Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Ven 13 Jan - 22:40

BRUNO935K3 a écrit:
philbaetz a écrit:J'espère que je ne sors pas trop des critères et que ça t'a plu.
Yes !
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 14 Jan - 10:27

philbaetz a écrit:Chapitre 21: En attendant la fin
J'aime bien !
bounce

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Berezina: En attendant la fin Chapitre 21

Message  philbaetz le Sam 14 Jan - 18:18

Très heureux que ça te plaise Bruno. J'espère que ce n'est pas dit uniquement pour me faire plaisir. J'adore écrire ça.
''Ça y est, je gamberge de nouveau. Tout ça m’impressionne.  Je l’admire quand même. Je ne sais pas comment il va se sortir de cette course. Elle semble être le clou de la journée. Les adversaires semblent autrement plus féroces que tout à l’heure. Même si déjà à ce moment là, ça m’impressionnait. Comme dit mon père, quel plateau ! Les voitures se placent en grille deux par deux. Il se trouve en troisième ligne. Extérieur à la piste. Mon ventre se noue de nouveau. Et ce ne sont pas les saucisses, au demeurant excellentes, mangées à la brasserie qui sont en causes. La meute s’ébroue dans un vacarme infernal en départ lancé. Je le vois disparaître alors qu’il tentait de déborder un concurrent par l’extérieur. La piste reste détrempée. Même si la pluie est pratiquement  terminée. Comme nous sommes sur le bord de la piste à hauteur des stands, nous ne pouvons que guetter le virage avant ceux-ci, fébriles. Je me blotti de nouveau contre mon  héros de la vie. Ça y est ils arrivent. Et, je n’en reviens pas. C’est lui qui débouche en tête, impressionnant, comme ses poursuivants d’ailleurs. La voiture louvoie toujours autant, sinon plus. Le bruit est rauque comme les voitures de course américaines dixit papa.  Au tour suivant, Phil est troisième, talonné par la voiture sœur qui tente de le passer. Phil resté à l’extérieur semble résister. Au tour suivant, il reste troisième mais l’écart avec ceux de devant est un peu plus conséquent. Le quatrième tour se termine et il y a le troisième qui débouche du virage avant les stands dans un impressionnant travers. C’est Phil ! Il tente de recoller aux deux premiers. Il met six tours à les rattraper. Enfin, la jonction est faite. Et il profite des doublés pour passer le second hésitant avant le premier virage. Phil passe encore par l’extérieur. Au tour suivant, il est second avec un écart sur le troisième assez conséquent. Oh, une seconde mais quand même ! Mais le leader a lui repris du champ également. Phil roule toujours aussi fort. Et, les sorties en rappel du virage se multiplient. Il semble surfer sur l’eau. Il reste cinq tours lorsqu’il exécute le leader. Il multiplie les risques en passant les retardataires par la droite, par la gauche en slalomant.  L’avance augmente. Mais le rythme qu’il s’impose ne faiblit pas. On dirait qu’il veut conjurer un sort qu’il croit scellé. Celui de sa carrière automobile. …Et du reste aussi. Je regrette de lui avoir dis tout cela avant cette course. J’espère qu’il ne va pas trop loin à cause de moi. Rien n’y fait. Ses meilleurs tours s’additionnent au fur et à mesure que la course se poursuit. Enfin, le drapeau met fin à mon angoisse. Pour un peu, je sangloterai dans les bras de mon autre champion. Ce que ça aura été une journée éprouvante niveau émotion. A sa descente de voiture, Phil est happé par les responsables de l’équipe. Ils n’en croient pas leurs yeux. Il a, on ne peut mieux, remplis son contrat. Nous tentons de nous en approcher. Mais il est ‘’refilé’’ de mains en mains aux autres membres de l’équipe. Hormis son équipier cinquième, qui tire une tronche de circonstance. C’est ensuite vers nous qu’il se dirige, apparemment éprouvé nerveusement. Les sanglots à peine contenu.  Il nous lâche un : ‘’C’est fini à présent !’ Sa voix est aigüe tant il est ému.
Il craque définitivement. ‘’ Et maintenant ?’’  

Aussi émue que lui, tant par le soulagement que pour la tristesse de cette injustice, je ne dis rien. Je ne voudrai pas qu’il croie que j’ai changé d’avis. Papa aussi est ému. Seul lui a la force de lui dire quelque chose. ‘’Tu as prouvé que tu étais le meilleur. Ta place est là. Je suis certain que tu continueras à piloter l’an prochain. On est fou de ta course. Tu nous as transcendé. ’’
''Puis Philippe me regarde dans les yeux. Il me prend le visage entre ses mains toutes chaudes, encore moites. Il me caresse les joues avec ses pouces puis me caresse le front. Ensuite il ferme les yeux.  Puis les obligations s’enchaînent.''
’Tiens les journalistes commencent à arriver. Je vais devoir y souscrire. Mais ce ne sera pas sans dommages collatéraux. Hormis les questions d’ordre sportif, les avatars entrevu au Nurbürgring et surtout les histoires extra sportives passent au grill. D’abord Van Doeren. Au vu de l’accident en Ryù Cup.
Jusqu’où iriez vous pour gagner une course  
Jusqu’à l’arrivée pardi ! Pourriez vous me préciser le sens de votre question ?
On a encore en mémoire l’accident du pilote Néerlandais au Ring. On a l’impression que rien ne doit vous empêcher de gagner…même pas le sport.
Phil : ‘’Et moi, j’ai l’impression qu’il n’y a que les autres qui ont le droit de me virer. Etant assez con pour se virer à ma place, tout seul, il me le met sur le dos. Avez-vous vu les images de l’incident ? Moi, je suis en ligne. Non content de me passer, il se rabat bien avant le changement de trajectoire. Il me l’a fait en F3 une heure plus tôt. Mais là, désolé. Je ne suis pas en compétition pour me faire spolier mes performances par un nanti. Il veut jouer ? Alors qu’il soit joueur ou doué. Il ne fut ni l’un ni l’autre. J’avais autre chose à faire que d’encaisser un connard. Je pense que mes performances d’aujourd’hui devraient vous donner un détail intéressant de mon potentiel. Qu’en est-il. Avez-vous suivi les courses ?
En effet ! Un hart trick à ce stade de la compétition, c’est conséquent. Que comptez vous faire l’an prochain ?
Phil : ‘’Comme vous ! Spectateur !
Comment cela ?
Phil : ‘’ Contrairement au baudet dont nous avons parlé, je ne suis pas né au pays des miracles. Il semble que ça gêne certain de m’avoir vu entrouvrir la porte de ce royaume. Vous avez lu l’article me concernant sur Totality.  Il ne correspond en rien à la  vérité. Et mes sponsors ont apprécié à leur façon ce discourt absolument erroné.
Bien sûr nous avons lu l’article. Qu’est-ce qui vous fait dire qu’il fut erroné.
Phil : ‘’Le problème est qu’il est déconseillé de coucher avec une journaliste. Si compétente soit-elle ! Surtout si elle est la maîtresse du rédacteur en chef du magazine. Je ne sais pas si son dictaphone contient toujours l’original de mes déclarations. Mais le papier qui en ressort ne reflète en rien, ni mes pensées, ni mes dires…..ni même sa façon d’écrire !?’’
Anne me demandant ce qui faisait qu’un sponsor veuille m’aider. J’ai énuméré toutes les possibilités possibles. En stipulant que les résultats, si ils comptaient ne suffisaient pas. Qu’il fallait engendrer la bienveillance, l’empathie. Et qu’ensuite, il y avait la raison propre faisant que le sponsor, le décideur veuille suivre cette voie. Et là, tout est possible. Alors oui, on peut le faire pour différente raison. Un plan com hyper pensé, un exutoire à une vie qu’on aurait aimé avoir, et qui sait, parmi tant d’autre raisons, le besoin pour certain de conjurer une origine trouble par un certain altruisme bienveillant.  Mais j’ai surtout insisté sur le fait que l’on ne maîtrisait pas son destin. Et surtout que l’on ne se fait pas tout seul. On a besoin de l’attention de ces personnes. Et ça, ce n’est pas uniquement lié aux palmarès. Il y a ces inconnues que j’ai envisagées avec vous. Et sans trop savoir lesquelles sont d’actualité pour l’un ou l’autre de ces alliers indispensables. Je regrette qu’ils aient eu ça en retour. C’est une trahison de la part de ceux qui l’on relayé. Du coup, mes sponsors ont décidé d’arrêter de me suivre. Et sans eux, terminé.

Mais vous êtes également viré de chez Sora ?
Phil :’’ Oui ! Ils n’ont pas apprécié mes commentaires à chaud suite à l’accident dû aux récurrents problèmes de freins. Mettez vous à ma place. On avait fait le job. Et là, à vingt minutes de la fin, une roue se bloque. Je sors hyper déçu de la voiture. J’ai mal à la jambe et je boite. Et donc, je sors cette vérité sur le coup de la douleur et de la déception. Du coup c’est terminé pour moi. J’ai morflé au Mans également. Et pas de ma faute. Mais non pas le droit de s’en plaindre.
Après un podium une fois de plus dépourvu de Brabançonne, et quarante minutes d’interviews diverses, Philippe pu enfin rejoindre ses précieux amis.
Il expliqua la trahison de cette femme en qui il avait tant confiance. Anne qui l’avait pourtant soutenu, au soir du drame de Spa, et qui l’avait encouragé à appeler enfin Pierre. Que cette trahison là l’avait complètement mis KO. Et, qu’il n’y avait, en dehors de ses parents et ses frères, qu’auprès de Maryse et ses parents qu’il chercherait le réconfort. Il leur repaya à manger au sein du mess de la Ryù Cup, et ce, après avoir pris le vin d’honneur chez Galhaër. Vint le moment où Pierre et Maryse prirent congé
Leur susurrant tout bas : ‘’Prenez soin de vous ! Vous m’êtes si précieux l’un et l’autre. ‘’
Avant de s’adresser à Pierre
Phil :’’  Tu me préviens via un coup de fil à l’hôtel de votre arrivée au manoir ?!’’
Pierre parti chercher la Mercedes. Phil en profita pour s’adresser une dernière fois à Maryse.

