Mon pilotage a lui aussi beaucoup évolué. Malheureusement, cela ne s’est pas traduit par des résultats probants. Ma voiture est ancienne. Cela se ressent en performance pure ».

Willy:-« As-tu toujours cette même envie de réussir dans ce milieu ?''
Phil:-« Eh bien au vu du travail réalisé, ce serai dommage d’en rester là. Même si à l’avenir tous cela va être encore plus difficile. Je me devais d’en être là. Puis j’ai toujours rêvé d’y arriver. Le problème, c’est que cela est vécu assez difficilement par ma famille. Ils pensent que je suis un utopiste. Et que, une fois fatigué de « ce jeu », vous me laisserez comme idiot sur le bord de la route. J’ai l’impression qu’ils croient que je les renie. Où alors, que je ne tiens pas compte de leurs enseignements. »

Willy, un peu surpris, le sourire incrédule : ‘’ Vu l’énergie dépensée, c’est loin d’être un jeu !’’.
Il n’en continua pas moins le fil de ses questions :

-« D’après toi, quels sont les choses que tu n’aurais pas dû faire ? Enfin, je veux dire, les échecs qui te sont imputables ? »

Phil:''Honnêtement, je ne vois pas d’échec à proprement parler. J’aurai souhaité aller plus vite le moment opportun. Mais depuis cette année, j’ai toujours tout donné par rapport à mes capacités.''
-« Bon, eh bien voilà ! Notre programme tremplin pour un champion s’étend sur plusieurs années. On t’a suivi toute la saison. On t’a expliqué au fur et à mesure nos attentes. Sûr qu’à expérience égale, certains auraient pu faire mieux. Mais sûr aussi que certain roulant en F1 par exemple, ont eu des débuts plus délicats. Ce que l’on apprécie chez toi ? C’est d’abord ta modestie ou ta gentillesse. Il y a aussi ta volonté et surtout ta combativité. Aujourd’hui mon ami, tu as fait une course de toute beauté. Tu es de toutes les bagarres pour gagner une place. Attention, tu es doué. D’autres le sont un peu plus. Tu as ta personnalité. Je pense que tu manques toujours au départ de confiance en toi. Pour cela, arriver à ce que tu fais est remarquable. Mais il faut que tu sois plus affirmé. Ce manque de confiance te bouffe de l ‘énergie. Hors, dans cette discipline, on a juste, dans le meilleur des cas, l’énergie nécessaire. Il va falloir que tu travail cela. On est là ! On peut te conseiller. Rasures-toi, on continue bien entendu l’opération. Tu communiques bien. Pour la saison prochaine que comptes tu faire ? »

Philippe :

« Bon eh bien là tout de suite, revendre la Hawke une fois qu’elle sera refaite. C’est un choix qui me trottait dans la tête. Après avoir vu toutes les discussions qu’avaient les pilotes d’usine avec David. Ces échanges sont certainement un plus dans leur assimilation de la course. Ne les ayant pas, ça risque de me faire défaut. Hors, en louant une voiture usine chez David je les aurai. Je veux réussir. C’est ce qu’il me faut. »


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 16 Oct - 6:35

philbaetz a écrit:Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVII – Pour solde de tout compte


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 16 Oct - 6:41

philbaetz a écrit:
[b]Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVII – Pour solde de tout compte Suite
[/b]


J'aime bien les illustrations que tu ajoutes !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Lun 16 Oct - 13:26

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVII – Pour solde de tout compte suite et fin

Willy acquiesça

-« Oui, c’est une bonne idée de vendre la voiture. Mais,  pour louer chez David, il va te falloir au bas mot deux millions cinq cent mille francs (Belge). Avec notre apport, cela te fera juste la moitié. Il va falloir que l’on te prenne en main, pour savoir te vendre auprès des futurs sponsors. Autre chose, Pierre Alain, se joint à nous pour la saison prochaine. Nous allons faire une sacrée équipe. Il termine « Européan Business ».  Il s’atèle cependant déjà à nos activités.’’
‘’Avec la création de Superpower, notre structure va gérer de l’intendance. Thierry va gérer « Race Lease Power ». Les ateliers seront basés sur la piste de Paul. On pourra essayer les voitures tout de suite après les travaux de préparation ou les réparations. En fait, « Race Lease Power » sera le département location course. Nous aurons au départ une demi douzaine de Ryû. Et, nous tenterons de les louer à toutes les courses.
Préparation, transport sur les circuit, et maintenance pendant la course, tout cela sera du ressort de cette unité. Moi, je m’occupe de gérer le portefeuille clients de nos annonceurs pour l’opération tremplin pour un espoir.  La promotion de Superpower au niveau des annonceurs, et au niveau des pilotes  inscrits, sera du ressort de Pierre Alain. Allégro touche une commission sur les engagements. Ceux-ci équivalent,  soit à une location, soit à l’achat d’une Ryû. Quant à Pierre Alain, il va également exploiter son portefeuille d’annonceurs et de sponsor acquis avec Européan Business.
Tantôt, on lui servira d’outil  ou de  « cadeaux évènementiel » en trouvant ou en rétrocédant de manière parfois gracieuse des espaces médias ou carrosserie sur ta voiture mais aussi sur toutes les voitures du Superpower. Certaines surfaces seront réservées à l’usage de l’organisation, donc nous. Pensant ainsi que certains, parmi ces annonceurs, à l’image de  «Boëms Group », ayant un potentiel financier très important,  nous rendront l’ascenseur. Notamment, en venant gonfler nos rangs au fur et à mesure que tes activités  monteront d’un cran à tous niveau, y compris financier. »

Sembla conclure Willy avant de reprendre après hésitation

‘’Heu…tant qu’à faire, au sujet du Superpower, sache que tu y participeras sur une voiture de Power Race Lease. Tu porteras bien sûr les couleurs de cette opération en échange du prix coûtant de ses prestations. Nous misons bien entendu un budget de base avec les mêmes annonceurs que pour la Formule Ford.
Avec deux millions de francs (Belge) il te manquera l’équivalent pour équilibrer la balance’’.
Bref, voici ton programme pour l’an prochain !
Quatorze courses de championnat d’Europe de formule Ford.
Ensuite, les douze courses du superpower en ouverture de la Formule deux Europe également si les dates correspondent.
Priorité toutefois à la formule Ford.
Tout dépendra de la demande pour la location. Thierry préfèrera louer plein tarif à un autre pilote.
Enfin, même sans le budget de départ accordé, tu peux être certain de participer à Francorchamps. Car tu seras « l’invité ». Chaque pays visité aura un invité parmi ses pilotes. Nous espérons inciter ces derniers à poursuivre comme concurrent régulier. Avec tes primes d’arrivée, en étant bien bien classé, tu pourras compléter ton budget. De cent vingt mille francs (Belge) au premier de chaque course jusqu’à vingt mille francs (belge) au dixième. Tu devras donc trouver des annonceurs pour compléter tes budgets. Tout pilote se doit de savoir le faire aujourd’hui. Il se doit surtout de connaître les mécanismes faisant qu’un sponsor peut-être intéressé par ta mine et le domaine où elle évolue. »

Pierre Alain pris la parole à son tour :

-« Eh bien moi j’ai d’autres nouvelles à t’annoncer. Nous avons tout un support média pour  servir les retombées de tes sponsors actuels et futurs. Une agence de Photo va te dispatcher avec ses autres sujets en épreuve. C’est une chance inestimable pour un pilote de ton calibre. Tu devras en échange valoriser le label Européan Business. Que ce soit par stickers, mention dans tes interviews etc… Ce doit être mis en évidence sous son aspect global.  Ou, suivant le cas pour un des annonceurs l’ayant constitué. Je finirai définitivement cette opération par les vingt quatre heures du Mans. Je ne sais pas encore avec quoi comme voiture ni l’équipe. Mais, j’aimerai que tu pilotes à cette occasion. Il faut que tu réfléchisses. On a toutes les chances d’avoir des retombées grâce aux supports médias. C’est donc susceptible de booster ta carrière. Mais attention c’est une course très dangereuse et certains  pilotes préfèrent ne pas y participer ».

Philippe  sembla enchanté par cette annonce

-« J’aime au moins autant les course d’endurance que la Formule Un. J’ai juste peur d’y arriver trop tôt en rapport à mon expérience. Voiture dangereuse parce que très rapide sur un circuit très rapide, ça ne rigole pas. Mais si vous m’en sentez capable, pourquoi pas. »

Maubert s’apprêtait à dire combien il était enchanté par la réponse de Philippe lorsque entra  comme une tornade Thierry qui lança tout émerveillé.

