Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Mar 2 Aoû - 22:26

philbaetz a écrit:[color=#660033]]size=18]Saga racing team tome 1 Chapitre 17/ Une semaine à Francorchamps
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  boubou le Mar 2 Aoû - 23:58

philbaetz a écrit:Si, y a un esse à Arnage. On appelle ça le Esse d'Arnage. What a Face  J'assume les fautes car pour l'instant, je n'ai pas de correcteur, je veux dire de personne qui me relirait. J'en suis néanmoins confus. Et mon correcteur Word à tendance à perdre les pédales. Parfois, il crée des fautes. Problème de logique sans doute. Cela dit, chaque fois que je relis, j'en trouve. Sans oublier le fait que j'ai toujours été limité en orthographe.
moi je suis volontaire si ça peut te rendre service Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Ven 5 Aoû - 22:09

OK pourquoi pas? Dis moi où je peux t'envoyer cela et tu auras chapitre par chapitre.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 6 Aoû - 6:57

philbaetz a écrit:OK pourquoi pas? Dis moi où je peux t'envoyer cela et tu auras chapitre par chapitre.
Pour les fautes d'orthographe, il y a peut-être une solution facile : chacun de nous (tous ceux qui veulent), met en rouge la lettre qu'il rajoute si manquante, ou celle qui ne devrait pas y être.
Bref, on met en rouge tout ce qui ne va pas.
Comme ça à la lecture, tu sauras rapidement ce qu'il faut corriger Wink

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Saga racing team tome 1 suite Chapitre 17 Une semaine à Francorchamps

Message  philbaetz le Lun 22 Aoû - 18:28

[color=#990000]La suite de ce que j'avais commencé à publier fin juillet. Des pépins informatiques m'ont b loqués par la suite.[/color]

-« Votre attention s’il vous plait, Monsieur Philippe Baetz est attendu au poste de vérification technique, Monsieur Philippe Baetz, au poste de vérification technique ! »
C’est bien la première fois que Philippe entendait son nom résonner aussi fort. Il fut surpris et son stresse augmenta d’autant plus. Ca y est il se faisait déjà remarquer. Les autres l’attendaient, il manquait déjà à ses obligations. Thierry l’attendait un peu nerveux et lui lança :
-« Ah tu es là !? La fête commence mon vieux. Il faut que tu te bouges hein ! Tes équipiers t’attendent. Vous devez accompagner votre voiture pendant le contrôle technique. Tu as bien ta licence, ton permis, et tes certificats médicaux car toi aussi tu auras droit au contrôle technique….T’as rien fumé au moins ? »

Dit Thierry sous le ton de la plaisanterie.

Bon, au moins Phil Baetz allait avoir de quoi s’occuper l’esprit. Oui heureusement, il avait tous les éléments demandés par son manager. Le tout avait été glissé dans la chemise plastique de son passe pilote qu’il portait autour du coup. C’était le moment somme toute idéal pour faire connaissance avec ses équipiers. D’abord le vétéran Italien Claudio Belli, et le Flamand Franz Deklerke pilote habituel de la voiture qu’il n’avait entrevu qu’aux essais privés de Zolder quand il avait fallu lui expliquer le fonctionnement fondamental de l’auto.

Claudio était un pilote éclectique. C’était la cheville ouvrière de l’équipe Colibri, un des préparateurs de l’importateur Italien Volkswagen, depuis de longues années. Il représentait la marque tant sur les circuits qu’en rallye. Il parlait assez bien le Français et se mis très vite à parler avec Philippe .Il était natif de Chiasso près de Milan. Philippe en vint très vite à parler de ses voyages en Italie et notamment au lac de Garde. Véritable féerie de la nature où cette eau encadrée de montagnes, de collines vertes, de vignes de Bardolino, de cyprès, et de maisons aux toits rouges, ce lac avait des allures de mer avec ses vagues. Autres points intéressants était les quelques années de sa carrière passée en même temps que Paul Wurtz sur des Abarth et des Tecno engagées déjà à l’époque par Colibri. Ces deux points communs permettaient, mine de rien, à Philippe de se dé stresser un peu . Claudio lui racontait les anecdotes vécues avec son moniteur de pilotage. Franz Deklerke venait de temps en temps troubler la conversation au fil des différentes étapes des vérifications. Il parlait très peu le Français, ce qui n’empêchait pas une cohésion homogène du groupe. Ils faisaient chacun de réels efforts pour communiquer. Philippe essayant de comprendre le basique Néerlandais, Franz traduisant du mieux qu’il pouvait certaines spécificités de sa langue et Philippe qui traduisait le Français de l’italien au Flamand et le contraire. Le trio semblait assez solidaire et décidé de passer un week end sympathique.

Jeudi 19 Heures.

Les neuf pilotes étaient réunis autour des trois voitures engagées par Européan Business. Photos pour les différents représentants des sponsors de l’opération, des partenaires techniques et autres différents importateurs de la marque de la nationalité des pilotes impliqués. Ensuite eu lieu le briefing du team sur le planning des opérations à venir.

Les pilotes étaient priés de rester dans leur stand respectif à partir de 19 Heures 45. Sur leur voiture, Franz aurait d’abord cinq tours pour se familiariser avec le circuit et transmettre l’état des lieux à ses co-équipiers. A lui aussi d’émettre les réserves quant au fonctionnement de sa voiture et de la régler selon ses critères. Ensuite si cela se passait comme prévu, il qualifierait l’auto avec un train de pneus neufs. Sans cela, les pilotes disposaient chacun d’un train de pneus pour les séances d’essais de Jeudi et Vendredi. Après les tentatives de Franz, les trois équipiers se succéderaient à raison de série de cinq tours, pour faire connaissance avec la voiture et le circuit Philippe succéderait à Franz et ensuite Claudio. Il serait prévu si tout allait bien deux séries de cinq tours par pilote de jour sauf pour Franz qui en aurait (peut-être) trois. Ensuite, inspection général de la voiture remplacement des plaquettes de frein, mise en action du système d’éclairage et de nouveau une série de cinq tours avec entre chaque pilote, un mini ravitaillement en essence et, changement de roue pour exercer les mécanos aux ravitaillements. Puis, nouveau changement des plaquettes, et encore une série de cinq tours. Après cela, observation de l’usure des pneus de chacun des pilotes pour savoir qui usait le moins, étude des performances pour savoir qui disputerait en priorité les doubles relais et qui, le cas échéant n’en ferait que des simples. 0h30 dissolution de la troupe avec dodo.

Tiens, à propos de dodo, en voilà une avec qui Philippe aurait volontiers passé une nuit d’insomnie. Cette rousse Auburn au regard Turquoise, et dont le badge d’hôtesse signalait qu’elle devait en principe répondre au nom de Stella. A moins qu’il ne s’agisse d’un sponsor supplémentaire. Afin de s’en assurer il décida d’aller lui même pêcher l’information. Alors qu’il tenta d’apostropher maladroitement cette jolie personne, une voix féminine interpella notre transi futur grand pilote.

-« Alors comme ça, c’est avec toi que je part pour l’Angleterre !? Si tu changes de direction à chaque fois que tu croises une rousse, le voyage risque d’être long. »
Philippe se retourna vers une frimousse aux cheveux châtain clair et au sourire narquois qui reprit

-« Elle c’est Stella, ça m’étonnerait que tu aies la moindre chance avec cette fille. J’ai l’impression qu’avec elle, il faut assurer à tout point de vue. Moi c’est Inès, je fais le même boulot, mais je suis payée moins cher, pourquoi à ton avis ? »


-« J’en sais rien moi, tu n’as peut-être pas su négocier ton salaire''. Répondit Philippe d’un air exagérément hypocrite avant de poursuivre. ''Qu’est-ce qui te fait penser que je n’aie pas ma chance avec cette fille ? »

-« Ce qui me fait dire ça, c’est que ce genre de nana passe son temps à évincer des mecs en Porsche qui lui proposent monts et merveilles, tout en étant aussi mignon que toi. Elle rêve du beau prince charmant. Et quand je dit Prince charmant, je pense à un Prince qui serait charmant….au premier degrés…tu piges…..tu comprends, le vrai quoi. Elle vient ici parce qu’elle serait peut-être prêt à se contenter d’un petit Prince d’un p’ti pays. Et que…. Il est possible que quelques uns traînent par là. Il doit même y en avoir un parmi les pilotes. Crois moi, déjà pour la jupe moulante bleue, elle a fait la grimace. Mais, pour le tee-shirt jaune moulant, mon cousin à dû être plus que persuasif. Mais enfin, avec lui, si tu connais sa fiancée, tu dois savoir que les belles filles « tombent »…. toujours d’accord avec lui. »


Philippe infirma ces derniers propos

Non je ne connais pas la fiancée de Willy, mais en quel honneur va-t-on partir ensemble pour l’Angleterre ?

-« En fait, j’avais l’intention de partir une semaine en Irlande pour y rejoindre Jasmine. Comme je fais le même chemin que toi pour la première partie du voyage tout au moins, Willy m’a conseillé de partir en même temps que toi Mercredi. Je te permettrai de faire connaissance avec notre maison familiale où tu séjourneras. Tu n’y seras peut-être pas seul. Mais je te préviens, la personne qui seras là, ne va pas être plus accessible que cette Stella trè(s) moussante. »


Philippe un peu contrarié eu envie de protester sur ce pronostic à ses yeux un peu trop rapide. Mais punaise repris de plus belle ses invectives.

-« Alors c’est toi le type pour qui on fait tous ce cinoche. J’en reviens pas. Moi qui m’imaginais m’agenouiller devant une sommité au regard d’acier. J’te verrai même pas dans la rue. Sois pas vexé hein !? T’as rien à te reprocher crois moi mais….On a du mal en te voyant, à t’imaginer en futur « Prince » de la vitesse. J’te verrai plutôt jouer dans le « club des cinq ». Oh mais ne fais pas cette tête. En plus c’est qui se vexerait le chou ».


Philippe décida qu’il n’était pas temps de s’énerver aussi près d’un moment de vérité. Il répondit d’un air las et désabusé.

-« Mais je ne suis pas vexé oh ! M’en faut plus que ça. J’ne prétends pas être un apollon. En plus, je n’ai jamais rien fait et, ne ferai jamais rien pour que l’on ait envie de s’agenouiller devant moi. Ca ne m’intéresse pas ! Non, je commence simplement à rentrer de plus en plus dans un truc qui devrait être ma vie. Et le principal, c’est que je m’y sente à l’aise, et que ça me convienne. Mais crois moi, il me sera certainement plus difficile d’éblouir mon propre regard que celui de cette Stella.

-« Ooooh que c’est bien dit. Vous devriez faire héros de bande dessinée mon cher. »
Conclu Inès qui regardait son interlocuteur mi amusée, mi complice. Elle se dit qu’il valait peut-être mieux ne pas trop le titiller dans ses derniers retranchements. Phil ne lui déplaisait pas, et son regard avait quelque chose de doux. C’était ce qui la troublait le plus dans la mesure où dans quelques minutes, ce garçon libérerait une certaine détermination, faite de violence, de précision. Et c’est pour cela qu’elle avait du mal à imaginer la mutation. De ce fait, elle attendait que Dragueur Jekill se transforme en Pilote Hyde. Ensuite, vu le résultat, elle aurait tout loisir de se projeter vers des perspectives disons… plus sensuelles.

La petite cousine et filleule de Willy semblait toujours autant s’amuser à mettre ses interlocuteurs en boite. Cela dit, elle avait troqué son ton agressif peu à peu par du détachement ironique. Ce qu’elle cherchait avant tout, c’était de démystifier ses interlocuteurs afin d’anticiper la teneur des relations qui leur seraient appropriées. C’est qu’elle l’attendait toujours, son heure H.

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Saga Racing Team Tome 1 Chapitre 17 Une semain à Francorchamps.

Message  philbaetz le Lun 22 Aoû - 21:13

Troisième partie de ce chapitre

Jeudi 20 heures 45

Le moindre que l’on puisse dire, c’est que les choses commençaient mal pour l’équipe Européan Business, et en particulier pour l’équipage de la Golf 88 de nos amis. Franz avait bien commencé ses séries de tours. Après quelques petits réglages supplémentaires, il se mit en devoir de qualifier l’auto avant que la fraîcheur du soir ne rende la piste trop glissante par endroit. Et, son deuxième tour chronométré avait de quoi satisfaire tout le monde dans l’équipe puisqu’il amenait provisoirement la voiture en seconde position de la division III derrière une Siroco d’usine. Hélas, dans son troisième tour, la roue avant droite décida de prendre son propre itinéraire dans la partie du grand virage à gauche du nouveau circuit, avant la remontée vers le raccordement, et qui se nomme « Pouhon ». La voiture n’a effectué qu’une légère embardée mais ne peut rentrer au stand le disque étant tordu. Deux mécaniciens tentent de remplacer le moyeu avant droit et d’y remettre la roue baladeuse. C’est le pas de vis qui a été trop sollicité. Il a fini par être forcé. L’écrou n’exerçant plus qu’une médiocre résistance, l’effort consenti par les contraintes de roulage en a eu raison. L’autre Golf de l’Allemand Rolf Küntz, le Luxembourgeois Dieter Klaus, et le Danois Dick Mortensen, à elle une boite de vitesse à remplacer et est de ce fait immobilisée également. Mais pour cet équipage le problème n’est pas trop préoccupant. Les trois pilotes ont fait leurs cinq tours de jour et dans une demi heure, il leur restera deux heures et demie pour réaliser leurs cinq tours de nuit. Pour Philippe et Claudio Belli par contre, ils n’auront pas tourné de jour et Philippe devra faire connaissance avec le circuit de nuit. Le règlement est strict, les pilotes doivent accomplir cinq tours de jour comme de nuit pour pouvoir homologuer leur temps. Seule la séance de ce jeudi se déroule en partie de nuit. Ils doivent aussi se qualifier dans une fourchette de cent trente pour cent du meilleur temps des essais. Il ne leur restera donc que les trois heures du lendemain pour y parvenir. Sans savoir ce que la voiture ou eux-même allaient réserver à l’équipe. Autant dire que Philippe s’était remis à stresser sachant qu’une nouvelle donne venait compliquer son apprentissage. Pour l’équipe, le problème est d’autant plus regrettable que la 88 est la seule des trois Golf à rouler habituellement avec la marque de pneu actuelle. Elle servait de référence pour les deux autres voitures qui devaient transformer leur réglage par rapport aux pneus qu’elles utilisaient dans leur championnat Allemand pour la 87 et Français pour la 89 du Clermontois Jean Pierre Martinez, le Britannique Kenny Wilson, et le Néerlandais Mark Volker. Pour eux, pas de problème particulier si ce n’est que la voiture fut rappelée pour vérifier les moyeux. Les pistolets de serrage pneumatique furent réglé « un poil » moins puissants afin d’éviter toute récidive. Ce genre de problème arrive de temps en temps. Même les plus grosses équipes négligent parfois ce détail et finissent par avoir les mêmes conséquences. Cela peut être pire que pour Franz et causer un accident grave. Mais cela peut aussi n’avoir aucune conséquence qu’un retour précipité aux stands. Cette pièce se remplace. Mais là-bas, sur le bord de la piste, les conditions pour réparer sont loin d’être optimums. Ils y arriveront, ces mécanos sont de vrais spécialistes. Mais ils y mettront du temps.

