Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 25 Juin - 16:41

philbaetz a écrit:Qui l’eu cru ! Un dyslexique qui écrit dans un journal.     [/i] [/b]

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 25 Juin - 16:45

philbaetz a écrit:Zwelteg fin mai

Son vélo dévia légèrement vers la gauche de la route en se retournant….Pour comprendre, en voyant ce qui arrivait, qu’il ne maîtrisait plus son destin.  
     

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 25 Juin - 16:47

philbaetz a écrit:Le week-end suivant Le Mans, ce serait relâche.
     

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 25 Juin - 16:58

philbaetz a écrit:Mercredi 21H18 :

Je reprends la piste. C’est la guerre ouverte à présent.
Que de détails, c'est super, on s'y croirait !

Bon, quelques fautes d'orthographe, mais rien de grave Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 25 Juin - 17:05

philbaetz a écrit:Samedi 12H09 :


Elle a l’air d’avoir un emploi du temps aussi rempli que son tee shirt. Dommage !

Toujours aussi bien et celle-là, je la ressortirai !

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 25 Juin - 17:10

philbaetz a écrit:04H01

Sauvé !
[size=18]Et puis, l’horreur !  
 
La suite, la suite !! bounce

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 25 Juin - 17:17

philbaetz a écrit:04H20.
Et Monique de répondre :« Qui ça il ? Qui est mort ? Y a personne de mort à ce que je sache !?»


Au fait, il n'y a pas de "s" à la fin de "Arnage" Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 25 Juin - 17:25

philbaetz a écrit:Dimanche 10H45 : Et promis, j’effectuerai le temps de roulage supplémentaire manquant après le double relais pour finir la distance. Ce devrait être cinq ou six tours.
Ouais et ben c'est toujours aussi prenant ton récit ! Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 26 Juin - 17:53

Si, y a un esse à Arnage. On appelle ça le Esse d'Arnage. What a Face J'assume les fautes car pour l'instant, je n'ai pas de correcteur, je veux dire de personne qui me relirait. J'en suis néanmoins confus. Et mon correcteur Word à tendance à perdre les pédales. Parfois, il crée des fautes. Problème de logique sans doute. Cela dit, chaque fois que je relis, j'en trouve. Sans oublier le fait que j'ai toujours été limité en orthographe.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 26 Juin - 17:55

BRUNO935K3 a écrit:
philbaetz a écrit:Qui l’eu cru ! Un dyslexique qui écrit dans un journal.     [/i] [/b]

Et le pire, c'est que c'est vrai! pale
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 26 Juin - 17:56

En tout cas, je suis très content que ça te plaise Bruno. Je poste la suite directe.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 26 Juin - 18:07

Dimanche 11H25 : Assise à la terrasse de la Source, Maman Baetz transi comme jamais. Elle est déçue que son fils n’ait pas gagné devant elle. Pour une fois qu’elle vient le voir. C’est la première. Mais du moment qu’il va bien…. Qu’il ne s’est pas une fois de plus fait mal. C’est le principal. Depuis ce matin, elle se rend compte combien sa répulsion pour ce sport, était justifiée. Ces monstres que son fils conduit désormais ?!
Tétanisée lorsqu’elle les a vu évoluer tôt ce matin pour les derniers essais libres, les vibrations du sol, les vitesses, le bruit.
Les Jaguars lui font peur avec leur V12 félins à souhait.
Et les bruits au loin. On perçoit toute la dimension dramatique, la lourdeur de l’atmosphère qui entoure l’évènement en devenir. Le bruit de l’autre côté de la vallée ou de temps en temps les soufflets de rail (partie interrompue de rail pour permettre de ranger et protéger une voiture en panne)  laisse alors le bruit contenu, émerger un bref instant, trahissant la vitesse. Et puis cette descente vertigineuse vers le Raidillon ! Quel vertige ! Les hélicoptères et leurs vols incessants, le bruit sourd des palles mêlé à celui des voitures, donne une sensation de guerre imminente.
Mon dieu ! Ça y est je viens de le voir passer avec la 38.
Ces voitures sont si frêles. Les autres on un toit et le la carrosserie autour. Celles-là ressemblent à des fuseaux multicolores.
Qu’est-ce qui lui a pris d’être pilote de course. Il est si distrait, tellement perfectible.
N’aurait-il pas pu être le sosie de Claude François ?!
Pourquoi n’est-il pas blond ? Pourquoi chante-t-il si mal ?
Et son père ? Où est-ce qu’il est son père. Pourquoi lui a-t-il mis cette passion dans la tête ?


Dimanche 11H30.
Ça y, est ? Il va nous lâcher le gars ? C’est un embrayage que j’ai, pas un toaster ! Bon ok ça part ! Ça part dans tous les sens. Houlàààà ! Preuls et Van Texder n’iront pas aux Bahamas ensemble. Ce n’est pas son année à Preuls. Après moi, c’est le Batave qui le charrie. Van Brouwer et Lestoffer en tête, Preuls Muardzec, Koltz, Van Texder et ‘’Mezigues’’.  Derrière ça cartonne du côté de Malmédy. Aller! Rivage, Pouhon, Fagnes, Stavelot les deux Carrière à fond. C’est fin ! File Indienne et débordement aux freinages. Ce sera comme ça pendant quarante minutes. Tout est ok après ce premier tour. J’attaque Koltz. Il s’est fait enrhumé par Van Texder. Ça passe à Combe sans l’ombre d’une hésitation. Le Néerlandais a pris quelques longueurs. Je m’applique. Mais  cinq tours plus tard, c’est celui de mon futur équipier au 1000Km, le Polonais de Verviers que je talonne. Le Néerlandais tente de recoller à Preuls. Je ne peux que le suivre, et pas de près. Notre avantage du printemps s’amenuise. On a certainement encore la meilleure voiture chez Stinz. Mais, y pas intérêt à mollir.  Mon absence n’a en rien aidé. On n’aurait pas été trop de deux, la tête dans le guidon, pour garder la main en cette fin d’été. Devant, Lestoffer a semble-t-il pris la tête. Preuls résiste aux assauts de Van Texder. Plusieurs virages et plusieurs tours de suite. Ils se gênent. Je recolle. Devant, Van Brouwer a re-dépassé mon équipier. Je repars de la Source le nez dans le derrière du Néerlandais. Il fait de même avec l’Autrichien. Nous prenons ainsi le Raidillon. Je n’en peux plus. Je dois déborder Van Texder. Il ne me voit pas. Alors qu’il décide de faire la même chose avec Preuls, du même côté juste avant le freinage des Combes. Pour l’éviter, j’empiète sur le bas côté. Mais, je tente de maintenir ma manœuvre de dépassement, En essayant de reprendre la bande de bitume. Alors qu’il me tasse. Nous sommes a ce moment trois de front. Preuls ne veut une fois de plus rien laisser à Van Texder. Celui-ci escalade mes roues avant de rebondir à cheval sur le cockpit de Preuls. Il le pousse par inertie en chasse neige. Avant que la Reynard ne parte dans une série de tonneau pour s’arrêter dans les filets de sécurité. Preuls lui, va cogner le rail à gauche et part dans une série de toupie, éclatant sa coque. Ce n’est qu’une boite sans roue et, sans moteur qui contient son corps inerte. Quant à moi, trop content de m’y remettre sans doute,  ma suspension avant gauche s’est affaissée. Et la roue avant droite s’est bloquée. Je reprend moi aussi un petit coup de rail à droite de trois quart avant.  Et de m’exclamer : ‘’Bon dieu ma mère ! Je vais la tuer !?’’
La voiture s’infiltre entre deux hauteurs de rail. Jusqu’au moment où un montant vient stopper mon intrusion dans ce piège mortel. Heureusement, seul le triangle était concerné et céda, expédiant votre serviteur, le châssis et la seule roue arrière droite sur le milieu de la piste au niveau de ce virage à droite. Pour ensuite être percuté par un tiers. Achevant de bousiller cette Craft qu’on ne reverra plus. Trop c’est trop ! J’en veux plus ! Ce ‘’con’’ de Van Texder est à trois mètres du sol, la voiture prise dans les filets, telle une Tanche captive.
En fait il ne reste là aussi que la coque.

‘’Attends qu’il descende de là!’’  Me dis-je.

''Preuls ressort groggy avec l’aide des secouristes. On va de ce pas régler son compte à notre agresseur. Mais non ! Tout me revient en tête. J’ai un peu trop insisté.  Il a un peu trop résisté. On est en vie. Lestoffer abandonne sur bris de boite de vitesse, Koltz aussi qui sort à Stavelot.  Van Brouwer l’emporte devant Muardzec et Stoeffeld l’équipier de Preuls.
Et puis merde ! On ne va pas rajouter de la violence. J’entends murmurer d’un commissaire qu’un accident mortel a eu lieu de l’autre côté du circuit. Un des nôtres n’est plus !? Si c’est pas violent ça ?! Qu’est-ce qu’on fout là ?''