-« On est troisième ! On va finir troisième ! Kaöuter est à vingt secondes maintenant. Son équipier n’avance vraiment pas. Il y a une RX7 qui rentre sur trois roues. Ce sera le meilleur classement d’une Sora cette saison. J’vous le dis ! C’est un signe pour l’an prochain. On va faire du bon « biznesse »


Sur ce, Pierre Alain, Philippe et Willy partirent dans le sillage de Thierry soutenir Paul dans son dernier tiers de relais avant l’arrivée. Quelques photographes venaient prendre cette poignée d’énergumènes dans tous leur états, lançant des signes à chaque passage de la Natsu.
Finalement, Phil grimpa deux fois sur le podium dans la journée. Sauf que cette fois là, c’était certes pour une troisième place, mais surtout pour une course internationale.
Sa première saison lui avait quand même réservé de très bonnes surprises. Il avait connu de sacrés moments. Il l’avait caressé dans tous les sens du poil se rêve de gosse. La considération, la bagarre, des victoires en Paul Wurtz Drivers. En karting aussi, où paradoxalement il avait très certainement connu sa saison la plus intéressante. Et ce alors qu’il en vivait une autre qui ne l’était pas moins. Il se serait contenté d’elle seule un an plus tôt. Il y avait finalement afflux de bonnes choses  empêchant de profiter pleinement de l’une ou de l’autre. Mais chacune, ainsi que ses petites parenthèses « érotico-affectives » étaient à placer dans la colonne crédit pour solde de tout compte de cette année charnière. Et pour le reste, eh bien, il faudrait gérer
Hoeillardt 19H00 : Willy revenait de Zolder un peu plus précipitamment que prévu. Sa mère au l’avait appelé. Lui demandant si il lui était possible de rentrer plus tôt.  Cependant, il n’avait pas plus que ça penché vers l’inquiétude. Ce n’est qu’à la périphérie de la capitale que vint l’angoisse. En passant le portail, il vit les voitures de ses oncles et tantes déjà garées dans la cours. Son esprit devança l’annonce de sa mère lui  signifiant la mort de son père.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 16 Oct - 21:00

philbaetz a écrit:Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVII – Pour solde de tout compte suite et fin

J'adore tes récits ! bounce

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Lun 23 Oct - 22:10

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVIII – Le Mans ? Non mais…tu te rends compte ?


Francorchamps mi avril grille de départ, Phil : ‘’Mais qu’est-ce que je fout là ?’’

Phil: ''Je me trouvais au fin fond de la grille de départ. Je pressentais le pire avec cette piste détrempée. Spa n’est pas appelée ‘’le pot de chambre de la Belgique’’ pour rien !



Avec un vingt neuvième temps sur trente six, je prenais mon premier départ de l’année en formule Ford. Epreuve de championnat d’Europe. Et cette vue plongeante vers le raidillon de l’eau rouge avait de quoi en refroidir plus d’un. Trente six frêles monoplaces se déversant dans cet entonnoir, le bien nommé vu le fluide aqueux y ruisselant depuis une vingtaine d’heures. Trente six jeunes espoirs internationaux dans quelques secondes, allaient se jeter dans la fosse aux lions. Il faudrait de la conviction pour tirer de cet endroit son épingle du jeu, son coup de poker. Je n’était pas plus que ça convaincu du bien fondé de ma présence.
Et pour cause.
Tous les projets de l’an passé avaient été mis en veilleuse. Car la mort du père de Willy avait redistribué les cartes. Celui-ci fut acculé aux problèmes liés à la succession de l’entreprise familiale. Du coup, Berckmans Style ne fut plus sponsor de Tremplin pour un espoir. Willy dut catalyser les forces vives d’Allégro, son agence de communication, sur le vecteur de la Ryù Cup. Et, il me laissa me débrouiller pour trouver des sponsors en plus de nos annonceurs initiaux. J’avais près de cinq cent mille francs Belge. Ce qui était déjà un exploit. Willy et Thierry avaient mis sur pied un programme de crise pour moi. Trois épreuves de championnat d’Europe de Formule Ford plus les vingt quatre heures du Mans et de Francorchamps. Et, trois courses en championnat Anglais, pour, à la fin, revendre la voiture à David Stanley lui-même. Finir ensuite la saison en Ryù Cup ou plutôt Superpower avec l’argent récolté.
Ce n’était plus ‘’tremplin pour un espoir’’ mais ‘’échafaud pour un looser’’.
A part à Spa lors des vingt quatre heures, il n’y avait pas de perspectives propres à faire évoluer ma notoriété ni ma carrière. Mais bon ! Si il n’y avait eu que ce domaine ?
Phil: ''Car, pour débuter seulement mi-avril, autant que l’argent, c’est de temps dont j’avais manqué. Et pour cause ! Je m’étais fait bombarder gérant de la société à responsabilité limitée (Go sac !) basée à Rennes, en Bretagne. Et ce, après avoir bossé comme un malade toute la fin de l’année chez Metamod. Histoire de rattraper mes jours d’absence de manière sonnante et trébuchante et, payer mes petits mais, réels impôts. Les premiers de ma vie en fait.
Je commençais à me demander dans quoi je m’étais engagé.
Gosac avait été créée par Loïc Méris, copain de promotion de Pierre Alain Maubert. Au début, lui et Willy avaient été approchés par ce Francilien. Leur annonçant la création d’une société commerciale, il souhaitait explorer des vecteurs de communication pour son produit, le sac et accessoire aspirateur. Il nous avait présenté son entreprise comme l’antenne commerciale d’un fabricant de sac toutes marques. Son père, administrateur de cette société lui donnait sa chance en proposant d’en confier la stratégie commerciale.
Il y avait aussi Günter, financier Suisse que l’on avait de temps en temps au téléphone. Il devait gonfler le capital de l’entreprise. Les bureaux étaient d’un caractère bluffant. Ils étaient situés dans une aile d’un centre d’affaire au coeur de la métropole Bretonne. Nous avions été séduits par le dynamisme et la créativité de cette jeune équipe.
En plus de Loïc, il y avait Pierre Gendre, patron d’une régie publicitaire. Son apport était la maquette pub du produit commerciale créé autour de ces fameux sacs et accessoires. Les spots pub radio et télé avaient été réalisés par ses soins.
Ensuite Marc Lebel, designer, créateur du logo et des couleurs de la sérigraphie. Il avait également créé le présentoir audio visuel. Un meuble d’angle thermoformé destiné à exposer le réassort principal des fameux sacs. Avec incrusté au sommet, un moniteur vidéo distillant conseils et, par la suite les images d’activités sportives sponsorisées par la marque.
Fabien Jard épaulait Loïc dans le développement marketing du produit. Il s’agissait de créer une stratégie commerciale et d’en informer l’équipe de jeunes commerciaux, chargée de vendre, auprès de commerces de proximité ce système sous la forme de concession.
En fait, je ne l’ai saisi que plus tard, nous proposions aux petits commerces tel des pressings, serruriers express, cordonneries, de devenir concessionnaires. Moyennant une somme de trente mille francs Français, il leur appartenait, d’assurer, via le présentoir, leurs propres conseils, la communication publicitaire radio et télé, et le sponsoring, une préférence pour les produits Gosac, auprès de leurs clients.''

Phil: ''Il était donc prévu que je sois sponsorisé par Gosac lors de mes courses de Formule Ford de l’année suivante et, ma participation aux vingt quatre heures du Mans dès cette année. Loïc comptait sur l’opération Européan Business pour gagner en amplitude d’image. Il visait à court terme le Benelux. Vu le temps passé à aider la mise en route de cette entreprise, et du coup, mon impossibilité à gagner ma vie chez Metamod, Loïc me proposa d’être gérant salarié de l’entreprise et responsable suivi clientèle. Go sac avait pour principal défi, de convaincre les sociétés de crédit de financer nos futurs concessionnaires. Je me devais d’assurer la recevabilité des dossiers client auprès des sociétés de crédit bail. Et, j’acceptai.''

Phil: ''Car bien entendu, le chiffre d’affaire se ferait principalement via la vente de concession. Ensuite, Gosac toucherait aussi une commission sur le réassort de sacs rachetés par nos concessionnaires pour renouveler leur stock. Dans cette société en cours de constitution, j’avais signé bien plus de documents en temps que gérant, que d’autographes dans ma micro carrière de pilote.''

Phil: ''Mais ce n’était pas tout. Je devais filer également en banlieue parisienne donner le coup de main chez Pélican. On y construisait la voiture participant à la fameuse course d’endurance. Un boulot de dingue. Je commençais à fatiguer. J’avais juste le temps de m’entraîner sur la piste de l’école de Paul Wurtz et d’essayer les Sora Ryù destinées à la location course du championnat ‘’Superpower’’. Ce n’était pas sans un certain soulagement que je quittais Rennes et Paris pour reprendre la course et quelque force puisées dans le garde manger familiale.''