Jeudi 21 Heures 30
Ca y est, la voiture était repartie. Il faisait encore un peu clair. Bien que la Direction de course ait ordonné la mise en fonction de l’éclairage des autos. Philippe était prioritaire absolu pour exécuter ses tours de mise en jambe. C’est ainsi qu’il découvrait le circuit. Il quittait les stands et était déjà en quatrième lorsqu’il entama le Raidillon pour la première fois de sa carrière. La piste était encore claire. Mais les perspectives s’estompaient. Cinquième ! La ligne droite le léger virage à droite sans ralentir et l’autre bout de ligne droite. Philippe n’était pas à fond mais la vitesse était tout de même soutenue. Il se souvenait des repères où on lui avait conseillé de freiner « tendre ». Au tour prochain, le moteur aurait deux cent tours supplémentaires en régime, et Philippe freinerait aux mêmes endroits. On arrivait aux Combes mais ce n’était plus le virage interminable à gauche de la veille. Non là, il fallait vraiment freiner et amorcer ce droite gauche…. Droite (Qui lui, s’appelle maintenant Malmédy) avant de repasser le cinquième rapport, décélérer de nouveau pour une large épingle à 180 ° en troisième (Rivage). Réaccélèration, 4ième pied au plancher puis on soulage en gardant ce rapport pour négocier une courbe de même développement que la précédente, mais la à 90° de nouveau à fond, cinquième à fond puis on soulage pour négocier Pouhon, cet impressionnant virage à gauche où Franz s’était échoué. On remontait ensuite vers une autre suite de droite gauche droite, « Fagnes » un peu plus rapide que celui des combes. Ensuite, une droite de deux cent mètres, un droite à 90° à l’angle particulièrement arrondi « Stavelot ». Un passage clé commandant une longue portion de virage se prenant à fond de l’ancien circuit (toujours Blanchimont), avant d’arriver au deux points les plus lents, la chicane de l’arrêt de bus puis la source avec sa terrasse de café qui longe la zone de freinage et où, quand vous êtes bien assis, le pilote passe à deux mètres de vous avant de tourner à droite vers le raidillon.

Philippe suivait les conseils que lui avait prodigué Paul Wurtz pour apprendre un circuit.
D’abord s’habituer à freiner de suite aux zones de freinage que l’on utilise. Seulement, on passe en régime moteur modéré. On passe les rapports que l’on utilisera en condition de compétition. De cette manière, on apprend la gamme de musique du moteur qui va avec le paysage du circuit de façon à assimiler les automatismes des gestes que l’on va ensuite accélérer au fil des tours. De cette manière c’est comme si on jouait un couplet musical de
plus en plus vite. Bien sûre, il faudra aussi tenir compte des trajectoires à observer et, dans le cas présent de ce qui vient grossir dans les rétroviseurs. Les plus grosses voitures qui dans les endroits les plus rapides vous enrhume littéralement. Comme cette Camaro rouge et blanche aux couleurs d’un « cigarettier » autochtone, qui vint à la hauteur de Philippe entre les stands et les tribunes dans un vacarme épouvantable. Ce moment fut saisissant et, Philippe eu juste le temps de se remettre dans son sillage pour négocier le Raidillon. Ensuite, cette « rafale de Ford Capri qui lui firent le même « choc » à Blanchimont, cinq Capri deux par la gauche et trois par la droite avec au moins quatre vingt kilomètres heure de plus que Philippe qui observait pourtant un honnête deux cent dix. Après ses cinq tours, Philippe rentra aux stands. Il faisait maintenant complètement noir mais Philippe avait gagné vingt sept secondes entre son premier tour chronométré et son troisième. Le premier et le cinquième servant à accélérer et à ralentir pour sortir puis rentrer aux stands. Il restait toutefois à quatre secondes cinq dixièmes de son compatriote titulaire de l’auto. Il repartirait vers 22heures quinze et améliorerait d’une seconde trois dixième et à 23 heures de deux dixièmes. Finalement toutes les questions qu’il se posait se s’étaient effacées devant la fascination de la vitesse et du circuit fabuleux. Claudio Belli contre toute attente avait roulé plus vite que Franz. La piste avait dû garder ses conditions optimums. Tout le monde s’en était bien sorti. La 88 serait ce soir là, la plus performante des trois voitures Européan business et Philippe serait alors le septième performer sur les neufs pilotes. Ce qui était somme toute assez honorable d’autant qu’il découvrait le circuit de nuit.

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Saga racing team tome 1 chapitre 17 quatrième partie

Message  philbaetz le Mar 23 Aoû - 22:17

Vendredi midi

Bien que très tendu, Philippe était beaucoup plus serein que la veille. Il espérait que le soufflé ne retomberait pas par excès de confiance. Bien sûre il  roulerait de jour, mais il devrait en toute logique améliorer ses temps au tour. Si ce n’était pas le cas, Phil se remettrait à nouveau à douter de ses capacités. Mi figue mi raisin côté fille, si la belle Stella lui avait lancé un langoureux regard accompagné d’un sourire ensorceleur, le contact avec la jolie Inès avait été beaucoup moins personnel que la veille au soir. De plus, elle n’était pas venue s’asseoir à ses côtés pour le repas sous la tente Européan Business. Elle et la troisième hôtesse, Rébecca, encadraient le beau blond en polo Lacoste « green » et bermuda à pince, au regard azur. Il répondait au nom de Bernard. Et, semblait non pas extraverti mais très sûre de lui. Bref, il en jetait par rapport à la bombe de sympathie à retardement  qu’était Philippe. C’aurait dût être lui la vedette de cette troupe mais… Qu’il se sentait terne à côté de ce playboy.

Vendredi 15 heures

Ca y est, les voitures repartaient. Cette fois, c’est Philippe qui entamait les débats pour l’équipage N° 88. Il était dans le sillage de Küntz et attendait  que les pneus soient chauds pour retrouver ses marques de la veille. Deux ou trois voitures de la 1er division les passaient avant les combes. Arrivé à Stavelot, il sentit que ses pneus commençaient à adhérer. Rolf dans sa voiture semblant toujours sur l’attente, il entreprenait de le passer à hauteur du premier gauche à fond de Blanchimont. Il déboîta à gauche en prenant à la corde alors que l’Allemand en faisait de même. Sans doute pensait-il que Philippe resterait tout le tour derrière lui. C’est ainsi que Küntz, à mi hauteur de la voiture sœur se vit  harponné à la vitesse de 170 Kilomètres heure. Le choc fut heureusement, pour les deux voitures, pas trop violent. Les vitesses étant encore à peu près identiques. Mais, avant d’avoir eut le temps de ralentir et, n’ayant aucun dégagement sur sa gauche où il était maintenant piégé, la 88 déséquilibra la 87, qui partit aussitôt en toupie, tout en s’expédiant, elle, sur la droite dans la terre. Philippe récupéra in-extrêmis sa  monture qui s’apprêtait elle aussi à exécuter des pirouettes infernales avec le rail tout prés. Il remonta en piste où il sentit que la voiture ne souffrait d’aucune séquelle. Il ne distingua qu’un nuage de poussière dans ses rétros. Il repassa devant les stands en faisant un signe d’incompréhension aux panneauteurs. Il reparti pour un tour complet à grande allure. Il verrait bien si Rolf avait pu reprendre la piste. Très embarrassé, il ne savait pas comment cet incident allait être interprété par l’Allemand ses équipiers et ses mentors. L’équipe au complet pouvait très bien l’avoir déjà mis au pilori. Mais pour l’instant, seul comptait une implication totale dans la conduite de la voiture, surveiller les rétros, bien prendre les trajectoires et améliorer les temps au tour. Passage à Blanchimont, aucune voiture n’était sur le bas côté. Aucun drapeau jaune ni blanc, ne signalant un concurrent en difficulté. Ouf, toujours ça en moins à se mettre sur la conscience. Soudain, en repassant devant les stands, son panneauteur lui brandit une flèche rouge indiquant retour aux stands immédiat. Encore un tour pour savoir quel savon allait prendre notre « future star ». Sans se démonter,  il entama le raidillon  dans le sillage d’une BMW 530 de la division I afin d’utiliser le plus longtemps possible son aspiration. Mais, à peine sorti de cette difficulté, la Béhème décolla irrésistiblement  la Golf. Philippe n’espérait aucun miracle. Et c’est en s’appliquant du mieux qu’il pu qu’il boucla son tour avant de rentrer à son stand.
Arrivant à celui-ci, il vit la bouille rouge surmonté d’une tignasse blonde se dégarnissant de Beaudouin Koning tendre les bras en l’air puis  les  replier en indiquant de ses deux indexes  le bout de ses pieds où devait stopper Philippe. Kurt le chef mécano et Franz lui firent signe de rester dans la voiture. Après que le « patron » eut parlé à  Willy, celui-ci vint s’adresser à  Phil par la portière.

-« Faudrait que tu veilles à ne pas faire trop de conneries. Tu as sorti Rolf dans un endroit dangereux et ça aurait pu être fatal aux deux voitures. Il y a plein de gens qui ont misé sur vous. Ce serait bête que tout s’arrête avant de commencer non ?! Bon il n’y a rien eu de grave mais réfléchi avant de dépasser. Et,  après un truc pareil, sauf si on est en fin de course et que le résultat tiens à une poignée de seconde, tu rentres aux stands. On ne sait jamais ce qu’il peut ce passer sur la voiture. De toute façon, tu ne peux pas nous échapper, il faut bien que tu finisses par rentrer. »
Conclu-t-il en souriant
« Allez, tu repars pour cinq tours et accroches toi tu était à cinq secondes de ton meilleur temps d’hier et de nuit ! »    
Dit-il pour finir avant que Philippe ne redémarre le 1600cc à échappement libre.

Il préférait franchement rouler car en plein après midi.  La chaleur et les odeurs d’huile et de gomme chaude avaient de quoi incommoder. Il s’appliqua lors de ses deux premiers tours chronométrés à  parfaire ses trajectoires et, à effectuer ses freinages tendre le « plus fin » possible. C’est ainsi qu’il améliora son chrono de la veille de cinq dixième. A ce moment là, il se senti mûre pour déterminer ses freinages « durs » pour le troisième des tours chrono avant celui de rentrée aux stand. Il pris le raidillon pied au plancher  et la partie avant les combes au régime maxi. Il tentait de prendre le sillage des plus rapide pour gagner de la vitesse de pointe, en prenant garde, toutefois, de ne pas venir se mettre dans les roues d’un autre poursuivant. Lors du freinage pour les combes il repoussa de cinq bons mètres sa décélération en manipulant le talon pointe de la manière la plus rapide possible et de remettre le pied au plancher dans l’enchaînement droite gauche droite tout en montant le quatrième rapport. Il arrivait à la fois plus vite tout en freinant plus tard pour le 180° à droite. Surtout, ne pas louper le point de corde au 2/3 du virage. Sortant un peu large, il garda néanmoins le pied à fond. Il passa la quatrième. Et, la voiture garda sa ligne. Il balança celle-ci de l’extrême côté gauche vers la lisière droite de la piste. Puis, il  plaça en soulageant à peine les gaz, la voiture dans l’axe du point de corde de  ce 90° à droite, d’une manière énergique et remit le pied dedans. Ressortant de nouveau très large, il profitait des accotements relativement bien  stabilisés pour agrandir sa trajectoire et garder pleinement le bénéfice de sa sur-vitesse. Il descendait maintenant vers ce virage à gauche qui leur avait donné tant de soucis la veille. Après avoir passé la 5ième et toujours à fond. Soulageant un peu moins qu’au tour précédant, il l’enroula en observant le premier point de corde. Ensuite, il laissa aussitôt dériver la voiture vers l’extérieur. Une fois en l’état, il accentua d’un léger coup sec du volant,  le changement de direction afin, de pouvoir viser l’autre point de corde. La voiture s’exécuta. Gaz à fond, de ce point de corde, il visait maintenant la partie extérieure du virage. Là où la trajectoire ne devrait pas déborder. Elle le fit certes, mais moins que pour les deux premières difficultés. En bénéficiant du vibreur extérieur pour venir accentuer la motricité, il garda l’avantage du gain de vitesse. Arrivant maintenant vers le deuxième enchaînement droite gauche droite et ensuite Stavelot, le virage du raccordement avec le vieux circuit. A partir de là, les difficultés s’estompaient. Juste accélérer au maximum avant le gros freinage de l’arrêt de bus puis la source, eux aussi retardés au maximum. Ré-accélération et bilan, une seconde de gagnée. Le tour n’eut de décélération que le nom car Philippe voulait maintenant vulgariser ce nouveau rythme dans « sa banque de données » et en faire une nouvelle référence. Il se trouvait maintenant à une seconde cinq dixièmes de son compatriote et à une seconde sept de Claudio. C’était  beaucoup et peu à la fois, les progrès étaient réels. Mais, le  fossé restait quand même important. Il allait falloir mouiller la chemise pour ne fusse que garder cet écart stable, comment faire pour réussir à le diminuer. Honnêtement, il  se sentait capable de ne rattraper que quelques dixièmes sur ses équipiers d’après les endroits pas encore suffisamment « optimisés » et, le manque de conviction sur certains actes de bravoure. Il sortait alors de la voiture et vida une bouteille d’eau minérale car il commençait à se déshydrater. C’est Claudio qui prit le volant pour faire ses minima de tour de jour. Philippe revint rajuster le harnais pour que le rital se sente « comme  chez lui » dans la voiture.

Ils disposaient d’un seul baquet pour trois d’une taille standard. Seuls les réglages du harnais de sécurité devaient être adapté aux différents gabarits Philippe étant le plus costaux, et Claudio le moins large d’épaule. Mais ils mesuraient tous aux alentours de 1mètre 74 pour Philippe 75 pour Claudio et, 76,5 pour Franz.
L’Italien repartis, Philippe se replongeait dans les trajectoires du circuit. Il essayait de voir où il pourrait être plus décidé dans ses tentatives d’amélioration de ses performances. Il restait ainsi concentré, ignorant proprement tout ce qui se passait autour de lui. Il ne remarquait même pas Inès qui,   le temps d’une pause, était venue de la tente aux stands pour découvrir la course. Elle remarquait le regard déterminé de Philippe. Ses yeux ne lançaient plus à présent de doux messages d’affection. Ils fixaient le sol, semblant prêt à le perforer. Il joignait les mains contre son front et ferma les yeux. Puis les rouvrit. La mimique de ses lèvres pincées, exprimaient à elles seules l’implication mentale de Philippe dans sa tâche. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’après avoir été légèrement vexée d’être ainsi ignorée, Mademoiselle Lombard ne pensait pas que son petit prince désuet puisse se mettre dans une telle concentration. Sans l’impressionner elle découvrait avec étonnement la détermination qui pouvait l’habiter. Cela dit, elle ne savait toujours pas si c’était à lui qu’elle confierait l’honneur, ou la tâche, « d’introduire » la sensualité au creux de ses chaires.
Elle appréciait ce personnage qui en dehors de ses moments de bravoure, arrivait à ne pas se donner des airs  de caïd au point, de passer inaperçu.
Avait-il pour autant cette maturité qu’elle recherchait pour ce moment qu’elle jugeait  capital. Ce Bernard businessman  de collègue de bureaux ne l’intéressait pas. Car  celui là, avait justement besoin de se donner beaucoup d’importance. Et puis, justement, son air sûre de lui, son physique de bellâtre manquait de chaleur. Elle n’avait pas envie de donner quoi que ce soit à quelqu’un de déjà tellement gâter par la nature.
Et qui de plus,  n’avait aucun mal à obtenir ce qu’il voulait. Chez Philippe,  elle avait l’impression d’avoir envie de lui apporter quelque chose.  Et,  que lui en aurait besoin. Restait à savoir, si ce qui lui apporterait en échange en serait à la hauteur.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Mer 24 Aoû - 20:41

philbaetz a écrit:[color=#990000]La suite de ce que j'avais commencé à publier fin juillet. Des pépins informatiques m'ont b loqués par la suite.[/color]




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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Mer 24 Aoû - 20:44

philbaetz a écrit:Troisième partie de ce chapitre

Jeudi 20 heures 45



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Saga racing team Tome 1 Chapitre 17 Une semaine à Francorchamps

Message  philbaetz le Mer 24 Aoû - 21:39

Cinquième partie du chapitre 17
Willy et Thierry parlaient énergiquement avec Beaudouin Koning. Philippe avait remarqué le manège mais n’y avait pas prêté attention ressassant une fois encore tous les virages, toutes les trajectoires, et les freinages de ce circuit avec la Golf. Il singeait les talons pointes (freiner avec la pointe du pied et donner un coup d’accélérateur avec le talon en rétrogradant les vitesse, juste au moment où on va relâcher la pédale d’embrayage) avec ses pieds sur un pédalier imaginaire.