''Je suis penaud ! Quand ma mère va l’apprendre ? Inconfortable ! Pourvu qu’elle ne vienne plus. Au fil de notre remontée du circuit, fausse alerte. Que des hématomes comme moi d’ailleurs…et mes potes d’infortune. Wezmayer, le bosse de chez Stinz est vert. Pas une voiture à l’arrivée. Une seconde F3 de détruite. Je ne pense pas qu’il récidivera dans cette catégorie l’an prochain. On lui a coûté très cher. Et les victoires du début de saison semblent bien loin à présent, sur ce champ de la Berezina, ce Waterloo  en terre Ardennaise. Avec quel argent va-t-il reconstruire une voiture. On a bien une coque de réserve. Mais du temps et des pièces principales, pas dit ! Il a revendu la Ralt que pilotait Lestoffer en début de saison. Le surcoût est hors de portée pour mes finances. Il me faudrait vingt mille £ivres pour cette dépense. Il m’en reste neuf mille avec les fonds de tiroir, les cinq mille de  la prime que m’a payé Brighton, pour la fin de mon contrat du programme du Mans et, les trois restant de celle payée par Brown le patron du Rainbow pour les ‘’1000KM’’ à venir. Je suis, et c’est un miracle toujours en tête du championnat ex aequo avec Van Texder. Il reste trois courses. Diepholz,Nürburgring, et Hockenheim. Nous restons quatre pour le titre. Je crois que le Hollandais volant n’a plus de quoi poursuivre sa saison. Preuls s’essouffle lui aussi.  Ce devrait être jouable. Il faut que je voie Willy. Nous nous parlons sous l’auvent de la Ryù Cup. D’abord sur ce qu’il compte faire concernant mon affaire contre le Diodon. Ensuite je lui explique mes soucis financiers. Il m’annonce que sans le titre F3, mes sponsors me lâchent l’an prochain. Et bien sûr, pas de rallonge pour cette année. Donc, onze mille £ivre à trouver. Une idée me vient, je suis pratiquement certain d’être titré en Ryù Cup. Avec à la clé, un peu plus que la somme manquante. Je pourrai convaincre ma banque de me prêter la somme ?! En attendant, je déjeune avec mes parents sous l’auvent Stinz. J’évite de manger autant que je le voudrai. Car mieux vaut éviter de me charger. L’avantage par rapport à l’an passé,  je suis principalement en Allemagne. Du coup j’ai moins d’interview à donner. A l’exception d’Anne qui vient me sonder en cette fin d’été.''


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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Lun 27 Juin - 22:09

12H30 sous le chapiteau de La Ryù Cup:

Je lui propose d’aller prendre un verre au Club House, ce qu’elle accepte avec enthousiasme. Elle est assez effarée par ces tranches de vie que je lui expose depuis son interview même lieu même date un an plus tôt.

Anne: ''Et depuis le temps qu’on se connaît. On pourrait se tutoyer à présent. Tu en penses quoi ?''

Phil: ''Aucun problème Anne !  Cela dit, il y a un an  je n’aurai pas parié une bière pour ce regain d’intérêt.''

Anne:‘’Cette fois là, j’ai senti ta sincérité à fleur de peau. Ça m’a touché un peu. J’ai vu l’évolution. J’ai eu vent des conditions, de l’audace, et du résultat si proche, si grand. En juin, j’étais vraiment sous le charme d’un homme en pleine maîtrise de son sujet. J’ai vécu de pas très loin ce drame où tout s’écroule. Et où seule la vie reste à sauver. Et je te vois là, en quête de victoire sans concession. Comme si rien ne s’était passé.  J’admire ! Oui, j’admire ! Tu me disais penser ne pas être dans la même dimension qu’Inès désormais. Tu te trompes. Il y a une noblesse dans ton sport. Et tu es de ton sport !’’

Phil: ‘’Comme si rien ne s’était passé…. Tellement raccourci comme idée. Je te l’assure, je croyais être perdu. J’avais peur d’avoir peur. Je n’ai retrouvé l’entièreté de mes forces que pour ce week-end. Et comme je n’ai pas pu faire les vingt quatre heures de Francorchamps, mes sponsors menacent de me lâcher si je ne suis pas titré en F3 cette année. Je n’ai pas assez d’argent pour continuer. J’ai bien failli me tuer tout à l’heure là-bas au bout de la ligne droite. Mon équipe ne dispose pas d’assez de moyen pour reconstruire une voiture. Tu sais, la première fois que tu m’as interviewé. La veille j’avais décidé d’arrêter. Une semaine plus tôt mon ami s’était fait décapiter devant moi lors d’un accident auquel j’étais mêlé. J’ai bu pour pouvoir dormir certaines nuits depuis trois ans. J’ai parfois bu lorsque qu’une course sentait le drame pour me donner du courage et de la pêche. La semaine qui a suivi ce drame j’ai même fumé du canabis. J’en fume encore parfois. J’ai couché avec la copine de mon manager qui me fait la gueule depuis. Je couche toujours avec d’ailleurs. Et là si tu veux savoir, j’ai envie d’aller voir les parents de cet ami que j’ai fui lors de ce drame. Je les vois encore inquiets au bord de la piste attendant le retour de leur fils. Et moi, dans l’enceinte spectateur, sachant tout de ce qui les attendait, me cachant de leur regard. Il me faut les revoir. J’ai peur pour ma mère et mon père. J’ai peur qu’ils vivent ou pressentent ce genre d’horreur. Mais j’ai encore plus peur d’arrêter…..ou de devoir le faire. De grâce, ne t’avise jamais de les interviewer. Et, encore moins de leur répéter ce que je viens de te dire. C’est de la confidence de deux personnes qui se tutoient. Je ne te l’ai jamais dis Anne. Mais tu es magnifique. J’aime cette espèce de mystère dans l’expression de ton visage. Et puis cette grâce naturelle. J’en suis troublé.  Là aussi, j’ai cette impression de dimension. Je te regarde toujours comme cette grande journaliste hyper cultivée. Mais je n’ai aucun problème pour t’envisager autrement. Je serai même prêt à te manquer de respect dans un endroit aussi sordide que possible. J’ai souvent  soupçonné que tu devais avoir plus qu’un lien professionnel avec  Gerber(le rédacteur en chef du magazine Totality).

Anne: Hé bien ! Toi quand on se tutoie, tu ne fais pas les choses à moitié !  Me manquer de respect ?! Qu’est-ce que tu entends par là ?

Phil……Que j’ai envie de te sauter ma jolie !

…….Quoi ?

Phil: ''Comment tu veux dire !''

Anne: ''Tu es quelqu’un de direct. Je ne m’attendais pas à ça !''

Phil: ''Moi non plus. Mais depuis le Mans, quand je te parle, j’ai une érection. Je ne m’attendais pas à décoller dans la forêt non plus. Mais il a bien fallu que j’atterrisse. Je pense qu’ l’atterrissage serait plus agréable si on décollait ensemble. Je ne suis pas possessif. Quoique…avec quelqu’un comme toi, c’est possible que je vive le partage comme une compétition où certains soirs ressembleraient à une défaite, une dégradation, un déclin.''

Anne: tentant de changer de sujet: ''Combien de temps comptes tu aller…et où au fait ?''

Phil: ''Dans le Beaujolais. Je pensais faire les vendanges avec eux. Maxime s’apprêtait à les faire en famille dès le surlendemain. Comment tu le ferais à ma place. Je veux dire pour les joindre.''

Anne: ''Houlà ! Ça c’est délicat ! Peux tu leur écrire ? Je peux t’aider à formuler ta lettre.''

Phil: ''Tu serais prête à partir av…''

Anne: ''Oui !''  Rentrons ensemble ce soir ! Oh zut ! Je dois boucler pour dix sept heures. Et j’ai deux autres articles pour ma rubrique à terminer. Rejoins moi !?

Phil: ''Ok ! Je ferai comme ça. Mais…..je ne sais même pas où tu habites.''

Anne: ''Tiens, c’est mon adresse à Uccle ! J’y serai à partir de 19H00.''

On s’est quitté comme ça. J’en fus étourdi sur le coup ! Je ne pensais pas une seconde que je lui dirai tout cela... Ni que ça nous mènerait chez elle pour la nuit. Il fallait que je reprenne mes esprits. La course m’attendait, même si je ne devais conduire que vers 16H00. Elle méritait et nécessitait toute ma concentration. Cela dit, et contre toute attente, j’allais encore avoir de l’occupation. D’abord Micki Davis, un pilote de tourisme spécial qui s’était fait avoir par Bob Reynart en début d’été. Il l’avait laissé tomber pour prendre en court de saison un client avec un gros budget. Mais en plus, il lui avait promis l’an passé, au cours de l’été, de me laisser pour mieux s’occuper de sa voiture. Je lui ai donc pris ses coordonnées afin de les transmettre à mon ami Maître Dewael, ancien copain de classe primaire.  
Ensuite l’autre grosse surprise, la vente de ma Porsche. Un Britannique m’a proposé un protocole de vente en bonne et due forme. Je n’en revenais pas. Pour un million deux cent mille francs Belge….. en espèce !


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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Lun 27 Juin - 22:39

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Berezina Chapitre 16 toujours

Message  philbaetz le Lun 27 Juin - 23:10

Les bonnes choses s’arrêtèrent nette une fois dépossédé de cet engin !  La course également !
Je ne participerai pas au 1000 KM de Spa !

Un drame ! Sans espoir qu’il ne soit qu’une rumeur cette fois.