Spa départ imminent : Au sommet du raidillon, René Pierrard se tenait prêt à saisir les immanquables abordages. Ceux-ci, allaient spectaculairement décimer une partie substantielle des concurrents de cette course. Il ne savait pas encore qu’une dizaine de ses photos, plus précisément, dix des photos de Philippe, allaient faire la une de Totality ainsi que d’autres magazines même hors de la Belgique. Philippe remontera lors des deux premiers tours, de la trente deuxième place à la… deuxième. Pas moins de sept voitures se télescopèrent au premier passage de l’eau rouge. Cinq au second. Sans compter une bonne demi douzaine dans d’autres endroits du circuit. Ce n’était pas seulement ce genre d’avatar qui lui avait profité. Sans doute l’absence pression l’avait libéré. N’ayant plus peur de la faute, il alla flirter avec le risque pour tenter le diable. Et cela fonctionna.

La première place était acquise lorsque, un problème électrique se fit jour. La batterie déchargée empêcha le moteur de tourner au régime maxi. Il perdit la course sur le fil. Cependant, la seconde place fut bien accueillie malgré tout.

Il était fier de sa performance. Il se demandait cependant où et quand, il aurait de nouveau l’incroyable possibilité de jouer la victoire.

Phil : ‘’Franchement, j’étais partagé. Deuxième place d’accord ! Mais première place perdue bêtement. Et le tout dans un environnement absolument floue. Je ne pouvais me l’expliquer à moi-même tant tout cela semblait compliqué, voire illogique.''
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 29 Oct - 10:26

Très intéressants aussi les détails de la vie du pilote, hors pilotage !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 29 Oct - 10:52

Malheureusement, pour ce qui est de Go Sac et Pélican, c'était du vécu. Hormis que je ne devais pas piloter pour eux.
En fait, il s'agissait de l'équipe ALD et je devais rouler sur la Formule Renault de Jean Paul Sauvée, Ingénieur concepteur des premières ALD.




Et Go Sac était en fait Spidsac
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 29 Oct - 11:23


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 29 Oct - 12:17

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVIII – Le Mans ? Non mais…tu te rends compte ?


Phil : Franchement, j’étais partagé. Deuxième place d’accord ! Mais première place perdue bêtement. Et le tout dans l’environnement absolument obscur de cette entreprise Rennaise. Je ne pouvais me l’expliquer à moi-même tant tout cela semblait compliqué, voire illogique.

Cela n’allait pas dans le sens de la sérénité auprès de mes parents. Surtout en leur apprenant en plus ma participation aux vingt quatre heures.

Mon père :
’Le Mans ? Non mais….tu te rends compte de la folie que tu fais ? Avec le peu d’expérience que tu as. Est-ce que tu penses un temps soit peu à ta mère ?’’

Phil : ‘Non mais eh oh ! Tu crois que Francorchamps de nuit c’était de la tarte toi ? Et Brands hatch hein ? On voit bien que tu n’y es jamais allé !? Ça monte et ça descend tout le temps, sans compter les bosses !? C’est chaque fois la pression quand on découvre une autre voiture. Alors Le Mans, comme j’ai toujours rêvé de le faire, c’est plutôt une bonne nouvelle. »
François Baetz le savait bien. Son fils n’en ferait une fois de plus qu’à sa tête. Mais il n’avait pas tort de s’inquiéter. Il y avait eu récemment plusieurs morts parmi les commissaires et les pilotes. Et les voitures pour certaines équipes semblaient bien ‘’artisanales’’ pour inspirer la confiance. Le Mans, c’était surtout une ligne droite de six kilomètres avec des vitesses de l’ordre de près de 380 kilomètres heures pour les plus rapides. Des phénomènes propres à ce circuit avaient engendré des conséquences catastrophiques pour certains. Dans les années soixante, une Ford GT 40 avait atteint de manière inattendue la vitesse de 360 kilomètres à l’heure alors que les réglages de rapport de boite et que le diamètre des pneus ne lui permettait d’atteindre que 330 KM/H. N’étant pas adaptés aux contraintes, la force centrifuge créa une déformation du pneu. Celui-ci s’agrandi, enfin son diamètre. Et la vitesse en fut modifiée. Inutile de préciser la peur rétroactive qu’eurent les pilotes Ford en constatant le phénomène. Sans compter les voitures qui décollaient au sommet des bosses. Voilà pourquoi s’inquiétait le père François.

Philippe toisa son père en le regardant dans les yeux : ‘’Ecoute papa ! Dans ma vie, c’est le seul truc où j’ai la motivation et la possibilité d’effectuer quelque chose de correct. Tout ce que tu pourras dire ou faire ne changera rien ! Tout le reste est pour moi une source d’humiliation et de frustration. En kart au début, j’ai mis du temps à faire la part des choses. Rien ne fonctionnait. Ensuite, j’ai compris. Et ça a changé la donne. Y a rien d’autre où ça va comme ça !’’

Bien entendu, je me contentais de lui parler de la course en elle-même. Pas des à côtés qui pour l’heure m’exposait à des situations de stress inouï. Car la vie de ‘’Go Sac’’ prenait dans ses activités de drôles de tournures. Rien de logique ne se passait. L’histoire des uns et des autres semblait différente suivant la personne la relatant. Voir la même personne au fil du temps.
Mais ça, je ne m’en rendrait compte qu’après Hockenheim et une bonne septième place. C’est là que je comprenais, tout doucement, que la course m’apportait beaucoup. Dont la certitude que j’en avais besoin. Que c’était une seconde nature.

Je retournai de nouveau virevolter de Paris à Rennes et sa proche banlieue, en passant par Lorient, Caen, Pontorson, Saint-Malo, Dinan, pour livrer à nos premiers clients les fameux présentoirs, et à la foire expo de Paris Villepinte pour le faire connaître.
De quoi tuer un bœuf. Mais aussi, par l’accaparement, lui mettre des œillères.
Avant cela, Loïc utilisa la douceur. Sachant que le doute s’insinuait quelque peu à Willy et à moi. Nous fûmes d’abord invités au Four a ban. Un resto Gastronomique du Vieux Rennes. Génial !
Il nous réunissait afin de remercier l’équipe ayant soutenu Go sac dans son montage. Perso, je ne voyais rien de monté différemment, depuis mes débuts au centre d’affaire. Et, encore moins l’argent de mes salaires. En fait, on commençait à douter. Surtout moi avec la sensation que j’allais avoir un tas d’emmerdes.

D’abord, devant appeler nos nouveaux clients pour compléter leur dossier bancaire, ceux-ci me répondaient qu’ils résiliaient leur contrat. J’avais alors l’impression d’être responsable de leur désistement. Du coup, je n’osais plus les appeler. Ce qui, par ces manquements, me culpabilisait vis-à-vis de l’entreprise. Je me serai bien barré de Go Sac. Problème, mes signatures m’avaient déjà engagé au-delà d’un seuil raisonnable. En fait, on signait auprès de nos fournisseurs ainsi qu’à l’équipe Pélican en tant que sponsor, des traites à deux trois voir six mois pour des sommes de plusieurs centaines de milliers de Francs (Français). Mais aussi on me faisait signer des dossiers de crédits. Des endettements propres à Go Sac. Y compris des choses n’ayant rien de professionnel comme cette magnifique Audi 90 cinq cylindres. Voiture dont Loïc le boss faisait son usage personnel. Elle remplaçait en fait sa défunte Peugeot. Puis l’achat d’une Golfe commerciale aux couleurs de Go Sac mais dont, bien vite, sa femme, pardon, sa deuxième femme, à la fois enceinte et en instance de divorce, disposa au prix d’incessants chantages.