Thierry vint parler à l’oreille de Philippe.

-« Phil prépares  toi et craches toi dans les mains. Quand Franz rentrera, tu repartiras avec ses pneus de qualif. Le Boss n’était pas très chaud. Il pense, mais on est sûre qu’il à tort,  que Franz ou Claudio sont plus mûres que toi pour faire un temps. Nous on crois que tu peux faire un truc. Alors si tu t’en sens capable, tu fais tes cinq tours.  Et,  tu rentres avec le chrono. Sinon après un ou deux tours tu rends les gommes pour qu’un de tes amis en fasse bon usage. ! »

Après avoir acquiescé, Philippe resta un moment perplexe. Comment améliorer ses temps de manière aussi significative. Ne pas y arriver signifiait qu’il n’était pas à la hauteur. Mais, en regardant les feuilles de temps, il se rendit compte que  Franz et Claudio n’avaient pas tourné plus vite que lui aujourd’hui. C’était donc jouable.  La Golf arrivait  et Philippe s’était re-ganté et casqué. Franz gara la voiture et en sorti rouge d’étouffement. La chaleur qui régnait dans l’habitacle était, à l’arrêt, intenable. Néanmoins Philippe s’engouffrait dans la belle blanche et bleue. Une Capri démarrant en trombe manqua d’arracher sa portière. Ce qui incita « Beaudouin le boss » à vociférer paroles et gestes envers la voiture en furie et, ensuite en direction du stand  du fautif. C’était enfin le moment où Philippe put repartir. Un peu d’air chaud vint caresser son visage à travers l’ouverture de son intégral. Tout de suite s’impliquer dans les sensations que lui rendait sa voiture. Les trajectoires, uniquement les trajectoires  et les repères.  Son tour de reconnaissance  consacré à utiliser les zones de freinage « tendre » en condition optimale. Ne pas oublier que les pneus étaient froids. Déjà la Source et on replongeait. Personne dans les rétros le raidillon pied au plancher. Tiens une Volkswagen Siroco d’usine aux couleurs rouge et blanche d’un cigarettier international.
Il y en avait quatre. Elles avaient été réquisitionnées par l’importateur Belge un peu comme les trois Golf par  Koning  V W. C’était les sœurs des Golf. La carrosserie d’un modèle coupé pour les Siroco et celle d’une berline deux volumes pour la Golf. Le reste était pratiquement identique. Mais les rouges et blanches étaient en principe favorites. Les moyens de l’usine plus un riche sponsor faisaient que sur l’ensemble de la course, plus de pièces pourraient être remplacées systématiquement. D’une part parce qu’ils les avaient, et d’autre part parce qu’un nombre impressionnant de mécaniciens assurait une quantité de travail bien plus importante. Chez Koning  cinq mécaniciens maison s’occupaient de la 88. Les mécanos habituels de Rolf au nombre de quatre s’occupaient de la voiture de celui-ci. La « Française » avait, elle, ses trois mécaniciens, plus les trois prêtés par une équipe de Formule Renault. En dehors de cela,  Thierry et Pierre Alain Maubert, avaient recruté par le biais d’un club créé pour l’occasion une dizaine de personnes. Elles s’occuperaient exclusivement des ravitaillements. Ces personnes avaient la chance, tout frais payés, de suivre la course de près, et même d’en être les acteurs. Ils s’étaient entraînés. Ils savaient à présent ce qu’ils avaient à faire. C’était une petite astuce qu’avaient trouvée Willy et Thierry. Et, qu’avait approuvé Pierre Alain,  pour augmenter les rangs de l’assistance à moindre frais. D’autres se chargeraient de distribuer des stickers à l’effigie d’Européan Business, et Tremplin pour un pilote.
Philippe se disait qu’il fallait dés à présent vouloir  coller au train de   « la usine » et, ensuite on verrait bien si son pilote était en mesure de lui résister où si il avait d’autres préoccupations. D’après les temps enregistrés jusque là, ils se situaient cinquième sur la grille de la division III. Il verrait bien après les Combes si il était dans le coup et si « l’autre » avait à ce moment précis des intentions belliqueuses. Tout en ayant freiné « dur », il remarqua que la difficulté du virage était moindre qu’aux premières tentatives. Il remarqua aussi que la rouge et blanche avait à peu près gardé le même écart mais… peut-être un tout petit peu moins. Il la suivi donc. Et, une fois arrivé assez près, il s’appliqua à observer les zones de freinage de son prédécesseur. Celles-ci étaient à peu près les mêmes que pour lui. Cela dit, les trajectoires étaient beaucoup moins hachées que celles de Philippe. Celui-ci s’en doutait. Il avait décidé d’anticiper les débordements de sa monture afin de mieux les prévenir, plutôt que de se trouver sur la défensive. Mais il savait que pour la course, sa tactique s’avérerait usante pour lui comme pour sa mécanique. Cela dit, avec le train de pneu qu’il avait monté, il arrivait à observer un style plus « coulé » tout en suivant cette voiture d’usine. C’était pourtant les mêmes pneus que ceux dont il avait disposé. Mais ils étaient plus efficaces. Aussi, allait-il se concentrer sur ce style qu’il sentait pouvoir adopter et refaire un second tour chrono. Cette fois-ci, il collait à la Sirocco au pied du raidillon. Et, dans la ligne droite menant aux combes, Philippe savait une tentative de dépassement  en bout de ligne droite imminente. De ce fait, après la courbe à droite, il déborda son adversaire par la gauche afin d’avoir l’extérieur pour l’enchaînement. Il retarda alors son freinage au maximum. Il réussit à passer cette voiture et les deux premiers virages. Mais pour le troisième, il escalada  la bordure de la corde. Si bien, qu’il se retrouva sur deux roues, la voiture à 45°. Celle-ci hésita un moment avant de décider de se retomber du bon côté. Maintenant il allait falloir trouver autre chose que le mur de pneus pour continuer les essais chronométrés. Miracle, il ne fit que  le frôler. Malgré l’embardée, Philippe continua le «  pied dedans » et resta devant la Siroco. Il observa pour le virage suivant un style beaucoup plus coulé, tout en ayant freiné plus tard. Il se rendit compte que ses pneus lui permettaient bien plus  d’excès qu’avec son train habituel. La Golf, déjà facile et confortable à piloter  s’avérait finalement très efficace. C’est ainsi qu’il s’accorda une dernière chance. Dans ses rétros, il vit la Siroco renter aux stands. Les quelques 1300cc de la division IV qu’il avait devant lui ne le gêneraient qu’après le raidillon. Il put grâce à la différence de puissance s’acquitter de cette tâche avant les combes. Là où il se fit la « chaleur ». Il parcouru cette fois la difficulté avec une efficacité plus qu’appréciable, pouvant utiliser cette fois toute la largeur de la piste. Tout en conservant ses repères extrêmes, il arrivait à placer la voiture de manière bien plus pure que jusqu’alors. Le fameux virage se prenant pratiquement à fond en fut la confirmation. Il était bien plus précis dans ses corrections et la voiture répondait au doigt et à l’œil. A la source, il repassa par l’intérieur, la Capri qui venait de l’enrhumer. Il franchi ainsi  la ligne de chronométrage à ses côtés. Juste avant que la Ford ne le laisse de nouveau sur place. Celui-ci vit de nouveau la flèche rouge pointée vers le stand de son panneauteur. Il accompli un tour complet pour enfin aller aux nouvelles.

-« Ca y est, tu as réussi à améliorer le temps de Claudio de deux dixièmes ». Lâcha Willy « Pour l’instant seules deux Siroco d’usine sont devant vous. Mais, il reste une heure. Et Claudio ou Franz peuvent encore tirer quelque chose de leur train  «  perso ». » Rajouta Thierry

Le Boss observa Philippe en acquieçant un regard neutre. L’air de dire,: [b]« C’est bien mais ça ne servira pas à grand chose. On a un travail plus profond à accomplir pour la course de demain ».[/b]
Et il est vrai que la voiture fut immobilisée afin de voir si elle avait souffert de …l’exploit.
Beaudouin Franz et Claudio parlaient technique réglages, freins, pression de pneu, et consommation. A aucun moment, Philippe ne fut convié à la conversation. Pour le Boss, s’était claire. Philippe, en faisant le « mariole » avait par deux fois faillit mettre leurs espoirs en morceaux. Il put juste apprendre que l’Italien allait partir avec un train de pneus neufs afin de voir combien de temps il pouvait tenir et, si leur prévision en autonomie de carburant leur permettait  de tenir trente tours ou trente et un. Après cela, on verrait bien combien de temps cela prenait pour ravitailler. Pendant que l’on remettait un peu d’huile et de l’eau dans le moteur, que l’on regardait si les amortisseurs n’avaient pas trop souffert, et que l’on changeait les plaquettes de frein en prenant garde qu’ils n’y aie pas de bulle d’air dans le circuit hydraulique, Philippe s’approcha de Claudio. Il demanda à celui-ci pourquoi on ne l’avait pas convié  au débat technique. Celui-ci répondit d’une manière bien moins chaleureuse que la veille tout en étant sincère.

-« Ma, il ne faut pas prendre ça mal Félipè… Mais on a l’impresionne qué tou né fait pas la mêmè coursè què nous. Tou a voulu la jouè personnal, il signor, OK tou roulè vite ma demaing c’est ouné course dé 24 Hoor. La veture on va pas la changer pendant la noté…la nuité. On s’est même démandé si on allait pouvoir continuer les essais sans pépène. Tou vois ? Alors !?
Philippe tombait de haut ! Après tout il ne les avait pas demandé les pneus de Franz. Mais Thierry et Willy….. Il expliqua la situation à son équipier.

« Mais Claudio, quand on m’a donné les pneus, j’ai cru que c’était cela que l’on attendait de moi. J’ai peu d’expérience du circuit alors j’ai donné tout ce que j’ai pu. Je n’ai fait aucun sur régime. Bien sûre j’ai été dans le bas côté mais je cherchais mes limites et celles de la voiture. »  

-« Moi voilà cé qué jé crois, tou n’as pas assez d’expérience pour cette course là. Tou a trop dé challenges qui viénné dans ta tête et qui n’ont rieng avoir avec les problèmès dé l’équipe. Alors pour moi tu peux vénir nous écouté discouté, ma tou écoutes , c’est tout. Ca est ouné bonné veture, on à bésoing dé savoir cé qué l’on doua faire pour pas trop consommè freing, boite, embrayage, pneu, essence, pour faire ouné bonné course ré-gou-liè-re ! Allè t’en fait pas, va bene !
Philippe ne se démonta pas, il alla voir Franz. Il tenta de lui expliquer la même chose qu’à Claudio. Mais, en plus il insista bien sur le fait que pour lui, Claudio ou Franz pouvaient rouler plus vite, que c’était normal, qu’il pensait juste avoir la possibilité d’améliorer ses temps et, qu’il se devait de le faire. Mais qu’il était tout à fait d’accord sur le fait que le travail à réaliser n’avait rien avoir avec ça…..qu’il s’excusait.

Il tenta d’expliquer la chose au boss qui pris cela genre : « Oui oui c’est ça, tu m’excuses mais j’ai à faire. »
Ensuite il alla voir Willy et il lui dit :

-« Mais pourquoi avoir insisté pour que je fasse les qualifs ? Ils m’en veulent pour avoir risqué de casser l’auto. Ils m’en veulent parce que j’ai martyrisé le matériel et ils pensent que je n’ai pas assez d’expérience pour une course comme celle là. Il n’ont même pas voulu de moi pendant les discutions techniques. J’ai l’air de quoi moi maintenant ?
Ce à quoi Willy répondit :

-« Mais écoutes Philippe, nous on a voulu voir ce que tu valais avec peu de tours de circuit comme expérience. Ca ne leur plait peut-être pas mais on à des comptes à rendre vis à vis des gens qui ont misé sur toi. On doit leur prouver que tu es capable de relever les défis auxquels tu es confronté. Ca ne fait que commencer. Demain tu devras aller aussi vite qu’eux pendant tes relais. A partir de maintenant, tous les tours que tu vas aligner sur un circuit vont représenter autre chose que des kilomètres « bouffés ». Tu auras à chaque fois un challenge à réaliser. Tantôt ce sera pour régler une voiture, tantôt pour reconnaître un circuit, améliorer un temps au tour, gagner une place, gagner une course, un championnat. Dans tout ce que tu feras, tu auras des choix à faire, des décisions à prendre, et des preuves à donner. Tu sais pourquoi, parce qu’aujourd’hui, on à fait venir une attachée de presse, qu’elle est payée pour mettre en valeur ton association auprès de Européan Business, de Koning team, elle est payée le même prix pour dire du bien ou du mal de toi. Pour le même prix, je souhaiterai que ce soit pour dire du bien .C’est que j’ai de l’argent en quantité limitée pour exploiter le « support » que tu représentes. Car si on a choisi de faire peu de courses mais,  de bien les exploiter, hé bien on paye pour que tous ce monde travail autour de ton image. Mais l’image, c’est toi qui fourni. »
Bon, côté sérénité, on pouvait faire mieux mais après tout… Philippe savait que sa carrière allait être mêlée à un tas d’options successives. Mais aussi des camps à choisir, des amis à préférer. Cette carrière allait se dérouler,  la plupart du temps, comme on prend un train en marche,  comme une succession d’opportunité à saisir, au bon moment.

Jusqu’à dix huit heures, fin des essais, il se tint à la disposition de l’équipe, de ses équipiers. Il demanda tantôt à Claudio, tantôt à Franz les éléments qui allaient déterminer leur course et si il pouvait apporter des informations. Il demanda à Franz si les pneus qu’il avait reçus pour les qualifs étaient spéciaux. Celui-ci lui répondit que non. Philippe insista sur le fait qu’à aucun moment  son train de pneu n’avait donné autant de satisfaction que celui-là. Il ajouta qu’en karting, ce genre de phénomène s’était déjà produit. C’est à dire qu’après deux ou trois tours rapides, si on laissait après refroidir le pneu plusieurs heures, la gomme avait subi comme un traitement thermique et que ses propriétés changeaient. Soit il devenait plus résistant, soit suivant l’état de la piste, il devenait plus performant, ou complètement inefficace….Et que c’était sans doute pour cela, du fait que l’incident de la veille ait écourté leur utilisation, que ses temps avaient été aussi « canons ». Franz fit un signe du coin de l’œil à Philippe et s’en alla parler à Baudouin. Et lorsque Claudio eut fini ses tours Franz parti pour trois séries de trois tours avec chaque fois un train de pneus neufs. Ca y est, la considération semblait refaire surface. Finalement à la fin des essais, l’équipage  Deklerke Baetz Belli avait obtenu le quatrième temps de la catégorie III ; par l’intermédiaire du chrono de Philippe, et le 39ième au général  sur soixante cinq participants. Soixante seraient retenus.