Phil : ‘’Je ne veux pas te mettre la pression. Mais si tu changeais d’avis….. Autrement, Je crois qu’Audrey est en train de se mettre en grand danger. Je pressens tout ça. Comme je pressentais la veille de sa venue que quelque chose de dramatique se tramait. Comme je pressentais que quelque chose avec toi n’allait pas bien se passer. Je pensais plutôt que tu ne viendrai pas. Avant de poursuivre. Je voudrai que tu t’informes qu’Audrey soit bien retournée chez ses parents en Bretagne. Je continue à avoir peur pour elle. Je pense toujours que malgré ce que j’ai pris en pleine figure, le pire à redouter n’est pas encore arrivé. J’ai toujours cette angoisse prémonitoire ’’
Maryse :’’ D’accord ! Inquiètes toi encore pour elle. Bon, je te promet de faire le nécessaire.’’
Phil : ‘’Quel gâchis de te perdre. Je pourrai t’écrire….ou t’appeler ?
Maryse :’’A quoi bon ? Mais si tu y tiens tant.’’
Phil :’’Je t’aime ! J’aurai voulu t’embrasser, te prendre dans mes bras, te serrer.’’
Maryse : ‘Je te le déconseille vivement.’’
Phil :’’Je t’aime ! J’ai tellement besoin de toi. De cette dimension que je découvre grâce à toi. Je sais que ça ne devait pas être folichon. Même si j’ai cru le contraire. Tu sais, je n’ai pas collectionné les aventures. Très peu franchement. Et toujours pratiquement qu’avec des femmes mariées ou fiancées. Je ne sais rien de la vie de couple. Je rêve d’un peu de quotidien, de sortie ensemble.’’
Maryse ; ‘’ Je crois que tu as autant besoin du manoir que de moi. Sinon plus. Ne fais pas ton miséreux. Tu sais très bien que ça le fait pour les galipettes.’’[/i]
Phil : ‘’ Oui je suis nostalgique de cette semaine que l’on a passé ensemble. Jamais je ne me suis senti aussi aimé, pouponné. Oui le contexte a sans doute participé à cette sensation. Un peu comme un endroit de vacance où l’on a connu son premier amour. J’ai adhéré d’entrée au manoir. Je l’ai trouvé idyllique. Mais toi, je te ferai l’amour n’importe où. Ton petit cul est irremplaçable.’’
Maryse : ‘’ T’aimais pourtant bien lui peloter les nichons à Audrey, non ?’’
Phil : ‘’Oh que oui ! Cinglé que j’en étais.’’
Maryse : ’ Moi aussi, j’aimais bien les peloter. Mais c’est aussi ton petit cul que je préférais. Alors choqué ?
Phil : ‘’Pas du tout ! Elle ne m’en a pas parlé. Mais bon ! Où sont les limites. Le plaisir sans l’ambiguïté. Du moment que tu continuais à me vouloir. Même d’autres mecs, le principal, c’était toi et moi. Quand on pouvait se voir. Dormir avec toi. Te faire des câlins. Mais non…. J’en vaux pas la peine.
Maryse en partant vers la Mercedes paternel : ‘’Arrêêêête ! C’est juste que ce n’est pas ce que l’on croit. Et, qu’on se tromperait de vie, de bonheur et d’autre chose sans doute. Au revoir Phil ! Prend soin de toi. Tu es un type bien. Je le sais.’’
Phil les larmes aux yeux : ’’ Et toi donc. Tu es vraiment unique. Aussi belle que bien. Tu vas me manquer !
Phil regarda s’éloigner la Mercedes crème pailletée.  

Arrivés à l’hôtel, Philippe pris une douche d’au moins un quart d’heure. Il voulait se laver de la nullité l’ayant à jamais éloigné de ce joyau d’une grande rareté.

La voiture roule depuis cinq minutes mais Pierre voit bien que sa fille n’est pas dans son assiette.
Pierre : ‘’ Qu’est-ce qui ne va pas mon p’ti chou. Qu’est-ce qu’il t’a dit de si méchant pour que tu en sois toute retournée ?’’
Maryse : ‘’ Rien ! Tu peux en être certain. Au contraire !’’
Pierre : ‘’Tu sais, pour ma fille chérie, rien n’est trop beau. En plus, tu es loin d’être une gamine gâtée. Alors, ta mère et moi, on accepterait n’importe quoi qui puisse te rendre heureuse. Car tu es vraiment quelqu’un de bien. Et pour nous, tu es bien au-delà de tous les critères. Un mot de toi et on fait demi tour. Si tu veux le rejoindre, ça me va. En plus que je l’apprécie.’’
Maryse : ‘’Non papa ! ça va je te j….. et elle s’écroula en larme.
Pierre s’arrêta illico sur le bord de la route.
Pierre : ‘’Ma petite chérie ! Tu me bouleverses. Je veux, j’exige, que tu me dises toute la vérité sur ton état.
Maryse après deux bonnes minutes de sanglots ininterrompus : ‘’Tu dois bien savoir qu’il s’est passé quelque chose entre Philippe et moi. Je ne regrette absolument pas. Il est exquis. Mais, il s’est passé qu’il était avec Audrey depuis la veille. Et lorsque je lui ai demandé de me rejoindre, il est venu avec elle. Par correction. Il ne demandait pas mieux d’être avec moi. Mais il ne supportait pas se moquer d’elle. Il était perdu. Et Audrey et moi, nous sommes occupées de lui. Ça s’est fait comme ça. On a tout les trois aimé ça. Et ça a duré tout son séjour. Audrey est allée le rejoindre en Belgique le week-end de son départ du manoir. Et là, elle a quitté Philippe pour un autre pilote. Philippe était tellement fou de tristesse que j’en ai pris ombrage. Du coup mes projets avec lui se sont hypothéqués. En  arrivant sur le circuit et, voyant sa mine sombre j’ai compris que ma présence ne valait pas celle d’Audrey. J’ai pris ma décision de ne pas continuer avec lui. Lui, apparemment ne voyait pas les choses comme ça. Je lui ai fais de la peine. J’ai bien failli craquer. Mais là, c’est fait. Enfin, je croyais. Dit-elle avant de re-pleurer

Pierre prit sa fille dans ses bras.
Pierre : ‘’Je suis là pour toi. Ce que tu décideras, je le respecterai.  Mais surtout, ne garde pas une mauvaise décision par fierté. Que tu ne souffres pas inutilement. Ni lui non plus. Si tu veux, je te reconduis vers lui. Mais dis donc ! Il ne se fait pas chier le pilote quand il fait les vendanges.
Maryse :’’Pas un mot à Maman. Je t’en prie.

Phil était seul. Il n’avait rien à attendre de cette soirée sinon de l’argent. Celui qu’il avait si justement gagné. Malheureux en amour, heureux en argent. ‘’D’habitude, c’est ni l’un ni l’autre.'' Se dit-il.
Paradoxalement, il allait se faire solder d’enveloppe sonnantes et trébuchantes ses gains de l’année. Un joli pactole pour Philippe. Comme jamais auparavant.
Il fut néanmoins désagréablement surpris lorsqu’on lui annonça qu’officieusement, n’ayant pas de licence Allemande, le titre F3 échoyait pour les primes à son coéquipier. La prime du second était moitié moindre. Alors que Phil avait payé de sa personne pour obtenir son sacre. ‘’On aurai pu faire un pot commun et couper en deux. Mais non !  Ce serait de nouveau très dur à avaler. Il ne resta pas une minute de plus pour le banquet. Il reparti à l’hôtel pour la longue douche.

Et maintenant, quoi faire ?
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 14 Jan - 18:34

philbaetz a écrit:Très heureux que ça te plaise Bruno. J'espère que ce n'est pas dit uniquement pour me faire plaisir. J'adore écrire ça.
Non, sinon je ne te lirais pas Wink
Sympa la photo de la Ford !

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Sam 14 Jan - 22:20

C'est pas une Ford. C'est une Galhaër LK2 V8 4000 turbo. Avant qu'elle ne soit rachetée par Häller.
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Berezina Chapitre 22 Coups pour coups!

Message  philbaetz le Sam 14 Jan - 22:40

Chapitre 22 Coups pour coups
Bruxelles fin novembre : L’hôtel particulier n’avait pas changé. Sauf que la grille était ouverte. Phil pénétra jusqu’au perron. Il entra après avoir sonné sous la recommandation de Stephan Boëm’s.  Phil devait être plus attendu qu’à sa première visite, près de quinze mois auparavant.
Entre temps, de l’eau avait coulé sous les ponts. Mais pour singulier qu’il fut, l’amnésie n’étouffait pas notre homme d’affaire.
Philippe avait involontairement marqué des points contre ses agresseurs médiatiques. Suite à ses déclarations sur ses mœurs avec l’ennemi et, les mœurs de l’ennemi, Gerbert et Anne étaient virés de Totality.

Phil en avait reçu confirmation de la part d’Anne elle-même au téléphone.
A[i]nne : ‘’Bien joué ! Tu as ce que tu voulais. J’ai appris pour les conséquences. Je n’aurai pas fais cela de moi-même. Je n’ai pas rédigé l’article. Nous avions passé trois jours ensemble en Espagne. Il m’a ‘’avancé’’ dans la rédaction, me confiant trois pages art à finir. Et il s’est chargé de l’article que tu as vu. En fait, quand je l’ai lu, je me suis rendue compte que Mathieu devait être au courant pour nous deux. Il s’est vengé à sa façon. Je ne savais pas que tu avais tout perdu. Désolée. Moi aussi à présent. Tu t’es vengé de manière légitime. Je ne t’en veux pas. Je regrette vraiment d’en être la cause. Tu en as vraiment bavé cette année‘’ [/i]

Phil : ‘’Tu ne crois pas si bien dire. Je me fais larguer par une fille dont j’étais raide dingue. Et celle pouvant à mes yeux me sauver de l’anéantissement, me tire une balle dans le dos. J’ai eu envie d’en finir. Je n’ai plus envie de rien à présent! Salut !’’