De plus, Fabien Jard le Directeur commercial, commençait lui aussi à se démobiliser. Surtout sa langue de bois. C’est qu’il connaissait le père de Loïc. Et celui-ci n’avait jamais été administrateur du fabricant de sac. Il n’y avait d’ailleurs aucun lien préalable entre Go Sac et ce fabricant. En fait, le père et le fils étaient deux combinards. Ils n’en étaient pas à leur premier essais ni, le cas échéant, à leur premier échec. Au fur et à mesure, tout devenait limpide. Mon avenir lui, s’obscurcissait. Et mon angoisse grimpait. En fait, je me rendais compte que je m’étais jeté dans la gueule du loup.
Et le comble fut, lorsque lui réclamant mes salaires, ne pouvant plus supporter les trajets entre la Belgique Paris et Rennes.
‘’Tu n’as qu’à prendre dans ton budget compétition de Formule Ford !?’’ Me répondit-il. Ce qui voulait dire : ‘’Fais un abus de biens sociaux !’’
Il avait de plus, un sacré toupet à expliquer comment ne pas payer mes factures ou autres péages d’autoroute et carburant, faute de l’argent qu’il me devait.
Le problème, c’est que ces vérités à tiroir, arrivaient toujours un temps trop tard en rapport à mes décisions importantes prises au fil du temps. Par exemple, m’être engagé comme gérant et, signer des traites avant de savoir que la société n’avait pas de trésorerie. Avoir signé des cautions solidaires et indivisibles auprès de sociétés de crédit. Parce qu’autrement, elles penseraient que je n’avais pas confiance en Go Sac. Elles ne prendraient alors pas nos clients en crédit bail. Tout ça pour me rendre compte après signature, qu’il s’agissait de sociétés n’étant pas pressenties pour ce genre d’opération.
Et le tout évoluant dans un contexte de fausseté achevée.
Notamment, les créatifs et les gens du spectacle pour les publicités, qui avaient complaisamment accepté de s’entendre dire avoir du talent. Ils me semblaient plus proches de la mythomanie de leur art que de réalité. A l’image de Méris d’ailleurs. Se vautrant plus souvent dans l’illusion qu’ils étaient comédiens, qu’à exprimer un réel épanouissement. J’apprenais également que le mobilier de nos bureaux en leasing, faute de paiement allait se dérober sous nos pieds, accentuant cette sensation de néant. J’étais à ‘’Mythomania’’ et cette sensation de coquille vide de tout ce que j’approchais m’amenait à la paranoïa.
Pour en rajouter, Marc Lebel pour qui tout devait être design. Y compris les conversations au bistrot du quartier où nous déjeunions…à crédit là aussi. C’est que Fabien Jard nous avait amené une tête de gondole. Michel Grassey ! Un pilote d’une certaine notoriété ayant quelques années plutôt tâté de la Formule Un. Il devait m’épauler pour le Mans où nous serions co-pilotes. Et, accessoirement nous servir d’ambassadeur dans le bouclage de notre budget. Et ce Grassey, outre mézigue, n’avait pas manqué de séduire Marc Lebel. Son vécu indiscutable, son côté posé, et surtout, de part ses immanquables tranches de vie outre manche, métier oblige, son côté British, apparemment plus approprié que la moyenne à son personnage. Ce qui, convenons en, n’était absolument pas dépourvu de charme. Pour tout vous avouer, j’aurai souhaité la même évolution physique à quarante quatre ans.
Au point que Lebel me reprochait de ne pas faire assez pilote. Pour un peu, il aurait fallu qu’un bellâtre, ou un bad boys pose devant la voiture, avec un casque en couleur…. Pour que ça fasse plus vrai, avant de m’y glisser discrètement.
Et donc, ce pilote aux tranches de vie idéales au yeux de notre designer maison était pour Marc une source jouissive de conversation labellisée. Ainsi, adorait-il s’entendre dire que Michel avait : ‘’un bon handicape au Golf’’.
Comme pour laisser entendre qu’il en jouait sans doute lui-même.
Cela afin d’épater les Collégiennes et lycéennes de St Vincent tout proche, qui venaient déjeuner dans ce même lieu. Celles-ci nous revinrent d’ailleurs à la figure tel un boomerang suite à un autre avatar appelé Franck Drouot. C'était le commercial d’un studio de photographie travaillant pour Go Sac, satellite incontrôlable, mandaté par ce fameux Lebel.
Pour se faire mousser devant ces adolescentes, il proposait aux plus belles d’entres elles de leur faire un book photo. Bien entendu, de fil en aiguille, il s’arrangeait pour leur conseiller du déshabillé, voir du franchement nu. Ce que la mère de l’une d’entre elle, avocate, s’empressa de considérer professionnellement. Ainsi eûmes-nous la visite, en préambule à la Brigade financière, de celle des mœurs. Ce qui eut au moins le mérite de nous enlever ce boulet encore plus menteur que les autres.

Et, comme si ça ne suffisait pas, Méris avait aussi eu l’idée de se lancer dans d’autres affaires. D’abord à titre personnel en produisant un disque. Il avait les paroles du quarante cinq tours et l’arrangement musical effectué par Nicolas d’un studio parisien. Il lui avait, bien entendu, également promis plein de bonnes choses. Si bien que, quand un peu d’argent rentrait dans les caisses il s’en servait pour calmer ce Nicolas.

Puis, Loïc nous présenta notre sauveur. Un certain Colomb, le Roi des travaux public dans la Mayenne, La Loire Atlantique et la région Rennaise.
Loïc :’ C’est un mec dur en affaire. Je ne sais pas comment il fait, mais il rafle tous les marchés. Il ne lâche pas un rond. Mais il est incontournable. Car à chaque fois, c’est une activité importante qu’il met sur pieds. Bien entendu, il se diversifie. Et en ce qui nous concerne, c’est Gadge Store. Ce sont des boutiques d’une centaine de mètres carrés spécialisées dans la vente de gadget divers. Il en possède trente sept sur toute la côte Ouest de la France, de Caen à Bayonne. Il serait prêt à prendre des concessions pour chacune de ses boutiques. Ça nous ferait un chiffre d’affaire de un million cent dix mille Francs. Voilà ! Donc, vous voyez bien que les choses s’arrangent. Mais bon, il va falloir montrer patte blanche. Il veut bien rentrer dans nos affaires, y compris dans le capital de Go Sac. Mais nous devons nous investir au moins techniquement dans une autre de ses affaires. Il lance un portique de lavage automatique de voiture écologique, avec récupération de l’eau. Il nous demande de le vendre auprès des éventuels garagistes. Dans un premier temps, il nous faudrait seconder Pierrick son fils aîné et responsable commercial dans la présentation de son matériel et sa spécificité. Il est basé tout près d’ici à Cesson. Là où se trouve la première installation. Et toi Philippe, je te verrai bien rédiger une plaquette vantant les mérite de son matériel. Tu sais bien broder aussi quand il le faut. On s’en souvient encore très bien lors de ton entrevue avec la banquière. (rire malicieux) Donc, à toi d’en rajouter une couche. Et ce week-end, on fait un raid à la Baule où il a sa maison de famille. Il y aura son deuxième fils, DJ d’une discothèque au Croisic, sa femme et sa belle mère. Le soir, nous devrons le suivre au casino où il compte faire la bringue. Je vous rassure ! Après lui avoir payé un premier magnum, c’est lui qui régale. Ensuite dodo puis retour dans son sillage. J’te préviens, prépare tes affaires de sport. Car le samedi matin, ce sera footing obligatoire sur la digue.’’
Avant de poursuivre :
‘’Ensuite, j’ai besoin de lui proposer un truc sympa et j’avais pensé qu’un espace sur la voiture du Mans lui ferait plaisir. Ça me permettrait d’entrer dans son « cœur » par la grande porte. Car, si j’ai le marché, je vous file vingt pour cent des bénéfices sur les ventes de ses concessions par le biais du sponsoring. »
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 29 Oct - 18:54

Les "à-côtés" pas toujours honnêtes dans ce monde mécanique sont bien abordés et traités !

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 29 Oct - 21:00

Quoique dans ce cas présent, ce n'est même pas le monde du sport auto qui est à mettre en cause. Mais juste des mythomanes qui ont abusé de ma pomme et de celle de Louis Descarte dans la réalité. De Phil Baetz, de l'agence Allégro et de l'équipe Pélican dans le cas de l'histoire. Pour ne pas citer les clients et les fournisseurs de Spidsac dans la réalité et de Go sac dans l'histoire.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 29 Oct - 21:19

philbaetz a écrit:Quoique dans ce cas présent, ce n'est même pas le monde du sport auto qui est à mettre en cause. Mais juste des mythomanes qui ont abusé de ma pomme et de celle de Louis Descarte dans la réalité.  De Phil Baetz, de l'agence Allégro et de l'équipe Pélican dans le cas de l'histoire. Pour ne pas citer les clients et les fournisseurs de Spidsac dans la réalité et de Go sac dans l'histoire.
On sent bien le vécu...

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 29 Oct - 21:29

Mon postérieur l'a bien senti également. Embarassed
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Dim 29 Oct - 21:38

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XVIII – Le Mans ? Non mais…tu te rends compte ?


Willy approuva mais émit une réserve.