-Les 26 de la catégorie I + de 2500 cc  dont deux Chevrolet Camaro, douze Ford Capri , six BMW 530, Deux Rover 4500, deux Mazda RX 7 , Une Toyota Supra, une Sora Natsu
-Les  7 de la catégorie II + de 1600cc dont deux BMW 320 ,Trois Alfetta , deux Peugeot 505
-18 sur 23 de la catégorie III de 1300 à 1600cc dont quatre VW Sirocco usine et une privée, cinq VW Golf , deux Audi 80 , quatre Toyota Celica, une Alfasud Sprint, deux Honda Civic.
-Les  7 de la  catégorie IV des moins de 1300cc dont trois Nissan, deux Sunbeam Lotus, deux Toyota Corolla.

En haut de la grille, un festival de cinq Ford Capri devancées par une Camaro. Suivaient deux BMW la seconde Camaro , la Supra, deux autres BMW, une Capri, une RX7, une BMW, une Capri , une Rover, quatre Capri, l’autre RX7, la Sora, la deuxième Rover , la dernière BMW, la dernière Capri, . En catégorie II il n’y avait pas photo, les deux BMW, les trois Toyota, puis les deux 505. En catégorie III, deux des trois Siroco d’usine rescapées tenaient la première ligne devant la meilleure des deux Audi et la Golf de nos amis. Derrière les deux autres Siroco devant les  deux Toyota semi officielles, trois autres Golf  dont une Business, une Toyota, deux Civic, une Toyota et l’Alfasud et la dernière Golf Business de Rolf aux prises avec des problèmes de suspension en deuxième séance et qui ne put rouler plus que le minima réglementaire, juste pour partir. La voiture devrait passer sur le « billard », le marbre, pendant la nuit car le choc avec Philippe avait visiblement eut des conséquences.


Dernière édition par philbaetz le Dim 28 Aoû - 21:24, édité 1 fois
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Saga racing team tome 1 cahpitre 17 Une semaine à Francorchamps

Message  philbaetz le Ven 26 Aoû - 21:16

Une semaine à Francorchamps sixième partie


Philippe aurait bien aimé s’excuser auprès de l’Allemand, mais celui-ci habitant non loin d’Aix la Chapelle y était déjà reparti  pour la nuit. Il devait de plus renvoyer de là-bas un de ses mécaniciens avec des triangles et des amortisseurs. Il  trouvait les siens plus adaptés aux pneus que ceux montés par l’équipe pour les 24heures. Notre ami aurait bien aimé se changer les idées avec Inès. Mais celle-ci était déjà repartie sur Bruxelles avec Willy et Rébecca pour une première nuit blanche à taper les nouveaux dossiers de presse. En effet, l’opération tremplin pour un pilote tenait à exploiter le meilleur temps des Golf, réalisé par Philippe.
Les journalistes invités à prendre le café dans le  coin  « tremplin pour un pilote » de la tente Européan Business  devaient découvrir les dossiers aux alentours de 10 heures Samedi matin. Quant à Stella, les hommes importants, qui venaient se restaurer sous la tente de l’équipe, l’accaparaient suffisamment,  pour qu’elle donne le temps à un miracle d’avoir lieu.

Philippe se rappelait l’impression qu’il avait ressentie en 72, déjà aux 24 heures de Spa, dans un endroit identique à  ce hall d’accueil improvisé. Ce VIP welcome, tels qu’ils étaient souvent nommés. Ces endroits réservés aux pilotes et autres sponsors, invités, clients, parlant avec de jolies hôtesses. Elles qui s’inquiétaient que tout aille bien pour eux, qui, semblaient absorbés par leurs activités.  Et Philippe,  au hasard de l’inattention du comité d’accueil, en avait profité pour s’introduire  fortuitement dans un de ces antres aseptisés du prolétaria. Il partageait ainsi brièvement une mince tranche de vie, à ses yeux, privilégiée. En écoutant les premiers succès de Barry White qui y étaient diffusé. Il n’avait alors pas de mal à imaginer tel homme prenant l’avion pour Singapour, New York, ou Tokyo. Il n’avait pas de mal non plus à imaginer un autre glissant la valise diplomatique  dans le coffre d’une de ces grosses berlines au moteur ronronnant tel un félin au coin du feu. Bref, en ayant vu cela, comme une roturière invitée au bal des débutantes,  comme une midinette squattant les grands hôtels de Cannes pendant le festival, il se mettait à rêver. Rêver d’être à jamais  sociétaire, d’un week end à l’autre de l’année, d’un bout à l’autre de la planète, de « VIP Land ». D’avoir pour patrie sinon le luxe, au moins la classe affaire. Celle où tout est de bon goût, alimentaire comme visuel. Exempté de la misère, de la promiscuité. Non, qu’il envia  la bourgeoisie, les châteaux, et le snobisme. Ce qu’il aimait à voir à travers ces toiles de cocagne, c’était la dimension usuelle planétaire  que ces personnages faisaient de leur rang. Leur standing en faisait des privilégiés certes, mais surtout des hommes de leur siècle, vulgarisant les possibilités matérielles existantes pour s’en faire une plénitude existentielle. Philippe percevait là le privilège dans ce qu’il avait de plus excitant, de plus dynamique et, de moins ennuyeux. Et, il était clair que cet aspect des choses qu’il souhaitait côtoyer, avait été déterminant pour qu’il ait envie d’assouvir sa passion.

Il profita d’un moment d’accalmie pour tenter une boutade « rentre dedans » auprès de la belle Auburn.

-« Hé bien moi, la veille d’une course, il faut toujours que je fasse l’amour ! »
S’exclama Philippe après avoir mis un de ces ballons en forme de saucisse sous sa combinaison, et en pressant une extrémité pour que, l’autre en gonflant au niveau  de l’entre jambe,  simule l’érection excessive du sieur « transi ».
La jolie biche, comme se la surnommait déjà Philippe, eut un petit sourire mi amusé, mi complaisant. Elle regardait ce pilote à la combinaison trempée de sueur et chiffonnée. Où était son prince dans tous ça ? Il était vrai que ces combinaisons standard n’étaient pas aussi saillantes que la belle Simpson écrue faite sur mesure. Celle que Philippe avait reçue pour son anniversaire. Mais ça lui faisait désormais deux combinaisons très chères en plus dans son armoire. Néanmoins, côté look, ça passait à côté.

Cela dit, la jolie « muse » à businessman tenta patiemment d’encaisser ce provincial avec le sourire professionnel de circonstance. Elle entrepris de converser avec son interlocuteur, trahissant son accent Flamand

-« ‘’Meys’’…ma collègue ne vous ‘’playe’’ plus ? Vous étiez pourtant biens ensembles ‘’hierrr’’ ..non ? Elle peut-être pas contente que vous ‘’profiteye’’ … absence pour jouer les Don Juan !? »
Ce à quoi Philippe répondit
-« Mais vous savez, je n’ai parlé avec elle que quelques instants. Nous ne sommes pas ensembles. De plus je ne l’ai pas vu de la journée et …n’ai pas fait de choix. Je vous trouve très belle, vos yeux sont magnifiques. Allez vous bientôt avoir un peu de temps libre ? On pourrait le passer ensemble. »
Stella réfléchi un moment
-« Bien, dans quinze ‘’minûûtes,’’ je suis libre. J’aimerai bien sortir de ce trou, ça vous dirait ‘’d’alleye’’ faire un tour à Spa. Je connaître une discothèque, on pourrait mangeye quelque part  et ensuite y alley. Le temps de me doucher, de…te doucher ‘’j’espèèèr’’ ?! On  se retrouverait  dans…. une heure. Si tu ‘’veuye’’ ».
Qu’est-ce que Philippe n’était pas prêt à faire pour suivre une fille aussi « canon » ? Le genre de « connerie » monumentale, comme aller en boite jusqu’à l’aube alors qu’il va courir une des plus grandes courses d’endurance de l’année. Mais bon, il allait la tester la douche du motor-home et ensuite il la rejoindrait.
Après qu’il eut approuvé, elle lui demanda.

-« Heu…qu’est-ce que tu as comme ‘’voitûûûre?’’ Et où est-ce que tu peux me ‘’prrrendrr » » ? »
Philippe se souvint des paroles d’Inès au sujet des « mecs en Porsche ». Il fut un moment gêné avant de répondre.

-« Hé bien…c’est une Opel record marron métallisée. Ma caravane est installée près de la villa Campari. Tu vois la bas la maison au fond avant que ça ne monte, hé bien il y a une caravane avec des tentures jaunes, la voiture est à côté. »
Hé bien pour trouver la sérénité, Philippe n’avait pas pris la meilleure décision. D’une part, comment allaient réagir Willy et Thierry, ses équipiers, le patron du team et… Pierre Alain Maubert. Et puis lui, qu’est-ce qu’il allait faire de ce « bijou » ? Elle que tous les hommes la  croisant, regardaient comme des « affamés ». Quel rôle allait-il jouer dans cette partie d’échec. Passerait-il pour un crétin qui n’assure pas. Son émotivité était à son comble. N’allait-il pas se faire piquer lamentablement cette plantureuse créature ? Et, n’avoir en retours qu’un chapelet « d’engueulade » et la gueule de bois ? Bien ! Rendez vous devant sa caravane à Vingt heures. Autre question, allait-elle vraiment venir avec lui ce soir. N’allait-elle pas se faire kidnapper avant même le début des maladroites et timides tentatives de séduction de notre ami. Philippe entrepris de prendre sa douche. Puis il mangea un morceau au mess de l’équipe. Au menu crudités, poisson, et petit suisse. Ca lui éviterait de surconsommer  au restaurant et il pourrait ainsi  consacrer les finances pour son invitée. Ça  éviterait surtout à son estomac, lors de la digestion, de parler plus fort que le cœur. Puis, il entrepris de descendre vers la caravane, et, de se préparer. Il décida de s’occuper du sort d’une bouteille de Whisky. Oh, il n’en but que quelques gorgées. Mais, il se sentirait quand même plus à l’aise pour accompagner  cette  « aspirante » au trône   indéterminé.

Vendredi 20 heures

-« Pas possible elle arrive ! » se dit Philippe en voyant Stella. Il rebut une gorgée de Whisky. Son cœur battait la chamade. Il manquait d’air. Que faire ? Se planquer, dire qu’on est malade ! Ou… tenter d’embrayer une périlleuse soirée de tous les dangers ? Par lâcheté, il n’osa pas éviter la dernière solution mais comment allait-il bien pouvoir  procéder, pour ne pas passer à côté d’une telle occasion ?

Sans trop discuter afin d’éviter de se « vautrer », ils remontèrent la ligne droite des stands vers la source pour prendre la direction de Spa. Philippe avait du mal à garder son calme. Surtout qu’il n’était pas sûr de pouvoir rejoindre la caravane à l’heure supposée où ils rentreraient.    « Qu’est-ce que je suis encore en train de faire comme connerie ? Se dit Philippe En plus, pour sans doute  une fois de plus  passer pour un con ! Impossible que je me la fasse, et pourtant, j’essaie. Pfff….idiot ! C’est Stella qui entreprit d’entamer la conversation. Native de Malines, elle était Flamande mais, avait depuis la fin de ses études primaires été scolarisée à Bruxelles. Sa façon de parler trahissait le fait qu’elle n’était pas Francophone. Mais elle n’avait pas l’accent Flamand typique. Le sien était plutôt celui perçu habituellement par ces asiatiques qui vivaient  dans la capitale.

-« J’ai lu un petit ''peuye'' ton  press-book. Il n’y a pas longtemps que tu ‘’couuurs.’’ Tu espères faire une carrière  de.. . heu...en F1 … ?
Philippe tenta de répondre quelque chose d’à la fois suffisamment compréhensible et de précis.

-« Enfin…je voudrai bien faire de la course mon métier. Pour cela il faut être pratiquement en mesure d’aller en F1. C’est à ce niveau là, que les constructeurs d’auto qui ont des programmes en course, recrutent des pilotes et les payent. Alors, autant viser la F1 et qui sait, si ça marche, alors je ferai de la F1. Mais mon but, c’est d’en vivre et voyager dans le monde tout en faisant un truc qui me plaise. Et toi, tu es hôtesse journaliste ou quoi ? »
 
Stella mis un temps avant de répondre, elle commença par une seconde question.
                 
-« Tu veux dire que tu ne gagnes pas ta vie dans la course ? Ooooh ! Mais moi je suis ‘’payééée’’ pour venir ici. Et toi qui est la principale attraction et ma source de travail, tu veux me ‘’diiire’’ que tu es « gratuit » ? ‘’Bizaaaaare’’ ! Moi je suis hôtesse de communication en freelance. Je travail au coup par coup. J’ai été à Zolder pour la F1 et au  «  Nourbourgring ».A Zolder, j’étais avec l’équipe Lotus pour le sponsor ESSEX. Elio De Angelis il est très mignon et sympa. »

-« ça je m’en doute ma cochone ! » pensa Philippe en se disant que décidément, il ne voyait pas comment il parviendrait à éblouir cette jolie personne.

« Et toi coch…heu...Stella, tu vis vraiment de ton métier ou tu fais quelque chose à côté ? »
-
« Moi, je suis sur des listes de…d’agences d’hôtesses. Je me gère moi-même. J’essaie de remplir mon agenda le plus possible. C’est un peu comme les agences de ‘’maneke’’…heu  mannequin. Mais c’est sympa. Des fois on m’appelle pour faire de la figuration à la RTB ou la BRT, dans les émissions de ‘’varieteye’’. Je bouge je danse ou je reste assise. Je vais aussi pour des téléfilms. »


Dernière édition par philbaetz le Dim 28 Aoû - 21:30, édité 1 fois
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Saga racing team tome 1 Chapitre 17 Une semaine à Francorchamps.

Message  philbaetz le Sam 27 Aoû - 23:02

Septième partie les p'ti loups. Pour vomir, il y a des sacs plastique à l'entrée.
Sur ce Philippe repris :

-« Moi aussi, je peux peut-être faire de la figuration pour des téléfilms, ou même des films. Ils ont besoin de pilotes pour les scènes d’actions en voiture, les poursuites. Mais…tu as poursuivi des études pour être hôtesse ?
Stella sembla encore hésiter avant de répondre :

-« Hé bien, après mon bac, ‘’j’eye’’ fait deux ans dans une école de tourisme pour être hôtesse d’accueil dans les hôtels. Et c’est en  animant une réunion professionnelle dans un de ceux-ci qu’une agence m’a ‘’demandeye’’  de les suivre pour leurs séminaires en Sardaigne puis en Sicile. Ensuite on est resté en contact. Puis ‘’j’eye’’ rencontré d’autres agences. Je me fais des fois de bons salaires. Mais ce n’est pas ‘’régulieye’’. Les jobs où je peux être employée sont « en même temps » à un ou deux jours près. Alors je perds bêtement jusqu'à un mois de ‘’trrravail’’. Heureusement, mes parents m’aident encore un peu pour payer mon studio. »
Philippe repris machinalement.

-« Ah tu loues un studio, tu n’est plus chez tes parents ? Et…où est-ce que tu habites maintenant ? »

-« Oh mais je ne le loue pas, c’est le mien. J’ai encore une partie à ‘’payeye’’. Mes parents m’en ont payé les trois quarts pour mes vingt ans. ‘’Meye’’,  mon père veut que je paie ma part. Et toi tu as un appartement ?
Ce à quoi Philippe répondit.

