Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Mer 15 Juin - 12:37

coyote a écrit:
philbaetz a écrit:
coyote a écrit:belle,photo!
Beau cadrage tu veux dire...
en quelque sorte,enfin,ça le fait,bien qu'il manque un truc!!
Tu penses bien que si j'étais sur la piste, c'est que les belles autos n'y étaient plus! Fin des 24H00 2009. Depuis le "coin'' de Mulsanne.


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Berezina chapitre 12 La canopée, les étoiles.

Message  philbaetz le Mer 15 Juin - 12:42

Mercredi 15H00 stand Sora 87 : L’endroit est plutôt exigu vu le monde et le matériel qui s’y trouve. Dernier breefing des ‘’ingé’’ et du responsable de la voiture. Finalement, l’équipe a opté pour la version longue avec peu d’appui pour les deux ‘’usines’’ et la Rainbow. Les voitures seront moins confortables à conduire dans les portions moyennes avec peu d’appui et ce  porte à faux de l’arrière rallongé de manière caricaturale. En revanche, la vitesse de pointe en ligne droite devrait être paroxysmique. Ce choix s’est fait en fonction des attardés y compris dans la catégorie C1, la nôtre. Il sera plus aisé de profiter de notre avantage de vitesse en ligne droite pour doubler. Car on peut y dépasser plus facilement que dans les passages en courbe où les trajectoires sont restreintes.  De quoi augmenter cette pression qui me monte et me serre l’estomac. ‘’Fais pas de connerie ! Te fais pas mal !’’ me dis-je intérieurement. Heureusement, j’ai pu me lâcher un peu en début d’après midi en roulant près d’une heure lors des premiers essais libres puis chrono en Ryù Cup. Troisième temps provisoire derrière Häller et Van Doëren.  ‘’Il ‘’Häller’’ remonté le Suisse ! s’exclama mon frère en rigolant ‘’Normal, ses parents sont horlogers !’’   Lui répondis-je. C’est vrai que l’Helvète en avait gros sur le cœur d’être remisé pour la course suite à sa sortie de Silverstone. Il devait vouloir se rappeler au bon souvenir de ses performances. Cela dit, je n’étais pas loin. En pointe, on culminait presque à  300 à l’heure.


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Message  philbaetz le Mer 15 Juin - 13:40

15H25 : [/b]Les moteurs grondaient à présent. L’angoisse également. Steiner débutera les essais sur la 77, et Foreman sur la nôtre. C'est-à-dire une demi heure chacun si rien ne venait contrarier les premiers tours. Ensuite, Edwin relayerait l’Allemand et Itanikey le Mexicain. Puis Michèle Wilson et moi-même selon ce rythme. Il nous sera demandé de ne rien forcer afin d’accomplir le plus vite possible nos cinq tours de jour pour être qualifié dans les voitures. Bien sûr, on ne roule pas gratis. Faire tout ce qu’on nous demande. Impressions, teste pneus, réglage moteur, tout doit être décortiqué après chaque roulage. Ensuite, roulage plus dur pour voir comment on gère la conso avec les réglages et notre conduite. Et la nuit arrivera ! Là aussi le quatrième et le cinquième rapport seront extra longs. Pas les autres afin de mouliner correctement dans les courbes moyennes comme le Esse et le virage du Tertre Rouge, et la section des virages Porsche et Karting qui ont remplacé Maison blanche. Il ne devrait pas pleuvoir de la semaine. Tant mieux !
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Berezina Chapitre 12 La Canopée, les étoiles

Message  philbaetz le Mer 15 Juin - 14:40

17H15 :
Ca y est, mes premières trente minutes de roulage viennent de s’achever. Honnêtement, j’ai mis du temps à monter en puissance. Mais au quatrième tour, j’ai commencé à aligner des trucs corrects. On n’a pas l’air trop mal. Trois voitures dans le top dix. Deux Porsche sont devant, une Lancia une Galhaër, une autre Porsche une Sora, une Galhaër, notre Sora, une autre Porsche, la troisième Sora etc…
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Saga racing team Tome 2 Berezina chapitre 12 La Canopée les étoiles

Message  philbaetz le Mer 15 Juin - 19:12

Mercredi 21H18 :

Je reprends la piste. C’est la guerre ouverte à présent. La plupart des équipes y compris JAS avaient déjà les réglages dynamiques adéquats. Les voitures évoluant dans le top 10 ont toutes amélioré de cinq secondes leur temps au tour. C’est fou ! Dans cet enfer, le soleil brille encore. A chaque fois que l’on remonte sur la piste, la nécessité de devoir afficher ses prétentions est latente. Comme si on allait au feu ! Comme si l’on était dans une chenille. Dés que vous relâchez la pression, l’impression de reculer au risque de sortir de cette chenille menace, tel une épée de Damoclès. D’abord par rapport aux adversaires, ensuite face à ses coéquipiers, vous vous devez de réé talonner vos chronos. Il faut donc mettre le pied dedans. Surtout bien se rappeler de la manière de piloter cool. Ne pas écraser l’accélérateur mais, appuyer progressivement au fur et à mesure de l’emballement, et ce tout en roulant vite. Modifier la façon de conduire aussi en passant certaines courbes avec un rapport de boite de plus troisième au lieu de deuxième rapport. Passage des esses du tertre rouge en trois mais en ralentissant principalement sur les freins, et non sur la boite. On a des freins énormes. On descend de quatre en trois, juste à l’entrée du gauche sans faire remonter le régime moteur au talon pointe. Justement, c’est mon cinquième tour avec des pneus un peu plus tendres que cet après midi fraîcheur de soirée oblige. J’ai déjà un gain de quatre secondes cinquante trois centième. Je sors du virage Ford en seconde puis trois, quatre. Je pousse la quatre dans le virage Dunlop au maxi du régime autorisé par ‘’l’ingé’’ moteur. Au sommet de la bosse, je bascule vers l’avant et voit le Tertre rouge me sauter au visage. Je freine à deux cent mètres de ce gauche. Je repasse la trois juste avant de ré appuyer sur l’accélérateur. Je me positionne pour ne pas que la bosse en sortie du droit en me délestant, me projette dans le rail. Bien en ligne, je repasse la quatre. Je freine à nouveau pour le virage du tertre rouge qui débute la longue ligne droite des Hunaudières, la route nationale Le Mans Tours. Je repasse la quatre après la petite courbe à droite qui parachève le virage en question. Je pousse la quatrième pendant un kilomètre en légère montée. Juste après la première courbe des Hunaudières je passe la cinq. Et là, je sent doucement la voiture monter dans les tours. Pendant deux kilomètres cette poussée en régime perdure. Puis semble stagner. Durant cette période, vous êtes entre deux rails de protection entre 350 et 370-380 Km/h, cent cinq mètres à la seconde. Et si il se passe quelque chose ? Je ne pourrai absolument rien faire ! A part prendre la file de gauche pour dépasser les plus lents…en serrant les fesses. Seconde courbe des Hunaudières juste avant la grande bosse du même nom. Délestage vertical, l’estomac se soulève. Puis, la voiture s’écrase sur ses suspensions au bas de la bosse. Et moi, j’écrase la pédale de frein pour l’angle droit de Mulsanne. Je m’arrange pour descendre les rapports le plus tard possible pour éviter les montées de régime, jusqu’en seconde. Dommage que l’on n’ait pas de freins aussi bons sur les Natsu de Tourisme et la Ryù. Je ressors de Mulsane avec l’arrière qui se déleste légèrement. Les turbos m’envoient un coup de pied monumental aux fesses. Quelle adrénaline de maîtriser une telle puissance ! Je me fait plaisir en passant les rapports de deux à cinq. La quatre juste après la première courbe à droite, la cinq dans la deuxième juste avant une bosse et ça envoie encore. Bon sang, j’ai bien fait de choisir l’intégral. Car dans les Hunaudières, le soleil déclinant nous laisse à l’ombre derrière la forêt. Mais de Mulsane à Arnages, cet astre revanchard nous ébloui de sa lumière blanche. Et là je peux baisser la visière fumée qu’il aurait été hyper dangereux de fermer à l’ombre. Pas de visière sur le casque jet, et je ne voyait pratiquement rien de la piste de Mulsane à Arnages. Surtout quand on arrive au Virage Indianapolis. C’est en fait la troisième courbe de cette fausse ligne droite. Mais elle se prend en quatrième en appui et en décélération. Très pointu pour ne pas glisser des quatre fers et prendre le rail. Ensuite le gauche légèrement relevé en angle droit mais en troisième. Ré accélération et seconde avant le droit très lent d’Arnages. A partir de là, de nouveau à l’ombre des arbres qui bordent la piste. Trois quatre cinq juste après la bosse du buisson tournant à gauche. On descend et on arrive au Porsche. Quatrième et on enfile quatre courbes à 90° au rayon important très rapides, la première à droite, les deux autres à gauche dont une en descente. On remonte en en négociant une quatrième à droite. Très technique ! Toujours en quatrième, on aborde un esse droite gauche. Très piègeux ce passage vous envoie vers les virages Ford deux esses successifs. Un en troisième, le second, appelé virage du raccordement en seconde. Et c’est reparti pour trois minutes vingt-huit secondes de folie. Et ça donne quoi après ma série de tours ? Troisième performer de l’équipe derrière Wilson et Foreman, devant Edwin, Steiner et Itanikey. C’est qu’il faut les aligner. Sora n’est pas la pour la figuration. Les Galhaër sont devant deux Porsche le tout se tenant en une seconde. A deux secondes, Wilson et une Lancia. Deux secondes cinq, Foreman et l’autre Lancia. Trois Porsche se succèdent à cinq secondes ainsi que la Sora du team Rainbow. Personne n’a encore passé les pneus ‘’qualifs’’. J’explique mes impressions à l’ingénieur châssis. Je ressens en effet un phénomène de pompage de l’avant au dessus de 340Km/h. Il me semble que ça entrave l’accélération dans les Hunaudières. (sans compter que ça me fout la trouille de décoller) Même si la voiture est repartie avec Foreman, notre homme en parle avec Brighton et Edwin qui vient de piloter l’autre voiture. On constatera plus tard que le nez de la voiture se déforme avec la pression de l’air facial modifiant du coup l’appui sur l’avant, l’envoyant en en buttée d’amortisseurs. Et le talonnage fait alors remonter le nez de la voiture. Et l’effet se répète jusqu’au freinage, rendant plus intense encore ce moment de solitude dans cette partie pour le moins critique. J’appelle d’ailleurs cette seconde courbe des Hunaudières jusqu’au bas de la bosse du même nom période d’ionisation, rapport à la rentrée dans l’atmosphère des capsule spatiales. Brighton m’impressionne. Pas le genre de mec qu’il faut taquiner. Il m’a parlé un peu. J’avoue que j’étais intimidé. Il sait ce qu’il veut. Ça a l’air de passer ma foi. Sur la piste, ça se décante. Wilson s’intercale entre les deux Galhaër. Foreman a plus de mal et reste entre les deux Porsche. Ce qui nous fait deux et cinq.
Aaaah ces Galhaër ! Ce sont un peu les enfants terribles du plateau. Voitures très puissantes mais peu fiables. En fait, Marko Galhaër c’est mis en tête de coupler deux rangées de cylindres de VW Golf 1600 cc sur le même bas moteur. Pas de panique, c’est l’usage logique lorsque l’on conçoit un V8 de 3200 cc. (Huit cylindres en V). Réalésé, ce moteur est ensuite passé à 4000cc. Et il a conçu dans la foulée la super GT qui allait avec la puissance. Il a ensuite fabriqué son premier prototype groupe C avec ce moteur. Il l’engagera en Intersérie puis en championnat d’Allemagne des voitures de ce type, très relevé en dotation et en popularité. Une seule voiture avait été engagée au Mans l’année précédente avec ce moteur atmosphérique. Elle avait abandonné. Le moteur surchauffé s’était grippé au moment du démarrage après un ravitaillement. Cette année, deux voitures sont engagées. Et en plus le moteur est affublé d’un turbo. Redoutable en performance, Sora est la seule marque à pouvoir à peu près suivre ces jolies voitures blanches soulignées de rouge en vitesse pur. Mais heureusement pour le Mans, on est presque certain qu’elles ne finiront pas. Chose que notre équipe devrait pourvoir réaliser. Il conviendra juste de ne pas leur laisser trop de champ en course. De cette manière à ce elle seront contrainte d’évoluer au-delà de leur seuil de fiabilité. Nous n’aurons pas le choix de toutes façons. L’allure des meilleurs Porsche et des Lancia ne nous le permettrait pas.