De nouveau, mon estomac se serra comme un torchon qu’on étreind. Cette fragilité de la vie, cette mort spectacle qui m’indisposait tant, de nouveau présente, oppressante, ô combien dérangeante pour ma logique. J’ai chargé mes combinaisons, et mon seul nouveau casque blanc, (pas eu le temps de le faire peindre), dans la Sora en partance pour Aix La Chapelle chez Stinz Autosport. Si bien que je pu tenir à l’arrière de l’Opel des parents. Comme à l’époque des dimanche en balade de ma tendre enfance. Sauf que là, je me sentais un peu à l’étroit, avec ce sac dans lequel une valise pleine de billets de banque remplaçant mes combinaisons et autres sous-vêtement ignifugés. L’équipe s’occuperait de les laver. Pourvue qu’elle était d’une machine prévue spécialement pour le lavage de ce type de vêtements. Je ne fus guère prolixe lors de ce retour. Mes parents savaient. Ça les dérangeait autant que moi. Je leur fis juste comprendre l’évidence bien plus marquée, des risques encourus sur le chemin du retour. Ce devenait une obsession. Et ceci, au vu des évènements qui avaient émaillé cet été pourri, dans tout les sens du terme. Car ce n’était pas le premier accident mortel de la saison. Et mes flirts plus que poussés avec la mort, à trois reprises et, ce matin encore, augmentaient cette nécessité d’assumer et de partager une douleur encore profonde pour moi, et indélébile pour les parents, la sœur, et sans doute l’ex fiancée de Maxime. Conjurer ce sort qui, de répétition infernale en guise d’injonction, me projetaient vers une confrontation risquant d’entamer plus encore ma sérénité. …..ou la retrouver.


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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Mar 28 Juin - 22:47

20H15 :
J’arrivais enfin rue Langeveld devant une maison particulière plutôt cossue avec, garée dans l’allée du garage, l’Autobianchi d’Anne laissant largement la place d’y glisser ma vielle 504 break.
‘’Désolée pour l’endroit sordide, c’est tout ce que j’ai à te proposer. C’est la maison de mes parents. Ils passent six mois par ans en Espagne même plus. On a aménagé le second étage en appartement que j’occupe. Sinon, j’ai un studio à Bandol.  Ça me rapproche d’eux l’été.  

Phil: ''Oui, il vaut mieux que tu marques un temps de repos. Car avec ton ‘’pot de Yaourt’’, ce n’est pas évident.
Anne: C’est Mathieu qui nous y conduit. Son Range est plus que confortable. Je n’irai pas en Porsche si tu veux mon avis.
Phil:Ne t’inquiètes pas. Je ne la possède plus. Je l’ai revendue tout à l’heure. Il m’a payé en espèce. J’en reviens pas !
Anne:''C’est pour ça que tu as ton vieux tacot ?!''
[/b
]
Phil:"Hé oui!''
[b]Anne:Je suppose que tu n’as rien d’autre à dire ?!


Silence…… ?
Phil:…… que dire ? C’est infernal ! On se croirait au milieu des années soixante….. Quand ils tombaient comme des mouches. Ça renforce encore plus l’idée d’aller chez les parents de….
….Maxime ?!

Phil… Oui ! J’ai conscience que c’est plus dangereux pour moi que de courir à Spa dans les années cinquante. …. J’ai envie de toi……. J’ai envie de toi !

Anne: ''Comme ça ?''
Phil:''J’ai besoin de t’aimer. Là maintenant. C’est tout ce que je veux faire à présent.
C’est ton seul recours hein ?! Je pourrai être ta grande sœur !?
Phil:''Tu n’as pas trente ans. C’est un peu sur joué  la différence d’âge. J’ai vingt quatre ans.''
Anne:''J’en ai trente deux.''

Phil:Je m’en fou ! Même si tu les faisais ça ne représenterai pas de différence. Je te veux. Mon corps te veut ! Mon âme te veut !
Moi aussi je te veux !

Lui dit-elle d’un long soupir en le prenant dans ses bras. Lui collant sa poitrine contre ce torse qu’elle avait déjà dénudé. Il en fit de même avec ce qui lui servait de vêtement, se rendant compte que son gilet couvrait une nuisette. Elle tomba son Jeans et son pantalon de soie noir glissant le long des ses jambes.

''Nous nous libérâmes de nos dernières retenues."

Anne devinait son besoin de secours. Bien qu’appréciant ce corps au demeurant dans sa meilleure mouture, elle s’attarda en câlins des plus chaleureux qu'il lui rendait. Mais leur corps prirent rapidement le dessus.

''Nous nous possédâmes sans sésames d’aucune prémisse. Le besoin d’en découdre et d’en répéter les échanges semblant guider nos empressements respectifs. Nous intimant cette sensation que nos corps n’avaient été jusque là que deux éléments artificiellement séparés. Je buvais sa ferveur féminine… Quand je ne l’explorais pas de ma virilité tant souhaitée, adulée par se corps que,  jusqu’à il y a peu, je n’osais ne fusse qu’envisager.  Ce bien être nous fut d’un si précieux réconfort. Ni la nuit ni la fatigue ne suffit à neutraliser notre ferveur.''                    (quel talent!)

C’est un matin absolument fièvreux qui nous fit rendre les armes. Vers quinze heures nous reprîmes conscience.

Comment vas-tu cher Monsieur !
Phil:On ne peut mieux ô distinguée créature. Tu fais quoi aujourd’hui ?
Anne:Pas grand-chose. Je dois prendre quelques contactes pour des sujets de fin de semaine et surtout, me libérer pour la semaine qui suit. Et toi
Phil:Moi, je dois téléphoner à mon avocat. J’ai du nouveau pour lui. Un pilote est prêt à confirmer le fait que Diodon avait l’intention de ne plus me suivre. Et, qu’il cherchait de mauvais prétextes pour me larguer et lui consacrer sa structure.

Anne:''Parce que tu as en plus une affaire de justice sur le dos !? Comment tu fais pour gérer tout ça dans ta tête ?''

Phil:Je n'ai juste pas le temps d’y penser en dehors de mes rendez vous avec Patatra.

Anne:Pata quoi ?

Phil:Patrick Dewael, mon avocat. Ancien copain de classe primaire. C’était son surnom. Il s’éclatait toujours la gueule quand il courrait. Donc, Patatra pour Patrick par terre.

''En me regardant le torse de plus près, voyant les traces de griffures sur les épaules le dos les bras, elle s’exclama :

Tu as encore des marques de ton crash du Mans ?!

Phil:Un peu mais pas tout. La plupart, c’est Jasmine qui me les fait.

Anne:''Jasmine ?''

Phil:Oui, la petite amie de Willy. Elle aime les hommes. Elle aime la chaire. Mais au premier degré presque. J’ai l’impression qu’elle me consomme comme un poulet rôti. Quand il ne reste que les os, elle fout tout ça dehors. Encore heureux qu’elle n’aie pas un chien. Sinon je n’en reviendrai pas!

Anne:''Jasmiiiine ! Celle qui peint les voitures de course ?! La copine à Willy ?!
Trop fort ! Et toi ? Tu aimes quand elle te fait ça hein ?! Allez avoues. ''


Phil:Ouais j’aime bien aussi ! C’est ma seule maîtresse régulière. Elle m’use. Là, pendant ma convalescence, j’en arrivait pas à bout. Heureusement qu’elle avait son Javier. Sinon, j’en serai crevé de ses attaques en règle.

Anne:''J’espère que tu n’es pas resté sur ta faim avec moi ?''

Phil:Tu m’as servi comme un Roi. Franchement, c’est un trésor que tu m’as donné. Je ne me pardonnerai pas de t’embarrasser. Mais j’ai  besoin que ça continue. Je ne veux pas être un choix. Juste essayer de pouvoir de donner autant de bien que tu m’en as donné. Je ne me suis jamais senti aussi bien avec quelqu’un que cette nuit.

Anne:C’est agréable à entendre, même plus encore. Je ne pensais pas hier que ça se passerait ainsi. Mais je peux t’assurer que ça me va. Ça me plait. Si tu veux, on fait quelques courses ensemble d’ici une heure. Histoire de se faire un bon petit repas en amoureux.

''J’étais fou de bonheur à la simple idée de faire ensemble nos petites emplettes en amoureux.
Après une nuit torride, je dû, à contre cœur rejoindre la maison des parents pour achever certains travaux et assurer les marchés. Mais aussi, rendez vous avec ma banque afin de négocier pour mon association Phil Baetz Enjoy, le prêt bancaire me permettant de convaincre Wezmayer de reconstruire une Craft avec des pièces de rechange et d’autres neuves si nécessaire.
En même temps, j’y ajoutais mes primes obtenues auprès de Brighton et Brown. Je parti voir mon autre banque pour y laisser une partie de la vente de ma Porsche sur mon compte personnel et, les deux tiers sur celui de ‘’Baetz Invest’’, petite société en nom propre que j’avais monté pour la restauration et la revente de voiture haut de gamme.

Mercredi
Ce fut donc une rude journée. Je parti avec un plateau de chez Paul afin d’aller quérir une épave de Porsche Targa chez son propriétaire, en même temps que j’allais sur Aix La Chapelle pour négocier ma fin de saison avec le Boss.
Ce ne fut pas gagné d’emblée. Surtout que la note fut plus salée que prévu. Qu’importe, avec les quelques rentrées, j’arriverai à boucler l’affaire. D’autant que Stinz ferait un effort également. Les équipes se succèdent sans forcément se ressembler.
C’est complètement revigoré que je rejoignis Anne au soir de cette journée. Malheureusement, elle m’annonça qu’elle ne pouvait se libérer. Mais, elle se fit tellement douce et réconfortante avant notre lâchage, que la pilule passa."