Et Phil raccrocha. Cela dit, il éprouvait des regrets concernant Anne. C’est là qu’il eut l’idée de contacter Boëm’s. En attendant, il avait passé l’essentiel de son temps à retaper la Targa. Il ne lui restait plus que deux trois cent mille francs Belge de pièces à racheter pour qu’elle soit comme neuve. Le concours de Freddy, Sylvain et même Paul n’avait pas manqué.  
[i]Stephan Boëm’s :’’Alors ! Je vois que vous avez souscrits à mon pêché mignon. Toujours du Jiway. C’est gentil. Mais, je peux m’en payer.’’[/i]
Phil : ‘’Oui je pense aussi. Cela dit, j’avais envie de trinquer. Alors j’ai déniché ça.
Et Phil sorti une superbe bouteille de ‘’Bladnoch’’ d’au moins vingt ans d’âge.
Phil : ‘’Le Jiway, c’est pour vous remercier. L’autre, c’est pour discuter et déguster. Si ça ne vous dérange pas de trinquer avec moi !?
S.B. :’’ On ne peut pas dire que ça m’contrarie cher ami. J’apprécie même ! Alors, c’est quoi cette discussion ? Il vous faut combien pour battre le record de vitesse à Cap Canaveral ?
Phil :’’ Vous en avez assez fait pour moi. J’ai fait un petit tour de ce que ce monde avait de bon et de moins bon. J’ai eu le temps de flirter avec l’autre côté. Je m’y suis fait chier. Plus la douleur ; Non merci ! (Référence à l’accident du Mans) Et, ce ne fut pas le plus douloureux. Certains ont pensé que je n’avais pas payé assez cher pour tutoyer les anges. Et résultat, je n’ai plus de sponsor. Donc, stop !’’
S.B. :’’Alors, que venez vous foutre chez moi à cette heure ci ?’’
Phil : ‘’Je sais que vous avez votre mot à dire au sein de Totality. Y a une femme que je continue d’admirer. Elle a perdu sa place de journaliste au sein de la rédaction de ce magazine. C’est un gâchis et pas que pour elle. Alors, j’aimerai qu’elle retrouve sa place. Quitte à ce que son connard de rédacteur l’y retrouve.
S.B. : ‘’Vous m’épatez ! Vous m’énervez aussi quelque peu. Vous avez autre chose à faire que de vous appesantir sur le sort de personnes qui vous ont tiré dans le dos. A la limite, je dirai que vous êtes con ! Mais, vu la manière de vous sortir de faux pas, et pièges tendus, ce n’est pas le cas. Concentrez vous sur votre vie. Et si je vous aidais assez pour que vous continuiez à piloter l’an prochain ?’’
Phil :’’ Quoi que je gagne, ça n’atteindra pas la personne qui compte pour moi. Alors je préfère ne plus être vu. Qu’ils aillent tous au diable. Même à la remise des prix, j’ai été floué. Je n’ai eu que la prime du deuxième alors qu’au nombre de victoires, sept contre deux, à égalité de points, j’aurai dû être champion. Du coup, moitié moins que prévu. Alors que j’ai emprunté de l’argent pour reconstruire une voiture et finir la saison.’’
S.B. : ‘’Je sais tout cela. Je vous suis. J’aime voir sur qui va mon argent. Je vous tire mon chapeau. Mais, il faut raisonner. Je pourrai être votre grand père. Mais vous me semblez aussi agri qu’un petit vieux visité en maison de retraite. Si j’étais comme vous, il y a des milliers de personnes qui ne travailleraient pas au sein de mon groupe. Secouez vous ! Tiens, je ne voulais pas vous en parler. Mais là, je crois que ça va être nécessaire. Si vous avez piloté pour Galhaër, c’est parce que je l’ai persuadé de vous engager l’an prochain en F3000. Je voulais qu’il soit convaincu par lui-même de vous engager. Et seulement à ce moment, il vous engagerait. Et, à mon avis, il est plus que chaud pour une signature de contrat. Je suis le principal sponsor de cette équipe pour le projet Galhaër Formula Project. Je compte le suivre jusqu’en Formule Un.
Philippe était complètement sonné ! ‘’F3000 !? Ben ça alors !’’
Le Whisky était de surcroît excellent, malgré un goût de trop peu. Mais Boëm’s ouvrit une de ses bouteilles de Jiway. Philippe ne voulait cependant pas perdre le Nord.
Phil : Je ne peux pas vous donner mon avis là tout de suite. J’ai des trucs à faire avant. Et après, si ça se passe comme je le veux, c’est d’accord. Cela dit, je voudrai continuer à piloter les Galhaër LK02 d’endurance. Rien ne peut actuellement, à part peut-être la JaguarXJR8, me donner autant de sensations.
S.B. : ‘’Essayez la F3000. Niveau sensation, vous ne serez sûrement pas déçu.’’
Phil : Je n’ai pas atteint le niveau que je m’étais fixé pour passer à la catégorie supérieure. Même avec la LK2, je dois encore faire mieux. Elle le vaut. C’est un gâchis que de la laisser finir comme ça.
SB : ‘’Je crois que votre pote Häller a tout racheté pour courir en DRM l’an prochain. Et en endurance également. Je peux éventuellement arranger ça. Mais, si seulement vous venez en F3000. Je ne devrai pas dire ça. Mais vous ne semblez pas bien en ce moment. Secouez-vous. Vous n’avez pas trop de temps pour être là où vous devez….sans vouloir vous commander. Gardez vos états d’âme pour quand vous n’aurez vraiment plus d’autres choix.’’
Phil : ‘’Laissez moi le temps que je vous ai demandé. Et vous aurez une réponse.’’

La discussion ne s’éternisa pas. Philippe aurait aimé prendre une cuite avec le Père Boëm’s. Histoire sans doute de s’en flatter ultérieurement. Mais non ! Il n’y eu pas de seconde bouteille de Jiway d’entamée.
Le lendemain, il reparti pour la piste d’école de Paul Wurtz. Quelques bricoles, assister les sessions de pilotage. Démontage et maintenance des monoplace et des coupés sport Sakana. Remettre sa Porsche en état.
Puis, il retourna à Bois Seigneur. Il y avait vraiment des projets, tentant de faire un plan de financement pour rentabiliser les activités familiales. Pots de confiture, bocaux de légumes, tomates, tomates en bocaux, moutarde, pomme de terre.
Toute la production avait été comptabilisée, inventée afin de juger de la rentabilité d’un investissement.
Avec ses primes, la revente de sa formule trois, c’est de deux millions cinq cent mille francs belge dont Philippe disposait.
Il avait son activité balbutiante de rénovation revente d’auto, et ses services à l’école de pilotage et, au sein même du team certains week-end de coup de feu. Philippe pouvait vivre indépendamment de cette activité, le temps qu’elle prospère.
Son but était d’optimiser les secteurs rentables. Fruits rouges, moutarde, plante aromatique tomate, haricot pomme de terre. Et ne garder des autres nombreuses cultures que pour un usage personnel. Ainsi, en gagnant en terrain cultivable, il pensait que ce genre d’activité pérenniserait à la dimension familiale. Le Manoir des Lamberets faisait son effet.
Début décembre
Sauf que lorsque que le projet fut sur le point d’être bouclé, le paternel opposa son veto. La discussion assez brève fut à peu près de cet acabit :
René Baetz : ‘’ Pas question que tu prennes ce genre d’initiative. Ici, c’est moi qui commande. Pour ce que tu t’en est occupé… Il est préférable que tu t’en tiennes aux tâches habituelles.’’
Phil : ‘’Franchement, je n’ai pas envie d’abîmer ma santé pour un truc qui rapporte que dalle. Là, ce que je propose, c’est de développer ton activité et de trouver un meilleur seuil de rentabilité. Je suis prêt à investir mes économies pour ça !’’
R.B. : ‘’Tu n’est pas assez calé pour décider de ce qui est rentable ou non. Moi, je vois ce que l’on peut faire au fil du temps et des intempéries. Il n’y a rien de comptable là dedans.’’
Phil : ‘’ben ce n’est pas la peine de me demander d’y participer comme ça. Pour moi, c’est une perte de temps. Démerde toi à présent !’’
Un peu amer, Phil décida de quitter la maison.  Il entérina l’achat d’un ‘’deux pièces’’ dans la banlieue Ouest de Bruxelles, repéré et négocié préalablement un million de francs Belge. De cette manière, il se rapprochait de ses activités chez Paul.
Début décembre toujours
En allant chez un spécialiste Porsche pour sa Targa, il rencontra un responsable pièce compétition de la marque. Après une conversation assez longue, il en vint à lui confier qu’un volant était à pourvoir au 24H00 de Daytona. Ça tombait bien. Phil était justement en train de mettre son passeport à jour. Il ne lui était pas demandé d’argent pour courir. Il se mit aussitôt en contact avec le boss de l’équipe.
Et l’accord se conclu via un télex chez Paul pour signature du contrat. Frais d’hébergement et voyage payé. Pourcentage sur la prime d’arrivée par rapport au temps de roulage.
Phil : ‘’Mais qu’est-ce qui me prend d’aller dans ce pays de fou ?’’ Se dit-il. Déjà, je n’ai jamais pris l’avion
Mi décembre
Il revenait de ses formalités liées à son passeport. Il alla ensuite à l’aérodrome de Zaventem où il devait déjà commander son billet pour la Floride. C’est là qu’il croisa Anne. Phil ne pu cacher sa contrariété de la voir.
Phil : ‘’J’espère que cette rencontre est fortuite. Je ne supporte pas que l’on vienne m’emmerder.’’
Anne : ‘’Je t’ai connu plus courtois. Désolé pour ton ego. Mais cette rencontre est fortuite. Les aérodromes sont principalement, et encore grâce à toi, mes lieux de trajets professionnels. Je rentre d’Angleterre. J’aimerai que l’on se parle. Je ne peux pas te laisser comme ça. Ton regard, manque de lumière. Je n’ai pas envie de rentrer en taxi. Rends toi utile !’’


Phil : ‘’A quoi bon ! J’ai compris. Je n’ai plus rien à faire dans ce merdier mondain. Et te voir m’y refait trop penser. Je sais qu’il y a des choses qui clochent chez moi. Je t’en ai parlé. Ben tant pis. Je vivrai comme ça. Personne ne veut de moi tel que. Alors je vis très bien dans la discrétion. Bon je te préviens, je te dépose et basta.’’

Le trajet se passa on ne peu plus pesamment. Philippe ne pipait mot. Anne n’osait pas l’ouvrir non plus. Très mal à l’aise, elle regrettait d’avoir demandé cette faveur de retour au domicile. Elle fini quand même par conclure.

Anne : ‘’Bon ! Je voudrai quand même te dire merci. Je suis vraiment très contente d’avoir retrouvé mon poste. Mais bon, je sais que le charme est rompu. Pour tout te dire, je ne tiens pas non plus à ce que nous nous revoyions. J’espère que ce n’était pas le but de ton intervention.

Phil : ‘’Non ce n’était pas le but. Et je ne veux pas de ton merci non plus. Ce n’est pas la peine de m’en dire plus. Je me sens renié de tout le monde. Et tu n’échappes pas à la règle. J’en prends plein la gueule. De toute les façons possibles. Humiliation, dégradation, bannissement ! Rien ne m’a été épargné. Le plus dur n’est pas le mal que je ressens. Non ! Le plus dur, étant de devoir renoncer à la dimension humaine des personnes que j’avais dans l’estime ou pire, dans le cœur. J’ai l’impression de me retrouver au fil de ma prise de conscience comme le seul humain parmi des androïdes. Dès que tu enlèves la pile, l’illusion, l’empathie, la sympathie, la spontanéité se barrent. Et crois moi, c’est paniquant comme constat. ’’
Anne : ‘’Si tu savais comme je regrette de t’avoir mis dans cette situation. Mais c’est involontaire. J’ai vraiment été paniquée quand j’ai lu tout ça. Une fois paru. Je ne savais pas quand ni comment tu allais réagir. J’avais peur de te croiser.  Bon, j’ai encore une épée de Damoclès au dessus de la tête.  Il faudrait que je sache te convaincre d’accepter la proposition Galhaër Formula project. Je pense que tu devrai accepter. Même si j’ai des intérêts dans cette décision. Là tu vois, je ne te prend pas en traître. Je ne t’ai pas fais de sentiments. Je n’essaie pas de t’acheter. ’’
Phil : ‘’ Je ne suis pas mûr pour la F3000.  J’ai gagné en F3 parce que la concurrence était minable. Ça va trop vite la 3000 ! J’ai pas envie de mourir ! J’ai vu ça de près. J’accepte les risques. Mais pas plus que les risques en question. En F3. Il faut que je gagne le championnat seul, pas ex aequo avec un cul de jatte. Et si possible, un vrai championnat de F3 en Angleterre par exemple. De toute façon, j’ai pris un aller simple pour les States. Je cours pour la victoire et l’argent. C’est mon métier. Qui plus est si ça fait chier mes détracteurs. La F3000, si je ne suis pas champion, c’est la fin de carrière. Et pendant la saison, j’aurai gagné peanuts. ’’
Anne : ‘’Bon ! Si c’est vraiment ton point de vue, et la vraie raison !? Je ne peux que t’approuver. Je pensais que tu voulais juste faire ta tête de con. Comme là en me croisant. Ecoutes Phil ! Tu sais exactement ce qui s’est passé au sujet de Totality. A cause de moi oui. Mais pas par moi. Et franchement, cette réaction m’a anéantie. Sachant à la fois que j’étais impliquée. Et qu’une personne que j’aimais ait agi de la sorte. Je vis à peu de choses près la même descente que toi. Math était mon pygmalion. Il m’a appris tellement de choses. J’avais confiance en lui depuis huit ans maintenant. Il admettait que j’aie d’autres aventures. Aussi, sa réaction te concernant m’a consternée. J’ai pas tout compris. Pourquoi toi. Alors que l’on te voit évoluer envers et contre tout depuis cinq ans.’’
Phil : ‘’Mes origines sociales mon p’ti ! Les bourgeois sont parfois mesquins. Pas seulement pingres. C’est comme Willy. Tant qu’il y avait un certain paternalisme envers moi, ça allait. Mais quand il a vu que je pouvais dépasser le maître, qui plus est dans sa situation la plus intime avec Jasmine, terminé ! Je suis certain que lui aussi a laissé de ce fait la situation avec nos sponsors se pourrir. Mais je m’en fous de tout ça !
J’ai vraiment tout perdu là. Même ma dignité. Cet amour naissant dont je t’avais parlé a viré en un week-end au cauchemar, au désespoir Et à Hockenheim, je me faisais une joie de retrouver Maryse que j’aimais tout autant. Et là, elle aussi me quitte. Mon chagrin envers Audrey était ‘’trop démonstratif.’’
Anne :’’Ecoute Philippe, quittons nous bons amis. Je respecte tes décisions professionnelles.’’
Phil : ‘’Quittons nous qu’on en finisse. Pour la F3000, j’ai pas dis non. Mais aux states, il me faut trouver une porte de sortie. Je veux dire que j’aimerai m’assurer un programme rémunérateur, en marge de la folle tentative Formula Project. J’étudie et j’essaie de garder le pied. Sans contrainte affective, ni parents, ni amour, ni amies. Je n’ai qu’une seule chose à m’accrocher, la course !    
Anne : ’’Tu n’as vraiment plus personne ?’’
Phil : ‘’Non ! De toute façon, je n’ai plus fait l’amour depuis début octobre. Et je n’ose même plus imaginer cela. Je me suis senti tellement rejeté que je m’en sens coupable. Je n’ose plus la ramener auprès des femmes. Je pense que je n’assumerai pas mes prétentions. J’ai même refusé de passer un séjour à Madère tout frais payés avec Lucia, la femme du Directeur de production de Cordobaz. Juste parce que je ne me sentais pas capable de la satisfaire. Imagine dix jours platoniques avec une femme qui n’attendait que des coups queue de ma part…. L’île paraîtrait d’un coup bien exigüe (rire).’’