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Mer 15 Juin - 20:48

22H48
rentrée au stand : J’ai amélioré mes temps grâce à un train de pneu plus tendre, quatrième temps derrière les Galhaër mais devant toutes les Porsche. On me refait le plein et je me dois d’effectuer un second relais avec ces mêmes pneus. Il est question de voir si à ce degré de performance, on est capable d’aligner vingt six tours d’affilée. A mon avis, on a intérêt à y parvenir. Car un changement de pneu rend l’arrêt plus long que le gain qu’il procure en piste. Et comme chez Porsche ils peuvent en faire deux…. Du coup, le même pilote reste au volant afin de suivre l’évolution de l’ensemble sur cette distance et gagner là aussi du temps au stand en n’en changeant pas.



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Saga Racing Team Tome 2 Berezina Chapitre 12 La Canopée, Les étoiles

Message  philbaetz le Mer 15 Juin - 20:51

23H31:
Fin du double relais simulé : La moyenne au tour a à peine baissé durant ce second relais, la température de la piste également. On pense que l’on tentera un triple relais demain pour voir si il sera possible en course. L’ingé moteur m’interpelle. Il me demande soit de mieux doser mes talons pointes lors des rétrogradages, soit de ne plus les faire du tout. Les datas des données informatiques démontrant que de cette manière, quatorze tours pourraient être couverts avec un plein, du moins la nuit. Trois relais de quatorze tours au lieu de deux de treize tours sur une période allant de 22H30 à 06H30, c'est-à-dire huit heures. A peu de chose près, quatre cent quatre vingt minutes représentent douze arrêts de quarante secondes, soit quatre cent quatre vingt secondes en moyennes avec des relais de treize tours et changement de pneu tout les deux arrêts. Là c’est toutes les quarante quatre minutes que l’on s’arrêterait en moyenne 35 secondes. Soit un gain de 95 secondes, une minute quarante cinq. Ce n’est pas rien quand on entrevoit des écarts de 30 secondes entre les deux premiers en fin de course. Cela dit, je suis un peu vexé de m’être en quelque sorte entendu dire : ‘’si tu sais pas faire de talon pointe, tu fais pas !’’ Bon, il n’est pas là pour faire dans la dentelle. Et finalement, j’ai roulé aussi vite que Foreman. Tout le monde a fait ses distances réglementaires. Cette première séance s’est plutôt bien déroulée. On rentre les voitures derrière les stands pour les loger sous l’auvent. Demain, teste d’endurance du moteur avec jusqu’à 21heures, tentative de chrono, puis deux triples relais de quatorze tours avec un même train de pneu et….de bons rétrogradages…..’’Mais je t’emmerde ducon !?’’ Ai-je envie de répondre à l’ingé. Non, je rigole. Enfin pas trop, ‘’Weight Watchers’’ alias Kuwashima est dans les stands également avec Brighton. Mon frère est allé voir les voitures passer avec Van Doeren à la bosse des Hunaudières, et ensuite à l’intérieur de la section esse d’Indianapolis Arnages. Il trouve que les Galhaër sont plus facile dans cette dernière section. Alors que nos Sora sautillent de l’arrière dans la première courbe à droite se prenant en quatrième, avant un gros freinage. C’est vrai ! Il est de ce fait délicat de remettre la voiture en ligne avant le gros freinage pour le gauche en troisième suivant. Il dit qu’il n’aime pas trop le bruit que font nos voitures en s’écrasant au bas de la bosse des Hunaudières….Même si il y a pire.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Jeu 16 Juin - 19:00

Jeudi 19H56 :

J’ai amélioré mes temps en Ryù Cup. Mais Häller également. Je me retrouve en première ligne quand même. Nous partons en qualification avec cinq dixièmes de retard sur les deux Galhaër. Wilson rentre aux stands avec l’avant abîmé. Une Tiga à moteur Cosworth s’est mise en travers devant lui à Indianapolis. Blocage de roue et rail. Rien que de la carrosserie heureusement. On lui change le nez endommagé en prenant bien soin de contrôler le fonctionnement de l’éclairage sur le neuf. Anson reprend enfin la piste. On a constaté que le moteur de la Sora Rainbow donnait des signes de faiblesse. Il fut décidé de le remplacer quelques dizaines de minutes avant que ne débute la séance.

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Message  philbaetz le Jeu 16 Juin - 20:36

Jeudi 22H08 :
Je met fin à la suprématie de la 77 sur la 87. Je place momentanément notre voiture en première ligne car la seconde Galhaër est rentrée sur trois roues depuis Arnages. Il nous manque trois dixièmes pour avoir la pôle. Boum ça n’a duré que deux minutes avant qu’Edwin n’améliore. Puis une des Porsche reprend le flambeau du meilleur outsider. Nous réattaquons avant de tenter un triple relais de quatorze tours avec les pneus médium. Finalement la grille donnera Galhaër Sora en première ligne puis Sora Porsche en seconde, Galhaër Porsche en troisième ligne, les Lancia en quatrième ligne, une demi douzaine de Porsche des meilleurs team privés, la Sora Rainbow. Puis des Jaguars, Courage, Toyota, Aston Martin cinquante cinq voitures sont au départ. Notre teste de fiabilité, de consommation et de résistance pneumatique est un succès.

Reste à savoir si nous tenterons les médiums dés le départ avec la chaleur en deux relais. Ou bien si nous n’allons pas tenter trois relais de treize tours avec les gommes dures du départ quinze heures jusqu’à 21H30 puis trois relais de quatorze tours en gomme médium de 21H30 jusqu’à 06H30, histoire d’optimiser notre stratégie.

Je suis néanmoins dubitatif. Les ‘’gens d’en face’’ n’ont sûrement rien prévu. Je pense à Porsche et Lancia pour ce qui sera de nos adversaires dans la durée. Sans compter qu’en plus de leur potentiel en nombre et en performance, ils ont ces suppléments d’âme en ces fous de guerre, ces chevaux supplémentaires tant sur la piste que dans la psychologie de groupe.

Les Ickx, Wollek, Pescarolo, Bell, qui ont fait la légende de leur sport en général, et celle du Mans en particulier. Donnant des victoires improbables à leur employeur, faisant plier l’adversaire imbattable.
Cette fois ça y est!
Moi qui les avait côtoyé lors de mes deux premières participations avec, au vu des prétentions du team Pélican et de moi-même, le simple statut de spectateur privilégié.
Là, de supporter, j’en suis à espérer qu’ils ne seront pas dans un bon jour en cette fin de ‘’semaine sainte’’.

Car ça me simplifierait franchement la vie en cas d’opportunité. Celle de ne pas avoir à subir cette pandémie d’adversité outrancière et féroce.

Faut-il me prosterner ou j’arrête là ?


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Message  philbaetz le Ven 17 Juin - 19:28

Vendredi :

je reste au vert. Les voitures vont être démontées, décortiquées afin de ne pas laisser au hasard la possibilité d’arbitrer notre avenir. Mon frère est venu me rejoindre avec la Sora Ryù. Il m’a conduit jeudi soir à l’hélico et est revenu avec, la laissant dans le paddock. Il a ainsi pu sortir du circuit plus facilement et rouler jusqu’à la Grange des Bocages. On prend du bon temps. Croissants le matin. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous, Belge, ça veut dire beaucoup. Parce que, pour une fois dans ma carrière, je suis pilote d’usine. Je suis un coq en pâte. C’est la partie émergée de l’Iceberg. Celle où dans la vie d’un petit pilote, je suis chouchouté comme les stars que je côtoie. Footing, kiné, nourriture diététique avec les conseils qui vont avec. Exercices et détente dans ce havre bucolique à souhait. La chlorophylle est maîtresse dans cet empire de verdure. Et croyez le, ça fera partie des très bonnes choses, de cette expérience avec cette équipe. Tout est fait pour nous cajoler. Enfin…. Faute à mon manque de ‘’sex-appeal’’, presque tout.
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Berezina chapitre 12 La Canopée les Etoiles

Message  philbaetz le Sam 18 Juin - 12:04

Samedi 12H09 :



De bonne augure pour la suite. Je viens de remporter ma sixième course de la saison en Ryù Cup en neuf épreuves. Autant dire que je fais honneur à mon titre de l’année précédente. Le warm-up (derniers essais en condition course le jour de celle-ci) s’est un peu moins bien passé. Tout juste que Foreman est passé plusieurs fois dans les stands. La consommation semblait trop importante. Un nouveau boîtier de gestion électronique va être monté. Car on ne parvient plus à paramétrer de nouvelles données sur l’autre. Je suis sur un petit nuage. Cette victoire en Ryù Cup me met à l’abri pour un bon moment au niveau du championnat. Avec cent quarante quatre points de marqués en neuf épreuves, je possède quatre points de plus que la saison passée à quatre courses de la fin. C'est-à-dire douze courses.