-« Non moi, j’ai arrêté l’école il y a un an. Mais je consacrais toutes mes économies pour la course. Alors économiser un loyer, ce n’est pas un luxe. Je paie ma nourriture,  mes vêtements, ma voiture. Après je verrai, mon logement ce sera peut-être une caravane, ou des chambres d’hôtels. »
Et ils continuèrent la conversation en arrivant sur Spa. Son père travaillait à l’Otan, et sa mère dans un centre d’accueil psycho-médico social sur Malines. Elle aurait vingt trois ans le 07 Septembre prochain. Philippe eu l’intention de dire à peu près la même chose… lorsqu’il se souvint qu’elle avait lu son dossier de presse « Tremplin pour un espoir ». Ils arrivèrent à Spa. Ajouté au stress, le fait  que les emplacements de parking étaient tous pris. Non seulement ils devraient marcher, ça rallongerait d’autant plus le temps pour rentrer. Mais… de la façon dont il avait accepté  « d’échouer » sa voiture, il n’était pas sûr qu’il la retrouverait en bon état, ou ailleurs qu’à la fourrière. Il avait l’art de se compliquer la vie ce garçon, enfin … !.

Stella portait une jupe indienne à frange, descendant jusqu’au genoux. Celle-ci était au demeurant assez fidèle à l’anatomie qu’elle cachait. La matière était assez fine. Le dessus, un débardeur ocre formait un V  laissant voir le début de quelque chose d’absolument agréable. Philippe avait la désobligeante habitude de tenter de deviner la forme des sous-vêtements en fixant les endroits stratégiques. Mais il ne put cette fois les définir. Elle portait des bottillons de cuire souples beiges clairs. Stella avait revu son maquillage en fonction de cette nouvelle tenue. Le cayon noir avait souligné ses yeux bleu vert. Du gris cendre recouvrait ses paupières. Un rouge à lèvre framboise donnait à cette bouche pulpeuse l’aspect de fruit d’été. (Mouais je sais ! ça c’est banal) Des Ray-bands tenaient ses cheveux au dessus du front. Ils laissaient découvrir un visage hâlé. Ils trouvèrent une table dans un restaurant Italien.  Philippe n’en revenait toujours pas d’être avec une aussi belle créature. Son cœur battait très fort. C’était pour lui une situation de malaise indescriptible. Et, il vécu là un moment d’extrême inconfort. Il  savait que celui-ci resterait gravé dans sa mémoire. Et, que sa libido reposerait sur des suppositions qui auraient pour nom Stella. Que les tubes de l’été auraient à jamais la couleur turquoise de ses yeux. Que le siège passager de l’Opel record serait considéré comme un lieu de recueillement. Lieu où il chercherait à extraire des résidus olfactifs de ce parfum envoûtant. Il ne pouvait donner un nom à celui-ci. Mais un mélange d’épicé et de patchoulis en faisait ressortir une origine orientale.  Lorsque vint le serveur, hormis un apéritif, ils en profitèrent pour commander le plat. Comme elle souhaitait un Ossau Bucco, le garçon précisa que ce plat ne serait servi que pour deux personnes. Un regard suggestif de Stella incita Philippe à se décider, à contre cœur, à prendre la même chose. Pour la digestion et « l’éclate » en boite, ça  allait être scabreux. Et pour « la suite », il y avait, (heureusement ?) fort à parier, que cela ne poserait aucun problème du fait, de son improbabilité. Après le Marsalas vint donc le plat de résistance. Philippe en regardant le serveur « mater » Stella se sentait résolument toujours aussi mal à l’aise. Il devinait dans ce regard, et dans la comparaison qui suivait, le tracé d’un parcours à handicape. Encore une fois, c’est Stella qui se mit à parler en premier. Mais au moment où elle allait interroger Philippe, son interlocuteur plongea la tête sous la table.
Stella
-« Meye…c’est mes jambes que tu regardes comme ça ? Tu « feyes » pas très discret tu seyes !? »
Philippe revint sur le plancher des vaches avant de chuchoter

-« C’est Maubert, il ne faut pas qu’il me voit là. »
Stella
-« Ton père, tu  veux plus voir ton père ? Mais c’est lui qui te prête sa voiture et, c’est comme ça que tu le remercies ?! »

.Philippe

-« Mau-bert, Pierre Alain Maubert, le patron de l’opération Européan Business ! Si il me voit, et qu’il le répète,  ils vont me tuer dans l’équipe. »
Stella en souriant malicieusement

-« Aaaah bon, parce que tu ne peux même pas faire ce que tu veuyes ?! Alors qu’ils ne te paient pas !?Et toi tu désobéiiiis coquin.  Mais ne t’en feyes pas ! Ils en veulent déjà après toi. Je t’ai vu sur la télé de la tente. On a vu ta voiture sur deux roues. Ils disaient que c’était toi qui conduisais. Ils disaient que tu étais fou,   idiot. Ils parlaient en Flamand alors je compreneye trrrès bien ce qu’ils disaient. Mais…tu eyes toujours aussi nerveux dans la vie ? Tu regardes partout, on dirait que tu eyes poursuivi par la police. »
Philippe

-« Je risque gros. Thierry et Willy, c’est eux qui s’occupent de trouver un financement pour moi courir. A mon niveau, si je n’ai pas de sponsor, donc l’argent de sponsor, personne ne me fait courir. Je ne suis pas encore assez expérimenté. Si ils voient que je suis ici alors que je devrai dormir, alors ils ne voudront plus m’aider car, ils penseront que l’on ne peut pas me faire confiance. »
Stella le sourire coquin

-«Dans un sens, ils auraient raison. Tu eyes un petit garçon désobéissant. On ne peuye pas te fairrrre confiance. Alors comme ça, tu prends des risques pour moi coquin. Moi, je trouve ça gentil pour moi. Mais si Mademoiselle Inès apprenait ça, hein ? Moi, j’ai bien vu comment elle te regarde. Alors on va pas lui dire hein. C’est son grand frère mon patron. Lui aussi, c’est un coquin. Et son ami Thierry, c’est encore pire. Tu es mignon de te mettre comme ça dans l’embarras pourrrr moi. »
Philippe

-« Ce n’est  pas son grand frère, c’est son cousin….ou son parrain, quelque chose comme ça. Mais c’est promis, moi je m’en fout, mais pour toi, on ne lui dira rien, fais moi confiance. »
-« C’est ça mon salaud ! » Se dit intérieurement Stella  

Le repas continua sous le ton de la douce plaisanterie. Stella lumineuse et sensuelle à chaque fois que sa bouche mordait, avalait,  que ses cils battaient, que ses jambes se décroisaient ou que son buste se bombait. Philippe, sur la défensive, chaque fois qu’une Sirocco, une 320 ou, une silhouette rappelant un de ses mentors apparaissait. Le pire, c’est quand des gens la connaissant interrompaient un début de conversation. Ses parents venaient souvent à Spa, elle était connue de certaines personnes. Alors, entre un « Je te présente Georges, il est formidable, il est patron de ceci. » et  « Voici Michel, il est fantastique, il s’occupe de cela. ». Philippe n’avait que de nombreuses occasions de  sentir  rabaissé, insuffisant. Ils quittèrent enfin  la terrasse du restaurant. Cette boite où ils n’allaient pas tarder à se rendre n’inspirait pas Philippe. Ils marchaient, sans se toucher ni se prendre ne fusse que la main. Mais comment allait-il faire. Ce n’est pas dans ce pub où ils passèrent près d’une heure que Philippe trouva une solution. Ensuite, ils arrivèrent dans ce dancing. C’était une piste à deux niveaux. Et, pour chacun d’eux, les tables et chaises étaient également surélevées. L’endroit était déjà bondé. Entre les campeurs Allemands Hollandais Belges et en moins grande quantité d’autres nationalités, ainsi que les autochtones qui en faisaient leur lieu de réjouissance, difficile de trouver une place assise. Aussi, Stella se mis  de suite à danser. Les airs  de disco ne manquaient pas de révéler son corps de rêve. Le simple fait qu’elle occupa un endroit  rendait celui-ci presque solennel. Sa façon de danser amplifiait  bien sûre le résultat. On aurait pu croire que la brillance des regards mâles sur ses  « artistiques » rondeurs atténuait l’obscurité.  Ça n’étonnait définitivement plus Philippe qu’on la fasse bouger à la télé. Notre ami était à ce point ébloui…. Il ne voulait même pas se mettre en piste à son tour. Il voulait également éviter de se montrer lourdaud. Lorsqu’elle eut « tourné » une dizaine de minute, elle vint chercher notre « pilote » pour le décoincer. Enfin, il n’était pas si lourdaud que cela. Il aimait d’ailleurs bouger sur la musique. Mais son truc à lui, c’était plutôt le Rock sous toute ses formes. Il se rappelait les virées pas si lointaines que cela. Avec ses potes, ils mimaient les jeux de scène des guitaristes du groupe Satus-quo. Mais le disco ne l’inspirait pas. Néanmoins il tenta de donner le change  et de temps en temps, quelques morceaux arrivaient à le débrider. Dans la première série de slow, elle alla se refaire une beauté et ensuite profita de places libérées au bar pour prendre un verre. Dans la seconde, après avoir été branchée par un allemand lors de l’autre série disco, elle « succomba » à la demande de celui-ci. Philippe observait, la mine catastrophée. Les mains de celui-ci encadrant ses hanches et descendant de temps à autre sur ce fabuleux séant, sans que sa propriétaire ne bronche. Son angoisse, un moment estompée, reprenait de plus belle. On aurait pu lire la détresse dans ses yeux. Mais les slows s’arrêtèrent heureusement. La belle se remis à contorsionner son atteinte à la sérénité, de manière à révéler la libido des plus réservés et, des plus ignorants d’eux même. Désormais, ceux arrivant encore à danser  devaient en être dépourvu. La troisième série de slow aurait peut-être pu  revenir à Philippe si la belle n’avait évoqué son envie de rentrer.

-« J’eye chaud, et je être fatiguée. On a du boulot demain. Il vaudrait mieux rentreye surtout si on doit laisser la voiture avant le circuit. Tu m’as dis qu’ils allaient le fermeye au cours de la nuit ?! »
Ils reprirent alors le chemin du retour. Heureusement, la voiture paternel n’avait subit aucun avatar. Ne sachant que penser sur cet échec, Philippe restait silencieux, et Stella aussi par la force des choses. Ce n’est qu’a mi parcours qu’elle déclara

-« J’ai envie d’ineke ! »
Philippe, à qui un jour, à Charleroi, une dame avait proposé des bonbons d’anis ou de réglisse en les dénommant « des carabouillas » pensa qu’il s’agissait de leur appellation Malinoise. Il s’apprêta à répondre qu’il n’en avait pas sur lui. C’est à ce moment la que Stella repris, en posant sa main entre les jambes de Philippe.

-« Tu comprends ? Je te dis que je veux  une kée, ta kée ! »
Philippe qui avait pourtant régulièrement « investi à fond perdu » sa solitude sentimentale, avait quand même  le court de ses bourses au zénith. La réaction fut instantanée. Ayant compris juste avant trop tard, quelle confiserie Stella souhaitait s’enfiler. Mais quand il voulut s’arrêter au bord de la route, Stella lui demanda de continuer, de tenir son volant en concluant par un : -« A la caravane ! »
Jusqu’à l’arrivée à la source, la biche s’occupait d’une main experte à maintenir notre homme (finalement)  dans un état de fébrilité extrême. Elle n’abandonna « le carabouilla » qu’à l’approche des contrôleurs.
Il s’ensuivi des palabres de dix minutes.  Philippe eut bien peur de ne jamais pouvoir convaincre  ceux-ci. Sa chemise « grand-père » était sortie du pantalon. Comme on se plaisait à les porter à cette époque. Elle dissimulait aux yeux de ses interlocuteurs un télescope charnel  pointant dans ce ciel étoilé, la voie lactée. La sienne justement, commençait à exprimer des désirs d’évasion cosmique. Rendant alors paradoxalement fâcheux, le fait que le minois de son interlocuteur du moment se prenne cette semence.  Se retrouvant à l’occasion avec un bouc poivre et sel. Philippe commençait à trouver des limites à son sens  de la diplomatie. Et, il s’apprêtait à lâcher un :

-« Mais espèce de connard, tu vois pas que je l’ai comme une courge. Et que je n’attends que d’me la faire comme une bééééte ! » Pièce à conviction à l’appui.

Heureusement, la belle Stella sorti son « pass » Relation Presse Européan Business. Ce qui fini de convaincre définitivement les « gardiens du temple ». En plus, ils les escortèrent jusqu’au bas des stands. On leur ouvrit ainsi plus facilement le portail paddock. Aussitôt débarrassés de leur garde rapprochée, Philippe pris Stella dans ses bras, et lui colla l’objet d’un scandale évité de justesse. Ce qu’il avait désiré ce moment. Plus encore depuis qu’il avait aperçu sa « victime ». Elle l’invita à sortir et à rejoindre la caravane. Leurs ébats commencèrent d’emblée. Philippe troussa la jupe de notre indienne du relationnel. Glissant sa main entre ses cuisses, se rendant compte pourquoi, après maintes tentatives, il n’avait pas été capable de deviner la forme de la petite culotte de cette Malinoise Auburn. –« Ma chaudassss ! » se dit-il. Le mélange des corps devint torride. L’envie de notre pilote était à son paroxysme. Stella comme il avait pu s’en rendre compte était mûre pour le recevoir. Et leur deux corps ne firent qu’un. Assiégé qu’il était le service relation presse ! Libérée sa virilité trop longtemps réprimée !  L’étreinte fut momentanément temporisée quand jaillit ce qui aurait pu, dix minutes plus tôt, créer un incident diplomatique avec l’organisation. Heureusement, notre habile hôtesse su remplir à merveille, ce blanc insinué dans leur union charnelle. Tout en plaçant les mains hasardeuses de notre espoir vers des endroits  de son corps un peu plus réceptif, elle remettait sensuellement une rigidité salutaire dans la teneur de leur relation. La sensation fut tellement délicieuse que notre ami, tout à son appréciation faillit momentanément à ses propres prestations de délices voluptueux. –« Ce qu’elle devait aimer les carabouillas ! »  Se dit Philippe. Il ne menaça de nouveau « d’exploser ». Mais avant, notre ami pris sa partenaire. Il la positionna de manière à se priver, quel crève cœur, de son regard de biche. Celle-ci, ne se fit pas prier. Présentant, ce que Phil souhaitait lui-même montrer à ses adversaires directs dès le lendemain après midi, mais plus féminin toutefois. Aussi s’y introduit-il  de la manière la plus jouissive qui soit. Rythmant leur union de spasme de désir. Stella ne tarda pas à venir, (où ça ?) accompagnant sa félicitée de râles soupirant, à peine teintés de sa voix suave. Lorsque ses mouvements s’accentuèrent, les râles devinrent audibles au delà même de la caravane. Et, lorsqu’ils s’accélérèrent, ce furent  alors des expressions parfois en  Flamand, et à d’autres moments, en Français. Philippe n’en pouvait plus ! Voir ce fondement  présenté pour lui seul en cette occasion lui donnait une telle puissance. Voir dresser le corps de cette jolie proie soumise  à  son autoritaire virilité achevait de flatter cette dernière. Lorsque enfin le seuil critique fut atteint, puis dépassé, les deux corps s’affaissèrent de concert sur la couchette. Un moment de repos et de tendresse succéda  à cette débauche Charnelle. Philippe remarquait le peu d’entrain que mettait sa partenaire aux doux câlins. Il aurait aimé de la douceur  car, au moins autant que le sexe, ça lui avait manqué ces derniers temps. Mais Stella semblait vouloir éviter toute effusion affective. Philippe se doutait un peu que celle-ci n’avait pas l’intention de se hasarder avec lui à une liaison durable. Et c’était sans doute la raison de son manque de chaleur. Philippe n’en revenait pas, jamais il n’aurait pensé que cela se produirait ainsi. C’est un peu comme ce train de marchandise qui pendant vingt ans prendra le changement d’aiguillage sans problème. Et, le jour où vous le regardez passer, va dérailler. Ce qu’il venait de vivre là avec Stella était à considérer comme une parenthèse, de l’improbable qui le devient. Aussi notre  ami ne voulu pas en rester là. Cette relation serait bientôt du passé, Certes. Il voulu absolument prolonger cet instant. Il décida un peu par la force de relancer sa partenaire dans un nouvel échange corporel. Cette fois ci, il tenta d’amener Stella vers de l’étreinte avec plus de baiser de caresses. Ils restèrent allongés pendant leur union, l’un face à l’autre couchés sur le flan. Ensuite toujours unis, toujours face l’un à l’autre ils s’assirent. Leurs mouvements étaient beaucoup moins prononcés que lors des précédents échanges, plus lents. Mais Philippe était peu à peu parvenu à amener Stella à manifester de la tendresse affective. Leur corps étaient au contact l’un de l’autre de manière beaucoup plus chaleureuse. Il n’y a que vers la fin que leur rythme devint un peu plus physique.
Ensuite, il s’endormi…(rent, non mais !) sans autre forme de procès, les corps enlacés.
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Saga racing team Tome 1 Chapitre 17

Message  philbaetz le Dim 28 Aoû - 21:46

Huitième partie


Samedi 09 heures.