-[b]« D’accord mais nous allons manquer d’espace par rapport à l’argent qu’il nous faut pour payer les 24 heures. Nous avons déjà le logo « Go Sac » qu’il nous faut amortir sur les autres annonceurs. ?! »[/b]
Fabrice Hesry regarda Willy avec son sourire de loup :

-« Tu as un produit X que tu vends pour X. Là il devient Y, vends le pour Y. Mes présentoirs parleront de la voiture du Mans et donc mettront en évidence les annonceurs. Cela va augmenter le support grand public pour ces derniers. De ce fait, tu peux vendre ce petit détail de manière sonnante et trébuchante aux autres sponsors. »

Willy qui n’avait pas l’habitude de se laisser embobiner repris ses questions :

-« Oui mais, admettons que le projet ne se fasse pas, que tu ne vendes pas tes concessions, ni les portiques à ce Colomb. Moi, qu’est-ce que je fais ? Je dois de l’argent à l’équipe, je dois des comptes aux sponsors qui n’auront pas les retombées promises. Et ma société de communication passera pour boite de blaireaux. »

Fabrice reprenant son air presque hypnotisant, s’adressa à Willy en posant sa main sur son épaule

-« Bon tu as ouvert une « boite » ?! A ce moment là, étais tu certain qu’elle ne t’entraînerait pas dans une chute sans fin au niveau financier ? Moi je pense et, tu le penses aussi qu’il y a toujours une part de risque. J’ai monté ma société en le sachant. Pour moi le plus gros risque actuellement, c’est que j’arrête de fonctionner comme je viens de te le proposer. Pour moi le risque, c’est que l’on ne fasse pas cette opération. La faire c’est travailler ! C’est la seule possibilité pour arriver à nos fins.’’
Osant un bouquet final :
‘’Heu… j’ai appris que tu avais une maison familiale également à la Baule. Comptes tu y loger. Ca nous arrangerait Marc et moi. Nous ne roulons pas sur l’or. Tu penses bien ?! Mais ça, il ne faut pas que Bernard le sache. Car alors, il nous considérerait comme des parasites et ne ferait pas d’affaires avec nous. »

Willy finit par accepter. Il trouvait un peu louche cette mentalité. Il avait même tenté de persuader Willy de le laisser dire que la maison de La Baule lui appartenait. C’était à se demander, au cas où Willy eut accepté, si ce Loïc n’aurait pas finit par vendre la maison de famille des Lombard pour son propre compte. Et ce afin que Colomb en fasse un « parking crêperie discothèque ». Derrière ce sourire enjôleur se cachait une fourberie et une malhonnêteté notoire. Cette aptitude au mensonge « professionnel » était pour le moins malsaine.


Mais bon, pris dans le tourbillon de ses projets… ? Willy monta l’opération pour les vingt quatre heures avec les perspectives médiatiques que Philippe représentait. Et Philippe monta un dossier de presse pour les portiques de lavage de voiture. Et il fit un dossier de presse pour qu’il soit mis en évidence au Mans. Clémentine rédigea le tout. Cette fille était très dynamique. Elle était surtout très agréable à regarder. Et elle avait le toupet de réclamer ses salaires en fin de mois, et surtout, de les obtenir. Philippe s’était mis à la béatifier du regard d’une part pour tuer l’ennui dans ces bureaux surchauffés et, pour se réconforter. Il ne s’y sentait pas à sa place hormis à proximité de cette blonde au carré court et ses jupes à fleur. Elle lui rendait ses sourires et ses coups d’œil. Malgré ce ténébreux gaillard l’attendant tous les soirs au guidon de sa puissante Jawa six cylindres. Ce joli brin de charme occuperait ses pensées tout au long du week-end. Hormis Willy totalement absorbé par cette partie de « business menteur », personne n’avait semblé sympathique aux yeux de notre espoir. Ils avaient quitté Rennes dés le vendredi, en profitant ainsi pour économiser l’hôtel. La Commodore avait emmené le quatuor sur Guérande à la maison familiale des Lombard.

Fin du chapitre



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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 30 Oct - 18:53

philbaetz a écrit:Fin du chapitre[/b]
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Lun 30 Oct - 21:43

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XIX – Le Patriarche.



Lundi matin de retours sur Rennes, Phil :

''Quel cinoche ce week-end !'

Nous l’avions fait ce raid en vieille bourgeoisie. Pour Willy, le dépaysement n’était que partiel. Mais pour moi, il en fut tout autrement. Je découvrais dans l’outrance et la vulgarité l’attachement matériel seyant les membres de l’assemblée. Qu’ils soient parvenus ou aspirants. On sentait la promptitude soit à accéder, soit à conserver son standing. Mais d’humanité point. Une mentalité sentant la naphtaline. Parler de la faim dans le monde ou de justice sociale autour du repas, ma foi potable, m’aurait fait passé pour un hérétique lors de la procession du 15 août. Non ! Mieux valait-il se taire. Chose semble-t-il habituel dans les murs de ce caveaux

Madame Colombe qui ne devait pas sucer que de la glace ne parlait pas beaucoup. La belle mère qui de sa vie, ne devait certainement ne rien avoir sucé, [à moins, qu’elle ne l’eut avalé (e)] ne disait rien du tout. Tout au plus un râle distrait jaillissait des profondeurs de ses entrailles dés lors que Bernard élevait le ton.

C’est qu’il l‘élevait effectivement, le ton, le Bernard… Qui n’était pas un Saint. Tel un patriarche, il était clair que c’était lui le patron. Que c’était grâce à lui que tout ce qu’il y avait dans la maison existait. Y compris la maison. Que tout le monde pouvait s’estimer heureux d’être logé nourrit blanchit au sein de cette demeure. Mais qu’il ne fallait pas espérer sa mort pour toucher le pactole, y compris « les deux feignasses de môme ».

-« Et c’est pas la peine d’attendre que j’crève sans vous bouger l’cul avant ! Car vous n’aurez rien ! Que dalle ! J’espère que c’est bien clair ! Surtout toi Franck. Tu crois que je vais t’entretenir encore longtemps pendant que tu fais le guignol en discothèque ? Tout le monde est capable de les passer tes disques à la con. C’est pas un métier ! »

Philippe aurait volontiers pris en considération les deux fils du fait d’une telle rudesse paternelle. Mais, c’était sans compter sur la froideur et le mépris que les deux « héritiers » lui avaient manifesté. Philippe s’était rappelé le Jeudi soir, Willy restant au bureau pour exposer son travail et ses négociations à venir. Il était à pied pour rentrer à l’hôtel Ibis de Noyal juste après Cesson. Trois quarts d’heure de marche environ et, le Pierrick qui rentrait en Golf GTI au même moment. Il aurait pu, ne fusse que le conduire jusqu’à Cesson, minimum les deux tiers du trajet. C’était sur sa route.

Mais Loïc vint dissuader Philippe de lui demander ce service, en lançant un hypocrite :

-« Tu sais, c’est pas leur genre de faire ça ! ».

Notre ami n’en revenant toujours pas d’une telle mentalité était rentré à pied. Quant au Franck, Disc Jockey était certainement un métier. Mais il ne l’avait jamais vu, même le midi dans la maison lors du repas, enlever ses lunettes de soleil. De plus sortir ne fusse qu’une monosyllabe semblait l’étrangler. Sans doute devait-il avoir avalé la même chose que sa grand-mère.

Et ce fameux jogging sur la grande plage de la Baule. Philippe très peu endurant à ce genre d’exercice avait redouté cet examen de bonne conduite. Il eut vite fait d’être soulagé en voyant cet ours mal remis de sa beuverie de la veille s’efforcer de faire « son kilomètre » avec sa serviette sur les épaules. Clou du spectacle, son corps diplomatique fumant occupait tantôt sa bouche, tantôt l’indexe et le majeur de sa main gauche. S’arrêtant tout les cinquante mètres, afin d’exhorter d’un –« On se voit ce soir n’est-ce pas ?! » une interlocutrice, qu’il devait très certainement avoir « interloquée en levrette » dans le secret d’une de ces innombrables mondanités.

Et ce faux cul de Fabrice qui le suivait l’air admiratif. Le rôle de Judas lui allait à merveilles.

Philippe n’aurait certainement pas gardé un bon souvenir de cet endroit. Mais voilà ! Willy lui annonça qu’ils y retourneraient le week-end suivant. Seulement eux deux pour y voir la grand mère, que Mathieu et sa fille… Carole, ramenaient de Paris. Cela lui mis du baume au cœur pour la semaine qui s’annonçait. Mais, le Mardi, cette joie fut temporisée. Willy lui apprenait la venue du fiancé de Carole. Lui et, sa promotion de l’Ecole Supérieur de Commerce et de Management organisaient un « événement » à La Turbale.

-« -Nous allons peut-être travailler avec un groupe d’élève pour les portiques à Colomb, et pour Go Sac. Il y en aura peut-être un dans la bande qui travaillera pour nos recherches de sponsors. » Conclu un Willy malgré tout assez obscur.

La deuxième semaine qui venait de s’écouler avait laissé comme un goût sucré salé dans le cœur de Philippe. D’un côté, la joie de revoir Carole fut tempérée d’une déception de la savoir accompagnée de son « gagneur » de fiancé. Et surtout, de savoir… qu’elle en avait un.

Le Mercredi avait été d’une douceur sans égale pour notre ami. Il s‘était retrouvé seul au bureau avec Clémentine. Cette journée printanière propice aux vagabondages les plus galants, leur avait permis de faire plus ample connaissance. Ils avaient déjeuné ensemble dans une crêperie proche des bureaux. Ensuite ils s’étaient égarés volontairement dans le parc du Tabor. Celui-ci, à cette époque de l’année offrait une beauté luxuriante. Faisant penser aux deux âmes guillerettes que, l’Eden existant, le Tabor lui ressemblerait. Quel plaisir de voir depuis les serres de l’orangerie ces arbres centenaires dominer les pelouses, parsemées de plans de fleurs aussi diverses, en arrière plan de fontaines jaillissantes.