Le public commence sérieusement à saturer l’espace vital des enceintes du circuit. Et que dire des stands. Bousculé en permanence, entravé dans mes déplacements. Bon, la gente féminine est beaucoup mieux représentée en ce grand week-end de course. Tant mieux ! Car ça m’a plutôt manqué ces temps-ci. Qu’en aurais-je fait ? Vu l’occupation qui fut la mienne, vraisemblablement pas grand-chose. Et quand bien même aurai-je voulu ?! Il y a de beaux gosses côté pilote. Même si j’ai mon genre, ça n’a pas l’air de mordre plus que ça ces temps-ci. Rien que dans l’équipe, Edwin est de loin le plus sexy au yeux de ces demoiselles mais surtout, de ces dames. Steiner et son air relax cool, pour un Allemand, a une belle côte lui aussi. Moins que Jorg, (Van Doeren). Mais Jorg est comme moi. Il est partageur. Lui par altruisme, moi par la force des choses. Il y a aussi Wilson. Visage mat, peau lisse, taiseux, l’expression neutre et absorbée, presque mystique. Ça doit les travailler au corps. Du moins j’ai l’impression. Un autre latin qui n’est peut-être pas aussi fin de visage que l’Argentin, le Mexicain Foreman. Pedro a une gueule, sûr ! La peau pas très belle au visage. Quelques marques de varicelle mal soignée sans doute. Mais son regard en impose. Un regard de pilote. Quand je vous disais qu’il y avait une physiologie du pilote… Lui vient d’Indy. Là bas, c’est des moyennes de 320Km/h pendant trois heures. A force d’anticiper la vue et les obstacles à ces vitesses, eh bien cela vous transforme le faciès, l’expression du regard. L’œil perçant, regard d’aigle. Tiens Derek Bell par exemple, la meilleure caricature avec un animal est à coup sûr l’aigle pêcheur. Je suis certain qu’il n’aurait pas eu le regard aussi perçant en étant boulanger. Bref, tout ça pour dire qu’heureusement que Jasmine n’est pas venue. Parce que là, de Hussard je devenait laquais. Ah là là ! Jasmine et les latins, c’est ‘’kéke’chose’’ ! Cela dit, je cherche dans la foule un regard complice. Une muse mancelle qui tremblerait pour moi ce week-end ? Dommage que le soleil ne fut pas très généreux depuis les supposés beaux jours. Car du coup, les yeux bleus, la peau hâlée voir mat, chez moi, ça faisait son effet. Surtout avec cette combinaison écrue. Je sais ce que je dis !? Bon, voilà Anne ! Anne Van Den Hotte. Tiens c’est bizarre l’expression de son regard. On penserait y trouver soudain de l’admiration. C’est vrai qu’à bien y regarder… On a qualifié la voiture dans le tout haut du tableau. Deuxième ligne de grille sur vingt huit. Troisième sur cinquante cinq. Et pas des boiteux derrière hein ?! Allons ! On ne vit qu’une fois. Savourons ce que nous avons déjà acquis et mérité. La victoire en Ryù Cup, la bonne ‘’qualif’’, je ne suis pas un rigolot finalement ?! Je crois qu’elle doit s’en rendre compte, et moi aussi par la même occasion. Son regard déjà si clair irradie tout ce qu’elle fixe. Tiens moi par exemple. Ben là, j’ai une érection. M’enfin bon, de la à penser qu’elle va devoir se changer par ma faute… L’interview en a d’autant plus été solennelle. Même si il fut plus mièvre. Comme si elle sentait l’instant et le contexte, différent des autres courses. Bien sûr, d’autres journaleux (terme taquin plus que qualifiant) de mon plat pays ont fait une petite boucle par mézigue sous l’auvent du team Sora. Obligés du coup ! Et voilà que j’offre ma rengaine et un petit verre à mes interlocuteurs. On a l’impression que je chante le single dont je ferai la promo. Ça dure tout de même plus que trois minutes trente. Ben oui c’est moi qui ai gagné la course d’ouverture des 24 heures. Ben oui je suis en tête du championnat, Ben oui aussi, je suis en tête du championnat d’Allemagne de Formule trois. J’ai gagné six courses dans chacun d’entre eux, plus une course d’endurance en tourisme. Cette saison ça m’en fait treize ! Bah bien sûr qu’on espère que ça va continuer à sourire, notamment ici au Mans. Que oui j’ai toujours rêvé de courir au Mans. (Sauf que je trouve qu’il est très facile de s’y faire mal, surtout aux Hunaudières. Que si j’avais su à quel point, j’aurai plutôt rêvé d’être vendeur de barba papa.). Enfin une autre journaliste en herbe me sollicite pour une radio locale de l’Ouest : ‘’Dolmen FM’’. Brune, longs cheveux négligés, tee-shirt bien rempli, yeux verts, sans doute plus branchée concert rock que sport auto. Le feeling semble s’insinuer au cours de l’interview. Sa petite moue surgit d’au dessus des plats de cerises disposés sur la table. Une voix douce légèrement grave qui hausse rarement le ton. Etonnant pour une envoyée spécial radio. Mais les questions sont néanmoins pertinentes. Plus la personne qui essaye de décortiquer un monde lui étant inconnu que, la midinette radiophonique. Elle a l’air d’avoir un emploi du temps aussi rempli que son tee shirt. Dommage ! Il est probable qu’elle sera aussi vannée que moi, sinon plus demain soir. Je tente néanmoins de lui proposer un second café ou autre chose de rafraîchissant qu’elle préfère. Je vais moi-même les chercher dans le réfrigérateur du bar. Je lui en glisse deux autres dans son sac en lui disant : ‘’ça ne sera pas du luxe’’. Je lui dis que je connais bien Vannes et la Bretagne que j’adore. La conversation est très agréable mais elle doit quitter le paddock pour rejoindre la tribune de presse de l’autre côté du circuit. C’est pas gagné ! Audrey s’éclipse. Qui sait plus tard.
J’ai l’occasion de parloter avec mon frangin. Je lui confie combien j’ai été mal à l’aise vis-à-vis des parents
‘’Tu sais, j’ai bien conscience que ça ne leur plait pas que je rêve encore tout haut à mon âge. Mais il faut comprendre !? Tout ça est arrivé au fil du temps. Sans que je me rende compte que ça évoluait. Seulement quand je me suis retrouvé sans job. Là il fallait que j’aille de l’avant. Je m’en faisait pour l’inquiétude des parents.’’

‘’Mais on est fier de toi à la maison ! Bien sûr que jusqu’à l’an passé, comme tu pataugeais niveau résultats, on n’était pas du tout rassuré. On se demandait si tu renoncerai facilement à ta passion. Si tu ne t’entêterai pas. Puis, avec toutes tes victoires et tes titres l’an passé et l’évolution inattendue cette année, la donne change. Là, c’est le vertige qui nous gagne. C’est l’inconnu. Où est-ce que cela peut t’amener ? Mais il est clair que c’est ta voie. Ce n’est plus à présent considéré comme une utopie. On a juste peur que tu te fasses mal. Normal !’’

‘’ Oui mais là où je me sent coupable, c’est pour le boulot que je leur laisse sur les bras. Comme si j’avais choisi la facilité.’’

‘’C’est vrai que nous à l’époque, on se demandait pourquoi on bossait autant à rendre ce terrain vague en terre cultivable. En plus c’était autrement plus crevant. On n’en voyait pas le bout. Ensuite, lorsqu’on a arrêté l’école, on bossait toujours pour rien le soir et le week end. Et l’argent de nos salaires ne nous revenait pas entièrement. Un tiers seulement. Toi, quand tu as commencé à y travailler, c’était enfin pour planter des patates puis plein d’autres légumes. Et tu touchais pour ça un peu d’argent de poche. Alors en snobant ce boulot, on s’est un peu senti trahi. C’était notre sacrifice que tu réduisais à néant. Heureusement, tu y bossais quand même un peu. Et Rudy commençait à s’y mettre. Alors oui, par rapport à Rémy et moi, tu as été un privilégié. Mais en fait, tu as tenté ta chance. Tu as eu finalement beaucoup de mérite. Et tu as eu raison de le faire.’’

‘’Cela dit, j’ai toujours peur de vous exposer à certains avatars liés aux risques. J’ai peur que vous me voyez en difficulté. Dans ce genre de truc y a forcément des hauts et des bas. Je trouve que vous en avez assez comme ça sans devoir supporter mes déceptions. Ou plutôt des situations décevantes’’.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Sam 18 Juin - 13:30

Samedi 16H59.

Ça y est, j’entame mon premier relais. Il fait très chaud ! On ne peut pas dire que ça se passe comme on l’espérait. Sixième au second passage dans la même seconde. On se retrouve à cinq secondes, talonnés par les Lancia et deux Porsche privées deux tours plus tard. La première Sora s’accroche aux basques de la seconde Galhaër avec une Porsche à son derrière. Ensuite, c’est la débandade. Foreman est avalé par les Italiennes et au cinquième tour, par les deux Porsche privées au tour suivant. Nous sommes alors à douze secondes des leaders. Puis coup de théâtre, Foreman rentre aux stands en louvoyant dans la voie de décélération. Il est extrait de la voiture et perd connaissance un court instant. Itanikey le remplace en catastrophe pour un simple relais croit-on. Car on pense que la chaleur du cockpit a indisposé notre Mexicain pourtant bien plus rompu que moi à la chaleur. C’est malheureusement ce qui lui a joué ce vilain tour. Il a fallu re-paramétrer le boîtier de gestion électronique. C’est Pedro qui s’y colla. Simplement parce qu’il prenait le départ. Il resta donc un long moment en ce début d’après midi dans l’habitacle surchauffé par le soleil au zénith. La chaleur ne l’incommodant pas, il se déshydrata sans s’en rendre compte. Il prit la piste et le départ en ayant vidé sa réserve d’eau mentholée……et patatra ! Finalement Itanikey fit un double relais avec les pneus prévus pour la nuit sans gros problème. Pendant ce temps la, Wilson en exécuta un triple en gomme dure. Il rencontra du souci pour les monter en température. C’est ainsi qu’il concéda respectivement dix et cinq secondes sur les deux Galhaër et six secondes sur la Porsche à la première heure. Ensuite, l’écart sur la Porsche diminua de moitié. Mais Edwin le relayant, on préféra passer aux médiums. Nous sommes, à l’entame de mon relais, quatorzième à une minute neuf secondes du leaders. Celui-ci maintient son rythme alors que l’autres Galhaër se contente de rester au contact de la Porsche et devance la première Sora. Avec le décalage dû à l’arrêt de Foreman, nous gagnons trois places et notre retard n’est alors que de trente et une secondes. On verra si ce décalage aura pour conséquence un arrêt supplémentaire ou non en fin de course. Je me débrouille plutôt bien. A notre ravitaillement suivant, seule une des trois voitures passées lors de leur arrêt est repassée devant tout en ayant gagné une place sur la piste. Cela nous situe dixième ou douzième. Derrière deux Galhaër, deux Sora, deux Lancia trois ou quatre Porsche, une ou deux Jaguar. Et oui, après trois heures vingt de course, nous sommes la moins bien classée des Sora. Et le pire, c’est que nous allons devoir rouler à deux au moins jusqu’au petit matin. Pedro récupère petit à petit. Mais là, il vaut mieux que notre kiné s’en occupe et le remette sur pieds. Et de nous aussi lorsque l’on sort du four !