''Je partirai donc seul Jeudi aux aurores avec ma vieille 504 Break.''
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Mer 13 Juil - 21:28

Est-ce que vous voulez que je continue ou ça vous barbe?
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  coyote le Mer 13 Juil - 21:47

philbaetz a écrit:Est-ce que vous voulez que je continue ou ça vous barbe?
ça me barbe,mais continu,de toute manière tu fais ce que tu veux!!
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Mer 13 Juil - 22:27

Non mais, j'veux pas déranger pendant la sieste C'est que les déplacements de vertèbres chez les seniors, study
ça arrive quand y réfléc   ....mais non j'l'ai pô dis!
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Tiens! Un petit rétro avec le chapitre cinq de ce tome deux à présent terminé.

Message  philbaetz le Mer 27 Juil - 22:52

Chapitre 5 Voyage au bout de la terre.
On aurait pu appelé ''une semaine à Estoril mais bon. L'action se passe fin septembre de l'année précédent celle des 24 heures vuci-dessus. première partie donc.
Mardi soir, entrée du circuit d’Estoril.

Après un périple interminable, tout comme les tracasseries administratives, l’accès du circuit pour installer le campement du Paul Wurtz Team était enfin ouvert. L’engagement de Philippe sous le PWT avait été fait à la dernière minute. Malgré les inscriptions en règle, et en dépit du forfait de Philippe avec le team Diodon, l’enceinte du circuit ne leur fut autorisée qu’après de longs palabres.

Phil n’avait jamais autant voyagé que cette année. Les destinations avaient d’abord été en Europe centrale Tchécoslovaquie, Autriche, Allemagne, Italie, Pays bas, Suède, France et pour la première fois, à présent le Portugal. Le voyage avait été éprouvant avec la chaleur et, un camion ne dépassant pas les 90 Km /h. Mais le dépaysement était là. Le pays était vert par rapport à l’Espagne traversée. Et là à deux pas, le grand, le beau, le majestueux océan Atlantique. Une belle étendue de sable blanc marquait la limite occidentale du vieux continent. Un peu plus bas, Lisbonne toute proche. Nos amis, espéraient bien trouver le temps d’aller se tremper dans cette bienfaitrice. Peut-être une fin d’après midi, si Jorg Van Doeren voulait bien les embarquer dans sa Béhem 635 perso. Car le camion était planté là pour six jours. Pour Estoril, la cité balnéaire toute proche, ce ne serait qu’en cas de remise des prix conséquente le dimanche soir.

Mercredi soir

Après trois heures de roulage sur cinq des sept Ryù compétition client, Philippe tournait avec sa Ryù de location. Après avoir validé sur celle-ci les réglages standards, il les approfondit afin d’optimiser la performance. Les modifications opérées le samedi précédent confirmèrent un comportement plus sain. Mais, des vibrations dans la transmission allaient donner à nos amis du travail pour la soirée. Ils durent à contre cœur refuser la proposition de Jorg pour un tour à la plage. La Pélican elle aussi ne marchait pas au mieux. Il faudrait également démonter la boite. Elle montrait les mêmes signes récalcitrants que sa boite de location lors de la dernière course à Francorchamps. Une pierre deux coups, comme de toute façon, il fallait monter d’autres rapports de boite plus courts en vue de Zolder. Le changement sur la Ryù, d’un demi arbre de transmission terminés, des essais sur l’autoroute d’à côté vers minuit, montrèrent que tout était en ordre. Dodo Minuit 30 levé vers 9H00.

Jeudi soir pique-nique sur la plage.

Enfin un peu de réjouissance ! Ce n’était pas trop tôt. Sur cet endroit le plus à l’Ouest de l’Europe, la plage de Guincho, les vagues énormes arrivaient charriant des Surfeurs. Une petite fête improvisée avec Carpini, Van Doeren Lestoffer, et Spencer jusqu’à pas d’heure venait conclure une journée assez chargée. Des essais de dernière minute sur deux des Ryù de compétition client, pour cause de remplacement moteur l’une, et de pont arrière l’autre, s’étaient ajoutés au « coaching » de prise en main des voitures par leur pilote, certains débutant la série. Enfin, Phil pu étalonner les performances de sa voiture par rapport à quelques adversaires déjà présents. Ce fut d’abord décevant. Puis, il se rendit compte que son pneu arrière gauche perdait de la pression. Il passa un autre train, celui réservé pour les essais officiels et la course. Et là, la confiance revint. Il n’insista pas. Il lui fallait économiser ses gommes. Il disposait d’un train et demi. Il devait d’ailleurs veiller à user les deux pneus supplémentaires de manière équivalente. Ceci afin d’éviter un comportement asymétrique de la voiture en cas de nécessité d’utilisation. Ensuite, Phil essuya un refus propre et net par la Direction de course, de pouvoir essayer sa formule Ford. Motif, la voiture n’était pas engagée dans une des courses du meeting. Il aurait voulu là aussi, valider les réparations et modifications apportées à la boite de vitesse. Et pas question de rouler sur l’autoroute avec cette frêle monoplace. Ensuite, Philippe fit une dizaine de tours avec la Natsu du team Rainbow au cas où un remplacement surviendrait. Après s’être assuré d’être dans les temps d’Anson et Spencer, il était 18H00. Ils partirent en pique-nique. Ensuite ils vidèrent ce qui piquait le plus à la gorge sur la falaise située au Nord de la plage. Cabo Da Roca ! C’était un peu comme un baptême, comme lorsqu’on passe l’Equateur ou le Cap Horn. On était sur l’endroit extrême Ouest de l’Europe continentale.

Vendredi matin

Patatra ! On a bien fait de profiter de la plage la veille. Il pleut ! On va assouplir les suspensions. Tanpis, c’est pour tout le monde pareil. Mais le petit avantage imaginé par Freddy samedi dernier, avec ces fameuses rondelles, s’avérerait du coup sans portée. Bon, le temps s’améliorerait sans doute. Re-patatra ! Le moteur ne monte pas dans les tours. On rentre au stand pour une intervention sur l’allumage et l’injection. Bilan, pas de temps significatif pour cette première des deux séances du jour. Mais surtout, absence de repère sous la pluie. Et une seconde séance largué par rapport à ceux qui ont tourné en cas de conditions similaires. Hiérarchie provisoire : Carpini, Lestoffer, Preuls, Anson, Kaoüter, Spencer, Van Doeren. Re-re-patatra, Spencer se blesse sérieusement sur sa Formule deux. Mordant sur l’extérieur gauche en début de ligne droite des stands, la voiture s’encastre dans les rails à droite de la piste. Le pilote est conscient. Mais il à besoin d’aide pour sortir de la voiture. Il boite de manière assez prononcée. Au bout de quelques mètres, il se fait d’abord aider avant de s’asseoir au pied du rail. Embarqué en civière, Spencer est forfait pour la course de F2. Sa Craft, à moteur Hart est de toute manière irréparable. Et dans un premier temps, il ne sort pas de la salle de soins du circuit de la journée. Philippe est bon pour disputer la séance d’essais de tourisme des 500 Km d’Estoril à la place du pilote Britannique. A dix-huit heures, celui-ci déclare forfait pour tout le week-end.
Michaël Brown, le team manager de l’équipe interpelle Phil pour officialiser sa titularisation. Mais celui-ci exige une prime de départ et d’arrivée de mille £ivres Sterling. Brown n’avait pas l’habitude de bien payer ses pilotes. Mais Phil en avait assez de courir pour « une prime de panier ». De plus, il s’était enhardi et rusé. Dans ce petit monde des affaires, il avait bien remarqué l’absence d’oie blanche. Aussi, avait-il décidé de ne pas faire exception. L’affaire Diodon, loin d’être close, n’était que le début. Cette année plus que jamais, pour garder la tête hors de l’eau, notre espoir avait dû manger de la vache enragée. Ce sport n’était, pour celui qui l’exerçait professionnellement, qu’une suite de décisions opportunes et culottées à prendre en plus, de qualités de pilotage et d’audace extrême. C’est finalement huit cent £ivres en prime de départ et, autant certifiés sur un contrat en prime d’arrivée, que Brown concéda à son pilote remplaçant….Non sans exprimer un faciès de sclérose et de constipation. La seconde séance d’essais chrono prévue pour le Superpower avait été annulée, suite à l’accident de Spencer, nécessitant une remise en état des rails de protection.
Vers 19H00, Philippe accueillait pour un vin d’honneur et un souper les invités de Boëm’s. Heureusement qu’un traducteur, en la personne du bras droit de Suarez, permis à notre pilote d’expliquer les buts apparents de cette invitation. Le faux prétexte, Phil était censé monter un projet sur l’Espagne et le Portugal comprenant baptême de piste et, initiation au pilotage pour des groupes entreprise. Il cherchait à la fois les clients en question et des investisseurs. Le pire, c’est que notre ami eut été bien embarrassé en cas d’intérêt de la part des invités. Quoique, l’environnement aidant, ce serait une orientation sympa. Bien entendu, Senor Baetz tenta également de les diriger sur son programme de l’an prochain. Mais au-delà de ce mensonge, la tablée fut enchantée d’être présente sur le circuit. La plupart des convives étaient assez emphatiques et, la soirée fut franchement bien agréable. Phil espérait que celle du lendemain le serait tout autant. D’autant qu’une « Dolorès » parmi les épouses d’invités avait une sacrée côte auprès de Phil ….et d’autres invités. Freddy n’aurait d’ailleurs pas non plus rechigné à tenter une approche. Si seulement il n’avait eu les pensées centrées sur sa femme Isabelle restée en Belgique. Bah ! De toutes façons, l’objectif s’avérait délicat à détourner. Mais va savoir !? Ces talons aiguille avaient un sacré effet. Et les jambes sculptées qui ne cessaient de se croiser et décroiser également. Après tout, Phil pouvait tenter quelques coups d’œil pour en jauger la portée. En fin de repas, invitant la troupe « Vipéenne » à visiter son camion, une réciprocité s’insinua de la part de cette brune volcanique. Coup d’œil puis frottis de fessier dans cet endroit devenu relativement étroit lorsque vingt personnes y occupaient l’espace, comment conclure ?
« Atang moi déhorrrl dans oune horl ! »
Susurra-t-elle au sortir de l’auvent.
C’est qu’il était déjà 23 heures ! Phiphi avait besoin de reprendre des forces pour le lendemain. Programme chargé, deux séances qualificatives en Superpower, plus les 500 Km d’Estoril, où Phil prendrait le départ. Oui mais là, rien à battre ! Un petit manque depuis trois semaines et là, ça débordait. Comment se débrouillerait-elle pour prendre congé ? Phil l’ignorait et…. Préférait ne pas y penser. Ce que femme veut…

Samedi midi, dans la Sora Natsu.