C’était jour de marcher à côté de la caravane. Le soleil commençait à chauffer l’habitacle. Philippe se réveilla en sursaut. Stella n’était plus là. D’après sa montre, il avait encore le temps de s’habiller et d’assister à la réunion avec la direction de course. Son sac était prêt, heureusement. Il monta à la tente Européan avec sur lui ses vêtements de la veille. Les anglais du camping car d’à côté se marraient en le voyant sortir dépenaillé. « Vite une douche ! » se dit-il, suivi d’une autre question… « Est-ce que j’ai rêvé cette nuit ou bien…Il rentra dans l’auvent de l’équipe en regardant le sol. N’osant regarder les personnes qui s’y trouvaient de peur d’être questionné. C’est bon, la douche était libre. Une fois lavé et bien rafraîchi, il enfila un des deux polos et un jeans propre. Il glissa ses vêtements de la veille dans un sac plastique pour les destiner à une lessive. Sa combinaison qui avait été lessivée par le service intendance de l’équipe était sèche à présent. Il se versa un café bien serré, un jus de pamplemousse, un bol de céréale et un œuf bacon. A la fin de son repas, une main tenant la cafetière devant son visage lui resservit un café. Phil osa enfin lever les yeux. Il redécouvrit alors ce visage au sourire resplendissant et au regard ensorceleur. D’un petit clin d’œil, elle lui glissa un
–« je ne t’eye pas dit merci pour la soirée d’hier. Alors merci beaucoup mon petit coquin ! Et dépêches toi, il va falloir laisseye la place aux journalistes qui viennent prendre un café. Alors comme ça, tu as feyes le meilleurs temps de l’équipe. Heureusement que tu n’étais pas aussi rapide cette nuit.. »
[/b
]
-« Moi aussi je te remercie… infiniment . » répondit Philippe ému les yeux brillants . Elle avait revêtu son ensemble Européan Business à la nuance près que comme Philippe et tous les autres membres de l’équipe, le tee shirt avait fait place au polo pour le Samedi et le Dimanche. Elle ne pu rester plus longtemps et s’éclipsa. Son quota « d’importantes personnes » l’accaparait déjà. C’était donc bien vrai ! Il avait réellement vécu une nuit de rêve.
Décidément, les Flamandes devaient être très chaudes pour être aussi peu regardante. Déjà le meilleur moment passé en ce domaine avait été avec cette Carine de Torhout. Cela c’était passé à Bouillon dans les Ardennes Belge.
Sans doute la barrière de la langue l’empêchait-il de dire trop de stupidités et autres niaiseries pouvant consommer sa crédulité. Philippe parti voir où en étaient les voitures de l’équipe. Sa Golf était prêts. Plus personne n’y travaillait, seul restait de faction, une des personnes de la logistique. Le coup occasionné lors de l’accrochage avait été réparé. Il ne restait plus aucune trace de l’incident. La voiture de Rolf était, elle, encore sur bloc, sans personne autour. Aucune roue ni rien n’était remonté. Ni les disques ni les arbres de transmission. Philippe s’en inquiéta auprès de son gardien.
Celui-ci répondit :
Ils ont trouvé un problème sérieux sur le moteur. Ils l’ont remplacé. Et, avant de faire trop de bêtises, sont allé dormir quelques heures. Ils vont bientôt revenir. Les autres voitures vont comme des horloges. Ah vous êtes Philippe Baetz ? Il y a Monsieur Berkmans qui vous cherche. Je crois qu’il est dans votre stand. N’oubliez pas que vous devez aller au briefing qui se tient au club house à dix heures précise. »

Philippe se dirigea donc vers son stand et y trouva effectivement Willy. Il avait l’air ravi et s’adressa à Philippe.

[b]-« Ah bonjour Philippe content de te voir en forme. J’espère que tu te sens d’attaque pour cette course. Tu as vu tout ce monde, et ça ne fait que commencer. Il y à quatre kilomètres de file avant l’entrée principale. Saches que je suis content de toi. On t’a mis un challenge dans les mains, et sans sourciller tu l’as relevé. Dommage que le briefing tombe en même temps que l’invitation des journalistes dans notre point d’accueil. Mais cela dit, je te demanderai de rester à proximité. Je compte bien sur quelques journalistes à l’issue du café pour te poser des questions. Je te donne ce qui, je le pense, risque de t’être demandé. Et voici sur cette feuille la forme de réponse à éviter. Pour ne pas que tu risques de te faire piéger. Ah au fait, je ne sais pas si il y en a qui t’ont vu hier en discothèque » Dit-il en souriant « Le principal, c’est que tu assumes. Quelque soit ton comportement en dehors de la course, tu dois être à la hauteur pendant la course Affable avec les journalistes, le reste je m’en fiche. Mais pour les journalistes plus tard, t’auras intérêt à montrer patte blanche. Sinon ils ne te louperont pas. Autre conseil, ne t’attaches pas trop, tu souffrirais. Mais elle est vraiment superbe. Ah oui allonges toi de 14h00 à 15 H00. Tu seras plus frais pour ton relais. Il devrait commencer aux alentours de dix sept heures quinze. »

Ainsi donc Maubert l’avait repéré. Et en plus, le secret n’était que de polichinelle. Comprenant mieux pourquoi, il ressentait à ce point le besoin de fixer le sol devant tout le parterre relationnel.
Philippe était épaté!
C’était la première fois qu’une course à laquelle il participait rassemblait autant de monde. Déjà aux essais, ce n’était pas triste mais là….. Il fallait désormais, où qu’il aille se frayer un chemin au travers de la gangue humaine Les tribunes étaient déjà bondées.
Le Merchandising donnait la couleur propre à l’édition. En effet, d’une année à l’autre, des ombrelles par-ci, des bob par là, l’action d’un constructeur ou d’un sponsor se démarquant des autres, colorait de ses logos et de son design ces masses acheteuses. Ainsi, leur présence sur les abords du circuit, servait en fait d’ornement.
Il se dirigeait vers le lieu du briefing lorsqu’il tomba sur Rolf discutant avec le grand pilote Allemand « Hans Stuck » vainqueur de cette course en 72 et ex pilote de F1. Son équipier les présenta l’un à l’autre. Philippe ne comprenait pas du tout l’Allemand. Mais il cru deviner que son camarade d’écurie raillait la mésaventure de la veille. Sans doute en brocardant notre ami au passage dans sa manière de se comporter.


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Saga Racing Team Tome 1 Chapitre 17 Une semaine à Francorchamps

Message  philbaetz le Mar 30 Aoû - 22:25

Neuvième partie
Samedi 16 heures.

Ca y est, la course était partie. Devant, un peloton de sept voitures semblait vouloir imposer un train d’enfer. La Camaro restait résolument devant les cinq Capri en furie ainsi que la première BMW. Dans un second peloton à peine moins turbulent, une dizaine de voitures se tiraient une bourre d’enfer. C’est dans ce groupe que les premiers incidents éliminèrent en plusieurs actions distinctes une demi douzaine de voitures. Certaines restant sur le carreaux d’autre abandonnant aux stands. Deux voitures cassèrent leur carter en escaladant de manière trop brutale les bordures de corde d’un virage. Un pilote sans frein fit un « tout droit » à « Fagnes » tout en éperonnant par l’arrière la voiture qui le précédait. Un autre en tentant de passer son rival par l’intérieur tassa celui-ci et l’expédia dans le rail à « Malmédy ». Encore à Fagne un concurrent partit en tonneau et fut extrait commotionné de la voiture. En catégorie III, les Sirocco d’usine tentaient de faire le trou et d’imposer un rythme endiablé. La troisième restait en embuscade aux alentours de la dixième place. La Golf de nos amis perdait entre cinq dixièmes et une seconde au tour mais en cinquième position derrière une Audi et la Sirocco privée. La deuxième Européan était septième et Rolf en fin de peloton. Après une demi heure, il rentrait pour la deuxième fois aux stands. Il semble qu’il y avait un problème sur le train arrière. On démonta le triangle de suspension ainsi que l’amortisseur. La voiture resta immobilisée vingt bonnes minutes. On remonta un ensemble neuf et l’Allemand repartit. D’autres voitures eurent leur lot de problèmes. Et de ce fait, et en dehors des abandons qui n’avaient pas encore été prononcés, une demi douzaine de voitures figuraient plus loin que l’Allemand au classement. Le premier ravitaillement en essence eut lieu pour nos amis à 16H49. Si il y avait bien trois stands pour les trois voitures, seules deux aires de ravitaillement pneu avaient été installées. De cette manière ils s’opéreraient avec plus de confort. De plus avec six pistolets pneumatiques pour le vissage dévissage des roues, deux pouvant être utilisés lors de chaque ravitaillement, mieux valait en garder en réserve au cas où. Ainsi une bande d’arrêt fluorescente rouge en une autre verte déterminaient les emplacements. Lorsqu’il arrivait aux stands, le pilote apercevait de loin une perche tendue avec son numéro souligné d’une bande de la couleur de l’aire à emprunter. On pouvait gager que le second arrêt se déroulerait vers 17H40. Ce serait alors au tour de Philippe de prendre le volant. Il avait des consignes. Il devait effectuer un double relais. C’est à dire deux pleins d’essence. Ne pas dépasser un régime moteur donné, faire attention aux freins qui devraient ainsi tenir quatre doubles relais et, surveiller les voyants et l’aiguille de température d’eau. Le tout en gardant le contact avec la Sirocco. L’Audi semblait être la seule des voitures privées à vouloir suivre les deux Sirocco d’usine mais…à quel prix ? Ca y est, Philippe repartait, son relais s’était effectué en même temps que celui de la Sirocco privée, maintenant au centre de ses préoccupations. Il roulait modérément en ce premier tour car ses pneus étaient froids.

« La gomme d’un pneu de compétition n’est ni plus ni moins qu’une colle qui doit chauffer pour être efficace, collante.
Il convient d’observer l’évolution de cette colle afin, que cette bande tout en collant à la route reste solidaire à l’autre partie du pneu. Sinon cette chape de colle s’en va. C’est ce que l’on appelle un déchappage. Il convient aussi que la température ne monte pas trop fort, sinon, le pneu s’use trop vite. Et il convient qu’il monte progressivement en température, sinon il se dégrade. Une partie de la chape s’en va. Il convient enfin que la gomme ne soit pas trop dure, sinon la colle ne chauffe pas et il n’y à pas d’adhérence. »


Au bout de trois tours, notre ami constatait que la voiture avait un bon comportement et tenait facilement la Sirocco qui le précédait. Il suivit donc cette voiture comme il lui semblait que cela lui avait été demandé. A 18 Heures 30 lorsqu’il rentra pour ravitailler en essence, quelle ne fut pas sa surprise quand il vit Claudio casqué et ganté attendre pour prendre son relais. Que se passait-il ? Phil sorti de l’habitacle et aida son équipier à s’installer. Sans plus se poser de question il rentra à l’intérieur du stand. Thierry arriva vers lui franchement contrarié. Et tout en observant Franz s’expliquer grand gestes à l’appui avec Beaudouin, il s’entendit reprocher.
-« Mais qu’est-ce que tu fiches aujourd’hui ? Tu dors ou quoi ?! Tu es à trois secondes des temps de Franz. En vingt cinq tours tu t’es pris presque un tour de retard. »
Ce à quoi Philippe répondit
-« Mais je ne comprend pas, on m’a demandé de suivre la Sirocco ?! C’est ce que j’ai fais. »
-« Mais si au lieu de tourner au virage de la source, le pilote de la cette voiture décide d’aller tout droit vers Spa, pour aller en discothèque !? Tu vas continuer à le suivre ? Et les panneaux ? Non seulement on te montre que tu n’avances pas, mais en plus on te demande d’aller plus vite et tu ne réagis pas. Là, pour le coup, ils sont « furaxes ! Le mec qui a pris le relais dans cette voiture là, il n’avance pas. Tu fais une course. A tous les instants il y à du temps à gagner. Profiter de leur faiblesse. Tu lui mettais une minute quinze secondes dans la vue. Crois moi ça compte dans une course comme celle-là. Tu as intérêt à être vigilent pour tout à l’heure. ».

Décidément, il y avait toujours quelque chose pour que Philippe se mette en froid avec le reste de l’équipe. C’était d’autant plus regrettable qu’il pouvait facilement aller plus vite. Mais il avait pour le moins très mal interprété ce qu’on lui avait demandé. Et…pour le coup, il s’en voulait. A lui de donner le change aux alentours de 21 H 40. Il décida donc de faire le break et d’aller se restaurer. Tiens, il n’a pas vu Inès dans les parages. Tant pis, du moment qu’il puisse parler avec Stella. Ça lui fera du bien.
Et en effet, qui rencontre t-il en arrivant au point d’accueil ? Notre belle auburn qui, en voyant Philippe s’éclipsa d’une conversation pour le rejoindre. Elle lui dit
-« Je ne peux pas resteye longtemps avec toi. Il y à les gens de « Boëm’s Group » qu’il faut accueillir dans cinq minûûûtes. Après, on doit les escorteye à différents endroits du circuit. « Ta » copine en fait de même en ce moment avec les responsables des meubles Berkmans. Euh…, est-ce que tu peux me signer un autographe sur ce tee- shirt….. au niveau du sein gauche.''
Philippe accepta en ajoutant
-« A condition que tu le mette sur toi. »
Ils se mirent un petit peu à l’écart dans le motor-home et elle enleva son polo pour enfiler le tee-shirt jaune. Philippe s’exécuta de fort bonne volonté. Bien sûre, il en profita pour la caresser tendrement et puis bien entendu ils finirent par s’enlacer et s’embrasser. Philippe lui parla tout bas dans l’oreille.
« Je n’en reviens toujours pas de ce qui c’est passé entre nous. Tu m’as donné beaucoup de plaisir. Je peux t’assurer que ça m’avait manqué. Tu seras ce qui m’est arrivé de mieux ce week-end. J’espère que l’on ne va pas en rester là. Je t’ai…je t’adore tu sais ! »
Notre biche Malinoise s’apprêta à répondre quelque chose quand l’arrivée bruyante d’un groupe parlant l’Anglais dans le point d’accueil l’interrompit.