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Sam 18 Juin - 19:27

Samedi 19H07

Me revoilà au volant. Mon Nippon nous a bien avancé. L’écart avec la seconde Galhaër n’a pas bougé ni avec la Sora de Steiner maintenant au volant. Celui-ci tente de nouveau trois relais avec les médiums. Chez nous, c’est Itanikey qui va inaugurer un triple. Le soleil est encore haut et ça chauffe. Il nous faut garder du jus pour cette nuit. Je suis persuadé que c’est là que tout va se jouer. Si nous sommes plus efficace que les Porsche, on finira par les passer. Sinon, on restera derrière. Une Lancia s’est arrêtée un long moment, problème de boite de vitesse. Les deux Galhaër sont toujours en tête devant la Porsche la Sora, une Porsche privée l’autre Lancia, une autre Porsche une Sora. Nous sommes neuf ou dixième suivant le décalage des arrêts. Avec entre une minute trente et quarante cinq secondes de retard sur la Porsche. Et je vois l’arrière de la Sora du team Rainbow pilotée par Spencer. Il cravache ! On m’a demandé de surveiller ma consommation. Alors le dilemme est cornélien. J’augmente le tempo en tentant de ne pas trop solliciter la mécanique.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Sam 18 Juin - 19:32

20H59 :



On devra changer les freins si possible à la fin de mon triple relais. En parlant de tempo toute à l’heure, la vérité n’est pas loin. En fait, chaque circuit s’apprend comme une partition. On l’interprète allegro ou piano suivant le rythme à adopter. Les montées en régime se mémorisent comme les points de repère se succédant sur la piste. Ce sont des mélodies. On joue Rock n’rolls ! On joue Rock alternatif ou progressif. Mais on joue.
Soudain je vois entre Mulsanne et Indianapolis une voiture de plus au ralenti. Il est vingt deux heures trente et cette voiture, c’est la Sora 77 qui vient d’éclater l’arrière droit. Le capot arrière est déchiqueté de ce côté également. Je distingue la pelure caoutchouteuse du pneu. Elle part en lambeau. Je passe par la gauche comme tout le monde. Ça va être dur pour Sora cette année encore. Je gagne une place certes. Mais la meilleure reste la privée, toujours pilotée par Spencer.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Sam 18 Juin - 19:35

21H30.
On va peut-être retarder la période à trois relais de quatorze tours avec un train de pneus, au vu de cet éclatement. C’est fou ! La ligne droite des stands jusqu’au tertre rouge deux kilomètres plus loin est un tunnel de lumière. C’est l’endroit où les spectateurs occupent les enceintes de chaque côté de la piste. Et les tribunes sont encore pleines. Alors, pratiquement à chaque tour, le jour tombant, on perçoit d’un coup les flashs des spectateurs. Ils vous accompagnent sur toute la distance. Et ça me suit comme les étincelles d’une caténaire. Je ne sais pas ce que ça donnera en pleine nuit. Mais la, c’est féerique. L’adrénaline monte. J’aligne de bons tours. Et, on ne m’interpelle plus par radio. ‘’Change pas de main !’’ me dis-je.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Sam 18 Juin - 21:55

22H30 :

Je repars finalement pour un troisième relais de suite après que l’on m’ait remis un flacon d’eau mentholée. C’est un élément métallique qui a causé une crevaison lente de la 77, avant que le manque de pression n’occasionne l’éclatement en question. Je commence à sentir les douleurs aux côtes, au cou, et aux avants bras. Mais elles s’estompent. Le sillage de la Sora Rainbow pilotée par Talmore aiguise mon appétit. Cette fois, pas de quartier. Je la prends délibérément en chasse. Nous nous passons et repassons dans les lignes droites mais aussi dans les freinages. Nous sommes à température. Ce mano à mano durera six tours avant qu’elle ne rentre faire le plein. On aura frôlé plusieurs fois la correctionnel. Tassements freinages dans le rouge.

00H15


Je rends finalement le volant à mon honorable équipier. Très sympa au fait. Il fait beaucoup plus d’effort que moi pour parler et comprendre l’anglais. Même si j’en fais !? Et en plus, il ne devrait pas plaire à Jasmine celui-là. Une des deux Galhaër rentre au ralenti. L’autre est arrêtée après le tertre rouge en début de ligne droite depuis 23 H00. C’était prévu ! Mais on n’en profite pas. On a mis beaucoup trop de temps à changer disques et plaquettes. On a perdu une minute pleine sur les Porsche de tête. Il y en a trois accompagnées de la Lancia. La Sora Rainbow est redevenue hors d’atteinte à quarante cinq secondes. Une Jaguar et une Aston sont passées devant également. On a sur les leaders entre une minute quarante cinq et deux minutes quinze. On compte un tour et demi d’avance sur la Sora de Steiner Edwin et Wilson. Je regarde les restes du long capot arrière explosé par la force de l’éclatement. Grâce au forfait de la troisième Sora suite à la sortie de Silverstone, on dispose chacun de trois capots avant et arrière. Wilson a bousillé un capot avant aux essais. Et là c’est l’arrière qui a pris. Il ne leur reste que deux capots de chaque pour la course. Nous avons encore nos trois capots. Les nôtres se reconnaissent avec l’aileron et le bout du capot avant couleur fushia, idem pour les rétros, les leur sont blancs, et ceux de la défunte victime de Häller vert fluo.

02H34
Après une petite sieste d’une demi heure, me voilà reparti pour deux heures quinze de folie dans la chaleur, l’odeur de caoutchouc chaud, d’huile bouillante, et d’essence. On a repris dix petites secondes aux Porsche. La Lancia retardée est aux basques de la troisième Sora de Wilson Edwin Steiner. Satoru a repassé la Jaguar tandis que l’Aston aura marqué une pause involontaire pour un problème de transmission. Trois Sora dans le top dix à trois heures du matin, c’est mieux que l’an passé ou deux éléments avaient sombré. On profite de la fraîcheur de la nuit pour attaquer….comme les autres en face. Mais, on roule un petit peu plus vite que nos amis dans les deux et troisième relais. Leurs pneus se dégradant plus vite. Et j’attaque de plus belle. Meilleur tour sur le coup de 03H44. La troisième des Porsche perd du terrain sur nous de manière plus sensible. La Rainbow également. J’attaque de plus en plus. Nous restons juste, mais bon côté conso. On n’est pas venu pour ramener six litres de super à la maison. Finir avec un demi litre nous suffirait amplement…. Pourvu que nous gagnions. Il me reste encore une heure à cavaler dans la forêt. Les freinages sont violents. Mon corps est projeté dans les lanières du Harnais. Ça devient douloureux. Je tiendrai…..je tiendrai ! Du virage Ford en seconde jusqu’à la quatrième avant la courbe Dunlop, respiration. De celle-ci jusqu’après la bosse, apnée. Je freine et souffler inspirer avant le esse du Tertre Rouge. Souffler inspirer et Virage du Tertre rouge. Toute la ligne droite respiration jusqu’à la seconde courbe des Hunaudières. Après la bosse freinage souffler inspirer. Mulsanne en seconde, respiration jusqu’à la deuxième petite courbe avant la bosse. Puis après celle-ci souffler inspirer, freinage pour le droite d’Indianapolis en quatre, freinage en appui, le gauche en troisième souffler inspirer, virage d’Arnages, respirer jusqu’à la courbe du buisson, apnée respirer jusqu’au Porsche quatre grandes courbes successives en quatrième, vingt secondes d’apnée, les deux esses du Ford et le tour est fait.
De temps en temps, j’escalade plus que de raison les bordures. Mais je ne suis pas le seul. Est-ce la fatigue ? Mais le moteur me semble monter dans les aigus en haut de régime. Ce timbre me fait un peu plus mal aux tympans. A moins qu’un collecteur d’échappement soit en train de se fissurer. Mais pour l’instant, re-meilleur tour en course, je ne ressens pas la baisse de puissance allant avec ce problème.


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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 19 Juin - 9:32

Rien y a doublons avec celui d'en dessous.


Dernière édition par philbaetz le Mar 21 Juin - 20:29, édité 1 fois
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 19 Juin - 9:41

04H01

Lors de mon passage à la bosse Dunlop, je perçois un halo rosâtre au dessus de l’horizon, à l’Est sur ma gauche. La nuit se termine. Nous sommes quatrième après le dépassement de la troisième Porsche. A cette allure, Nous devrions finir second à une minute des vainqueurs. Courage ! Ils auront peut-être leur lot de soucis. De plus, il s’agit d’une Porsche privée. Allez, encore trois quarts d’heure et je devrai profiter du retour de Foreman. Avec de la chance j’en aurai pour quatre heures pleines de récup. J’appelle le stand pour qu’on me prépare un flacon d’eau citronnée. Je pense que la vitamine C sera plus adaptée pour me tenir frais dans la tête. J’envois une fois de plus les 650 cv disponibles pour les quatrième et cinquième rapport dans cette longue ligne droite. Rien à déclarer ! Je franchi cette  rampe pour le néant sans emprunter la dernière marche, celle de l’inconnu. Où l’éternité  vous expédie parfois vers la postérité morbide. Puis descente des rapports avec un freinage surpuissant. Seconde à soixante kilomètres heure. Et je repars troisième, quatrième, première petite courbe à droite, je passe la cinquième juste avant cette deuxième courbe à droite. Personne à doubler.

Et puis clac! Au même moment devant mes yeux les étoiles de ce ciel sans nuage, le halo rose de l’aube sur ma droite, la canopée de cette forêt, et le reste de la planète au dessus de ma tête un choc.

Une brève perte de conscience, un réveil qui me signifie deux choses. Si je suis un cosmonaute, mon astronef est détruit, mais la planète est viable. Si je suis pilote, j’ai perdu la course. Soudain, d’un hurlement félin, l’émergence  de ce court délire me donne conscience d’un destin qui prend les commandes.   Je m’appelle Philippe Baetz ! J’ai 25 ans et dans cinq secondes, je vais mourir. Qu’est-ce qui m’a pris d’essayer d’être pilote de course. Cela fait déjà huit ans que tout a commencé.  Mais là, je suis sur le toit. Le nez de la voiture dirigé vers le fossé gauche de la piste. Avant cela, une fin de relais, Tertre Rouge, Hunaudières, Mulsanne. Je remonte les rapports de deux à cinq. Puis, cette courbe à droite et un claquement sec dans les reins. A suivre, les étoiles, la Canopée, un voile noir d’inconscience qui s’estompe. Puis voilà ! Nous sommes en juin. C’est la nuit la plus courte, le solstice d’été. Et j’ai vu poindre l’Aurore lors de mon passage au Tertre rouge… En cette année de météo pourrie et, d’été se l’annonçant tout autant, c’était sans doute la nuit la plus douce. La bulle de mon cockpit a éclaté sous le choc.  J’hume, une dernière fois sans doute, ces senteurs de taillis. Eux qui, en cette aube crépusculaire pour moi,  libèrent leurs effluves. Cette nuit si chaude les a sucré d’une douceur si fine… Je sens aussi les odeurs de pneus chauds,  d’huile chaude, …d’essence ? Je  vois les phares de mon bourreau éclairer les rails qui me font face, trahissant d’un flux tremblotant les inégalités du bitume et la quasi inexistence des suspensions. Ce V12 chante haut et fort l’absence d‘espoir d’en réchapper. Un son wagnérien pour un requiem. Trois secondes ! Il va franchir cette courbe a fond avant de me voir trop tard.  Qu’est-ce que je fous ici ? Le régime de ce moteur est à son paroxysme. Deux secondes, J’entends crier : « Drapeau ! Drapeau ! Merde ! Drapeau !» Une seconde Je rentre ma tête entre les épaules. Je sers les points devant ma tête. J’ai peur ! Je tremble ! Zéro seconde ! Le bruit se coupe. Et la voiture passe juste entre moi, la tête en bas, et les rails.