Tout passa en revue. Cette bérézina avec Audrey, et  Maryse qui le rejette. Ce projet refusé par son père alors que Phil y croyait dur comme fer, pour se mettre en osmose avec la famille. Cet appartement acheté presque sur un coup de tête dont l’intérieur vieillot inspirait jusqu’au système digestif à l’aigreur et au dégoût. Ce dériveur 470 acheté, lui aussi sur un coup de tête, mais, sur les conseils avisés de Jeff, spécialiste en la matière.
Les parents d’Anne ne semblaient toujours pas être revenus d’Espagne. Elle confia à Philippe que la maison lui appartenait pratiquement à elle seule. Qu’à l’exception des fêtes de fin d’année toutes proches, ils préféraient rester en Espagne. Elle s’y sentait libre mais seule. Que la maison pouvait très bien compter un habitant de plus.
Phil : ‘’Et avec Gerbert, c’est fini ?
Anne : ‘’On s’est bien sûr pris la gueule après la sortie de l’article. Je lui ai mis une baffe devant tout le monde lorsque j’ai été virée. Et depuis, black out total. Je cherche sans vraiment chercher quelqu’un avec qui exister et m’épanouir. J’ai une vie à continuer. Je ne peux avoir d’enfant. Pas grave ! Mon job est vraiment tout. Un homme est secondaire mais absolument pas dérisoire.’’
Phil : ‘’Toi au moins, en cas de rencontre, tu peux encore y trouver ton compte. Et au vu de ton charisme, ce ne peut être qu’imminent. Pour moi, les femmes ne sont pas du tout secondaires, mais je suis devenu aussi dérisoire pour leur dessein que pour leur attention.’’
Anne : ‘’Je suis vraiment désolée de ce qui t’arrive. Je ne savais pas que tu étais aussi sensible. C’est une vraie performance que tu tiennes et que tu réussisses comme ces deux dernières années. Je ne sais pas si on se reverra. Mais bonne chance pour tout.
Phil ironiquement: ‘’ De même Anne !’’

‘’Puis, je suis reparti chez Paul. J’ai racheté une Mercedes 280 de 79 break d’occasion. Freddy et moi l’avons customisé. Pneus taille basse, jante alliage et bien entendu moteur ‘’kitté’’ sport, amortisseurs compétition.  Je ne sait pas pourquoi, quelque chose me dit que je vais avoir besoin d’une voiture puissante et résistante. Je n’ai en principe plus besoin de transporter des pièces détachées. Mais….. Quid de la Peugeot 504 break qui n’en pouvait plus des renforts de caisse pour passer au contrôle technique. Avec la Mercos de dix ans sa cadette, j’ai apparemment du temps devant moi. Ce qui me chagrine, c’est cette sensation qu’elle va m’être utile. Toujours pas de nouvelles de Maryse et encore moins d’Audrey. Et toujours cette angoisse qui me tenaille. Celle de pressentir un truc encore plus moche, voir horrible, que le chapelet de tranche de vie pathétique me seyant si bien.
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Berezina chapitre 23 : ''Faut que j'me rappelle!

Message  philbaetz le Sam 14 Jan - 22:57

Chapitre 23: Faut que j'me rappelle!
‘’J’émerge de je n’sais où. Hagard la mère ! Dans cette pièce sans âme, je ne sais même pas dans quelle ville ni quel pays je me trouve. J’entend parler le magrébin dans une des pièces d’à côté. Oh putain j’ai mal partout. Et notamment entre les cuisses. Je suis toute courbaturée à moins que ce ne soit des coups. Je sais plus ! Qu’est-ce qui m’arrive ? On est quand ? En haut, une femme jouit. Ça y est, ce doit être une partie de sexe que se sont payé des diplomates. J’ai été transportée dans une berline marquée CD sur la plaque d’immatriculation. Des fêtes et des fêtes avec Jorg, qui me présente à des copains. Puis ce sont ces copains qui me présentent à d’autres. Depuis Jorg pffft ! Après, je n’ai pas l’impression que l’on m’aie présenté qui que ce soit. Les parties coquines et  les types louches, qui me faisaient de l’effet. Ils m’en faisaient de moins en moins. De plaisir, c’est devenu  rengaine puis, pesant ensuite horrible. J’ai de moins en moins conscience lorsque ces choses m’arrivent. Les ‘’excitants’’ que me donnait Jorg, plus ou moins à mon insu, ont fait place à des trucs de plus en plus lourds. Je ne maîtrise plus rien depuis un certain bout de temps. Je me fait baiser dans une brume d’inconscience dont seules les douleurs m’extirpent.
Là haut, une femme ne jouit plus, elle hurle. ‘’Nein, nein, neiiiin !’’  Puis plus rien. Panique !
Je crois qu’il faut que je me barre de là.
Je me demande si elle ne vient pas de ‘’crever’’ sous les coups de boutoir, les coups de poings.
Je m’appelle Audrey Lison. J’habite Vannes. Voilà ! Ça je le sais. Maintenant, comment vais-je quitter les lieux. J’entends des sirènes de bateaux. On n’est dans un port. Merde ! Ces Magrébins ont peut-être l’intention de ‘’m’exporter’’ vers un harem, un bordels, ou une fêtes luxuriante. Sauf que là, je ne suis pas une invitée, mais une consommation. Vu la température de la maison et son architecture, on est encore en Europe.
Faut qu’j’me barre ! C’est une question de survie ! Je suis attachée au barreau du lit. Ils sont en bois. Mes jambes sont libres. Peut-être qu’en le cassant le barreau…. Ça va, il cède sans faire de raffût. Faut qu’j’me rappelle quelque chose d’important. J’ai senti il y a quelques jours que le danger guettait. Du coup, j’avais un truc pour me rappeler un autre truc. Mais quoi ? J’entends qu’on monte. Je suis habillée d’un débardeur très accueillant. Une jupe droite très courte, ma jupe en jeans achetée avec Jorg à Amsterdam. Des escarpins aux talons aiguilles aussi affûtés que des flèches. Je vais me les geler dehors. Tanpis ! Il y a bien un endroit ou je pourrai me réfugier. Finalement, personne n’est venu me chercher. Je descends de cette paillasse. J’ose un regard par cette fenêtre sur un matin blafard. Je suis au premier. Faut que je sorte. Comment c’est dans le couloir. Personne. Je garde mes pompes à la main. J’ai du sang à l’intérieur de la cuisse gauche. Verrai ça plus tard. Je commence à savoir ce que je dois faire et, de quoi je dois me rappeler.   Mais comment me rappeler de ça. Il s’agit d’un numéro de téléphone. Mais lequel ?
Par chance, je vois ma veste traîner. Mon sac avec mes affaires par contre ? Je l’enfile. Filer d’ici sans faire de bruit. Miracle, ça passe. Je cours pieds nus sur le pavé. Je parts longer les constructions métalliques vers des quais malheureusement déserts. Miracle ! Un vélo ! Un vélo d’homme. Que celui à qui je le pique vienne me trouver. Je suis morte de trouille à l’idée de ce qui m’attend si on me retrouve. …. A ce qui m’attendait si je restais. Je suis morte de trouille ! Je mets mes escarpins dans mes poches et, je pédale comme une folle. Je cherche un bourg, une agglomération à l’horizon.  J’ai au moins parcouru un kilomètre. J’atteints une route. Elle indique Antwerpen à gauche. A droite un nom imprononçable.  Deux kilomètres. Je choisi cette destination. J’entends au loin une voiture de grosse cylindrée. Je profite d’un assemblage et de conteneur pour me planquer. Putain ! Ils ralentissent. C’est une BMW Bordeaux. Putain Bordeaux ! Ça me dit quelque chose. Le vin…..les vendanges…. Le Beaujolais ! Ça y est ! Maryse ! Mais….son numéro ? J’le sais pas !?
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 14 Jan - 23:25

philbaetz a écrit:C'est pas une Ford. C'est une Galhaër LK2 V8 4000 turbo. Avant qu'elle ne soit rachetée par Häller.
Plein de noms propres repris au domaine du karting Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Sam 14 Jan - 23:32

?????????????De quels nom propre s'agit-il? J'ai des amis pas loin de ressembler à ces personnes comme les Warnans Mais bon! Niveau karting, je cite dans le premier tome uniquement le Nom de Goldstein cinq fois champion du monde. Senna aussi.

Au fait, je ne sait pas si le terme Maghrebin est bien utilisé.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 15 Jan - 7:20

philbaetz a écrit:?????????????De quels nom propre s'agit-il? J'ai des amis pas loin de ressembler à ces personnes comme les Warnans Mais bon! Niveau karting, je cite dans le premier tome uniquement le Nom de Goldstein cinq fois champion du monde. Senna aussi.

Au fait, je ne sait pas si le terme Maghrebin est bien utilisé.
Non non...je parle de Ryu, Galhaër.... Wink

Le mot maghrébin peut être employé :

pour désigner les habitants du Maghreb : les Maghrébins ou Arabo-berbères ;
pour désigner l'arabe maghrébin ;
pour qualifier ce qui se rapporte au Maghreb ou à l'arabe maghrébin.