C’était un cadeau inestimable pour qui regarder était un art. Mais il leur fallait rejoindre les bureaux jusqu’à seize heures trente. Heure exceptionnelle de fermeture ce jour là du fait que personne n’occuperait les lieux à part eux.

De ce fait, finissant plus tôt, Clémentine ne disposait pas de son motard pour rentrer vers Saint Grégoire. Philippe proposa alors de la raccompagner. Ils repassèrent par ce parc merveilleux.

Ils en profitèrent pour s’attarder à une petite fête se déroulant devant l’orangeraie. Un genre de Garden party à laquelle ils n’eurent aucun mal à être conviés. Des musiciens et interprètes offraient quelques morceaux de chansons à textes poétiques très appropriées à l’endroit. Clémentine et Philippe, sans même s’en rendre compte s’étaient mis à se tenir par la taille. Mais un orage éclata. Ils finirent de se rapprocher dans un flirt léger, sous la voûte d’une petite grotte artificielle au milieu de ces jardins enchanteurs.

Philippe aurait désormais une tendresse toute particulière pour ces petites fêtes printanières poussant, au hasard d’une brève ondée, deux amants de l’éphémère dans les bras l’un de l’autre. Mais il ne se passa rien de plus. Philippe s’était attendri de cette douceur raffinée, de ces joues roses et, de ces yeux bleus rieurs tellement en harmonie en ces lieux de renaissance triomphante. Cette émotion supplanta l’appréciation de la silhouette pourtant plaisante à souhait de Clémentine. Il avait ressenti le besoin de couper avec l’ambiance des bureaux par de la tendre affection, de la complicité câline. Et puis, l’endroit où ils se trouvaient ne semblait pas rendre possible l’intimité. Ils s’étaient contentés de se susurrer des mots tendres dans le souffle de leurs émotions. Ils s’étaient confiés leurs doutes, leurs craintes. Leur peur de cette vie les embarquant vers des situations, qui de temps à autre, les dépassait. L’odeur du chèvrefeuille parfumait le cou de Clémentine. Il était sublimé par se rapprochement buissonnier. Elle avait aussi enivré notre dissipé professionnel.

Clémentine ne travaillant pas le Jeudi rattrapant un Samedi en début de mois. Ce jour fut du fait d’un Méris odieux et grossier envers un commercial, un calvaire sans nom. Il avait pourtant vendu le produit tel quel. Philippe en fut estomaqué, bouleversé. Jamais il n’avait vu quelqu’un d’une telle cruauté verbale vis à vis d’un collaborateur. En fait, afin de garder le dossier de crédit de ce client en étude par la banque en question, il « réinventa » les termes de rentabilité de celui-ci. Optimisant le prévisionnel et, faisant passer le commerciale pour un idiot qui n’avait rien compris. Sans doute valait-il mieux vis à vis de la société de crédit ne faire passer qu’un commerciale pour un incompétent que « Gosac », et son produit lui-même. Mais là, il semblait que ce mépris s’exerçait plus de manière systémique qu’à une fin diplomatique. Méris s’était pour le coup révélé comme quelqu’un de prêt à tout pour arriver à ses fins. Bien sûr que le monde des affaires était dur ! Bien sur que c’était une jungle ! Mais fallait-il pour autant être obligatoirement une personne aussi peu humainement fréquentable pour réussir ? Philippe savait au moins qu’il ne voudrait certainement pas côtoyer ce genre de type. Car ce Loïc était sans doute prêt à aller vers d’autres extrémités pour s’en sortir lui.

Le Vendredi, Phil revit Clémentine, après avoir passé deux nuits blanches à refaire cet après midi enchanté. Mais elle avait changé d’attitude. A aucun moment, elle ne lui adressa de regard complice, ni de sourire coquin ou tendre. Et c’est empli de doutes que Philippe parti en début d’après midi avec Willy pour Guérande. Direction, la maison des Lombard. Décidément, Phil devait une fière chandelle à cette famille qui telle une chaîne hôtelière, l’hébergeait dans tous les pays où il séjournait.


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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Lun 30 Oct - 22:52

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  philbaetz le Mer 1 Nov - 22:29

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XX Sub d’ego

Samedi matin, plage de La Turballe : Une poignée de jeunes étudiants s’affairait autour d’une sono et d’un filet de volley ball. Il devait s’agir, de la promotion de Xavier Penbeck, le « lauréat » du cœur de Carole. Ce groupe tentant à l’intox, de persuader les rares badauds se hasardant en ces lieux, qu’un événement kitch se déroulait sous leurs yeux. Bien que sachant devoir les attendre à cet endroit, Philippe ne savait pas exactement l’heure de leur apparition. Les parents de Xavier avaient une maison à Pornichet, juste à côté de La Baule.
Il avait le trac. L’idée de se trouver en présence de cette fille bien sûr, y était pour quelque chose. Mais, par rapport à son fiancé, surtout son bagage intellectuel, ça finissait doucement de mettre notre jeune espoir mal à l’aise. Qu’était-il hormis le porteur de ce lancinant rêve d’être un jour peut-être, un pilote de course. Que devait représenter ce genre de challenge, aux yeux de ces personnes franchissant les classes de leur promotion avec mention.

C’est en énumérant ces questions, qu’il observait ces élèves de la E.Su.Co.M ( Ecole Supérieur de Commerce et de Management) finir de mettre en place cette opération. En fait, il voyait là des personnes prises en flagrant délit d’autocongratulation de leur condition de futur manager du système.
Tout en exacerbant à son paroxysme, le besoin d’affirmer cette ségrégation socioculturelle, il leur fallait de surcroît en rajouter en donnant un nom à leur opération.
« L’E Sup de Co M Juke. »
Ils avaient « tapé » une dizaine d’entreprises afin, d’imprimer des tee-shirts à la gloire de cette opération. Celle-ci se résumait en fait à jouer au volley-Ball sur une plage semi déserte en portant les tee-shirts en question. De temps en temps, pour faire cadre international, une étudiante hôtesse extériorisant son air pimbêche, s’évertuait à rappeler à la sono, le nom de l’opération en question dans un Anglais aussi chaotique que celui de Philippe.
Le tout devant s’échouer dans les trombes d’Eustache…et autres personnes, dont le simple patois local suffisait pourtant amplement à expliquer le cheminement de leur existence paisible et besogneuse.

Ce cinéma était-il un symptôme de complexe de supériorité dont étaient pétris ces jeunes pousses ultra-libérales ? Ou bien, était-ce une espèce de dictat imposé par les dirigeants de cet ‘’incubateur de pédants’’? Toujours est-il que le pathétique se serait joint à cette opération si un public critique avait été au rendez-vous.

Enfin arrivait Carole et son « aggloméra de réussite tout azimut ». C’est vrai qu’il en jetait. A côté de lui, le Bernard de chez « Allegro » passait presque pour un pèquenot. Alors Philippe…

C’est quand même tout ému qu’il embrassa « Lady Chaire » en lui adressant un petit bonjour. « L’hyper balaise » consentit un bref hochement de la tête avant de rejoindre ses pairs.
C’est Carole qui parla la première :
-« Salut mon p’tit Belge ! T’as pas changé ! Je pensais que tu étais parti pour grossir mais non ça va. Tu es resté à peu près potable. Comment ça va? Et…ta fameuse carrière de pilote ? »
Et Philippe se mis à répondre sans trop oser élever la voix. Ayant l’impression qu’en étalant son présent, il en serait autant raillé par ces carnassiers aux dents longues :

-« Ben…moi disons que mon parcours continue son chemin. Mais, avec la mort du père de Willy et les problèmes liés à l’entreprise de celui-ci, mes préoccupations ont été mises en stand-by. Notes, je le comprends fort bien. Mais, j’ai peur que je me sois engagé dans une impasse au vu des événements. Là je cours le championnat d’Europe de formule Ford avec la voiture que j’ai construite près de lavender home… Tu te rappelles ?
Ensuite, les vingt quatre heures du Mans et de Francorchamps ainsi qu’une ou deux courses d’une nouvelle catégorie, le Superpower. Je ne sais pas si tu connais la marque Sora ?! Hé bien ce sont des voitures identiques de la marque, qui disputent une série de courses. Je dois en principe en disputer deux.
Mais autrement en formule Ford je ne vais faire que six courses. J’ai terminé deuxième de la première. Mais c’était vraiment des circonstances spéciales avec la pluie et plein de mecs qui se sont « vautrés ». Pour la suite, je pense que ça va être plus discret. Et toi, qu’est-ce que tu deviens ? Et tes parents comment cela se passe entre eux ? »


Pour le coup, Carole restait sans réponse puis se mit à parler.