Sauvé !
Et puis, l’horreur !



Dernière édition par philbaetz le Dim 19 Juin - 9:55, édité 1 fois
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Berezina: Chapitre 13: Déferlente Post Mortem

Message  philbaetz le Dim 19 Juin - 9:48

04H20.
ça fait deux tours qu’il n’est pas repassé. De l’autre côté de la piste, les Stands de son équipe me font face. Et ça a l’air de s’agiter. De la tribune de presse, on domine le circuit. Et d’après Gilles Valhardy, spécialiste en sport auto de Dolmen FM, on distingue les voitures arrivant à Indianapolis. Moi qui croyait qu’Indy, c’était au States… Il me précise que c’est aussi le nom d’un virage légèrement relevé comme là bas. Soudain, une voiture avec un gyrophare entre sur la piste et semble attendre les autres voitures. Au même moment,  l’autre Sora rentre aux stands. C’est certain ! Il s’est passé quelque chose sur le circuit. Je reviens vers mon collègue. Je bosse quand j’ai le temps pour cette radio locale. Moi, c’était surtout dans le but d’avoir mes entrées pour les concerts et festival de l’été dans notre région, et me faire de l’argent. Je viens de finir ma première année de fac. Et c’est pas donné !  Mais voilà, il leur fallait une assistante pour seconder notre ponte du sport auto. Et c’est moi qui s’y colle. Pas de gaîté de cœur. Un peu marrant mais un peu lourd aussi le Gilles. Heureusement que je peux m’évader dans le parc pilote. Mais là, crevée la fille ! Je me détends dans cet endroit absolument unique. En haut de la tribune citroën. La tribune de presse Ça ne m’a jamais branché de regarder des bagnoles tourner en rond en faisant du bruit.  Mais là, j’avoue que c’est quelque chose de particulier. Plus de mille titres de presse tout médias confondus sont accrédités par un service absolument au top. Le monde grouille partout et l’énergie également. Surtout au niveau de la communication. C’est dingue comme on se rend compte de la dimension planétaire ici. Toutes les heures, il y a un ou des journalistes qui mettent en scène un duplex en direct pour le journal de vingt heures ou de la mi-journée de leur télé nationale…..ou de leur radio. ….tout comme Gilles qui nous fait, c’est bizarre, un flash spécial. Aucun communiqué dans les mains. Et je l’entends avec  effarement distiller un truc horrible se terminant par :
’A noter que lors de l’édition 72, le Suédois Joachim Bonnier s’était déjà tué au même endroit et dans les mêmes circonstances. La Belgique perd avec Philippe Baetz un réel espoir du sport automobile. Le pilote avait par ailleurs remporté la course d’ouverture en Ryù Cup. Le dernier Belge à avoir perdu la vie au Mans était Lucien Bianchi en 1969.’’  

D’un coup, mes jambes flageolent. Gilles raccroche à peine le combiné que je le toise pour comprendre d’où il tient son info.  Il me répond :
‘’ J’observe et l’habitude fait le reste ma biquette. Juste après que la voiture de la direction ait neutralisé la course, j’ai vu l’autre Sora rentrer aux Stands. Et là, dés qu’il l’on poussé, j’ai compris qu’ils le faisaient en signe de deuil. Quand on est rompu à cette course depuis aussi longtemps que moi et d’autres grands comme Rive, Combrac et Lini, on sent ces choses qui vous permettent de devancer les autres pour le scoop.’’
Je dois vomir, et autre chose en même temps. Je me liquéfie littéralement. Je me barre sans mot dire. Et vomi effectivement.  Je pleure. Pourquoi ?
C’est vrai que bon, l’image du pilote et de son casque en couleur, dixit Alain Souchon, à de quoi me passer par-dessus la tête. Prototype même du connard pour kodachrome. Mais, il fut un des rares parmi les huppés à me consacrer du temps. Pas du tout imbu de son aura. Plutôt du genre à vous questionner autant que vous. Simple et affable. Mais pas mielleux. Bien sûr, il a maté plus d’une fois mes nichons. Mais une fois dissimulée derrière les corbeilles de cerises, ça ne l’a pas empêché de se contenter de ma voix et de mon regard. Et de continuer à être charmant. Le contraste avec la force de son regard et ensuite, sa manière de piloter, (Gilles nous avait conduit à Mulsane) était impressionnant. C’est pour ça que je pleure ? Je ne supporte pas que la mort frappe ! Surtout une personne à qui j’ai parlé moins de vingt quatre heures plus tôt. Ça me rappelle Loïc il y a deux ans. Le copain de ma sœur. On fête son bac et le lendemain, il se tue sur la route de Lorient. Trop belle nuit pour finir sa vie. Si le sport auto c’est ça, alors sans moi. Je pleure et suis sur le point de m’évanouir. L’autre nombril radiophonique ne s’en rend même pas compte. Tout content de son scoop. Je dois être gris vert. Et bien pire au moment où j’entends les voitures reprendre cette ronde stupide et si aléatoire. Une main se pose sur moi. Une voix de femme en me nommant me demande si ça va ? Ai-je besoin de quelque chose ? Qu’est-ce qui m’arrive ? Fatigue ? Emotion ? Je m’effondre et perd conscience.


04H04 :[/b] Je suis commissaire en poste à la corde de la seconde courbe avant Indianapolis. Je viens de reprendre mon quart. Aussitôt à mon poste, je vois la Sora 87 s’affaisser sur l’arrière et, prise au vent aidant faire un looping. Je pense qu’elle va atterrir de l’autre côté des barrières de sécurité et se déchiqueter dans les arbres. Mais miracle, elle retombe à l’envers en touchant le sol sur la partie moteur et glisse jusqu’au sommet de la bosse, tournée vers la gauche. Je crie aussitôt drapeaux car j’entends une Jaguar arriver. Mais les drapeaux étaient déjà agités. La Jag passe de justesse entre la Sora et le rail côté gauche. Malheureusement, elle venait juste de passer une Tiga à moteur Hart Turbo, lui masquant le tableau jusqu’au dernier moment. La Tiga a juste le temps d’obliquer vers la droite. Mais pas assez. Elle touche la Sora au niveau de la partie arrière en porte à faux. Celle-ci pénètre par la baie dans l’habitacle, éclatant la bulle du pare brise. Le choc est effrayant. La Tiga continue sa course folle contre le rail à droite puis ricoche vers le rail gauche pour mourir à l’entrée de la courbe d’Indianapolis, près d’un kilomètre plus loin. Tandis que la Sora effectue une série de six toupies en à peine deux secondes, avant de prendre le rail de droite, rebondir et, se remettre à l’endroit. Enfin le reste de la voiture car l’arrière s’est désolidarisé de l’habitacle. Je pense que le pilote de la Tiga a dû être décapité en recevant de plein fouet et au niveau de la tête la boite de vitesse de la Sora. Mais pour le pilote de cette dernière….. Nous filons droit vers la voiture et découvrons le pilote inerte, tout raide. Les bras restés au niveau de sa tête. ‘’Il ne respire plus !’’ lance un secouriste. Il est sorti sans trop de ménagement de la voiture car, ça sent le chaud et l’essence. On l’allonge derrière le rail. Et les médecins lui administrent des massages cardiaques. J’entends dire :’’C’est cuit !’’

04H25 à la bosse de Mulsane : Lorsque Philippe n’est pas repassé après trois minutes trente, je ne me suis pas inquiété. Je savais qu’il ravitaillait à la fin du tour précédent. Puis, les passages de bolides se sont estompés. Et lorsque l’on a maté le peloton patientant sagement derrière le pace car, il manquait les deux Sora. La fois suivante également. Grosse panique ! On interrogea les commissaires en poste à la bosse. Mais ils ne parlaient que l’anglais. Jorg, l’ami de Philippe réussi à comprendre qu’il y avait eu un accident avant Indianapolis. Tout de suite, j’ai ressenti les mêmes sensations que dix ans plus tôt.  Lorsque le train censé ramener notre père de son travail avait percuté de face un autre train aux environs de Lillois. Moi et mon cadet, lui avec sa R8 et moi avec ma Nissan nous en étions donné à cœur joie mais la peur au ventre, pour ne pas dire l’angoisse, à parcourir gares et hôpitaux des environs de Nivelles et Bruxelles, façon spéciale de rallye…..Pour le trouver au bout de la nuit, vivant, à la gare de Braine l’Alleud. Là d’un coup, tout semble basculer. Quelque chose me dit que c’est Philippe qui a déclanché tout ce ramdam. Quelque chose me dit que ça ne va pas tout seul du côté d’Indianapolis. Nous repartons donc vers ce virage. Mais, Jorg décide de tourner à gauche. Nous parcourons un chemin forestier qui fini d’aboutir sur la piste. Partout des tentes et caravane de commissaire. Des feux de camp. Je découvre avec horreur les restes de la Sora de mon frère. Le moteur et la boite de vitesse avec une roue sont à dix mètres de la cellule de survie sans portière, sans vitre, toute râpée sur le dessus. Au loin, le gyrophare d’une ambulance qui disparaît dans la fameuse courbe. Protégée de ses arrières par des drapeaux blancs et jaunes, du groupe de voiture défilant pourtant à bien plus faible allure qu’en condition de course. Les commissaires Français que j’interroge on l’air marqués par ce qu’ils ont vu. Ils ne veulent rien dire. Bien que ne sachant pas qui nous sommes. ‘’Vous saurez lorsqu’ils feront le communiqué officiel !’’
Rien que cette déclaration avait de quoi vous glacer le sang. Je suis livide. Jorg l’est tout autant. On se sert dans les bras l’un de l’autre. KO debout ! On file, désespérés vers les stands. Cette nuit se termine en cauchemar. Comment vais-je annoncer cela aux parents. J’ai laissé mon p’ti frère commettre une imprudence. Malgré les recommandations de ma mère. Et je reviens seul !