Phil est déjà bien éprouvé. Il y a de l’air et la température est tout à fait acceptable. Le climat est très océanique. L’Atlantique à l’Ouest fait son office. L’avant dernière séance d’essai en Superpower a bien replacé Philippe dans la hiérarchie. Piste humide s’asséchant. Après deux ou trois tours de mise en forme, il avait patiemment attendu les cinq dernières minutes pour tenter un chrono. Huitième temps provisoire ! Moyen mais mieux valait ne pas trop étaler l’avantage supposé des « rondelles ».

La nuit avait été agitée. Dolorès, alias Lucia, avait bien topé notre homme à la sortie du circuit avec une Ford Granada rouge sous le coup de minuit. Direction la chambre d’hôtel entre Alcabideche et Estoril. Son homme était retourné dans le Sud du pays avec le Directeur pour régler un problème technique survenu dans l’entreprise. Philippe saura qu’en général, ce Directeur était son amant. Mais là, les deux partis, notre pilote fut également titularisé. Il fallut à celui-ci toute la fougue d’une retenue prolongée pour venir à bout de cette chaleureuse personne.
Et quand elle lui demanda « prrendh moa lé kou ! » Il cru d’abord basculer dans une séance sado maso où, un simulacre d’étranglement était souhaité. Mais non ! « les kou ! » insista-t-elle.
Philippe, toujours soucieux des contraintes technique, tenta de se rappeler du repas du soir. Il voulait s’assurer qu’un transit spontané ne gâche cette belle perspective « dé Kou ».
Mais l’affaire passa sans problème. Et notre espoir se fit rapatrier vers les 04 heures par Van Doeren en fin de parcours nocturne également, au sortir d’Estoril.


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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Jeu 28 Juil - 13:36

Les cinq heures de sommeil qui suivirent ne furent pas de trop. Phil était à présent dans la Natsu du team Rainbow. Il avait faim de performance. Bien que sur piste humide, les réglages pour le sec avaient été optés.
Car on était pratiquement certain qu’il ne pleuvrait plus de la journée. Il conviendrait donc d’être prudent en début de course. Mais tout les autres ayant fait de même, tout cela restait relatif.
Comme pour la Ryù, les freins étaient le point faible de cette voiture. Le circuit d’Estoril était décris comme étant un mini Francorchamps. Non pour les pointes de vitesse mais pour les dénivelés en montée et descente d’un virage à l’autre. Mais Philippe lui, ne le percevait pas comme tel. Surtout un tourniquet avec trois épingles successives à 180° prises en seconde ou première. Il faudrait s’agiter ferme durant le double relais.

Il ferait chaud et il n’y aurait pas ou peu d’endroit pour prendre sa respiration. Heureusement, extérieurement, c’était doux voir frais. Il y avait devant lui un groupe de quatre BMW dont trois 635 coupé et une 530, deux Rover vitesse et autant de Volvo. Derrière, deux BMW 320 très à l’aise sur cette piste et l’autre Ryù du team Diodon. La grille continuait avec une vingtaine d’autres voitures. La course partait en départ lancé après un tour sous Pace Car (derrière la voiture officielle). Il regrettait d’avoir laissé retourner Spencer sans le saluer. Et puis, si il y avait quelques astuces sur la Natsu à observer, cela aurait arrangé notre homme de les connaître. Il avait beau avoir eu de temps en temps de vifs échanges avec ce pilote, le courant passait cependant mieux qu’avec Anson pourtant très courtois. Le flegme plus apparent de ce dernier, tendait à couper court à toute velléité d’empathie.
13H00 ! La course était lancée. Phil pris d’emblée le Sillage de la Rover qui tentait de s’infiltrer entre deux BMW. Devant, la BMW 530 semblait s’envoler suivie difficilement par une Volvo. Ensuite la première des Rover contenait difficilement la 635 Italienne et l’Allemande. Phil était à présent derrière la seconde Rover et devant la seconde 635 Allemande. Cela ne dura pas. Les deux BMW 320 plus agiles en début de course passèrent rapidement la 635 et Phil dû s’efforcer de passer la Rover pour s’en protéger. Une des Volvo qui avait raté son départ parti à la faute au même endroit que Spenser en tentant de remonter. Avec moins de conséquence qu’un retour au stand pour y abandonner. Au troisième tour, les 320 passèrent Philippe qui lui-même avait passé les deux 635. Cinquième position plutôt instable car tout le monde avait des parties avantageuses sur ce tracé. Et l’handicape de poids des 635 au départ s’estomperait bientôt, les réservoirs se vidant. La Volvo céda elle aussi aux 320. Tentant de garder leur sillage, Baetz dépassa lui aussi la voiture Suédoise. Dix tours avaient été parcourus. Tout allait bien à bord. Les problèmes de piste humide n’avaient pratiquement pas impacté le rythme de nos furieux. Après vingt tours de course, les trois 635 revenaient de concert sur la Volvo que les quatre premiers avaient légèrement distancé. En arrivant à garder ne fusse que le plus petit écart avant les premiers ravitaillements, nos lascars pouvaient alors théoriquement s’échapper aux fil de l’épreuve. Mais au bout de 30 tours, l’Italienne parvint à déborder Philippe en, bout de ligne droite. Celui-ci alla immédiatement se blottir dans son sillage afin de ré attaquer dans les parties sinueuses.

Cela fonctionna et la Sora resta devant trois tours durant. Tout fonctionnait encore très bien dans la voiture. D’autant que le réservoir se vidait lui aussi de manière avantageuse pour le comportement de la voiture. Brown avait insisté pour des freinages propres. Une des 320 semblait avancer son ravitaillement en carburant. Mais la troisième place apportée fut de courte durée. Et une des 635 Allemande qui porta l’estocade également en bout de ligne droite. Dans leur sillage, la 635 Italienne tenta également la manœuvre mais Phil ne se laissa pas intimider. Un tassement vers l’extérieur envoya son adversaire flirter avec le bas côté, le temps de laisser la Volvo le repasser. Phil tenta au maximum de garder le sillage de l’Allemande mais la menace Suédoise fut lourde à repousser. Heureusement, celle-ci choisi comme la 635 Allemande de ravitailler à son tour. Et comme devant, la 530 des leader avait elle aussi ravitaillé, Phil occupait virtuellement la seconde place. Au tour suivant, il reçu l’ordre d’en faire autant. C’est en tête que notre ami fit son entrée aux stands. Dégagé de la voiture manu militari par son équipier afin d’accélérer la manœuvre de changement de pilote, Phil reçu comme une bouffée d’oxygène en échappant à la chaleur de l’habitacle. Il dû cependant s’occuper à sangler son remplaçant avant de s’affaler sur une chaise pliante et s’alimenter en eau. A l’issue de ces manœuvres c’était bien toujours la quatrième position qu’occupait Anson à présent au volant. Mais lorsque Phil repris du collier pour le dernier relais, C’était second qu’il recoupa la ligne des stands. Une des BMW 320 avait abandonné. L’autre avec de gros problèmes de surchauffe perdait beaucoup de temps. La 635 Italienne avait renoncé comme l’autre Volvo. Les 635 Allemande avaient elles perdu du terrain peu favorable à leur poids. Des Rover, une ayant renoncé, l’autre en constante menace par la Sora du team Diodon semblait hors du coup pour la victoire. Phil constata rapidement une dégradation du comportement de sa monture. Les freins devenaient délicats. La quatrième vitesse s’engageait mal elle aussi. Même en sachant la voiture vulnérable, l’arrivée encore loin hypothéquait les espoirs de victoire. Cependant, Phil pris la mesure de ces changements. Et les autres semblaient souffrir également. Les pneus avaient été remplacés vite fait. Brown en fin stratège avait opté pour des demi plein puisqu’un seul plein ne suffirait pas pour atteindre l’arrivée. Du coup, avec une voiture plus légère, il pouvaient tenter de mettre des pneus plus tendres donc plus performant. Moins de poids en essence, moins de temps pour remplir les réservoirs et pneus plus performants. Etait-ce la bonne équation ?
Dans un premier temps, la 530 remplie à raz bord, fut rattrapées puis mangée par la Natsu. Phil compris qu’il ne fallait pas mégoter. Ensuite, les deux 635 rattrapèrent puis passèrent la 530. Eux aussi avaient imaginé la même stratégie. Mais leurs pneus semblaient plus performants que les gommes Japonaises. L’une d’elle effectuea sur ce coup là le meilleur tour en course. Elles furent dans le sillage de Phil lorsque celui-ci rentra pour remettre un second demi plein. Imité par les deux gros coupés. La 530 repassa en tête. Ensuite, l’écart ne diminua plus entre les 635 et Phil. Puis, il augmente à nouveau. Une des BMW rentra avec un pneu explosé. Leurs gommes trop tendre et ne tinrent pas la distance. L’écart avec la BMW 530 toujours en tête se réduisit. Mais pas assez pour reprendre le leadership à ce rythme là. Pourtant, la « Béhem » rentra à quatre tours de l’arrivée pour un petit ravitaillement éclair. Phil fut devant au passage suivant. Mais les pneus étaient également fatigués. La BMW avait des pneus en meilleur état. Allait-elle reprendre son bien ? Non ! Ses pneus également commencèrent à trouver le temps long.