-« Hé bien… moi, je fais un BTS tourisme. J’ai été à Londres de Janvier à mi-Février. Ensuite tout le mois d’Avril, je l’ai passé à New York. C’est à Londres que j’ai connu Xavier mais, on se connaissait déjà depuis trois ans lorsque l’on sortait en boite par ici. Il a un studio à Paris. Je suis en Banlieue Est dans un « appart » que m’a trouvé mon père. Au début j’y étais seule. Mais je m’y ennuyais. J’ai décidé d’y faire crécher une de mes copines. »
Carole s’arrêta un moment avant de poursuivre :

-« Quant à mes parents, cela continue comme si ne rien n’était. Je crois que mon père est au courant. Mais, il ne laisse rien paraître. Il sait combien ma mère et moi sommes complices. Pourtant je l’aime mon p’tit papa ! Mais je ne peux rien y faire. C’est la vie. Ma mère connaît certainement des moments sympas. Elle est toujours aussi agréable avec nous. Ce serait moche que tout cela s’arrête. Mais, je suis bien à l’écart de tout cela. Avec les copines on se fait de ces délires. J’te dis pas ! Et puis Xavier, c’est la cerise sur le gâteau. »

Carole tout en expliquant ces détails continuait d’observer Philippe. Ne manquant pas de voir la manière avec laquelle il regardait tout ce petit monde embryonnaire de la « hight society ». Elle n’avait pas grand mal à deviner les états d’âme de notre espoir du bitume les concernant.

-« Hé ho, je suis là ! Je sais ce que tu penses de mes amis. Tu as le droit de ne pas les apprécier. Surtout en sachant quelles sont tes convictions. Mais si je te dérange il faut le dire. »

Et Philippe de s’excuser tout en rajoutant.

-« Oh Carole ! C’est vrai que je me sens un peu juste par rapport à eux. Simplement que j’imagine les expériences que vous devez tous vivre en un minimum de temps, y compris bien sûr au niveau de l’amour. Je me sens un peu responsable de passer à côté de tout ça! Sais-tu qu’il ne m’est rien arrivé depuis Septembre dernier ?! Sans tes aveux à Inès, peut-être aurions-nous pu sortir ensemble elle et moi. Mais non ! Elle m’a fait une scène quand je l’ai revue, et depuis rien. Je suis fauché. Alors les sorties et les rencontres à y faire, c’est zéro pour l’instant. »

Carole surprise de se rendre compte qu’elle avait peut-être gaffé regretta :

-« Mais je ne pouvais pas savoir que quelque chose se tramait entre vous. Tu aurais pu me le dire. On aurait rien fait d’ailleurs. Car ma cousine je l’aime bien. Mais elle non plus ne m’avait rien laissé entendre. Il faut dire que lorsqu’elle est venue avec toi, on pas eu tellement l’occasion de parler mec. Vu que tu émettais des interférences…. Alors ce détail est passé à la trappe. Mais je lui en parlerai. Car, j’admets que je ne t’ai pas tellement laissé le choix. En plus, vu la manière, tu devais en avoir besoin.(rire) Je ne voudrais pas te faire de mal. Mais on s’est téléphoné en Mars dernier. Elle ne semble pas avoir perdu son temps, elle. Alors tu ne dois pas t’en vouloir. Tu as déjà assez de mal à avoir des occasions. Si en plus ce genre d’état d’âme t’interpelle. Alors là t’es foutu ! Tu sais, en ce moment, elle vit les mêmes expériences que moi. Alors si tu pouvais arrêter de culpabiliser. Ce serait un poids en moins pour tes… inhibitions. »
Avant de poursuivre.

-« Cela dit, je regrette de lui avoir raconté tous cela. J’ai dû la blesser. Mais bon, parlons d’autre chose. Nous allons déjeuner chez Xavier. Tu vois ?! Il n’est pas si terrible que ça. Il y aura ses parents. Son père est un ancien courtier maritime enfin, un tout jeune retraité. Alors lui et sa femme sont très contents de voir leur fils dans le coin. Il s’est absenté pas mal de temps avec son stage à Londres. Alors tu restes avec nous pour l’après midi ! »

Philippe ne savait pas si il devait apprécier ou non cette invitation. Mais il l’accepta de toute façon pour être proche de Carole. Tout en remerciant cette hôtesse de l’invitation proposée il rajouta :
« Mais pour en revenir à Inès, on s’est rapproché lors du voyage pour « Lavender Home ». Difficile de savoir alors ce qu’elle voulait. J’avais connu Stella en même temps qu’elle. C’est d’ailleurs en me voyant aller vers cette fille qu’elle m’a abordé. Elle me charriait un peu comme toi. Mais le contact s’était fait. Pour Stella, je n’avais pas plus d’espoir qu’avec toi. Le lendemain, elle m’avait fait de jolis sourires. Mais étant hôtesse, le métier…. Je ne m’imaginais pas avoir la moindre chance. Inès ne me regarda pas de la journée. Le soir elle était repartie sur Bruxelles. J’ai abordé Stella. Et contre toute attente, elle ne m’a pas évincé. On est sorti. Et ensuite en rentrant les choses se sont faites. Inès l’a su. Elle a certes un peu tiqué le dimanche au soir. Mais bon ! Après, le mercredi suivant, sur le bateau, puis dans le train, elle a tenté de me réconforter du fait que pour Stella ça ne continuait pas. J’ai vraiment apprécié ! Je la trouve belle. Stella était encore trop proche. Trop pour que je me trouve en phase concernant Inès. Ensuite elle est partie le soir. Et là, je me suis senti si seul. Elle me manquait. On aurait dû s’écrire pendant son séjour mais rien du tout. C’est surtout après avoir fais l’amour avec toi. Je me suis un peu libéré de certaines réserves la concernant. Me disant qu’en la revoyant, je serai moins bloqué pour lui proposer une relation affective plus poussée. »
Et Carole de conclure :

-« Oui mais…. J’ai tout foutu par terre mon pauvre Philippe. Oh je le regrette vraiment. Tu sais, je t’ai regretté quand tu es parti. T’es un mec plutôt gentil. En plus, une fois que t’es lancé… T’as rien à envier aux autres crois moi ! Mais enfin ! Comment te débrouilles-tu pour ne pas trouver une ouverture, même une petite ? Il y a plein de filles coincées qui seraient ravies de connaître le grand frisson avec toi. Achètes toi des lunettes. A ce point là, je pense que c’est un problème de vue. Crois moi ! »

Philippe était flatté de la considération que lui accordait cette aussi jolie Carole. Il ne savait trop que répondre. Celle-ci n’avait pratiquement pas changé. Seul du côté de sa chevelure, un carré plus policé marquait le laps de temps les ayant éloigné. La peau était moins brune aussi, enfin…juste un peu moins.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Jeu 2 Nov - 8:23

philbaetz a écrit:Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XX Sub d’ego


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Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns – Chapitre XX Sub d’ego

Message  philbaetz le Dim 3 Déc - 12:46

Saga Racing Team Tome 1 Hasards Opportuns –
Chapitre XX Sub d’ego Suite


J'ai commencé le troisième tome, en fait le quatrième avec les histoires inédites d'un troisième ouvrage dont certaines histoire (cinq) constitureront les trait d'union de Berezina avec ''Les enfants du dragon ''

Le repas du midi fut assez délicat. Comment faire accepter, à ces parents si fiers de leur rejeton ultra « diplômable », un être si dépourvu de culture.
Mais, que devait vouloir ce type dans sa quête de réussite sociale ?
Déjà, ses parents avaient un duplex cossu dans le vingtième à Paris. Ainsi qu’un studio qu’occupait Xavier. La maison de la Baule était déjà un héritage de la grand-mère paternelle. La fermette du Périgord du côté de ses grands parents maternel, n’était qu’un sursis pour le patrimoine de ce fils de famille désiré. Les parents eux mêmes s’étaient payés une villa à Saint-Raphaël. Le fiston disposait déjà de l’ensemble sans même avoir à claquer des doigts. Sans doute, pour affirmer lui aussi son amour de la pierre et, agrandir le domaine de la dynastie des Penbeck, achèterait-il trop chère une chiotte public à réhabiliter en loft.
La faïence conservée permettrait de faire de cet endroit, un lieu de villégiature original. La volonté finalement bon enfant de Philippe de sympathiser semblait franchement ignorée de ce dernier. Notre immigré provisoire se mit pourtant en devoir de lui parler. Celui -ci se contenta de répondre sans chaleur et, sans attention. L’humour plutôt pâtissier de notre virtuose du levier de vitesse, avait fait long feu dans l’intérêt que pouvait consentir un tel érudit.
Surtout quand Phil lança de manière blagueuse :

-« Il faudra que tu me dises dans quelle boite tu vas aller pour que je t’envoie un dossier sponsoring ! »

Philippe eut cependant son heure l’après midi ou plutôt …deux heures trente. Le volley Ball était loin d’être sa passion première, ni celle de Carole d’ailleurs.
Ils entreprirent de retourner vers Guérande afin de dire bonjour à Willy. Philippe conduisit Carole avec la Commodore que Willy lui avait prêtée. Mais, Carole le détourna vers le Croisic. Elle lui expliqua :

-« Il faut que je te fasse voir la route côté océan. Batz sur mer, (ça ne s’invente pas) et la plage Valentin. Tu m’avais dit aimer la côte sauvage de Quiberon. Alors, tu vas adorer celle-ci. »

Après avoir été jusqu’à la pointe du Croisic, par cette si jolie route, ils firent demi tour mais Carole le fit stopper au bord de la plage avant port Lin :

-« Arrêtons nous un peu ! J’ai envie de te parler. On en a le temps. A Paris, on court toujours. Et toi, tu n’as jamais de vacance. Car j’imagine que c’est pour conduire en course ou chercher des sponsors que tu passes tout ton temps de libre. » avant de poursuivre « Sois moins stressé ! On dirait que quoi que tu fasses, on va te demander des comptes.