04H35
Otto Fäsler, responsable piste de la Sora 87. Tout allait bien jusque là. Malgré les avatars du départ, on faisait notre course. La meilleur course possible. Les meilleurs tours engrangés juste avant en témoignent. J’avais toutefois un léger doute. Lors des derniers passages, un bruit inhabituel semblait trahir un problème d’échappement. Crucial qui plus est avec des doubles turbo, que les échappement soient étanches. Mais rien d’autre. Dans la radio, Mike Horneth a bien entendu comme une plainte, un râle, quelque chose de bref, monosyllabique. Puis plus rien que des parasites. La perte des données paramétriques qui survint au même moment ne nous laissa aucun doute sur ce qui se passait. C’est Edwin qui nous transmit qu’il avait vu la voiture désintégrée en plusieurs morceaux et les secouristes derrière le rail au niveau du chemin forestier. Dans le doute et l’horreur, nous fîmes aussitôt rentrer la 77 pour vérifier si rien ne risquait de casser. Et, bien nous en pris. L’entretoise sur laquelle les éléments de suspension étaient fixés se fendillait peu à peu à l’arrière droit. Nous poussâmes la voiture derrière les stands. C’était en une demie heure de temps la fin des haricots pour le team Sora Usine.

Chapitre 15 Un été pourri


Dimanche 22H00 périphérique : Je suis dans la file de gauche à hauteur de l’échangeur pour Orly. Je distingue un pilote Galhaër, le Néo-zélandais  Stanley Willys dans une voiture de location. Un cigare long comme un jour sans pain. Un journaliste me dira plus tard qu’il fume ça pour se détendre. Ça doit le calmer dans ces embouteillages monstres.

Dire qu’hier à cette heure ci, tout était encore possible. Il pilotait comme une teigne mon frangin. Comme jamais je n’aurai osé croire qu’il puisse piloter.

Même si dès treize ans,  il avait envoyé un signal fort.  Ecoeurant dès qu’il monta dans un kart sur la piste loisir de Bouillon.

Ensuite, il lui prit l’idée de s’acheter un vrai kart de compétition d’occasion. Ce ne fut pas fulgurant d’emblée. Mais, difficile de nous faire une idée. Nous n’avions pas le temps de le suivre. Puis, ça a eu l’air de coller un peu.

Il est alors passé à la voiture. Honnête sans plus au début apparemment, et, depuis un an, il nous refait le coup de Bouillon.

Mais là, ce n’est plus avec ses copains. Non, il malmène des pilotes de premier plan.
Et ce matin, le drame. Les parents savent ! C’est déjà un sacré poids en moins.

Les gars de chez Sora ont été sympas avec moi. Ils m’ont proposé de me laisser une Ryù pour rentrer et, de ramener la Break et Caravane par un des gars de chez Stinz Autosport. Mais avec la Caravane, je m’arrête où je veux et le dort bien à plat.

En tout cas, ça sent la gène suite à cet accident dont la voiture semble seule en cause. Ils craignent pour le coup des retours juridiques. On n’en est pas là. Anéantis nous sommes, et anéantis nous resterons un bon bout de temps.

Merde ! Que la route est longue sans lui ce soir.

J’ai encore la gueule de bois, une nuit trop belle pour un matin trop moche. D’après la radio, un été pourri se prépare.

Je confirme !

Ruaudin 22H10 : J’ai encore du mal à avaler les évènements de ce matin. D’abord ce massage cardiaque alors que le pauvre gars devenait de plus en plus bleu. Tout raide déjà. J’entend crier : ‘’c’est cuit !’’ puis simultanément, ‘’pas sûr attends !’’ ‘’Essaye de lui ouvrir la bouche !’’

C’est la qu’on s’est rendu compte qu’il étouffait à cause de sa langue. Aussitôt je me suis mis à la ressortir de sa gorge. Là, on a pu tenter le massage cardiaque et le bouche à bouche tout en l’embarquant dans l’ambulance. J’ai laissé le relais aux services du SAMU. Il me semble avoir entendu un gémissement. Mais je n’en suis pas certain.

J’ai mis trois heures à attendre les nouvelles.

La Grange du Bocage 22H30 : Le débriefing ne fut pas des plus animés. Avec ce qu’on a vécu ce matin… En une demi heure, tout s’est écroulé. Mais finalement pas pour les mêmes raisons Malgré les chocs incroyables endurés, l’entretoise moteur boite de la 87 n’a pas de cric et autres amorces de cassure. Par contre le collecteur d’échappement en présente bien une. Légèrement fendillé. Je vois surtout les traces de chaleur qui s’en échappent et un point d’ancrage moteur juste dans sa direction. Celui-ci semble avoir subi un phénomène thermique à l’endroit de sa rupture. La voiture a dû se plier légèrement en deux. L’arrière continuant à pousser la partie avant qui s’est cabré face au flux d’air, en accentuant le pliage. Et ce fut le grand huit. Je suis certain que c’est cela qui s’est passé. Car les autres attaches, elles on cassé net sous le coup des autres chocs. Et ne présentent rien d’analogue niveau brûlure. Enfin ! On se console comme on peut. Anson, Spencer et Talmore finissent à une belle cinquième place avec la Sora du team Rainbow. Une fois réparée la 77, il restera deux voitures pour finir la saison. Si on veut revenir l’an prochain, il faudra en reconstruire. Mais cette fois avec une coque en fibre de carbone. Le four autoclave est si coûteux à louer qu’on préfère le remplir. Il y aura donc si coques de préparées. Ça implique la politique sportive qui va avec. Engagement officiel et privé. Stinz, Rainbow, et Mitsuko Art Mooving pour les privés.  Enfin, tout ça pour tenter de ne pas trop penser à Phil.

Camping d’Arnages 22H35 : Je revois encore avec effroi la Tiga complètement scalpée au niveau du cockpit drossant le rail de gauche jusqu’à nos pieds. Dans la pénombre, nous distinguions mal ce qui se passait dans l’habitacle. Mais le fracas entendu un kilomètre avant notre poste nous laissait redouter le pire. C’est là que nous vîmes l’ossature en tube d’acier complètement déformée sur la gauche et intacte à droite. De loin, la calotte servant de toit ayant disparu donnait une fausse impression que tout avait été arraché. Mais non, les arceaux d’acier étaient là. Puis miracle le pilote redressa enfin la tête après avoir été sonné. Une chance que la conduite de la voiture est à droite. Car à gauche, il perdait la tête. En fait, il avait pris l’arrière du malheureux Baetz au niveau de la baie avant. Mais juste sur la gauche. Un miracle ! Sonné quand même. Nous n’avons pas vu grand-chose du choc avec la Sora. Car de si loin, seul les quelques flammes qui jaillir des rampes d’injection guillotinées en crachant l’essence sur le moteur bouillant furent perçues en même temps que le fracas des impacts contre le rail.

Vannes 22H40 : Vannée et désintégrée la mère ! Cette journée à commencé bien tôt et bien mal. Elle fut longue et pénible. Je n’ai pas refait d’interview de la journée. KO ! Groggy la fille !  J’ai pu aller le voir en fin d’après midi.  Mais à quoi bon ?
Sympa Monique du service presse ! Elle m’a vraiment réconforté. Lorsque je suis tombé dans les vaps et après qu’on m’eut réanimé. Me demandant ce que j’avais. Je  lui ai sorti :
’’Je ne peux plus rester là. Il vient de mourir. Je lui ai parlé hier. Il était sympa, agréable. Et là, tout ça continue comme si il ne s’était rien passé !’’

Et Monique de répondre :« Qui ça il ? Qui est mort ? Y a personne de mort à ce que je sache !?»


Dernière édition par philbaetz le Dim 19 Juin - 21:24, édité 2 fois
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Berezina, chapitre 14, J'ai pas vu dieu.

Message  philbaetz le Dim 19 Juin - 12:12

04H02 :

Soudain un choc terrible, terrifiant, la voiture tourne comme une toupie à une vitesse incroyable. Plus vite que les astronautes dans une centrifugeuse.

Je perds conscience avant de ressentir un autre choc qui semble stopper instantanément les rotations pour d’autres embardées. J’ai l’impression que suis de nouveau à l’endroit.

Ça fume de partout dans l’habitacle et j’étouffe.

Bon sang !

C’est quoi la mort ?

Le suis-je déjà ?

Ma tête touche un nombre incalculable de fois les montants de l’arceau de sécurité.

Plein de morceaux de vitre et de fibre de verre viennent me toucher, m’érafler, m’entamer.

Des pièces métalliques aussi.

La peur me pétrifie en même temps que les coups successifs m’ébranlent de plus en plus.

Ma dernière vision du réel avant de partir, est le fond du cockpit.

Il redevient le tunnel sans fin. Tel que je l’avait perçu lors de mon premier contact avec la voiture.

Et ce tunnel m’absorbe, m’aspire. Je pars en délire, je perds conscience.

Je vois d’un coup la tête de Maxime. Sans son corps. Mais elle me sourit. Puis me parle :

‘’Tiens te revoilà Du Con ?! Quel bon vent t’amène ? T’aurai pas pisser dans tes affaires par hasard ? Moi, je n’ai plus ce problème !’’

Puis plus rien. Des visages me reviennent.

Stella, Inès, mon père, ma mère, j’ai peur qu’elle me gronde. Mes frères, mes amis… Tiens ? La p’tite Audrey qui pleure. Son visage se déforme. Pourquoi je ne vois que la morve couler de son nez.

Mal inspiré !

Puis plus rien.

C’est ça la mort ? ‘’J’ai pas vu Dieu !’’
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Berezina: Chapitre 15 Gueule de bois.

Message  philbaetz le Dim 19 Juin - 12:30

Dimanche 22H00 périphérique :
Je suis dans la file de gauche à hauteur de l’échangeur pour Orly. Je distingue un pilote Galhaër, le Néo-zélandais Stanley Willys dans une voiture de location. Un cigare long comme un jour sans pain. Un journaliste me dira plus tard qu’il fume ça pour se détendre. Ça doit le calmer dans ces embouteillages monstres.

Dire qu’hier à cette heure ci, tout était encore possible. Il pilotait comme une teigne mon frangin. Comme jamais je n’aurai osé croire qu’il puisse piloter.

Même si dès treize ans, il avait envoyé un signal fort. Ecoeurant dès qu’il monta dans un kart sur la piste loisir de Bouillon.

Ensuite, il lui prit l’idée de s’acheter un vrai kart de compétition d’occasion. Ce ne fut pas fulgurant d’emblée. Mais, difficile de nous faire une idée. Nous n’avions pas le temps de le suivre. Puis, ça a eu l’air de coller un peu.

Il est alors passé à la voiture. Honnête sans plus au début apparemment, et, depuis un an, il nous refait le coup de Bouillon.

Mais là, ce n’est plus avec ses copains. Non, il malmène des pilotes de premier plan.
Et ce matin, le drame. Les parents savent ! C’est déjà un sacré poids en moins.

Les gars de chez Sora ont été sympas avec moi. Ils m’ont proposé de me laisser une Ryù pour rentrer et, de ramener la Break et Caravane par un des gars de chez Stinz Autosport. Mais avec la Caravane, je m’arrête où je veux et le dort bien à plat.

En tout cas, ça sent la gène suite à cet accident dont la voiture semble seule en cause. Ils craignent pour le coup des retours juridiques. On n’en est pas là. Anéantis nous sommes, et anéantis nous resterons un bon bout de temps.

Merde ! Que la route est longue sans lui ce soir.