Dernière édition par BRUNO935K3 le Dim 15 Jan - 7:34, édité 1 fois

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 15 Jan - 7:29

philbaetz a écrit:Chapitre 22 Coups pour coups

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 15 Jan - 7:32

philbaetz a écrit:Chapitre 23: Faut que j'me rappelle!
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 15 Jan - 12:51

BRUNO935K3 a écrit:
philbaetz a écrit:?????????????De quels nom propre s'agit-il? J'ai des amis pas loin de ressembler à ces personnes comme les Warnans Mais bon! Niveau karting, je cite dans le premier tome uniquement le Nom de Goldstein cinq fois champion du monde. Senna aussi.

Au fait, je ne sait pas si le terme Maghrebin est bien utilisé.
Non non...je parle de Ryu, Galhaër.... Wink

Le mot maghrébin peut être employé :

pour désigner les habitants du Maghreb : les Maghrébins ou Arabo-berbères ;
pour désigner l'arabe maghrébin ;
pour qualifier ce qui se rapporte au Maghreb ou à l'arabe maghrébin.

EN FAIT SORA VEUT DIRE LUNE EN JAPONAIS (MARQUE JAPONAISE) RYU VEUT DIRE DRAGON NATSU JE ME RAPPELLE PLUS ET SAKANA POISSON
GALHAËR EST UN NOM QUE J'AI INVENTE POUR LA CONSONANCE GERMANIQUE SAUBER, BHAËR, ETC....

A TRES VITE POUR LA SUITE
ET QUAND JE PARLE DE LA LANGUE EN TANT QUE MAGHREBIN???
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 15 Jan - 14:36

philbaetz a écrit:EN FAIT SORA VEUT DIRE LUNE EN JAPONAIS (MARQUE JAPONAISE) RYU VEUT DIRE DRAGON NATSU JE ME RAPPELLE PLUS ET SAKANA POISSON
GALHAËR EST UN NOM QUE J'AI INVENTE POUR LA CONSONANCE GERMANIQUE SAUBER, BHAËR, ETC....

A TRES VITE POUR LA SUITE
ET QUAND JE PARLE DE LA LANGUE EN TANT QUE MAGHREBIN???
Ah bon, ok pour les noms
Pour la langue, je ne sais pas...

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 15 Jan - 15:04

Je re publie ce soir!
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  Admin le Dim 15 Jan - 15:15

philbaetz a écrit:Je re publie ce soir!
Avec des photos d'Audrey ???

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 15 Jan - 17:58

Oui je tenterai quelques photos documentant l'histoire.
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Saga racing team tome 2 Chapitre 24 Tome 2

Message  philbaetz le Dim 15 Jan - 18:11

Ben tant qu'on y est
Chapitre 24 Audrey

24 décembre Manoir du Lamberet 15H00 Maryse:‘’J’ai mis du temps à appeler les parents d’Audrey. D’abord parce que je n’osais pas demander leur numéro à mes parents. Ensuite, parce que je ne savais pas ce qu’ils allaient vouloir me répondre. En début de ce mois, je les ai eu enfin.
Maintenant, j’ai peur de donner la réponse à Philippe. D’une part parce que je ne lui ai plus parlé depuis début novembre. D’autre part parce qu’Audrey, hé bien ses parents n’ont plus de nouvelles depuis mi-octobre. Ils sont à la fois inquiets et préalablement en colère contre le coup de folie de leur fille. Elle a tout laissé tomber. Le seul numéro dont je dispose est celui de l’école de pilotage. Mais dans la vie de tous les jours…. Ah oui, mon père a aussi celui d’Anne Van Den Hotte. Mais à ce que je sache, ils sont en très mauvais termes.

’’

24 décembre zone portuaire d’Anvers 12H00 : Lors d’une ronde dans la zone portuaire, une brigade de police du port aperçoit quelque chose de suspect, inerte dans un renfoncement. Ils décident de s’en approcher et sortent de la voiture. Ce qu’ils découvrent leur donne la nausée. Le corps d’une femme massacrée, cheveux noirs de geai, violenté, ensanglanté, tuméfié, les dents cassées, le visage vitriolé. Ce n’est pas un accident. C’est le moins que l’on puisse dire. Le sang n’est pas frais, et, il n’y a pas de trace de ce sang aux alentour. Le corps a donc été transporté. La brigade des mœurs et la crime sont aussitôt mobilisées.

24 décembre Manoir des Lamberets 19H00 Maryse ‘’ J’ai donc rappelé les parents d’Audrey. Au bout du fil, c’est la grande sœur qui me répond. Elle est en pleurs, les spasmes de nervosité alternant avec des sanglots.
Maryse : ‘’Bonjour ! Je suis Maryse De St Jean. Je cherchais à avoir des nouvelles d’Audrey. Et, j’avais appelé vos parents. Mais ils n’en avaient pas le mois dernier. Je profite des fêtes pour la lui souhaiter et vous également, au cas où elle serait revenue à Vannes. En espérant que les choses ont évolué bien sûr?’’
Gaëlle : ‘’Ils sont à Bruxelles. Il est arrivé un grand malheur à ma petite sœur. Elle a été retrouvée morte dans la zone portuaire d’Anvers. Ma petite sœur !’
[i]Maryse : ‘’ Oh non…. ! Noooon ! ………C’était mon amie. Elle était venue faire les vendanges chez nous. (Spasmes) Puis elle est partie rejoindre son nouveau copain en Belgique. (Spasmes). Elle l’avait connu chez nous. Et là, elle est partie avec un autre, un Néerlandais je crois. (Sanglots) Et son ancien copain m’a demandé il y a deux mois si je pouvais demander de ses nouvelles chez vous. Car il était inquiet. Je n’ai pas osé le lui annoncer. Car il craignait qu’elle laisse tomber ses études. Et là, le monde se dérobe sous mes pieds. Je ne sais que dire Gaëlle. Je suis effondrée. (Sanglots)Je n’oserai pas l’annoncer non plus à Philippe. Je vous laisse mes coordonnées. Votre sœur était une chouette personne. Je ne sais pas ce qui lui a pris. Elle s’en inquiétait elle-même.’’ [/i]
Bruxelles, Morgue de l’institut médico-légal 22H30, Aude Lison : ''Nous devrions être en train de déguster le repas du réveillon. Mais déjà auparavant, le cœur n’y était pas. Pierrick et moi avons, en plus de notre anéantissement, un trac intense à l’idée de retrouver l’entité de notre petite chérie adorée. Le légiste nous a prévenu de l’état du visage. Nous devrons donc nous concentrer sur des détails du corps. Mon dieu ! Cet ascenseur qui nous descend vers l’enfer va-t-il enfin s’arrêter ? Nous stoppons et la porte s’entrouvre sur un couloir sombre. Il n’y a rien ici qui ne nous rappelle pas la mort.
Des tiroirs fermés….. A l’exception d’un seul !
Mes jambes se dérobent. Pierrick me retient. Puis me serre dans ses bars. Il tremble de tous ses membres. Nous nous approchons enfin du corps recouvert d’un drap. Il est soulevé par le coté. ''

24décembre 23H40 Ecole de pilotage de Paul Wurtz, Philippe: ‘’Je n’ai pas envie de veiller en famille. Je n’aime pas Noël. J’irai voir mes parents et mon frère Rudy demain. Je n’ai pas non plus envie de sortir. J-9 avant mon départ pour la Floride. Je ne me sens bien qu’avec mes voitures. Dont la Targa que je ne suis pas certain de vouloir revendre.
Je m’assois tour à tour dans cette dernière et la nouvelle occase, la Mercedes. C’est un break. Mais l’intérieur est beaucoup plus luxueux et confortable que l’utilitaire 504 possédée jusque maintenant.
Et surtout, elle est musclée et résistante. Pourquoi résistante ? Je n’en sais rien. La Mercos n’est pas encore assurée.
Puis, je m’assois dans une des trois Ogres de F .Ford que je pilotais il y a un peu plus de deux ans.
Et je médite sur la tournure de ma carrière depuis cette époque un peu confuse. Celle où je ne savais pas trop comment considérer mes prestations. Que de chemin franchi en deux ans. Des doutes qui s’insinuent. Des moments d’opportunité qui transforment ces doutes.
Souvent, on sait que la réussite tient à peu de choses. Je ne me sens pas meilleur que ça sous la pluie. Certains ont tendance à le penser.
Mais souvent, j’ai évité des pièges parce que ceux qui me précédaient tombaient dedans avant. Après, c’est vous le pilote doué, c’est lui le nigaud.
Cela dit, en Ryù Cup, anciennement Superpower, je me savais entrer dans le bon wagon. Tout simplement parce que dès mes débuts, j’avais un bon rythme. C’est ce qui m’a permis d’apprendre des autres du peloton, autrement plus avisés. Spencer, Häller, Anson, Preuls, etc… En Formule Ford, il y a eu ce miracle Pélican, cette bombe.''
''Mes amis d’Ille de France n’ayant pu trouver le financement, ils ne purent produire la série d’une vingtaine de voitures.
Ce qui fait que je fus le seul avec un autre pilote Français dans son championnat national à en profiter. Comme quoi pour toute chose, malheur est bon.''
''Puis cette année rebelote avec cette Craft F3 ou très peu de pilotes par championnat deux en Allemagne deux en Angleterre, un en Italie, eurent cette chance. Faute au retard du projet cette fois. Mais l’entame de la saison avec la Ralt, avait été tout aussi brillante. Bon, les pilotes Allemands sont aussi bons que moi. Ce ne sont pas des cul de jatte comme je l’ai dis à Anne l’autre jour. Mais, je ne suis pas convaincu par mon titre vu la voiture que j’avais.''
''Et, bien sûr, l’Angleterre est surtout en elle même un championnat international. Surtout avec des Sud Américain qui, si ils veulent aller en F1 doivent venir en Europe avant. Donc très relevé. Et puis, ces quatre courses de fin d’année sur la Galhaër qui m’ont rapporté autant d’argent que toutes les autres courses depuis mes débuts. Sans compter l’expérience de ces voitures très performantes. Bien sûr, cette gratifiante participation aux 24Heures du Mans dans l’équipe Sora d’usine. Et malheureusement le looping.''
''Et me voilà dans une autre peau. Je cours maintenant le cachet. Je vais tenter de me faire un programme de course Imsa. C’est le championnat américain de course d’endurance, où les primes de départ existent et, les primes d’arrivées surtout sont élevées. Histoire de me faire un palmarès et un petit coussin de billets de banques.''
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SAGA RACING TEAM TOME 2 CHAPITRE 24 TOME 2

Message  philbaetz le Dim 15 Jan - 18:28

Chapitre 24 Audrey suite
Que dire de ma propre valeur. On ne gagne pas par hasard. Mais nous sommes nombreux à le mériter.

Ce coup du hasard m’échoit ces temps-ci.
Et petit lait je bois bien assis.