-« Oh désoleye, ceux là, c’est pour moi. Je te laisse. Tu eyes un vilain petit coquin très charmant ! »
Et elle s’éclipsa. Elle avait laissé un dossier de presse à côté du tee-shirt. Philippe décida de le parcourir tout en se restaurant au mess . Au menu, céleri rave rémoulade en entrée, un repas chaud. Poule au riz pilaf. Une tranche de pastèque en dessert. Et bien sûre, eau pétillante de Spa pour digérer, ainsi qu’un café serré. Ce qu’il y avait d’écrit dans le dossier tranchait franchement avec le climat d’incompréhension auquel il était exposé et auquel « il s’était exposé ». Il ne savait que penser de ce qu’il lisait.
Philippe Baetz, tremplin pour un exploit
Jeudi 21 H 00, notre jeune poulain n’a encore jamais rouler à Francorchamps. Ce toboggan grand juge de paix n’est déjà pas une sinécure en temps normal. Mais que dire d’en faire connaissance de nuit, en plein essai officiel de ces célèbres 24 Heures de Spa? C’est pourtant le défi qu’à dû relever notre jeune pilote Et on peut dire que sans faire d’erreurs, et en se classant septième sur les neufs pilotes de l’équipe Européan Business, il a su se montrer digne de la confiance que celle-ci lui à accordé.

Vendredi 16 H 40, Mais faut-il pour autant s’arrêter là ? Ce n’est pas franchement de l’avis de Philippe. Et non sans quelques frayeurs notre ami s’est lancé dans un autre défi. Celui de qualifier la meilleure voiture de l’équipe. Nous avons tous tremblé pour lui lors de ses ultimes tentatives. Surtout lorsqu’il dépassa une Sirocco d’usine aux combes et, qu’il se retrouva sur deux roues au « Malmédy ». Laissant un court instant planer une pesante incertitude .Mais au bout du compte l’objectif à été atteint .Et c’est le cinquième temps de la catégorie III qui a sanctionné notre jeune espoir.
Voilà de quoi mettre de la sérénité dans les rangs de cette dynamique équipe d’Européan Business.

Que de louanges, il y avait six pages. Les sponsors qui trouvaient une juste identité dans l’association aux côtés de Philippe. Pierre Alain Maubert (le mouchard) qui avait toujours cru au bien fondé de faire confiance à de jeunes espoirs Européens comme Philippe Et, qui se félicitait d’avoir permis à ce jeune talent de se révéler. Même Beaudouin se montrait content de Philippe et ….de son « sens de la performance ». Ses équipiers se félicitaient d’avoir une jeune recrue sympathique et rapide à la fois. Il y avait aussi trois photos de Philippe. Une avec tous les membres de l’équipe et les sponsors de « tremplin pour un espoir ». L’autre au moment de partir des stands, la troisième, à Malmédy sur deux roues donnant un sursaut à notre ami qui ne pensait pas être passé aussi prêt. Il y avait aussi un petit mot sur cette photo « Peux-tu me dédicacer cette photo pour une admiratrice qui s’appelle Stella. Je l’accrocherai chez moi en pensant à « d’autres acrobaties. » Peux-tu me ramener demain soir à Bruxelles ? » En principe, Philippe comptait ne rentrer tranquillement à Bois Seigneur que le lundi matin. Mais pour « le plus beau cul » de la planète, il allait sûrement changer d’avis.

Samedi 23 heures 20

Ca y est, Philippe à accompli son double relais. Cette fois, on ne lui a pas demandé de rentrer plus tôt. Il a assuré en ménageant les freins. On aurait dû lui changer les plaquettes lors du ravitaillement intermédiaire. Mais, on a préféré le laisser continuer avec les sensations qu’il avait assimilées pendant les quarante premières minutes de roulage. De plus, si Claudio arrivait à effectuer ne fusse qu’un relais au rythme qu’ils avaient adopté, sur l’ensemble de la course, ils gagnaient un remplacement de plaquette durant douze minutes. Et, ils étaient loin de perdre ces douze minutes dans l’allure qu’ils menaient. Seul bémol, cette chaleur à « Fagnes » lorsqu’il fallu éviter une Toyota Corolla en perdition. Et, que la Golf alla drosser le mur de pneus. Tout le côté gauche fut éraflé. Mais il ne s’en aperçu qu’une fois rentré aux stands à la fin de son double relais. Autrement au début de celui-ci, Philippe fut très impressionné par les éclats intenses et incessants des flashs qui crépitaient quand il passait devant les stands ou dans le raidillon. C’était une bien curieuse sensation de se sentir au cœur de l’action et de l’actualité. Ca devait ressembler aux salves des bateaux alliés le jour J lorsque qu’ils firent cracher le feu. De plus c’était pratique, quand une voiture de tête de la catégorie 1 arrivait pour le doubler, l’intensité des flashes redoublait alors. Plus efficace que les drapeaux bleus et les rétros! Ainsi Ils étaient toujours quatrièmes de leur catégorie. L’Audi se montrait toujours menaçante pour les deux Sirocco. Eux étaient à un tour et demi et en avaient au moins autant d’avance sur les deux Celica qui forçaient l’allure pour rester au contact. Devant, le récital de la Camaro avait duré quatre heures. Ensuite des problèmes de surchauffe et de démarreur avaient retardé cette voiture. Elle restait néanmoins en course. Des cinq Capri de tête, il n’en restait plus que trois avec en sandwich, une BMW tantôt deuxième, tantôt troisième. Le deuxième groupe qui s’était décimé en début de course ne comprenait plus qu’une Capri, une BMW et une Mazda RX 7 à moteur rotatif. Et depuis 21 heures, c’est elle qui menait ce groupe. Le moteur rotatif est un cas particulier. Mis au point par Mr Wankel, il a été vu sur des Panhard dans les année 60 –70, Suzuki à également utilisé ce moteur pour quelques modèles de moto. Ce sont des rotors qui tournent dans des chambres de combustions. Les lacunes sont les problèmes d’étanchéité entre les chambres. La consommation n’est pas non plus exemplaire. L’avantage, moins d’inertie due au mouvement de va et vient du piston classique. Donc moins de perte. Et surtout, moteur plus compact et moins lourd.

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Gaga Racing Team Tome 1 chapitre 17: Un e semaine à Francorchamps

Message  philbaetz le Dim 18 Sep - 14:57

Dixième partie

Dimanche 14h00

Ca ratatouille sous le capot de la 88. Un cylindre a été débranché. Classés en quatorzième position, nos amis commencent à craindre de ne pas rejoindre l’arrivée. Mais, qu’à cela ne tienne, et en principe, ça doit tenir. De ce fait, le rythme reste quand même soutenu. Du moins suffisamment pour résister au retour de la Sirocco privée. La dernière Sirocco d’usine encore en piste tient l’Audi en respect avec trois tours d’écart. Ce qui est finalement très peu. La Mazda de tête maintient l’écart avec les BMW.

Dimanche 16 Heures

Ce sera douzième et deuxième de la catégorie. L’Audi a fini par taper à Blanchimont. Elle faisait le forcing pour rattraper la Sirocco de tête qui commençait à ralentir sérieusement le rythme dû à un problème d’échappement. La Golf n’était pas mieux lotie puisqu’elle fumait et émettait elle aussi un bruit bizarre à l’échappement. Mais Claudio a ramené la voiture devant le drapeau à damier.

Dans l’équipe Européan et chez Koning team, c’est la satisfaction. Bien sûre ils lorgnaient vers la victoire de catégorie malgré les Sirocco d’usine. Mais finir et, qui plus est deuxième, dans les conditions qu’ils ont connu, c’était somme toute une performance valable. Dans le stand on se détendait. La bière coula à flot. Un des sponsors étant brasseur, cela semblait évident. Winen vint serrer la main de Philippe en lui souhaitant bonne chance pour l’Angleterre. D’autres personnes vinrent. Les mécaniciens goûtèrent momentanément au repos et à la détente avant de procéder au vidage du stand. Décidément, ces acteurs de l’ombre avaient vraiment un rôle aussi ingrat que pénible à tenir et pourtant, tellement primordiale.
La Golf rentrait dés ce soir à Bruges elle serait exposée la semaine qui suivait dans les différentes galeries des meubles Berkmans plus d’autres opérations de promotion pour les sponsors. Une bien bonne voiture pensa Philippe. Au hasard des rencontres, Willy vint converser avec lui. Il lui annonçait que « Totality », une revue tendance Belge avait l’intention de publier la fameuse photo de Malmédy et de faire un article sur lui. C’était un peu grâce à Maubert qui avait acheté une page pour la promotion de « l’Européan Business Book ». Mais, Mathieu Gerbert, le rédacteur en chef en personne c’était dit intéressé par le personnage. Et Willy de rajouter.
Ils t’ont pris en photo à la discothèque. Finalement, pour une revue comme celle-là, je pense que c’est plutôt une bonne chose.Ca donne du relief à ton personnage, Stella te met en valeur. D’autant que le résultat sportif n’en a aucunement souffert »

Mais Philippe s’en foutait à présent. Maintenant que l’arrivée était franchie, les 24 Heures avaient repris la place à laquelle il les avait considérée avant sa grosse angoisse du Jeudi matin. Il avait un peu tort. Car, il se passerait désormais beaucoup de temps, avant qu’il ait la chance d’évoluer dans une opération à l’intendance et à la logistique aussi bien rôdée. Mais au fait, qu’avait été Européan business à l’occasion de ces 24 heures. Ne croyez surtout pas qu’il s’agissait d’une usine à gaz. En fait, cette initiative d’une poignée d’étudiants fraîchement diplômés ne rassemblait une telle infrastructure que le temps d’un événement. Ils louaient à un caravanier un Motor-home, et à un spécialiste une bâche bleu de 200m². Ils y collaient des étoiles européennes jaunes, et les logos des différents sponsors. Pour le sol, ils amenaient des dalles bleues et quelques dalles jaunes pour imiter le drapeau européen ainsi que des tables bleues et des chaises jaunes. Bien sûre ils louèrent les services d’un traiteur pour certains grands repas mais les trois quart du temps, il s’agissait des membres de famille des trois écuries qui assuraient la tambouille. Justement ces écuries, elles n’étaient en fait que de petites structures concourant habituellement dans leur pays. Elles furent unies sous le sceaux d’Européan Business le temps de cette course. Les sponsors respectifs continuaient de figurer sur les voitures en question. Mais celles-ci étaient décorées en bleu Europe avec, partant de l’arrière droit vers l’avant gauche une bande blanche diagonale d’un mètre de large. Plus qu’un budget de fonctionnement technique, Européan business avait assuré le côté relationnelle et logistique de l’ensemble des trois équipes. Le tout avait formé pour l’occasion une des structures les plus respectables de cette épreuve. Il est sûr qu’avec le temps, Philippe serait très fier d’en avoir fait partie. Mais dans l’immédiat il voulait surtout revoir Stella. Et, être certain qu’elle voulait toujours rentrer avec lui. Il avait déjà rattaché la caravane à l’Opel le tout attendant que le trafic se fasse plus fluide. Il avait dédicacé la Photo « A Stella pour tellement de choses ». Tiens au fait, Il avait au cours de ce week end dédicacé à peu près ses cinquante premières photos. Une voix féminine l’apostropha alors qu’il était dans ses comptes. C’était Inès
-« Alors le prince charmant ! Il paraît que l’on à pas perdu son temps ce week end. Bravo, je reconnais que je me suis trompée. Mais ne te fais pas trop d’illusions. Ce n’est pas une fille pour toi. J’ai mes raisons. Alors comme cela, pendant que je bossais d’arrache pied pour soigner ton image, toi tu prenais le risque de tout foutre en l’air en faisant la java. Pas si lucide que cela le garçon. Enfin, on ne vit qu’une fois. Heu…ça ne te dérange pas que je prenne le bateau avec toi mercredi matin au moins ?…. » Lui demanda t-elle ironique
Philippe s’apprêta à répondre lorsque Pierre Alain et Thierry vinrent le chercher pour l’interview du magasine « Totality ».
Ils lui posèrent un tas de question sur ses débuts en karting, en voiture, ses impressions sur Francorchamps, ses projets d’avenir, sur les difficultés économiques que rencontrait un pilote voulant devenir professionnel, et sur ses goûts musicaux, cinématographiques, ses aspirations politiques et philosophiques ,…. sa libido . Quatre pages quadris lui seraient consacrées pour le numéro d’Août. Philippe avait demandé qu’on lui envoie un exemplaire en Angleterre.

Finalement, il se demanda si une semaine aussi intense avait déjà existé dans sa vie…et existerait encore. Après un derniers repas convivial et de grands au revoir avec les membres de l’équipe et ses mentors, Philippe entrepris de repartir. Il tenta de rejoindre Stella où elle était supposée être mais ne la trouva pas. Il demanda à quelques personnes de l’intendance si ils l’avaient aperçue. C’est Rébecca, la responsable presse qui lui appris qu’elle était déjà repartie. Très déçu, Philippe descendit vers sa voiture. Le rêve s’arrêtait donc brusquement. Mais aurait-il pu s’astreindre à y mettre fin autrement ? Sa gorge nouée, il sentait les larmes lui monter quant il aperçut des sacs de voyage sur le coffre de l’Opel. Plus loin, une jolie silhouette discutant avec une autre non moins jolie. Il s’agissait de Stella. Sur le coup, Philippe en aurait pleuré de joie. Il avait envie de la prendre dans ses bras et de se serrer très fort contre elle. Mais la présence de l’autre fille, une hôtesse d’un des marchands de tabac présents sur la course l’en dissuadait. C’était une collègue de Stella, Barbara. De temps en temps, au hasard d’un événement, leurs routes se croisaient. Après de brèves présentations et une longue conversation en Flamand, Stella salua sa copine et entra dans la voiture. C’était parti. Le voyage ne laissa pas un grand souvenir à Philippe. Stella lui demanda un premier temps si elle pouvait dormir. A peine Philippe eut autorisé la chose que la biche ferma les paupières sans préavis. Maintenant, il fallait à notre ami, veiller à ne pas en faire autant. Elle habitait Woluwé Saint-Pierre. Il ne la réveillerait qu’aux environs de Louvain. Cependant, le fait qu’elle soit à ses côtés le remplissait de bien être. De temps en temps, dans les ralentissements, il la regardait dormir et la caressait…du bout des doigts. C’est quand ils arrivèrent aux alentours de Bruxelles qu’il compris que les choses ne se présenteraient peut-être pas comme il l’avait imaginé. Philippe souhaitait passer la nuit avec elle bien sûre. Quant à Stella, elle avait prévu recevoir son petit copain d’alors. Il fallu à Philippe toute la diplomatie et sa conviction pour lui faire comprendre. Elle ne pouvait pas lui faire ça ! Il ne pouvait pas la quitter comme ça ! Il l’adorait. Et, avait besoin une dernière fois de ressentir son corps et le sien ne faisant qu’un. Depuis la veille en lisant son petit mot, il était suspendu à ce moment. Celui lui donnant l’occasion, que cela ce réalise à nouveau. Elle fini par appeler son « permanent du moment » pour lui annoncer que trop fatiguée, elle restait à Spa pour la nuit. Ouf !

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Saga Racing Team Tome UN Chapitre 17: Une semaine à Francorchamps.