Mais il y avait cette quatrième vitesse, que Philippe n’osait plus enclencher. Et les freins ? Il n’appuya pratiquement pas sur les ralentissements intermédiaires. L’embrayage n’apprécia pas. Mais il était plus frais que les patins. Le dernier tour resta à l’avantage de Phil.
Victoire ! Première victoire internationale de Philippe Baetz alors qu’il n’était même pas venu pour participer à cette course.

Comment allait-il tourner avec la Ryù pour les derniers essais chronos du Superpower ? Les Natsu avaient rarement gagné au classement général d’une course international. Une rare victoire très appréciées de Brown regardant Phil l’air de dire, « Bravo, Tu as vraiment été à la hauteur ! Tu as mérité ton salaire. Même si ça m’emmerde de te le donner»

Sur le podium, Phil fut tout ému. Anson également ! Il congratulait avec spontanéité notre ami. Phil n’eut pas le temps de changer de combinaison pour les essais. Tout juste avait-il pu remarquer l’aile arrière gauche sérieusement chiffonnée lors du frottement avec la 635 Allemande. Le volant étant à droite sur les Natsu groupe A, car préparée en Angleterre, Philippe n’avait pas eu le loisir de s’en rendre compte. Anson, son équipier mais maintenant adversaire, était de nouveau déjà frais pour reprendre du collier. Phil tourna en début comme pour un décrassage de footballeur. Ensuite, moral aidant, il reprend du collier et améliora ses temps du matin pour se retrouver quatrième en deuxième ligne. Lestoffer, Carpini, Preuls, Baetz, Van Doeren, Anson, Kaoüter, etc…. 30 partants.
Phil aurait bien aimé dormir une grosse nuit. Mais la remise des prix et la fiesta organisée par Jorg en décidèrent autrement.
Brown n’avait pas perdu le Nord. La prime versée par l’organisateur était très conséquente. Mais c’était huit cent £ivres dans le contrat, rien de plus. Et vas dormir avec ça maintenant !

Mais bon, Phil se leva vers 10H00 pour la course à 11H30. Ce fut pour voir en coup de vent les invités toujours très sympas. Tiens, Julia n’était pas du groupe ?! Dommage, sa victoire de la veille l’aurait rendu sexy !? Et surprise, l’inattendu Thierry Martin venu hypocritement l’encourager.
[b]« Félicitation pour ta victoire d’hier ! Garde de la force pour tout à l’heure. C’est ton principal objectif, le titre ! Tiens, prends ce colis dans ton camion. Ils se sont trompés à l’imprimerie. C’est en Espagnol au lieu du Portugais. Mais comme je suis en avion. Je te laisse ce colis à me ramener au plus tard mercredi sur Bruxelles. Je ne peux pas rester pour la course».
[/b
]
« Bon sang le monde ! »! S’exclama Philippe
C’est vrai que durant la semaine, les enceintes ne s’étaient que lentement remplies. Et même la veille lors du championnat d’Europe de tourisme, l’affluence n’était pas folichonne. Mais ce dimanche, on se cru lors d’un GP de F1. Bien entendu, il y avait les F2 après midi. Mais là pour le Superpower, ça mettait la pression !

La course fut une terrible bagarre entre Phil, Preuls et Carpini. Un mano à mano où notre ami excellera dans les freinages pour porter une légère mais décisive avance à l’arrivée. Encore un week-end d’une réussite incroyable. Philippe avait à présent financièrement de quoi finir la saison de F.Ford et deux courses de Superpower. 1/Baetz, 2/Carpini,3/Preuls, 4/ Kaouter, 5 Haller, 9/Van Doeren , 17 Anson, Abandon Lestoffer Championnat 1/Baetz 148, 2 ex aequo Preuls et Carpini 132, 4/Haller 130, 5/ Spencer 128, 6/Van Doeren 124, 7/Anson 122, 8/Lestoffer etc….

Phil pensait s’affaler à même le plancher du camion dès la fin de la remise des prix vers 22H00. Mais le « Van Doeren tour Estoril» en remettait une couche, assiègeant une terrasse de café donnant sur une des plages d’Estoril, plein Sud.
La nuit était douce. Mais notre ami n’en vit pas la fin. On pourra dire qu’il aura marqué ce week end de son empreinte. Pour preuve ce post-scriptum des sillons parallèles de ses pieds traînant sur le sable. Encore merci à Freddy et Giorgio qui le tirèrent de la plage jusqu’à la voiture de Jorg pour le ramener. Levé à midi pour remballer et rentrer en Belgique.

Mais, que cela avait valu la peine d’aller chercher ses graals au bout de la terre !








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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Jeu 28 Juil - 18:23

Chouette, de la bonne lecture pour le week-end !

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Saga racing Team tome 1 trajectoires opportune pour marquer Francorchamps

Message  philbaetz le Ven 29 Juil - 22:34

]size=18]Saga racing team tome 1 Chapitre 17/ Une semaine à Francorchamps

[/size]


XVII Une semaine à Francorchamps
Saga Racing Team
24 Heures de Francorchamps, disputée fin Juillet ou début Août, cette épreuve marque la mi-temps estivale. Malgré une période de l’année peu propice, cette grande course Belge est l’occasion d’une concentration et d’un fourmillement populaire rarement égalés dans ce pays, quelque soit l’époque de l’année. Ca et là, dans le paddock en effervescence, ce croisent bons nombres de personnes soit, en plein boum d’activités, soit en pleine parenthèse d’évasion. Elles viennent le temps de cette folle semaine « poeple » replonger dans la substance de leurs activités professionnelles. Elles tentent en ces lieu d’en exploiter le filon évènementiel pour communiquer avec leurs clients privilégiés . Les 24 heures de Spa, plus qu’une grande course sont, pour ce pays et, quelques autres médias internationaux, l’occasion de l’été, de noircir de photos et d’articles tendances les pages de revues chics. Celles que l’on emmènera dans son sac de voyage pour lire distraitement dans l’avion, sur une plage, ou une terrasse ensoleillée. C’est donc considéré comme un événement « kitch » où il sera bon d’être vu.
Et c’est à qui réussira le plus beau coup médiatique. Au sponsor qui se fera photographier dans son espace V.I.P., avec la vedette la plus connue, dans ses moments d’euphories les plus excentriques Et cette semaine, sur le théâtre même des opérations, tout au long de la mise en place des chapiteaux, terrasses, et autres stands, va aussi être celle des marchés d’apothicaires. C’est dans ce contexte que vont se télescoper ceux qui avaient tout prévu de leurs opérations relationnelles ou commerciales. Non sans une certaine fébrilité, ils parachèveront les derniers éléments de leur mise en place. Et les autres ! Ceux-ci éclopés de ce grand « lego land sportif et mondain » tenteront de prendre le train en marche. Ils essaieront en échange de services supposés rendus ou de promesses à venir, de pouvoir, chez l’un ou l’autre de ces prévoyants, négocier pour leur clients, une table et cinq chaises dans l’auvent d’untel, ou un sticker sur l’aile ou le capot de la voiture d’un concurrent. Paradoxalement, ces derniers qui n’ont pas encore vraiment, pour certains, réussi à boucler leur budget pour cette course, vont en profiter pour mener le jeu du poker menteur. Ainsi, ils joueront la surenchère de leurs derniers espaces disponibles. Certains qui ont loupé le coche des vacances réussies, vont eux, tenter auprès de leur collaborateur rencontrés sur place, de pouvoir s’incruster, le temps d’une semaine, dans un coin de terrasse de la villa de ce dernier, sur la côte d’Azur ou la Costa del-sol. Et ce afin de sauver un moment de villégiature pour eux-mêmes et leur petite famille qu’ils avaient jusqu’alors négligé. « Enfin Pierre, tu ne peux pas me refuser ça quand même ! »

Bien sûre le côté mondain n’est certainement pas le seul concerné par toute cette activité. Si il est présent dans les Ardennes à ce moment précis, c’est que la substance de base de cet événement, l’affrontement sportif, est pratiquement toujours d’un attrait maximum. Les 24 heures de Francorchamps sont aux voitures de tourisme ce que les 24 Heures du Mans sont pour les voitures de sport. Dans chaque catégorie plusieurs constructeurs s’affrontent. Les différentes marques sont représentées soit directement, soit par le biais de préparateurs eux mêmes engagés par des importateurs ou autres filiale. Tout dépend de l’organigramme des constructeurs en question. Les uns visent le classement général les autres la victoire de catégorie ou aussi la très prisée coupe du Roi qui récompense la marque ayant le plus grand nombre de voitures les mieux classées. Ainsi par exemple, un doublé Ford au général peut être éclipsé par quatre Alfa terminant aux 3ième 4ième 5ième et 7ième place. Ce prix récompense autant la fiabilité que la cohésion entre les représentantes d’une même marque.
C’est dans ce contexte que Philippe va se retrouver pour la première fois de sa jeune carrière, en tant qu’acteur de cette grande course. Il à quitté Bois Seigneur Isaac le Lundi après midi non sans avoir auparavant sacrifié à l’arrachage des premières pommes de terre paternelles.
Il s’y exécuta d’ailleurs de bonne grâce du fait que, ce genre de travail, et aussi ses activités professionnelles allaient s’effacer durant six bonnes semaines, jusqu’à mi-Septembre pour être précis. A la place, il irait donc en Grande Bretagne pour parfaire son apprentissage de la course. Il n’était pas sûr à ce moment précis, que ce serait la plus relaxante des deux activités prévues à cette période de l’année. Mais cependant, il se plaisait à la considérer comme telle.