J’ai encore la gueule de bois, une nuit trop belle pour un matin trop moche. D’après la radio, un été pourri se prépare.

Je confirme !

Ruaudin 22H10 : J’ai encore du mal à avaler les évènements de ce matin. D’abord ce massage cardiaque alors que le pauvre gars devenait de plus en plus bleu. Tout raide déjà. J’entend crier : ‘’c’est cuit !’’ puis simultanément, ‘’pas sûr attends !’’ ‘’Essaye de lui ouvrir la bouche !’’

C’est la qu’on s’est rendu compte qu’il étouffait à cause de sa langue. Aussitôt je me suis mis à la ressortir de sa gorge. Là, on a pu tenter le massage cardiaque et le bouche à bouche tout en l’embarquant dans l’ambulance. J’ai laissé le relais aux services du SAMU. Il me semble avoir entendu un gémissement. Mais je n’en suis pas certain.

J’ai mis trois heures à attendre les nouvelles.

La Grange du Bocage 22H30 : Le débriefing ne fut pas des plus animés. Avec ce qu’on a vécu ce matin… En une demi heure, tout s’est écroulé. Mais finalement pas pour les mêmes raisons Malgré les chocs incroyables endurés, l’entretoise moteur boite de la 87 n’a pas de cric et autres amorces de cassure. Par contre le collecteur d’échappement en présente bien une. Légèrement fendillé. Je vois surtout les traces de chaleur qui s’en échappent et un point d’ancrage moteur juste dans sa direction. Celui-ci semble avoir subi un phénomène thermique à l’endroit de sa rupture. La voiture a dû se plier légèrement en deux. L’arrière continuant à pousser la partie avant qui s’est cabré face au flux d’air, en accentuant le pliage. Et ce fut le grand huit. Je suis certain que c’est cela qui s’est passé. Car les autres attaches, elles on cassé net sous le coup des autres chocs. Et ne présentent rien d’analogue niveau brûlure. Enfin ! On se console comme on peut. Anson, Spencer et Talmore finissent à une belle cinquième place avec la Sora du team Rainbow. Une fois réparée la 77, il restera deux voitures pour finir la saison. Si on veut revenir l’an prochain, il faudra en reconstruire. Mais cette fois avec une coque en fibre de carbone. Le four autoclave est si coûteux à louer qu’on préfère le remplir. Il y aura donc si coques de préparées. Ça implique la politique sportive qui va avec. Engagement officiel et privé. Stinz, Rainbow, et Mitsuko Art Mooving pour les privés. Enfin, tout ça pour tenter de ne pas trop penser à Phil.

Camping d’Arnages 22H35 : Je revois encore avec effroi la Tiga complètement scalpée au niveau du cockpit drossant le rail de gauche jusqu’à nos pieds. Dans la pénombre, nous distinguions mal ce qui se passait dans l’habitacle. Mais le fracas entendu un kilomètre avant notre poste nous laissait redouter le pire. C’est là que nous vîmes l’ossature en tube d’acier complètement déformée sur la gauche et intacte à droite. De loin, la calotte servant de toit ayant disparu donnait une fausse impression que tout avait été arraché. Mais non, les arceaux d’acier étaient là. Puis miracle le pilote redressa enfin la tête après avoir été sonné. Une chance que la conduite de la voiture est à droite. Car à gauche, il perdait la tête. En fait, il avait pris l’arrière du malheureux Baetz au niveau de la baie avant. Mais juste sur la gauche. Un miracle ! Sonné quand même. Nous n’avons pas vu grand-chose du choc avec la Sora. Car de si loin, seul les quelques flammes qui jaillir des rampes d’injection guillotinées en crachant l’essence sur le moteur bouillant furent perçues en même temps que le fracas des impacts contre le rail.

Vannes 22H40 : Vannée et désintégrée la mère ! Cette journée à commencé bien tôt et bien mal. Elle fut longue et pénible. Je n’ai pas refait d’interview de la journée. KO ! Groggy la fille ! J’ai pu aller le voir en fin d’après midi. Mais à quoi bon ?
Sympa Monique du service presse ! Elle m’a vraiment réconforté. Lorsque je suis tombé dans les vaps et après qu’on m’eut réanimé. Me demandant ce que j’avais. Je lui ai sorti :
[i]’’Je ne peux plus rester là. Il vient de mourir. Je lui ai parlé hier. Il était sympa, agréable. Et là, tout ça continue comme si il ne s’était rien passé !’’

Et Monique de répondre :

[/i[b]]« Qui ça il ? Qui est mort ? Y a personne de mort à ce que je sache !?»

[/b]
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 19 Juin - 19:38

Bois Seigneur Isaac début Août lecture de courrier.

‘’Cher ami, comme tu le vois, les choses n’ont pas tourné en notre faveur. Mais tu remarqueras que le tribunal a débouté, et ce en première instance, les demandes adverses concernant la clause de rupture abusive ainsi que la très hypothétique mais osée demande d’indemnisation pour atteinte à l’image.

Par conséquent, je te conseil de faire appel afin, de rendre suspensif le paiement des sommes dues dont tu n’es pas en possession. Ça me permettra de réunir pièces et témoignages, permettant de constater ta non responsabilité ainsi, que l’intention préméditée de Diodon, de ne plus fournir les prestations contractuelles.’’

Tu parles d’un été ! A se demander si il n’aurait pas mieux valu que je reste tout raide dans la forêt de Mulsanne, comme un vieux pervers avec son imper vert. N’empêche qu’heureusement que j’avais une bonne assurance. Avec les frais d’hôpitaux, les soins, le kiné, l’inactivité forcée, il ne me reste de mon trésor de guerre de l’an passé, que deux cent mille francs Belge. Il allait être temps que j’arrive à vendre ma Porsche. Ça renflouerait les caisses.

Je récupère doucement. Je peux rouler en voiture. Je suis même allé à Quiberon et au passage à Vannes, donner un petit coup de lorgnette à Audrey, la Journaleuse de Dolmen FM.

Elle n’y travaille plus, ayant finalement trouvé un job de serveuse dans une crêperie à Carnac. Je n’ai même pas pu l’inviter dans un resto tant elle en était saturée. Mais le charme était rompu. Il n’y aura finalement pas d’essais à transformer. Pourquoi suis-je soulagé ?
Elle était pourtant surprise de me voir. En meilleur état qu’un dimanche midi de juin. Surprise mais contrariée. Je n’étais pas ou plus dans ses plans. Et le sport auto, de toutes façons, elle avait assez donné. Ça lui faisait bizarre de voir un pilote en civil. Malgré la Porsche, je n’avais pas pour autant essayer de lui donner l’image du playboy millionnaire. Je lui ai dis où j’en était tant au niveau sportif que social. Que mes parents étaient en camping à Penthièvre. Et j’étais en train de perdre tout ce que j’avais frugalement réussi à gagner financièrement et sportivement. Elle avait des parents syndicalistes Audrey. Ça ne la touchait pas beaucoup, l’histoire du pilote sur le retour. Ce n’était pas le but. Au contraire, je cherchais plutôt à démystifier le bestiau. Mais bon, elle m’a finalement poliment demandé si je souhaitais la ramener sur Vannes, devant voir des amis pour un concert. J’ai compris à ce moment que c’était foutu.

Je suis allé à Spa en spectateur pour les 24 Heures. Rentré au petit matin, j’ai dormi comme une souche. Depuis deux semaines je travail et récolte les patates entre autre. Je termine cependant au milieu de l’après midi, à bout de force.

Atroces douleurs lorsque l’on m’a sorti du coma artificiel une semaine après le grand saut. Très forte commotion et traumatisme de la plupart des muscles principaux. Difficulté abominable pour respirer. La totalité du corps couvert d’hématomes. Tout bleu que j’étais. La pauvre Audrey à cru voir un nouveau né entortillé par le cordon ombilical.

Ça a dû la traumatiser. En tout cas j’ai un vague souvenir de l’avoir vu pleurer dans mon délire comateux. Ça m’a vachement touché qu’elle soit venue. J’en avais chialé en l’apprenant. Non que j’aie pris cela pour du béguin de sa part. Mais j’étais devenu hyper sensible. Les médoc sans doute ?! Et tout allant mal, je m’accrochait aux choses positives. Autre bonne chose dans l’histoire, je ne suis pas allé courir à Nuremberg. Autrement, je reste en tête des mes deux championnats. Mais si je ne reprend pas dès mi-Août la F3, je serai rejoint soit par Lestoffer, soit par Van Texder, soit par Preuls qui vient de gagner l’ouverture du GP d’Allemagne. J’ai encore les vingt points d’une victoire d’avance sur mon équipier, deux de moins sur le Néerlandais et trois de moins sur L’autrichien. Mais là, je ne peux pas ! Je fais de la rééducation, du footing et de la musculation. Jeff est revenu de vacance. Mes muscles ne sont plus traumatiques. Mais ils ont besoin du tonus initial.

Niveau barge, j’avais peur que cet accident me marque et entame ma vista.
Là non ! Cinglé j’étais, cinglé je reste !
Je profite pleinement de la Porsche. Si la maréchaussée ne me tombe pas dessus, cette voiture risque de connaître l’apogée de ses performances depuis qu’elle est sortie de l’usine dix ans plus tôt. Je commence à m’entraîner sur les petites formules Sora de l’école de pilotage. Et aussi sur les Ogres que Paul m’avait racheté à la fin de la saison d’avant.
J’avais reçu ces voitures en compensation de l’arrêt en cours de saison de l’équipe, faute du budget qu’elle devait me fournir. Je suis au top niveau performance à présent. Mais niveau endurance, si je roule maintenant sur une durée de trente à quarante minutes, il me faut quinze jours d’inactivité pour m’en remettre. Alors je prends autant de force et de tonus que possible. Chez Stinz, ils furent contraints de louer ma voiture à Koltz. C’est le moins dangereux de mes quatre adversaires. Ça me fait ch… ! Mais comme j’ai complètement pulvérisé la Ralt qu’ils comptaient revendre ou engager contre finance en championnat B (voiture de l’année précédente), il fallait bien qu’ils se refassent de cette façon. Laisser une F3 sans rouler alors que l’on en possède que deux, c’est une perte sèche trop importante, un suicide, pour une équipe qui plus est débutante, d’un plan comptable s’entend. Le budget du Munichois fut d’un grand secours. Même si il était entendu que je reprendrai le volant une fois rétabli. En Ryù Cup, mon avance est encore confortable. Mais il me faut gagner des courses pour assurer la suivante. Je n’ai que de quoi voir venir pour une course et demie.