Message  philbaetz le Sam 24 Sep - 21:57

Onzième partie et dernière. Je crois que pour le livre, je partagerai ce chapitre en plusieurs parties

Ils arrivèrent devant l’endroit où habitait Stella. Après s’être garés facilement, la période estivale libérant pas mal d’emplacements, ils prirent leurs bagages et arrivèrent devant l’entrée de l’immeuble. Philippe chercha sur les boites à lettres jusqu'à ce qu’il trouva Mademoiselle Estelle Randirhanarisson. Ils prirent ensuite l’ascenseur et montèrent au quatrième étage. C’était un studio assez spacieux. Le séjour était séparé de la kitchenette par un muret d’un mètre vingt environ. Celui-ci un peu à l’image des comptoirs de bar servait de table. Un canapé convertible meublait l’essentiel de l’espace de séjour. Sur le mur étaient accrochés des posters d’homme plutôt gâtés par dame nature. En plus de placards, un débarras séparait cette pièce principale du coin toilette avec douche et, WC séparés. Une baie vitrée donnant sur un balcon donnait une vue Est. Après s’être installé, Stella et Philippe se mirent à s’enlacer. Mais l’hôte des lieux regarda son « invité » dans les yeux, tendrement mais…visiblement avec l’envie de s’expliquer avec lui.

-« Dis moi Philippe, qu’est-ce que tu attends de notre relation ? Tu seyes je te trouve adorââable. Et tu me laisseras un souvenir trrrrès agréable. Mais moi, j’aime beaucoup les hommes et en général eux aussi. Tu vois tous ces posters de mecs ?! J’ai la chance d’avoir un physique qui me permet d’en profitey toi compris. Et, je peux dire je ne me gênereye pas tant que ça sera possible. Je peux rester des semaines sans faire l’amour. Mais si je passe une semaine avec quatre mecs qui ont envie de moi, ils m’auront. Si ils me plaisent. Je veux être claire avec toi. J’ai pu vivre des choses fabuleuses avec des hommes d’expérience. Il y a huit mois, un homme marié m’a ameneye à Saint Barthélemy. C’était un moment paradisiaque et de plus, il avait une expérience en amour que je n’oublierai jamais. Ce n’est pas pour te critiquer. Mais je me suis bien rendu compte que tu manquais d’expérience .J’ai vu aussi que tu aimeyes ça. Je crois que tu as des dispositions. Mais ces choses là s’apprennent. Lui savait….tellement de choses. C’est normal que ‘’tu connaisses pas’’. J’ai connu des garçons de vingt ans avec plus d’expérience que toi. Et ils ne m’ont pas fait autant de bien que toi. Mais, moi j’ai connu mieux alors, je rechercherai à revivre ces moments. Tu eyes un grand sensible. Si tu t’attaches à moi, ça te fera souffrir. Et toi, je t’adooore, et je ne veux pas te faire souffrir. Je comprends que tu veuilles refaire l’amour avec moi. Ça me fait plaisir d’avance de savoir que l’on va remettre ça. Tu peuyes me croire. Mais il ne faut pas que l’on s’attache car nous allons souffrir tous les deux. »
Elle lui disait tout cela avec beaucoup de tendresse. Elle tenait sa tête contre la sienne en lui murmurant tous ces mots à l’oreille.
Philippe, assez ému, se mit à répondre à son tour.

«Ne t’en fais pas, j’ai compris que nous ne nous verrons peut-être plus. Et tu peux être certaine que je ne chercherai pas à t’ennuyer. Même en sachant où tu habites. Mais je n’avais jamais vécu cela avant toi. C’était tellement ce que je souhaitais en ressentir. Tu sais pour l’expérience, je n’ai pas beaucoup de succès avec les filles. Et depuis longtemps, ça a toujours été comme cela. Et puis je sais….. que tu recherches le prince charmant. Et… tu as toutes les qualités pour le séduire. »

Stella eut l’air surprise puis, se ravisa

-« C’est d’autant plus vraye que je le tiens dans mes bras en ce moment. Alors comme ça, mon « Phlich’que »petit Philippe en Bruxellois, n’a pas de succès avec les filles. Mais…si tu te débrouilles comme tu l’as feye avec moi, ça ne m’étonne pas. Tu as eu chaud mon bonhomme. Car l’autre soir en boite, l’Allemand a bien failli partir avec moi. Mais c’est quand je t’ai vu, tu étais tellement malheureux que j’ai décideye que je ne pouvais pas te laisser comme ça. Mais si il ne m’avais pas « chauffée », je ne t’aurai sans doute rien demandeye dans la voiture. Alors, tu peux le remercier. Moi aussi je le remercie. Car comme ça, j’aurai passé des moments délicieux avec toi. Tu m’as tellement attendri à prendre des risques pour m’emmener à Spa. J’ai deviné à ce moment là que j’avais une perrrrle rare .Mais je peuye te dire que si tu avais pris les devants, tu aurais certainement moins souffert avant que cela ne nous arrive. Nous aurions pu flirter dès la pizzeria. J’étais à toi au moment où j’ai accepté de sortir en ville. »

Philippe était flatté. Sans doute voulait-elle l'attendrir pour mieux faire passer la pilule de l'amour éphémère. Mais c'était quand même bon à entendre.

-«Ben....si la seul chose que je puisse obtenir de ta personne c’est la souffrance de ton absence, alors je prend. Je préfère un souvenir lumineux qu'un présent triste.''

Ces mots touchèrent terriblement Stella. Ils avaient été dits avec tellement de sincérité, de chaleur. Automatiquement s’en suivit une étreinte d’une rare intensité, comme un spasme affectif. Il y avait presque de la violence dans cet afflux de douceur. Ils se serraient s’embrassaient se caressaient avec une telle intensité. Un peu comme si l’un des deux corps allait sous peu être soustrait à la vie. Cette étreinte ressemblait à celle du condamné. L’étreinte du désespoir arrachant de l’affection et de la tendresse au temps avant que celui-ci ne fasse place au chaos, au vide, au froid, à l’éternité au sein de l’âme, du cœur, et du corps de l’un des deux êtres. Philippe mettait tellement de passion dans son étreinte que Stella en fut étourdie. Elle avait l’impression que trois amants au moins la caressaient. Bien sûre, cette passion fit place à l’échange corporel. Leur corps embrayèrent aux douces effusions une sensualité débridée. Tout au long de cette soirée se prolongea cette relation à deux vitesses. Jusqu’à un moment où, d’épuisement, Philippe senti son corps fléchir. Sa vision se brouilla, sa conscience s’estompa. Il tomba d’un coup sur ce lit vidé, dévitalisé. Sa compagne à peine moins atteinte tenta héroïquement d’installer son amant de manière plus confortable avant, de s’affaler à son tour contre lui. Ils dormirent jusqu’à dix heures le lendemain.

Lundi dix heures trente

Un peu comme si l’Eden avait accompagné les deux amants jusqu’à leur réveil. Le soleil éblouissait le retour conscient des esprits embrumés de souvenirs. C’était une belle journée qui s’annonçait. Elle commençait comme un rêve mais, comment trouver une harmonie digne de succéder à ce qui venait d’être vécu. Philippe sentait soudain peser cette dure réalité. Son estomac se resserrait de nouveau. Cette angoisse n’était pas là comme la peur de l’inconnu. Au contraire c’était la certitude. Celle du vide qui s’annonçait. Celle d’un corps qui désormais allait être absent. Un corps qui allait manquer. Mais….un corps qui avait tellement existé. Stella qui s’était déjà levée depuis un moment rentrait avec des croissants et autres viennoiseries. Son regard était tellement lumineux en le regardant. Aucun dossier de presse complaisant n’aurait pu donner à Philippe autant de fierté. Il s’en sentait grandi. Elle prit aussitôt la parole.
-« Mon trrrrésor, tu vas pouvoir profiteye de la bonne nourriture avant de partir pour l’Angleterre. Tu vas mangeye à la Française. Ouf, je croyais que mon boulanger serait fermé mais non. Lui, c’est un spécialiste de pâtisseries Françaises. Alors, si tu aimes les croissants, tu vas être servi. »
Mais Philippe avait à peine faim. Il sentait le compte à rebours, impitoyable sablier, en train de vider la substance de son bonheur aussi sûrement que le sable filait du haut vers le bas. Il ne voulait pas montrer sa tristesse mais Stella la devinait. D’autant, qu’elle aussi en ressentait. Mais cette fille n’avait visiblement pas qu’un cul éblouissant comme qualité. Elle savait en son âme et conscience que prolongé, ce moment se transformerait en une routine dépourvue de passion. Et, elle ne voulait pas se reconnaître dans ce schéma. Ni celui qui ce week end de fin juillet, avait torpillé son cœur et dissipé son esprit et même, un peu ébloui. C’était un petit pilote, mais le premier et surtout, elle ne le savait pas encore, ce serait le seul. Alors, elle feint un moment d’ignorer la peine de son invité. Ils arrivèrent à manger à peu près normalement. Ces croissants étaient délicieux. Pourquoi fallait-il que quoi qu’il arrive, il y ait toujours quelque chose de préoccupant ou comme à présent de triste, pour venir ternir un moment de jouissance.
Philippe demanda à voix à peine audible.

-« Qu’est-ce que tu vas faire le mois qui vient ? »
Stella hésita puis répondit
-« Je crois que mon pèrrre nous emmène, ma mèrrre et moi à Colombo, au Sri Lanka, où il à de la famille. Et puis j’ai une semaine à Orange au festival avec une troupe de Bruûûges. »
Philippe tenta…
-« Parce qu’autrement, si tu ne faisais rien de spécial, tu pourrais me rejoindre là-bas. Ce serait bien que l’on ait au moins un été ensemble non ? »
Stella infirma cette hypothèse
-« Philippe, mon Phlich’que, il faut que tu te fasses une raison. Nous deux l’espace de ce week end, ça a été tout, vraiment tout. Tout…..sauf long. C’est mieuye pour nous deux crois-moi''
Philippe en détresse.
« Oh….je comprend, mais je dois admettre que ça me fait déjà mal rien que d’y penser. C’est pas juste. J’ai tellement attendu ce moment. Au fil des jours, je vais avoir du mal à penser que j’ai vécu autre chose qu’un rêve. Je peux encore rester quelques heures avec toi ? Je t’en prie, ça me fait trop mal. Je t’aime……je t’aime Estelle.

Stella protesta.

-« Non Stella ! Je préfère que l’on m’appelle Stella. Tu peux resteye jusqu’en début d’après midi. Après, il faut que j’aille voir à une de mes agences pour voir si je suis disponible pour l’Inde. Et après je veye voir mes parents. »

Philippe se dit que c’était toujours ça de pris et il blottis sa maîtresse contre lui. Il voulait prolonger ces instants de douceur le plus longtemps possible. Il lui demanda des photos et un peu de son parfum, puis…osa demander un ….sous-vêtement. Ce à quoi Stella répondit.

-« Parce que ce n’est pas la mienne, la culotte que tu as dans la poche de ta veste ? »
Sans sourciller, Philippe répondit.

-« Tu sais, je vais avoir besoin de t’imaginer dans toutes les possibilités pour tenter d’épancher ma soif de toi. Alors ton odeur, le son de ta voix, des photos, l’odeur de ton corps, il n’y aura rien de trop crois-moi. »
Stella ouvrit une armoire et en sorti une pile et lui demanda laquelle il désirait. En contre jour entre la fenêtre et le canapé, Philippe devinait sous sa jupe gitane légère et transparente, les jambes élancées de son hôtesse. Et il répondit.
-« Celle que tu as sur toi !. »
Ce à quoi Stella rétorqua le sourire coquin.
-« Hé bien dans ce cas, vient la chercheye. »
Philippe ne se fit pas prier. Il vint face à elle et retroussa sa jupe tout en parcourant ses cuisses avec la paume de ses mains. Mais au lieu d’enlever ce mince lambeau de tissus blanc, ses doigts caressaient au travers de celui-ci l’intime condition de sa muse, déjà aux abois. Il s’agenouilla ensuite et repris le parcourt de ces cuisses baisant chaque centimètres de celle-ci. Ces baisers devinrent plus intenses en remontant. Là où une source de bonheur indescriptible l’inondait de joie depuis deux jours. Embrassant l’entre aux mille merveilles avec la passion de la dévotion, le fleuve du désir libéra alors ses ondes. Très vite, les corps parlèrent de nouveau. Arrachant ce bout de tissus tant convoité par les dents, la proie s’offrit sans résistance aux assauts de son hussard. Ils s’aimèrent jusqu’à l’heure fatidique. Puis, ils durent se séparer. L’énergie dépensée les empêcha de s’étreindre aussi fort que l’instant solennel l’exigeait. Philippe ne pu rien dire. La gorge serrée. Avec le rouge à lèvre framboise qu’elle lui laissa également, il alla en secret écrire sur le miroir de la salle d’eau : « J’aurai voulu mourir en toi ! » et parti. Combien de jour de mois ou d’année il garderait en mémoire le goût de ce dernier baisé? Il ne le savait! Est-ce qu'il reverrait Stella? Il l'ignorait!
Lundi 14heures 30
Il arrivait à Bois Seigneur Isaac à la minute près, une semaine après qu’il en fut parti. Une semaine qu’il garderait en mémoire toute sa vie tant les événements sous différentes formes le bousculèrent. Il avait fait un truc dans son business comme on dit. Et en plus il avait connu l’amour sous la forme qu’il souhaitait et qu’il attendait depuis pas mal de temps. Mais, cela était déjà fini. Si il pouvait dire oui à la question « est-ce que je connaîtrai un jour ce genre d’émotion ?" Son petit doigt semblait lui dire : ‘’Cela risque de continuer à être rare.’’ Décidément, c’est fou ce qu’une semaine à Francorchamps pouvait vous vieillir.




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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Sam 24 Sep - 22:02

Voilà pour ce chapitre 17. J'attend votre avis. Peut-être ne trouvez vous pas heureux le fait que l'on ne reste pas forcément dans le contexte unique de la course. Mais bon. Je suis en train de ré-écrire ce premier tome en plus restreint. Et j'ai déjà ré écris une histoire inédite suite à Berezina. Si ça vous dit, j'e posterai ensuite.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 8:14

philbaetz a écrit:Voilà pour ce chapitre 17. J'attend votre avis. Peut-être ne trouvez vous pas heureux le fait que l'on ne reste pas forcément dans le contexte unique de la course. Mais bon. Je suis en train de ré-écrire ce premier tome en plus restreint. Et j'ai déjà ré écris une histoire inédite suite à Berezina. Si ça vous dit, j'e posterai ensuite.
J'ai un peu de retard...désolé...

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 8:21

philbaetz a écrit:Cinquième partie du chapitre 17
Impecc' !

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 8:26

philbaetz a écrit:Une semaine à Francorchamps sixième partie
Je trouve que sortir du cadre strictement "course auto" , donne de l'humanité et puis, tu décris la vie !

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 8:33

philbaetz a écrit:Septième partie les p'ti loups. Pour vomir, il y a des sacs plastique à l'entrée.
Sur ce Philippe repris :
Ben ouais...la vie !

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 8:37

philbaetz a écrit:Huitième partie

Samedi 09 heures.
On sent la pression monter avant l'évènement.... bounce

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 8:43

philbaetz a écrit:Neuvième partie
Samedi 16 heures.
Nickel ! Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 8:46

philbaetz a écrit:Dixième partie

Dimanche 14h00
Rien à dire, c'est toujours

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 8:52

philbaetz a écrit:Onzième partie et dernière. Je crois que pour le livre, je partagerai ce chapitre en plusieurs parties
La suite, la suite !...Cool Wink bounce

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