Contrairement à ses habitudes, son père avait daigné prêter à la fois sa voiture et la caravane familiale. Celle qui les avait abrité tellement de fois sur les côtes de Bretagne et d’Adriatique depuis dix ans. Il y avait toujours à l’intérieur cette douce odeur du bois des placards que l’on redécouvrait d’une année sur l’autre. Avec un peu d’imagination l’odeur des biscuits Bretons surgissait également. Cette caravane sentait la douceur de vivre de son l’adolescence encore proche. Et ce n’était pas la première fois qu’elle l’abriterait sur ce circuit d’ailleurs. A maintes reprises lors des mille kilomètres ou des éditions précédentes des 24 heures, elle avait servi de refuge pour les frères et autres proches amis comme Michel Bougard ou les Warnans. Et, aussi, comme repère du quartier ouvrier de Bois Seigneur dont différents éléments étaient venus de manière disparate suivre l’événement. Néanmoins cette fois ci, personne d’autre que Philippe ne l’occuperait durant cette semaine. Les premiers essais n’auraient lieu que Jeudi soir. Les membres de l’équipe déjà présents avaient suffisamment à faire pour organiser l’intendance et la logistique que pour inclure un homme supplémentaire. Ceux qui s’occuperaient de la promotion n’arriveraient que Jeudi midi. C’est donc de deux jours de plein relâchement dont Philippe, profiterait pour s’époumoner.

Footing le matin baignade en rivière l’après midi et grosses promenades. Il aurait volontiers partagé ces moments d’évasion avec une âme sœur docilement consentante. Il était toujours à la recherche de ce qu’il se plaisait à voir dans chaque regard, chaque sourire, chaque expression chaleureuse de femme, de fille mais qui, malheureusement, jusqu’à présent ne lui avaient donné que l’espoir en sursit. Soit ! Il ne se sentait pas pour autant, la pire des personnes. Tout ça pour le simple fait que les éléments de la gente féminine lui ayant plu l’aient évincé. «Te fais pas de bile, je suis sûre qu’il n’y à pas que des bigleuses qui s’intéresseront à toi ! » Lui répétait Agnès sa copine d’enfance.

Le Mercredi après midi, Philippe avait entrepris de parcourir à la marche les 14 kilomètres de l’ancien circuit . Le toboggan, le grand huit, à côté de ce tracé vertigineux, le circuit actuel de près de sept kilomètres ressemblerait presque à un tourniquet. Ceci est bien entendu à considérer avec relativité. Car, le circuit actuel est sans doute le plus beau du monde. Mais le grand…..

Ce tracé était tellement important. Qui plus est dans ce terrain accidenté que sont les Ardennes. Si bien qu’en fonction du virage choisi, il était nécessaire de modifier très tôt l’itinéraire pour s’y rendre.

Lorsque vous étiez au virage de la source, vous vous trouviez en haut d’une vallée. Vous parcourriez alors en descente un petit kilomètre tout en passant devant les stands. Et vous étiez à ce moment au creux de la vallée. Vous aviez alors face à vous un mur d’une vingtaine de mètres de haut. Pour le gravir, vous avez le choix : soit une route en col classique, soit de le monter pratiquement tout droit à près de 30° de dénivellation. Le raidillon de l’eau rouge ! Ce circuit, qui est en fait ouvert à la circulation, garde néanmoins cette célèbre portion pour les compétitions. Ensuite vous filiez vers les combes par l’intermédiaire de deux lignes droites entrecoupées d’un virage (Kemmel) à droite se prenant à fond. Sur le nouveau tracé, cette portion abouti sur une succession droite gauche droite se négociant en 3ième puis 4ième vitesse. Sur l’ancien, vous soulagiez votre cinquième d’une légère décélération. Et vous négociez un interminable virage à gauche entre les rails de protections « Les combes ». Depuis l’eau rouge vous étiez resté sur le pourtour en haut de cette vallée. Mais là , après un bout droit de quatre cent mètres, un esse gauche droite entâmes une descente vertigineuse et une longue courbe à droite qui s’appelle la descente de Burnenville, ( la bien nommée mais… en un seul mot comme vous pouvez le noter). Vous « tombiez » alors un rapport avec un freinage pour le virage de Malmédy. Un gauche droite assez ouvert, puis, vous ré accélériez plein pot en ignorant la légère courbe à droite qui suivait cent mètres plus loin. Et là, vous entrepreniez la descente de Masta . Descente certes moins vertigineuse, entre les rails et les maisons qui bordent la piste mais celle-ci fait quatre kilomètres, avec, aux deux tiers le S de Masta qui se prenait à fond en frôlant des poteaux télégraphiques, d’autres maisons, un talus et des glissières quand il y en avait. A peine le temps d’inspirer, et on arrive sur Stavelot, point le plus bas du circuit. Les prototypes comme les Matra Ferrari et Alfa Roméo, ainsi que les autres voitures de sport comme les Ford GT 40, Porsche 917 et Lola T 70 relâchaient légèrement les gaz à l’amorce de la courbe Hollwell* (du nom d’un motard qui s’y tua) qui précédait le virage proprement dit. Puis, ils décèleraient beaucoup plus franchement pour prendre ensuite, pied au plancher, ce virage en dévers afin de plaquer les voitures au sol par la force centrifuge. Mais, en soixante dix, lors du dernier grand-prix F1, celles-ci prenaient cet enchaînement à fond absolu. Rendant la course, aux yeux des spectateurs, ni plus ni moins qu’époustouflante, pour ne pas dire terrifiante. Pensez donc, voir, et surtout entendre des V8 ou des V12 hurler leurs chevaux à 10 000 tours minute, à cinq mètres de vous, à 320 kilomètres à l’heure, à cinq centimètres des glissières est quelque chose d’inoubliable. Philippe se souvient, c’était souvent là que le campement familial se montait au pied du marronnier, pour suivre ces courses. Et lors de ce fameux grand prix, il ne fut pas fier, de constater qu’il aurait souhaité voir abandonner son pilote fétiche, en l’occurrence Jacky Ickx, plutôt que de continuer à le regarder prendre autant de risques. Il fut en effet soulagé lorsque, force centrifuge aidant, la pompe à essence de sa Ferrari 312B fut désamorcée (à cause d’une fuite du réservoir) occasionnant des ratés au moteur. Il fut d’ailleurs soulagé lorsque pris fin l’épreuve car pour les autres aussi ce risque lui semblait intolérable. C’est à ce moment là qu’il se rendit compte du réel danger que prenaient ces pilotes. C’est un peu comme si la mort vous tendait une toile d’araignée, et qu’un mince fil d’Ariane occupé par votre talent et le destin, vous permettait à lui seul de passer au travers. Il se rappela aussi les veillées au feu de bois par ces fraîches nuits printanières. Avec ses frères, son père et ses amis. Ensemble ils anticipaient la course du lendemain faite de pronostiques et autre tactiques qu’observerait l’un ou l’autre des pilotes. A cette époque, au début des années 70, les équipes n’étaient pas encore cloîtrées une semaine durant dans les stands. Au contraire, tout autour du circuit, les garagistes étaient réquisitionnés par les différents concurrents. Ceux-ci avaient leurs habitudes. On pouvait trouver les Mirages et les Ford dans un garage à l’entrée de la ville de Stavelot. Pendant plusieurs années les camions de l’écurie Joëst racing (équipe privée de nombreuses fois vainqueur au 24 Heures du Mans) étaient garés dans l’échappatoire du virage de Stavelot. Et le matin, les voitures, des Porsche 908-3, partaient par leurs propres moyens de ce virage vers les stands à six kilomètres de là. Tour à tour les Ferrari et Alfa d’usine auront, « squatté » le garage Fiat situé un peu avant la Source . Mais reprenons le parcours du circuit.

De Stavelot, on entame maintenant la remontée vers les carrières où, tous les six cent à mille mètres vont se succéder deux courbes à gauche quasi à fond, deux courbes à droites à fond et on arrive aux carrières. Puis de nouveau deux courbes à gauche, à fond également. Là, on arrive à Blanchimont. Durant toute cette portion, vous aurez eu le choix entre les rochers à gauche, et les ravins à droite avec, une perspective sur la cime des arbres.

A cet endroit, en 1975 il y eut un très grave accident pendant la nuit avec deux morts parmi les pilotes. Ensuite, le pneu d’une voiture éclata en roulant sur les débris. C’était une de ces fameuses B M W qui disputaient la tête de la course. Et à cette vitesse vertigineuse le pilote ne pu empêcher sa voiture de percuter le rail et de partir en tonneaux. Le pilote, Alain Peltier, s’en sorti indemne. Malheureusement, une des glissières de sécurité, sans doute fragilisée par l’accident précédant, céda sous le choc et alla faucher un jeune commissaire de piste qui habitait non loin de chez Philippe et ses amis. Le pilote n’oublia jamais depuis, de venir saluer la tombe de ce jeune, venu avec enthousiasme, veiller à la sécurité des participants, à titre gracieux.