Apparemment, je conduit propre même si j’ai cassé deux boites de vitesse. Même si j’ai été partie prenante dans mes deux crashs en F3. Mais j’ai du métier. Mes victoires en championnat d’Europe de tourisme à Estoril et Zolder l’an passé et Monza cette année prouvent que je sais faire ce que l’on me demande. Voir, me le demander moi-même. J’avais le meilleur tour au 24Heures cette année avant mon accident. Au passif ? Bon l’épisode Zolder est un peu exceptionnel. Il y avait le cas Audrey qui m’a privé de travailler suffisamment tôt pour préparer correctement la voiture à temps. Et le feu qu’elle avait au cul m’a enlevé un peu, voir beaucoup, la sérénité aussi. Résultat, un train de retard tout le week-end. Un pilotage brouillon. J’insiste trop pour les chronos. Et je fusille les pneus pour la course. Ah oui, si il n’y a pas quelqu’un pour me pousser, j’ai parfois du mal à rentrer dans le bain des fastidieux réglages, croyant trop facilement ne pas savoir par où commencer. Ensuite, un manque d’assurance. Pas assez confiance en mes capacités de pilote. Du coup, lorsque l’on me teste sur des réglages volontairement faussés. Au lieu de dire au stand, la voiture va comme ça, alors qu’elle devrait aller comme ci. Hé bien je force mon pilotage croyant que c’est moi le fautif. Puis, le pilote de course doit être quelqu’un de fondamentalement égoïste. Il doit savoir exiger de tous les membres de l’équipe qu’ils donnent leur maximum, pour lui seul. Hors, pour savoir ce que ça représente de s’y remettre une énième fois sous le capot, j’ai du mal à l’exiger des autres. Mais cela va être obligatoire plus loin en proto d’endurance ou en monoplace. Seul le résultat compte. Les mécanos et techniciens sont là. Ils doivent être exploité à 100%. Pas facile à assimiler quand on est fils de syndicaliste et, soit même un peu, pour avoir trempé dans le monde ouvrier. Et surtout avec le risque que je leur fasse faire fausse route. Ben oui !? Mais en toute honnêteté, je me vois mal être performant en F1 comme je le suis en ce moment. Même si l’épisode Sora Le Mans, et Galhaër, aura été plus que concluants. La F1 avec le turbo, c’est tout simplement de la folie, inconcevable. C’est pour cela qu’il vaut mieux prévoir de bonnes conditions dans des catégories comme l’endurance outre atlantique notamment, pour assurer une certaine expérience amenant à la pérennité… et du coup, à la prospérité aussi.
Cela dit, dans un mois à présent, je vais vivre une expérience intense. L’ovale de Daytona. Va-t-en dépasser par la gauche puis par la droite des retardataires sur ce genre d’exercice. J’te promets des surprises.
''Mais tu t’en fous de ça hein ?! Ma p’tite Audrey!''
''Seul compte le zizi du gars Jorg. Je ne regrette pas de lui avoir écrêté le pif à ce bellâtre. Comme ça tu sais à la fois ce que c’est de te faire un Batave et un asiatique. Ça doit t’éviter de t’en taper trop. Moi, asiatique, africaine ou, esquimau, ce n’est plus mon problème. Car je vire à plat à présent. J’ai plus de pression depuis que tu es partie avec ma valve. C’est ça ! Tu as dû l’emmener avec toi.''
''Hhhhhhhhhhhh ! Tu me manques. Maryse aussi ! Même Anne. Mais malheureusement, juste pour l’affectif. Car pour le reste….la valve, c’est toi qui l’as. ''Vais-je souhaiter le Noël à Maryse ? Je sais que ça la toucherait. Elle doit être un peu croyante. Mais à toi Audrey ? Comment je fais pour te le souhaiter ? Quelque chose me dit pourtant que tu as besoin de gentillesse et de bienveillance. J’ai l’impression que tu es dans le pétrin. Ton nouveau petit ami est peut-être boulanger ?! ''
''Je suis con ?!''
''Oooooh que oui !''
''Mais l’angoisse d’un sale pépin est permanente. Chaque fois comme un rappel. Audrey est en danger !''
''Allez j’appelle Maryse. …..Puis non! Elle fait la fête avec ses proches. Mieux vaut respecter ça. Ce sont des personnes qui méritent, elle comprise, tout le respect et la pudeur. Bah, à cette heure-ci je n’aurai que son répondeur. Aller, un petit sky. Ça va te faire du bien.
Ecoutes encore une fois cette cassette de Phil Collins. Against all odds. Et ce morceau où tu as envie de ressembler au Monsieur dans le clip. Ce genre de prince exilé du cœur de sa bien aimée. Mais lui est beau ! Il est toujours bien hâlé du teint. Comme Jorg, qui joue si bien de la musique. Encore une lacune pour bibi.''
Bah ! Moi, au retour de Floride, je ne devrai pas être mal non plus niveau bronzage. Elle me manque ! Merde ! Faut pas se fier. Ok, elle a le feu au cul ! Ça lui a pris comme une envie de pisser. Mais je sais ce qu’elle est. Après tout, qu’on soit queuetard ou abstinent, même volontaire, ça n’empêche pas d’avoir des qualités intrinsèques autres.
Le cul, en général, ça ne prend que quelques moments dans une journée. En principe. Bon ! Il y a les retrouvailles, le voyage d’affaire du mari dont on profite au maximum de l’absence. Mais autrement, ‘’faut pas s’leurrer’’ ! On n’y passe pas toutes nos vacances. Y a l’foot ! Déconne pô ! Non mais, ce que je veux dire. C’est, qu’une nympho peut avoir d’énormes qualités en dehors de la bagatelle. Et Audrey en a. En plus, elle n’est pas comme ça depuis longtemps.
''Et puis merde ! En faisant partie de ses plans, ça m’arrangeait franchement ! Mais bon, depuis….''
''Bon ! Je me suis bien occupé l’esprit. D’abord, mon deux pièces en duplex a été achevé. J’ai acheté tout l’équipement de la salle de bain et de la cuisine équipée chez mon frère. Le second de la lignée. Ses compétences en plomberie et électricité ainsi qu’en électroménager m’ont bien aidé. J’ai à présent un petit palais. Belle salle de bain et, belle cuisine beau séjour et belle chambre. Je n’y dors pas. J’y espérais du plaisir et de la quiétude. Mais c’est un désert sans âme, même rafraîchie à l’extrême. Je l’avais pensée lieu de luxure hors du temps. Mais l’éternité l’habite. Pour les sols, j’ai opté pour du parquet moderne, les murs sont blancs.''
''Je suis très content du chèque que m’a remis mon avocat Patatra. En fait, je suis un de ses premiers clients. Hé bien je ne le regrette pas. Du coup, je l’ai invité à mon tour pour une tarte al djote. Spécialité Nivelloise excellente. Mais j’ai opté pour le Pascal comme lieu de dégustation. Tellement plus sympa sur la Grand Place, face à la collégiale de style Roman avec un double cœur. Je compte utiliser les services de Pat pour la rédaction de mes futurs contrats pilote et publicitaires. C’est que ça commence à devenir sérieux. Et ce n’est pas Willy qui peut prétendre jouer un rôle de manager.

Ah oui ! Je suis retourné m’occuper des cultures ou plutôt des friches. Car peu de légumes poussent en ce moment. Mes parents sont gentils. Mon père est têtu. Mais il préfère maîtriser son sujet.
Ce qui lui fait peur ? C’est que je prenne trop d’initiatives. Puis, me lassant, je lui laisse tout en cours de route dans la désorganisation la plus totale. La preuve, je suis déjà en train d’envisager la suite de ma carrière. J’ai quelques plans médias. Et si elle le souhaitait, Anne en ferait partie.

Minuit : ''J’ai appelé mes parents pour leur souhaiter bonne fête. Je suis serein. Je n’ai pas envie d’être à autre chose que ma méditation sur cette Berezina affective. Seule la partie professionnelle a pu être maîtrisée.
Pour le reste, j’avoue, être en situation de détresse. Maryse ? Je n’ose plus l’appeler. Mais j’ai peur qu’elle prenne mal le fait que je ne l’appelle pas. Oh ce que je l’aime elle aussi. Humainement, c’est le sommet. Ce bien être qu’elle m’a donné, avec une telle facilité ce premier soir au Manoir. Elle doit avoir deux ans de plus que moi. Mais en expérience, elle a largement plus, en tout cas mieux. Quel bien être et quel réconfort cette femme peut apporter à un homme''.
Je lui ai adressé ce courrier.
Chère Maryse, Je profite lâchement de ce moment opportun de vœux tout azimut pour me rappeler à ton attention. Je regrette bien entendu cette incompréhension qui nous a séparé. Je veux bien croire que je suis le seul à en souffrir. Cette année qui se termine m’a, tu peux en être certaine, enrichi de te savoir exister, ainsi que ta petite famille. Elle m’a enrichi de pouvoir te connaître sous un aspect qui m’a sublimé le temps de son présent. Je me désole de ne pouvoir en rester digne à l’heure où je t’écris. Il n’y a aucune revanche, aucune aigreur à l’endroit de ton choix nous concernant. J’ai juste peur d’aggraver mon cas en tentant maladroitement de te solliciter dans une révision hypothétique.
Tu restes une crème affective qui adouci le palais de mes désirs, et les limbes de mes méandres affectifs. C’est un plaisir de pouvoir te le rappeler, tout en conjurant cette absence me permettant d’immortaliser ces moments, tant dans tes chaires que dans ton coeur.

Très bon Noël et très bonne année
Philippe


Anne ? J’ai devant moi le courrier que je lui ai adressé.

Chère Anne, je profite des fêtes pour t’envoyer mes souhaits de bien être pour ces temps à venir. Tu peux annoncer à Mr Boem’s que je serai de la partie en F3000. Je veux que tu saches tout le respect que j’ai pour toi. Et qu’il n’était pas question de régler une injustice par une autre encore plus révoltante. J’admire Anne Van Den Hotte. Même si j’ai un temps adoré lui manquer de respect. Je mesure, chaque seconde qui passe, le relief de ta personne et sa dimension. Je ne t’ai pas fais retrouver ton poste de journaliste qui te va si bien. J’ai juste eu la chance et le privilège, de ne pas faire d’une idiotie sans nom un acte définitif. C’est ma conscience que j’ai par la même soulagée. J’ai au sujet de la saison prochaine, imaginé un plan média. Il s’agirait d’un magazine tiré en fin d’année avec photos et commentaires d’une journaliste ( ???) Chronique du p’ti Monsieur et, bien sûr espace annonceur ; sponsors majeur, sponsors secondaires et sponsors ‘’club’’ Passage en revue des courses où je participerai, et sujets iconoclastes sur les à côté de ce petit monde, voir villégiature liée à certains évènement. Attraction touristiques ou artistique. Et ce magazine en pages bien glacées, notamment la couverture, au moins co-signé de ta griffe, aurait à mes yeux tout le relief attractif pour être à la fois un succès d’estime et commerciale.
J’aimerai avoir ton avis sur la question avant mon départ pour la Floride.
Je tiens à ce que tu sois et restes convaincue de toute mon affection et ma reconnaissance à ton égard. Certes, cette volonté est exacerbée par une période de détresse affective. Mais elle est crois le, d’une grande sincérité.
Très tendres pensées.

A te relire Philippe

Et Jasmine ? Elle n’a plus donné signe de vie depuis son voyage à Venise. Du coup, je n’ai pas envie de briser sa stabilité sentimentale.
Et puis, qui pourrait avoir envie de moi dans mon état sexuel plus que second. En fait, au début, tout me sautant au visage, je ne m’était pas rendu compte de mon absence de libido. Ce n’est que lorsque les festivités se sont calmées que : ‘’Ben ça alors ! Y a pu d’Monsieur !? Ça me préoccupe. Car sait-on jamais. Les choses s’arrangeraient côté coeur, j’aurai l’air con avec le désert de Gobi dans l’falzard !