Mi Août Mainz Finten. Course calamiteuse. Je n’ai eu ni le rythme, ni le feeling technique pour être en mesure d’avoir la voiture performante de cette fin de printemps. Je termine à bout de force la course en neuvième position. Van Texder l’emporte après avoir envoyé Preuls au tapis dans le dernier tour. Nous sommes ex aequo. Koltz second avec sa Ralt est à six points tout comme Lestoffer. Je déclare forfait pour la course de Brno en Ryù Cup la semaine prochaine. Je vais rouler trois jours avec la Craft afin de ressentir ses subtilités. Il faut que j’évacue les doutes. Je dois être au top de ma forme pour Spa. Si il le faut, je ferai là aussi l’impasse sur la Ryù Cup. Je dois encore toucher cinq mille livres de la part de Brighton conformément au contrat. Franchement, j’ai eu beaucoup de mots de sympathie de la part de beaucoup de monde. Ça m’a réchauffé le cœur. En attendant, c’est la récolte des tomates des fruits rouges et des patates. Au programme, vente des meilleurs éléments sur le marché, confiture, sirop et bocaux de tomates en purée et haricots pour les recalés. Ça me fait du bien de bosser la terre. Ça me remet sur le cul et les idées en place. Du vrai boulot qui sert. Même si j’ai horreur de la terre sèche sur les mains. Cette nature nous donne tant de bien être. Elle nous parle juste et sans arrières pensées. Je vois vivre l’été, le temps se languir de nos efforts, se nourrir de notre sueur, et la terre, féconde de notre labeur. Depuis quelques jours, je rêve des parents de Maxime. Eux aussi vont bientôt récolter. Il y a quelque chose d’inachevé. J’ai l’impression, et tout doucement, la certitude, que je dois aller les voir.
‘’Attention au mal que tu peux faire, et aussi, que tu peux te faire !’’ me dis-je.

Mais je crois que je me dois de les voir, de m’expliquer, de m’inquiéter. Je ressens tellement de compassion à retardement. Où plutôt j’en avais trop. En fait, j’ai eu un besoin vital de tout effacer de mon esprit. Et en plus, la culpabilité d’être encore là. Et puis la peur, la peur atroce de leur douleur. J’ai tellement eu peur pour mes parents également. Heureusement ! Ils n’ont rien su des rumeurs de mort à mon égard sur le coup de l’accident. Ni rien non plus de l’accident terrible que j’ai vécu à Zandvoort. Décidément, je ne sort pas souvent de la piste. Mais quand c’est le cas…. Je n’y vais pas de main morte. En un mois de compétition, il y en a eut pour près de vingt millions de francs Belge de dégâts sans compter les bobos.
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Berezina Chapitre 16: Un été pourri

Message  philbaetz le Mar 21 Juin - 20:25

Fin Août  Spa Francorchamps : J’ai fais de belles journées d’essais avec la Craft. J’ai progressé dans mes temps au tour. Je me sens raccrocher le wagon des ultra. Le rythme de travail commence à évoluer. C’est bon. Car lors d’essais chronométrés, on dispose de temps limité pour synthétiser les réglages et l’adaptation en temps que pilote à la piste. Rouler utile pour être au top. Il faut voir tout de suite les points négatifs pour les corriger. Et il faut avoir de suite les bons remèdes pour cela. Nous sommes une dizaine de pilotes à pouvoir gagner à présent. Mais pour le championnat, il n’y a que cinq pilotes encore en lice. Pour l’instant, je suis le moins rapide d’entre eux. Lors de cette première séance libre, j’ai réalisé le huitième temps. Sept places de mieux qu’à Mainz Finten. J’adore Spa. L’an passé, il me l’a bien rendu. Honnêtement, il ne faudra pas en attendre autant cette année. Je le sens ! De plus Brown m’a sollicité pour conduire la Sora à l’occasion des mille kilomètres. Mais, courant déjà en Ryù Cup et en F3, je crains d’être un peu juste. Il me propose cinq mille £ivres que j’accepte en tant que troisième pilote. Je lui propose de contacter Häller mais celui-ci demande trop d’argent. Je pense à Jorg qui malheureusement roule déjà sur la seule Galhaër d’engagée avec Preuls normalement.  Puis, me vient l’idée de contacter Muardzec. Celui-ci accepte de rouler contre un peu d’argent. J’en parle à Brown qui accepte à condition que j’ampute cette somme de ma prime. J’accepte si il me la donne dans l’instant. Marché conclu. Nous serons Anson Muardzec et moi sur la Sora du team Rainbow pour mes premiers mille kilomètres de Spa. En attendant, essais chrono en Ryù Cup.

Jeudi midi fin des premiers essais chronométrés en Ryù Cup.
Je n’ai pas dû suffisamment tourner avec ma Sora. Beaucoup de réglages restaient à définir. Je n’ai donc pas tenté le diable. Mon train de pneu est celui de la course. Je suis vingt troisième sur la grille provisoire. J’ai sacrifié cette séance sachant que de toute façon en forçant et usant mes gommes, je serai resté en deçà d’une bonne performance. Spa est un circuit roulant avec, pour nos voitures de belles zones de freinage. Cela dit, ce serait une de mes plus mauvaises performances. On verra samedi midi si j’améliorerai ça. En tout cas, il faut que je bosse sur le train arrière. Cet après midi, premiers essais libres en Sport Proto pour les 1000 Km de Spa.  Demain matin, première séance chrono F3. Ce matin, je n’ai jamais été aussi vite sur ce circuit avec la Craft F3. Arriver aux pieds du raidillon de l’eau rouge commence à être franchement plus traumatisant qu’en F.Ford ou Ryù Cup. Surtout qu’il faut garder une énorme précision de trajectoire et surtout une anticipation en fonction de zone masquée. Mais ça l’a fait.

Vendredi 09H55 sanglé casqué dans la Craft F3 : Bon sang ! Je suis encore sous l’effet des sensations rencontrées hier, lors de mon premier roulage avec la Sora du team Rainbow. Absolument ahurissant. Lors de mon premier tour ‘’moyennement’’ rapide, j’ai dû appréhender ce fameux raidillon. Je pensait que la différence avec la Craft F3 serait relative, voir limitée. Rien de tout cela. Encore heureux que la voiture en elle-même, je la connaîs à présent.  Est-ce les séquelles de mon accident deux mois plus tôt ? Deux mois déjà ! Mais au sommet du Raidillon, je ne sentais plus mes jambes. Comme engourdies même plus. Il m’a fallu la moitié de la montée de Kemmel pour les retrouver. Le siège pas à mes mesures peut-être. Brown a demandé à Brighton de m’en ramener un d’Angleterre pour samedi et dimanche. Mais au tour suivant, ça passait comme une fleur. Sans doute le corps lui-même a-t-il besoin d’assimiler ce monument du pilotage moderne. Bon ! Je suis bien reparti comme avant Le Mans. Je crois ?!
10H00 : c’est parti pour les premier chronos.
10H05 : Je suis onzième à 1’’06 du premier.
10H10 : Me voilà quatrième à 0’57 du premier Van Texder
10H12 : Pas d’amélioration mais rétrogradé sixième pale
10H16 : Loupé à la sortie de Pouhon et douzième pig
10H21 : Huitième
10H26 : Deuxième
10H27 : Troisième
10H29 : Quatrième
10H31 : Gêné par un concurrent à Malmédy !     Fin de séance. Cinquième provisoire. La suite samedi midi.
Avant cela aujourd’hui 13H00 séance libre Ryù Cup, 14H30 17H00 première séance chrono Sport Prototype avec la Sora LM.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Jeu 23 Juin - 20:18

Samedi 12H30 : Finalement septième temps. J’ai mal géré le timing. J’ai lâché mes dernières cartouches quatre minutes avant la fin. Je me suis retrouvé en pôle. Une minute plus tard, j’étais déjà troisième. Deux minutes plus tard cinquième, jusqu’à cinq secondes de la fin. Et la, Lestoffer et Muardzec me mettent coup sur coup respectivement un et trois centièmes. Septième à cinq dixième de la pôle détenue par Van Texder devant, Preuls, Van Brouwer (l’équipier de Van Texder) Lestoffer, Muardzec, votre serviteur et Koltz. On est douze dans la même seconde. La séance libre en Ryù Cup aura été fructueuse. J’ai pu peaufiner des réglages et remédier à quelques négligences sur des détails. Certes ! Mais si Freddy Warnan avait été là… Il m’aurait soufflé dans les bronches. A son contact, je fini par exceller en mécanique. Car avec lui, tout me paraît simple et évident. Mais au fil du temps, mes démons me reprennent et j’évite d’aller au charbon aussi souvent qu’il le faudrait.

A quatorze heures, dernière séance chrono pour les 1000Km de Spa et vers dix sept heures trente, dernière séance chrono en Ryù Cup.
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Berezina Chapitre 16 Un été pourri

Message  philbaetz le Sam 25 Juin - 13:55

Dimanche 10H45 :
Quatrième de la Ryù Cup. Remonté finalement depuis la seizième place. Une course poursuite et des dépassements à couper le souffle. Lorsque j’ai pu recoller le peloton des poursuivants aux deux tiers de la course, j’étais sixième. Preuls et Van Doeren caracolaient en tête. Devant moi, Häller, Lestoffer, et Stevens s’étaient heureusement gênés, me permettant de leur recoller aux basques. Tout était encore possible pour le podium. D’autant que mon équipier de chez Stinz avait fortement usé ses pneus. C’est ainsi que je réussi à en disposer. Je senti le Suisse et mon compatriote à ma portée. C’est alors que mes pneus, à leur tour, donnèrent des signes de faiblesse. Me contentant de garder leur sillage, je ne pouvais me permettre une attaque. Il m’auraient alors repris. Et rien ne dit qu’à ce stade, leurs pneus étaient aussi mal que les miens. J’ai alors patienté derrière eux. Par chance, Stevens tenta une manœuvre osée au virage des Combes en bout de ligne droite. Mais le Suisse ne lui laissa pas la place. Forçant le passage, les deux voitures partirent dans une embardée fort opportune pour moi. Je réussi à les passer tout les deux et Lestoffer, dépassa Stevens. J’avais au passage des stands une seconde et demi d’avance. Je réussi à conserver l’avantage jusqu’à la fin du dernier tour. Quand, au freinage de ‘’l’arrêt de bus’’ un blocage de roue m’envoya dans la partie sale de la piste. L’Helvète s’engouffra dans l’espace que je lui ouvris au-delà de ses espérances. C’est Van Doeren qui l’emporta. J’avais à présent peu de chance de perdre mon titre. Encore une quatrième place à Zandvoort et la messe serait dite.

Le warm up des 1000Km s’est bien déroulé. Sur la grille par contre, nous sommes quatorzième. Mais ça ne veut rien dire. Nous sommes dans un team privé. On veut bien figurer à l’arrivée. Et seule notre course permettra de nous situer dans la hiérarchie. Notre tableau de marche n’aura rien à voir avec la Sora 77 d’usine. Je devrai rouler une heure et demi à la fin. J’aurai de quoi me remettre de la F3. C’est Anson qui prendra le départ pour un bon double relais de quatre-vingt dix minutes environ lui aussi. Muardzec s'en sent cap également. Même si faute d’un baquet à ses mesures, il est moins rapide que moi. Il est bien dans l’auto. Quant à moi, je m’y sens extra bien. Et promis, j’effectuerai le temps de roulage supplémentaire manquant après le double relais pour finir la distance. Ce devrait être cinq ou six tours.
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philbaetz

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