Vous avez après Blanchimont encore un virage à droite puis un à gauche avant d’arriver à l’épingle de la source en 1ère à Soixante à l’heure. Et le tour est bouclé. Les Vingt deux tours à la moyenne de 241 Km/H en 1970. Cela reste derrière Monza en 71 le deuxième grand prix le plus rapide de l’histoire de la F1.

Ce circuit fut évidemment remis en question par le fait que les standards de sécurités n’étaient plus respectés. Des arbres, des rochers, des maisons, des poteaux pour vous recevoir à 320 kilomètres à l’heure, on comprend aisément ce choix. Un autre et non des moindre, était le fait que quand les voitures touchaient le rail de protection, celui-ci renvoyait la voiture sur la piste. Mais ses rails à fleur des bords de piste dans leur point de corde masquaient la fin de ces longs virages interminables et ultra rapides. Ce qui fait que les commissaires n’avaient pas toujours le temps de prévenir les premiers poursuivants. Et si la voiture accidentée était en pleine trajectoire. Celui qui suivait arrivait tellement vite qu’il ne pouvait l’éviter. Et le choc était alors, d’une rare violence. L’accident de 75 à été mortel pour au moins un des deux pilotes à cause de cela. En 73 au virage de Malmédy Ce fut le cas pour le Français Roger Dubosc et l’Allemand Hans Peter Joisten..

C’est pour cela que Francorchamps fut raccourci comme le Nürburgring. C’est pour cela que des petits circuits comme Nivelles ont vu le jour mais….

Il était dommage que ce qui devait être une fête se termine en tragédie. Ce n’était pas toujours le cas heureusement. Et Philippe se rappel ces joyeux retours vers Nivelles puis Bois Seigneur lorsque son père lui ses frères et amis l’accompagnant s’arrêtaient près d’une cabane à frite pour se restaurer. Et où , hasard aidant, ils se faisaient rejoindre par d’autres copains venu à moto mais d’un autre endroit du circuit. Il s’en suivait, outre de chaudes retrouvailles. Les descriptions respectives que les uns et les autres avaient perçu de la course d’où ils se trouvaient. Ainsi, on comprenait pourquoi un tel avait une trace sur la carrosserie. Ou, comment un autre avait dépassé celui-là.

Jeudi 10 heures.

Ca y est, la pression monte. Philippe ressent l’appréhension de celui qui de l’état contemplatif va devoir devenir actif. Il a d’une part l’incertitude de prendre le rythme de ce train en marche. Celui où tout le monde sauf lui tiendrait dignement sa place. C’est vrai, cet énorme échiquier d’hyper actifs, d’hyper pointus semble si lisse si parfait. Comme cela, avant d’y mettre les pieds, Philippe sent l’angoisse lui tenailler les tripes. Fini de rire ! Dans sa tête cette course ne représentait jusqu’alors que peu d’intérêt. Mais quand on se rend compte du sérieux et de la compétence de tous ces acteurs de ce grand événement. Quand l’on sait que l’on va y être associé en y tenant le rôle le plus en vue, même si il est tenu dans la deuxième plus petite des catégories…. Pour quelqu’un sans cesse pris par le doute, cela à de quoi donner le vertige. Et puis, justement le rôle qu’il a à tenir. Soudain, de la source, le raidillon ressemble au puit de Dôme. Tout de ce circuit lui semble beaucoup plus tourmenté que la veille. En entendant ça et là les vrombissements des moteurs en cours de mise au point, son estomac semble se nouer encore davantage. Cette fois, ce n’est pas de la tribune qu’il va vivre cette course. Il se rend compte un peu tard que l’effort et la concentration dont il a fait preuve vingt minutes durant, au volant de sa Golf à Zolder, vont être triplés le temps d’un double relais. Mais, également que celui-ci va se dérouler à une vitesse moyenne bien plus élevée. Et ce, en ayant à faire attention aux « furieux » pilotant les BMW, les Ford Capri et, les Chevrolet Camaro qui vont le doubler avec prés de cent kilomètres à l’heure de différence, dans des endroits rapides, et où le choix des trajectoires n’est pas illimité. De plus, une bonne dizaine de pilotes ont soit fait de la F1 soit en passe de le faire

-« Mais qu’est-ce que je suis venu foutre ici ? » Se demanda-t-il.
Tout en découvrant l’ensemble du paddock, Philippe se dirigea vers le chapiteau Européan Business, bleu étoilé de jaune qui devait abriter le relationnel et l’intendance de l’équipe. Il avait lors de la présentation officielle devant l’immeuble de la C E E à Bruxelles, la semaine précédente, reçu les consignes en vue des premières formalités à accomplir en vue des 24 Heures.
-« Tu te rendras sous la tente Européan Business à partir de dix heures pour prendre ton planning, tes polos et tee-shirt ainsi que tes deux combinaisons. Lui avait alors dit Willy Ensuite tu remonteras à la source, par où tu quitteras le circuit. Tu marcheras jusqu’à l’endroit où Thierry t’attendra avec sa BMW 320. Attention, il l’a changée, elle n’est plus blanche maintenant mais gris métal avec les vitres fumées. De là, nous irons au casino de Spa où aura lieu le breefieng ! »

Le breefieng, c’était la grande messe destinée d’une part à rappeler les règles élémentaires de sécurité et de bonne conduite sportive. Il s’agissait aussi d’informer les pilotes des spécificités du circuit, des consignes à observer lors des dépassements de voitures plus lentes. Ou… au contraire, lorsque l’on se faisait rejoindre comment réagir pour ne pas qu’il y ait incompréhension avec le pilote de la « bombe » avant une difficulté. Ainsi, sur certains circuits, il était recommandé de garder la trajectoire. De cette manière, le doubleur savait sans hésiter comment il pourrait dépasser son retardataire. Mais sur d’autres, il était recommandé de se rabattre du côté de la piste d’où le signal de drapeau bleu avait été observé. On informait également des zones où le pilote devait « préférer » immobiliser sa voiture en cas de problème. Endroits choisis compte tenu des dégagements, et des possibilités que puisse avoir le pilote d’être conseillé par un mécanicien pour une réparation, en toute relative sécurité. Ou également, pour pouvoir sortir la voiture de l’enceinte du circuit en tenant compte des voies d’accès. C’était un peu comme prêcher le chaud et le froid. D’un côté on vous mettait la pression en vous prévenant de l’extrême nécessité à être vigilant. De l’autre, on vous rassurait en vous donnant des conseils pratiques vous permettant d’éviter toutes les embûches.

Jeudi 14 Heures

Après avoir déjeuné avec Willy et Thierry, Philippe revenait sur le circuit avec ce dernier. Le fils Berkmans était reparti avec une VW Siroco prêtée par Beaudouin Koning, à la fois concessionnaire et un des préparateurs de la marque. Il repartait chercher les dossiers de presse ainsi que les hôtesses qui devaient les distribuer mais aussi, suivant le moment, les commenter. Philippe n’avait pratiquement pas ouvert la bouche hormis les quelques civilités de circonstance. Il était toujours aussi angoissé. Il cherchait dans la conversation de ses deux mentors source à réconfort, à dédramatisation, des moments à venir. Mais eux, ne se rendant compte de rien, décrivaient cette course comme le « truc de l’été ». Ça allait « péter » dés ce soir !
Et ce, dans tous les sens. Philippe déambulait à nouveau dans le paddock. Mais contrairement à ses coéquipiers, il évitait soigneusement de s’éterniser sous l’auvent du Koning team. Il tenta bien de trouver refuge auprès de Paul Wurtz. Celui-ci, avec l’aide de ses cinq mécanos habituels s’occupait de la logistique autour de la Sora Natsu engagée par Tom Brigthon Motorsport en catégorie I. Le constructeur Japonais avait homologué son modèle de voiture de tourisme spécial . Mais seul l’importateur anglais via Brigthon était parvenu à monter un programme intéressant. Outre une voiture en championnat Britannique, il assurait la représentation de la marque au niveau Européen. Son avantage était la multitude de sous traitant oeuvrant pour le sport auto en Grande Bretagne. De ce fait, il pouvait faire évoluer la voiture dans de très bonnes conditions. Cela n’avait pas été le cas de Paul qui lui se contentait, comme d’autres préparateurs Européens, du statut de second couteau. Il se trouvait dans le rôle de celui qui achète ses pièces sur catalogue alors que le « Britons » avait tout loisir d’être le maître d’œuvre de leur fabrication, selon ses propres critères. De plus, Paul n’avait pas eu le temps de chercher un budget d’exploitation, les fameux sponsors. Alors, la sienne restait pour le moment silencieuse dans son hangar. Mais l’occasion créant le larron, et l’union faisant la force, il prêtait solidairement main forte à son alter ego d’outre manche. Et à ce moment précis, il n’amusait pas la galerie. Aussi n’accorda-t-il qu’une brève considération à son jeune élève.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Mar 2 Aoû - 22:06

philbaetz a écrit:Chapitre 5 Voyage au bout de la terre.


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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Mar 2 Aoû - 22:13

philbaetz a écrit:Les cinq heures de sommeil qui suivirent ne furent pas de trop.  Phil était à présent dans la Natsu du team Rainbow. Il avait faim de performance. Bien que sur piste humide, les réglages pour le sec avaient été optés.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

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