Minuit 45 Manoir des Lamberets Maryse : ‘’Je ne peux plus tenir. Je parts me réfugier dans la chambre de mon appartements. Emilienne me tiendra compagnie cette nuit. Je suis encore prise de tremblement. La veillée aura été un calvaire. Mes parents l’on bien compris. Le petit Maxime est resté avec eux. Nous restons ma belle sœur éternelle et moi dans le canapé du séjour. Nous sommes blotties l’une contre l’autre sous une couette, la cheminée crépitant. Dehors, le vent siffle un sinistre prélude à la tempête de neige. Mais ce ne devrait être que dans trois jours.
Soudain, le téléphone sonne.

Maryse :’’Merde ! Je parie que c’est Philippe qui veut se payer l’incruste.
Lui annoncer ça maintenant. Non ! On va feindre l’absence, la fête battant son plein après minuit chrétien à la chapelle du village. Laissons parler le répondeur.’’


’Soudain ! Le chuchotement d’une voix, semblant surgir de l’au-delà, glace mon corps d’effroi !’’

’Maryse Maryse c’est Audrey ! Au secours ! Aide moi !(sanglot et panique dans la voix) Je suis gelée. J’en peux plus ! Ils veulent me tuer !’’



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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 15 Jan - 22:05

philbaetz a écrit:Ben tant qu'on y est
Chapitre 24 Audrey

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Berezina Chapitre 25 Nettoyage avant départ

Message  philbaetz le Lun 16 Jan - 13:37

[b]Berezina Chapitre 25 première partie Nettoyage avant départ[/b]
Zone Portuaire d’Anvers 01H55 : ‘’Je suis remplis de frissons et d’effroi. Ça ne m’a pas quitté depuis ce coup de téléphone de Maryse. Au début, une bonne surprise, enfin, quelqu’un m’appelle. Puis re-bonne surprise, c’est Maryse au bout du fil.

Phil : ‘’Maryse !? Très bon Noël à toi et tes parents. Sympa d’appeler. J’hésitais à le f… !’’
Maryse l’apostrophant : ‘’ Pas l’temps Phil ! C’est important, vital. C’est Audrey. Elle est en grand danger. Il y a des mecs louches qui veulent soit l’enlever, soit la tuer. Elle est dans le port d’Anvers. Je te précise l’endroit.
……………………………………………………………………………………… !
Vite ! Car il y a déjà une de ses copines qui a été retrouvée morte ce matin….avec les papiers d’Audrey sur elle. On a cru que c’était elle. Jusqu’à ce qu’elle appelle cette nuit. Il y a cinq minutes. Ses parents ne savent même pas qu’elle est en vie. J’attends de tes nouvelles avant de les avertir. Je te redonne l’endroit où tu devrai la trouver…………………………..’’
Phil au port d’Anvers : ‘’Alors on y est ! Garde ton calme pépère. T’as intérêt à être autrement plus subtil qu’à ton habitude. Donc je dois me situer en sortant du port avec à ma gauche direction Anvers et à ma droite à deux bornes le bled. A peu près trois cent mètres après avoir pris la direction de ce bled un assemblage métallique et des conteneurs. Il y a du jaune sur le dessus de l’ensemble. Mouais les nuances !? A ç’t’heure ci… ? Ça y est ! Ça doit être ça. Comment faire ? Il n’y a pas l’air d’y avoir quelqu’un ?! Oups ! Je vois la cabine téléphonique d’où elle a dû appeler. Je file jusqu’à celle-ci mais personne à proximité. Je retourne vers l’ensemble je le contourne pour y distinguer un vélo. Oui le vélo dont Maryse m’a parlé. Je sors et cours jusqu’à l’arrière et crie :
‘’Audrey, Audrey, c’est moi ! C’est Phil ! …’’Ton poulet!’’ Viens viiite ! ‘’
‘’Merde j’entend une voiture qui se radine. J’ai juste le temps de remonter dans la Mercos. A peine le temps de fermer la porte que je vois ….Audrey ouvrir la porte passager. Ouf !
Audrey : ‘’File ! File ! Ils arrivent ! Y rigolent pas.’’
Phil : ‘’Oh bon sang Audrey ! Comme j’ai eu peur de ne pas te trouver!
Audrey : ‘’Met le chauffage à fond, je crève de froid !’’[/i]
‘’Je ne me fit pas prier pour partir comme une balle et monter la température. Derrière, l’autre Bagnole, une BMW sans doute nous pris immédiatement en chasse.
[i]Phil : ‘’Tu crois qu’ils sont armés.

Audrey : ‘’J’en sais rien ! J’en sais rien ! Sont pas logiques ces mecs en tout cas. Essaie de les lâcher.’’
Phil assez inquiet : ‘’On va voir ce qu’ils ont dans le ventre. Après j’étudie la question. J’y vais à fond. Putain de Jorg ! Si je le retrouve, j’le fini !’’
Audrey : ‘’C’est pas Jorg ! C’est pas Jorg !’’
Phil : ‘’Non bien sûr ! Ce n’est pas ce sale con qui se permet tout avec les filles depuis l’âge de douze ans. Quand son père lui mettait les copines de sa sœur dans le plumard pour le conforter dans sa libido. Tu m’étonnes qu’il ait un côté …’’transgressif’’ !
Putain ! Ils ont l’air de suivre. Pour les semer, ça ne va pas être de la tarte. Tans pis pour eux. Accroche toi ! Ça va être violent d’ici une minute. Attend que je me cale un obstacle sur la droite…..Non ! Sur la gauche. Ok ! Là, ils vont vouloir me coller. J’espère que t’en pinces pas pour un de ces crétins. Car tu risques fort d’être veuve d’ici peu de temps !


La BMW arrivait le nez collé au cul de la Mercedes quand même moins rapide. Une 528 est plus légère. Mais, il lui fallait cravacher pour ça. Philippe pris l’initiative d’occuper le milieu de la route. Et les poursuivants décidèrent de passer par la droite. Pensant déséquilibrer Philippe. Ça prenait pile poil au bon endroit. Audrey était calfeutrée dans son siège, n’osant voir les assaillants les aborder. Et, le moment où ceux-ci pensèrent cogner nos amis par la droite pour les projeter dans les décors à gauche arriva.
Philippe, en une fraction de seconde, ralenti sèchement en donnant un coup de volant sur la droite et redonnant un coup d’accélérateur sur ces Messieurs bienveillants. Alors qu’ils entamaient la même action vers la gauche.
Un genre de prise de judo où la force de l’assaillant de retournait contre lui. Un choc sur son arrière gauche et ….ce qui devait arriver arriva.
La Béhème parti imparablement en dérive tout en traversant la route vers la gauche. Le compteur de Philippe marquait cent soixante dix kilomètres à l’heure. Choc vers le muret alors qu’elle redressait la dérive de trois quarts face (comme Phil à Spa en F3). Ce fut la fin brutale de la course de la belle bordeaux.
Dans son rétro, Philippe n’eut pas le temps de voir la berline se plier en deux tout en écrasant son habitacle, avant de s’embraser instantanément. Ce qui pris une seconde avant que le plus gros des débris ne continue son chaotique chemin de croix.
Le bruit perçu, malgré le son de son propre moteur, fut malgré tout d’une incroyable violence. Il estomaqua Audrey.
Philippe pris la direction de Bruxelles afin de pouvoir s’occuper de cette petite sirène. Son visage portait des ecchymoses. Une joue bleue, une pommette légèrement ouverte, les jambes couvertes de bleus, du sang séché à l’intérieur de sa cuisse gauche.
Phil : ‘’Putain de merde ! Faire tout ça à une femme ! Pour quelques secondes de jouissance. Quitte à la tuer. Ils ont retrouvé une femme avec tes papiers. Morte bien sûr. Que dis-je, massacrée. Tu leur trouves quoi à ces mecs pour accepter ces saloperies ? Merde ! C’est qui ces types ? Des diplomates comme m’a dit Maryse ?’’
Audrey :’’ J’sais pas ! Je crois que y avait des Libyen parmi les VIP des fêtes qu’on a faites ces derniers temps. Mais d’autres mecs louches ont pris le relais entre temps. Y avait encore des diplomates. Mais ceux que je connaissais par des amis de Jorg n’étaient plus dans le coup. On nous droguait. Et on ne contrôlait plus rien. Je me réveillais la gueule en vrac. Puis là dans cette sale baraque, j’ai senti que les choses dérapaient. Je me suis réveillée attachée par un bras au barreau du lit. J’avais mal partout. Je crois que j’ai entendu la fille mourir ce matin. Elle devait être Allemande ou Flamande. Pas francophone en tout cas.’’

03H20 Banlieue Ouest de Bruxelles : Phil entra la voiture en marche arrière dans son garage. Il referma la porte. Il pris Audrey endormie, épuisée, dans ses bras. Il la monta dans sa chambre. Puis, fit couler un bain. Il s’empressa de prendre le téléphone pour informer Maryse qu’Audrey était chez lui. Il rajouta que dans quelques heures, elle serait au Manoir, car pas en sécurité ici, en Belgique.
Il prépara à manger avec le peu qu’il y avait dans le réfrigérateur. Pâte ail, huile d’olive et Basilic. Rajoutant du jambon coupés menus et une pointe d’harissa et de concentré de tomate. Il vint lui porter dans la chambre. Elle dormait à points fermés. Il la réveilla pour qu’elle s’installe dans son bain. S’apprêtant à la laver, un gant savonné à la main, elle le repoussa vivement.
Audrey : ‘’Me touche pas !’’
Phil : ‘’ Merde Audrey ! J’ai juste l’intention de t’aider. Déjà qu’avec le ressenti de cette histoire, le p’ti côté joueur en a pris un coup. Mais en plus, figure toi que j’ai plus d’envie depuis que tu es partie. Tu m’as tué là !’’ Désignant l’entre jambe ‘’Alors laisse toi aider pour le côté pratique. Je crois qu’il faut qu’on parte vite d’ici et que l’on rejoigne Maryse au Manoir. Tu crains trop ici.
Audrey : ‘’Tu m’as sauvé pensant me récupérer hein !? Mais pas question de retourner avec toi.’’
Phil : ‘’ T’as raison ! Vis ta vie. Vas rejoindre l’autre andouille. Celui qui est si beau. Celui qui t’as mis dans cette merde sans s’inquiéter. Y a pas un jour où j’avais pas une sourde angoisse à ton sujet. Pourquoi j’ai acheté la Mercos, costaud et puissante ? Hé bien je me posais encore la question à minuit. Ben là, j’ai la réponse à présent. J’avais un pressentiment que ça allait m’être utile. Mais qu’est-ce que j’ai de si moche que tu me veuilles autant de mal ? Merde ! Tiens ! Mange tant que c’est chaud’’
Philippe n’en revenait pas d’une telle hostilité de la part d’Audrey.
Tout à coup, le téléphone sonna. Phil ne décrocha pas. Audrey s’interrogea en le regardant. Phil lui fit un signe du doigt sur la bouche chuuuut. Le répondeur se mis en route et l’interlocuteur raccrocha. Il descendit éteindre la lumière.
Il remonta en chuchotant :
‘’Dépêche toi de prendre ton bain et de panser tes plaies. On repart dans dix minutes. Putain ! Ils nous ont repéré. Ils sont vraiment bien renseignés. Ma voiture n’est même pas assurée. Mais ils savent où j’habite. Merde ! Ça va encore être chaud !’’