Ce à quoi Philippe répondit :

-« C’est un peu vrai tu sais. Je ne m’appartiens plus. Je fais de la recherche de sponsor, des essais pour la course, de la « promo » pour les sponsors que j’ai déjà ou pire, que l’on pense avoir l’an prochain. Où alors, je bosse chez mon employeur. Depuis Mars, je suis gérant de société à Rennes. On est carrément tombés chez des « barges » Willy et moi. Ce sont des gens, ils font un peu leur métier. Et à côté de cela, ils se prennent pour ce qu’ils espèrent devenir grâce à celui-ci. Des mythos, des mégalos. Ils mentent à tout le monde. Et pire, ils se mentent à eux mêmes. Et je crois qu’à cause de ça, je vais avoir de grosses emmerdes. Je ne t’en dis pas plus. Le pire, c’est que j’y ai un boulot exténuant, et un environnement pas sain du tout. Heureusement qu’il y a Clémentine enfin….. Je ne sais plus.''

A ces mots, Carole le repris.

-« Aaaaaah ! Et…C’est qui, cette Clémentine ? Elle bosse avec vous ?

Et Philippe d’expliquer tout en essayant de comprendre lui même qui était Clémentine :

-« Offff…bien…….bon, elle est secrétaire chez « Go sac ». Elle est adorable. Et elle me change des autres surtout. Elle, c’est une secrétaire… Qui est vraiment secrétaire. Elle ne cherche pas à donner l’impression d’être autre chose. C’est une vraie. Tu vois ce que je veux dire ?’’ Carole hocha la tête’’ Les autres sont faux. C’est un monde imaginaire. Et avec eux, je ne m’appartiens plus. Et je fini par ne plus savoir qui je suis.
Autrement avec Clémentine, on a passé tout le mercredi ensemble au bureau et en extérieur. C’était vraiment une coupure avec ce climat spécial. On se disait des choses douces, gentilles. On en avait besoin l’un et l’autre. On était vraiment complices. Puis, on a flirté avant qu’elle ne prenne le bus pour rentrer. Je me suis soudain senti tellement bien…. Je ne l’ai revu qu’hier matin. Mais là, elle ne m’a pas adressé le moindre regard. A ton avis, peut-elle m’avoir reproché d’avoir voulu flirter avec elle… Ou bien, que je n’aie pas tenté d’aller plus loin ? Moi je ne sais plus ! Largué !! »


Contre toutes attentes Carole pris Philippe par le cou et l’embrassa dans les cheveux. Elle lui parla tout bas.

-« Je ne sais pas non plus ! Tu devrais insister et lui parler. Car si elle ne t’a pas été hostile le jour ou vous avez flirté, ça ne vient pas de toi. Mais ne laisses pas la situation se pourrir. Dis lui pourquoi tu en es arrivé à ça avec elle. Tu crois que pour moi, tout est simple ? J’ai revu Stephen pendant que Xavier était en Angleterre. Tu sais Stephen, le skipper du voilier. Bien sûr il s’est passé des choses entre nous. Et maintenant Monsieur « Xav » qui se tape pourtant toutes les nanas qu’il veut, me tire une de ces tronches ?! On ne s’est pas dit un mot en venant de Paris. On a fait semblant de rien devant ses parents. Ils nous ont déjà « bombardé » fiancé. Mais il est vexé. Et puis…… j’ai envie que l’on fasse l’amour toi et moi. Je ne pensais pas à cela en venant à Guérande. Mais là, ça me démange. Et toi je te trouve trognon. Je crois que tu caches bien ton jeu. Fais baisser mon siège… Et laisses moi faire »

Au lieu de laisser Philippe se coucher avec elle sur le siège en position couchette, Carole vint prendre celui-ci par le cou. Elle l’embrassa tout en s’assoyant sur ses genoux. Elle lui dit des mots tendres. Il les rendait coup sur coup. Passant ses mains sous le fameux tee-shirt « évènementiel », Il en palpa avidement le chaud et avenant contenu.
Carole avait un faible pour la dentelle. Philippe sentait bien sous le secret du coton industriel le raffinement de cet écrin contenant la douce rondeur de ces seins tellement désirables. C’est d’abord un sentiment de réconfort qui emplit le cœur et l’âme de ce garçon. Mais son corps le rappela à sa lourde et tendue sensation « érothico-affective ». C’est qu’il avait juste posé sur la « béquille » le postérieur ferme de cette future hôtesse d’accueil. Elle devait en jouer. Celui-ci se dandinait au risque d’écraser ce missile. Sa propriétaire savait y faire. Le jeans porté, était moins perméable aux effusions que le pantalon de cheval de Septembre dernier. Néanmoins, ce jeans était très moulant. Elle fit glisser le milieu de cette lune de chaire sur la dureté de de son chauffeur. C’est autant la contemplation que le contact, qui exacerbèrent en Philippe, l’envie d’en passer aux actes. Il pris de manière rude, sa partenaire lui tournant le dos. Il lui baisa la peau du dos tout en cherchant à déboutonner le jeans. Lorsque il y parvint, il eut le privilège de voir cette culotte de dentelle échancrée à l’extrême. Ce petit triangle de dentelle rouge surplombait la fermeté appétissante de ce séant phénoménal! Elle lui ouvrit son pantalon de velours noir tout en gardant le dos tourné. Elle en sorti «le nécessaire ». Elle continua ensuite, tout en lui exposant sa face d’ordinaire cachée, à s’adonner aux frottements. Seule, cette petite trame de tissu écarlate la protégeait d’assauts à présent imminents. Philippe passa sa main sous cette mince étoffe afin de provoquer d’autres sources d’envie. Mais Carole l’en dissuada d’un :
-«Fais pas de zèle, le temps presse ! »
Et zèle s’effaça devant le temps pressé. Le tissu n’opposa qu’une brève réticence avant de se dérober sous l’invasion. C’est Carole qui menait les opérations. Ses mouvements de bassin provoquaient chez son partenaire des sensations de délices le précipitant vers l’orgasme. La buée dans l’habitacle rendait désormais toutes interprétations de leur faits et gestes abstraites, aux yeux d’hasardeux passants. Mais de l’éventualité de ceux-ci, Carole et Philippe n’en avaient cure. Ils s’adonnaient à leur étreinte dans l’absolue intention d’en extraire la seule substance de félicité. Carole provoquait d’intenses désirs en son chauffeur. Celui-ci la pris violemment sur le siège passager abaissé. Les râles de sa « victime » devinrent des rugissements, jusqu’à l’orgasme du mâle triomphant. (Tant qu’à faire ?!) Elle n’était certainement pas apaisée de sa faim corporelle. Philippe se rassis sur son siège. Carole s’agenouilla entre ses jambes. Elle le combla du balancements de ce buste provocant. De ceux dont elle avait déjà quelques mois plutôt étourdit notre ami. Effleurant cette appendice momentanément repu, afin d’en remonter la sève. Elle entrepris dans la foulée de masser de ses précieuses rondeurs l’engin.
La réaction fut aussi instantanée que fulgurante. Et tout en lui lâchant un :
-« Prends ça ! (Prends ça qui ?) »
Il l’investi aussi rudement que sa virilité lui permettait. Apparemment, cela sembla convenir à notre future diplômée supérieur en tourisme. Les sons d’appréciation devinrent aussi graves que longs. Et, ils ne s’atténuèrent pas. Il était près de dix sept heures. Ils mirent fin à leur ‘’discussion à bâton repu’’. Ils se décidèrent enfin à se diriger vers la maison de Guérande.
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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

Message  BRUNO935K3 le Dim 3 Déc - 14:03

Cool

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Re: Saga racing team Tome 1 Hasards Opportuns Introduction

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