On lisait la peur dans le regard d’Audrey. Phil se disait que ces gens étaient couverts par une partie des personnes censées les neutraliser. Il y avait les diplomates impliqués. Et la presse ne savait pas. Tout était alors fait pour les couvrir de leurs méfaits. Quels qu’ils soient ! Et sans doute pour les aider à neutraliser les empêcheur de traficoter la chaire humaine en rond.
Phil : ‘’Vu le contexte, nous sommes seuls contre tous, y compris la police. Je rappelle Maryse pour que tes parents n’informent pas les flics. On ne sait jamais !’’

04H50 Au sortir du garage de son domicile : La Mercedes repartit tous phares éteints. Phil pris le ring puis l’autoroute Bruxelles Paris. Audrey redormait de nouveau, emmitouflée dans une couverture. Le chauffage était mis mais, pas trop. Car notre ami avait peur d’être pris de sommeil. Il s’était fait une grosse ration de café dans un thermos. Ainsi que d’autres boissons et barres vitaminées. Il prenait la direction de Paris comme pour filer vers l’Ouest de la France, et la Bretagne d’Audrey.
Philippe avait la sensation qu’il allait encore devoir compter avec des poursuivants. Et cette fois, il valait mieux conserver la voiture en état. Car jusqu’au Nord de Lyon, il y avait de la route, et pas que du plat. C’est un peu après la frontière que ses appréhensions se vérifièrent. La route étant moins éclairée, il ne manqua pas d’observer ces pleins phares dans ses rétros.
‘’Bon ça recommence !’’ se dit-il C’est là que lui pris l’idée d’utiliser les sorties d’autoroute non payantes restant à venir. Il attendit que le ‘’client’’ s’approche au plus près de sa voiture alors qu’il croisait à près de cent quatre vingt. Il prit brusquement la sortie vers Marly. Ses poursuivants allaient bien trop vite pour oser en faire autant. Philippe freina des quatre fers tout feux éteints. Il observa au travers des arbres le choix de ses assaillants. Ceux-ci optèrent pour reprendre l’autre bretelle, celle de rentrée de Marly sur l’autoroute en marche arrière. Phil observa leur manège jusqu’au moment où ils les vit contourner le rond point pour prendre la route nationale direction Laon. C’est exactement là où Philippe voulait aller. Il ne lui restait qu’à attendre le retour de nos bandits. Ils mirent vingt cinq minutes à rebrousser chemin. Philippe reconnu la voiture reprenant l’autoroute direction Bruxelles à très vive allure. Il était six heures du matin. Ils filaient à présent vers Reims, Troyes, Dijon puis le nord Ouest de Lyon. Il était dix heures quinze lorsque l’équipée atteignit les contre forts du Beaujolais et vingt minutes plus tard, il s’arrêta devant le portail du Manoir.
Audrey n’avait pipé mot durant le trajet. Et elle passa le voyage à dormir à part le réveil mouvementé de l’échangeur.
Il lui dit : ‘’Tu es arrivée ! Tiens, donne ça à Maryse. Ce sont mes vœux de Noël. Elle ne veut plus me voir non plus. Trop de chagrin pour toi à son goût. Alors nos routes se séparent maintenant. Bonne chance pour la suite. Fais toi dépister pour le sida. Ça ne rigole pas ce truc. Tu m’as vraiment beaucoup manqué. Mais apparemment ce n’était pas réciproque. Garde la couverture et prend ça pour t’habiller un peu’’ dit-il en lui laissant une enveloppe.
Audrey : ‘’Tu cherches quoi là ?’’
Phil la regardant incrédule : ‘’…..Rien ! Bonne chance ! C’est bon ! J’ai mon compte. Barre toi !’’

Et Philippe reparti. Un réflexe cinquante mètres plus loin lui fit éviter de justesse un arbre bordant le vignoble en sommeil, comme lui. Il gara la voiture à l’abri des regards. Il s’endormi….en larmes. Son sommeil bien que profond ne fut pas du juste. Beaucoup de cauchemars. Il se savait dans de mauvais draps. Ce dernier rêve où quelqu’un s’approchant de la voiture alors qu’il était engourdi. Il n’arrivait pas à démarrer. La porte s’ouvrit ! Le soleil dans les yeux l’ébloui. Lorsque les nuances revirent. Il vit un autre soleil aux yeux bleus. Il en sorti une voix si douce. Comme si de la soie émettait des sons intelligibles. Une douceur incroyablement troublante pouvant vous transporter, affranchi de la gravité.
’Alors Philippe ? Tu ne viens même pas nous dire bonjour ? Tu me reconnais au moins ?’’
Philippe n’osait même pas regarder Emilienne. Car c’était d’elle dont il s’agissait.
Cette blonde au minois si troublant de douceur, de vulnérabilité, qui l’avait tant dérangé lors du lien d’amitié avec son fiancé d’alors, Maxime De St Jean. S’étant défendu, durant tout les instants partagés à cette époque, de ne fusse que la dévisager, lui parler.
Elle était à présent là, et le trouble la concernant était intact.
Phil se disait à présent que déjà, la situation était assez compliquée. Bien trop pour rajouter une idylle stérile autant qu’improbable. Et, vu son état libidineux, et, la conscience qu’il avait de sa personne…. Il souhaitait juste disparaître. Ne fusse que plaire lui donnerait une sensation d’imposture, de vice caché, de mensonge.
Il n’était même plus capable de décrypter son propre miroir. Seul les retours sans complaisance d’Audrey et Maryse l’éclairaient du préjudice. Il ne voulait pas fuir cette réalité. Il voulait seulement éviter de les en incommoder. S’effacer était la seule issue qui lui semblait à sa portée dans ces moments de chaos personnel. Ceux où le coté pathétique ressenti il y a peu, était encore un luxe en rapport avec le présent d’une absolue stérilité.
Phil : ‘’Non ! Je ne viens pas. Je ne suis pas de taille. C’est au dessus de mes forces. Je m’en vais !’’
Sans même regarder Emilienne, Phil redémarra sa voiture. Il ne lui dit même pas au revoir. Il s’assura d’être assez loin du Manoir pour avertir sa mère qu’il ne pouvait venir dîner le midi comme prévu. Il était midi moins vingt. Puis, il retourna vers son véhicule, espérant enfin piquer un somme en bonne et due forme.
Émilienne n’en revenait pas. Elle avait eu le temps de voir les yeux pleins de larmes. Elle avait bien ressenti qu’Audrey éprouvait de l’hostilité à l’égard de Philippe. Et, à ce stade, cette bonne copine miraculée était bien entendu le centre d’intérêt de tout le manoir.
Mais Émilienne commençait à se dire que peut-être, Philippe avait soit tenté d’abuser d’Audrey durant le trajet, soit quoi…. ? Elle reparti du Manoir pour le repas de Noël chez ses parents une vingtaine de kilomètres plus au Sud.
C’est comme ça qu’elle vit Philippe sortir de la cabine téléphonique. Elle arrêta sa petite mini noire brusquement. Maxime, son fils, était assis sur un siège enfant de la banquette arrière. Elle interpella Philippe.
Emilienne :’’ Pardon Philippe ! Mais j’ai besoin que l’on se parle. Je ne comprends pas ton manège. Qu’est-ce qui t’arrive ? J’ai tellement été déçue de ne pouvoir te voir en septembre dernier.
Phil : ‘’Et moi, tellement soulagé ! J’ai été troublé par toi. Dés que je t’ai vu il y a cinq ans. Là, mon passif est déjà assez lourd. Tu sais, Maryse Audrey et moi av..’’
Emilienne : ‘’Je sais ! Où tu veux en venir ?’
Phil : ‘’Je suis trop fatigué. Je dis n’importe quoi. Je ne comprends pas ce qui se passe. Audrey me déteste certainement plus que les types qui veulent la tuer. Je ne sais plus quoi ! Je l’ai laissé partir avec Jorg. J’étais fou de tristesse. Là-dessus, Maryse pensant qu’elle n’était que la roue de secours, prend ses distances. Alors, je ne sais plus quoi faire. Je n’ose plus l’appeler. Quant à Audrey, j’avais peur pour elle. Et comme Maryse peut le voir aussi à présent. Ce n’était pas exagéré. Ensuite, je l’ai ramené chez moi. Je pense l’aider à se laver et à soigner ses plaies et ce sang qu’elle a entre les cuisses. Elle me repousse énergiquement. Comme si moi, je voulais en profiter. Et ici, je lui laisse un peu d’argent pour qu’elle puisse s’acheter des vêtements. Elle me demande ‘’ce que je cherche là ? » » Il faut que tu saches. Je n’ai plus de désir pour les femmes depuis qu’elle m’a quitté. Je me sens plus bas que terre à cause de ça et ce désamour. Je vis une descente aux enfers.
Je ne l’ai pas aidé en me disant : ‘’Chouette ! Je vais pouvoir me la faire à nouveau !’’ Non ! J’y suis allé avec la peur au ventre.
Terrorisé à l’idée que je n’aurai peut-être pas le courage de la sortir de leurs griffes. Terrorisé à l’idée de les affronter. Ils nous ont poursuivi. Je les ai envoyé contre un mur. Puis d’autres nous ont suivi jusqu’à Valencienne. J’ai réussi à les semer. J’ai peur qu’ils s’en prennent à mes parents, à mes frères, mes amis.

Je crois que même les autorités les couvrent, les aident. Parce qu’il y a du corps diplomatique dans le coup. Libyen d’après Maryse. En fait, ce doit être des proxénètes qui veulent livrer de la marchandise humaine à des grosses légumes véreuses qui achètent aussi des armes à nos dirigeants. Je suis dans la merde ! Mais ce n’est pas pour ça que j’ai envie de me cacher. C’est juste parce que je sens que l’on ne veut plus de moi. J’ai peur d’Audrey ! Peuuur ! Je redoute Maryse ! Voilà pourquoi je ne me sentais pas de taille à venir vous dire bonjour. Tu…tu es magnifique Émilienne ! J’en pleurerai d’émotion si je ne pleurai pas déjà. J’en peu plus ! Pardon pour le tableau !’’

Emilienne pris Philippe dans ses bras et l’enlaça. Lui embrassant le front. Philippe n’avait plus ressenti autant de douceur depuis quelques temps. Il la serra également.
Emilienne en chuchotant: ‘’C’est pas juste ce qui t’arrive ! Je ne vais pas te laisser. Il faudra que l’on se revoie.
Phil en la repoussant: ‘’Oublie ça. Ici, c’est terminé pour moi. Tu ne m’intéresses pas De toutes façons, j’ai pris un aller simple pour la Floride. Je cours à Daytona et j’essaierai de courir d’autres courses là-bas. C’est mon métier. Et c’est la seule possibilité pour moi de gagner un peu d’argent à ce stade de ma carrière. Je vais peut-être y rester deux mois.’’
Emilienne : ‘’Pas grave ! On restera en contact. Voici mon numéro. Gagne des courses afin d’avoir les moyens de me rappeler. J’ai l’impression de te connaître depuis vingt ans. De t’avoir toujours connu. C’est un ressenti. J’ai vu ta photo dans un magazine d’automobile. Tu étais moins fatigué. Mais même là, tu as un p’ti quelque chose qui me plait. Je ferai tout, si tu le veux, pour te remettre le feu.’’
Phil : ‘’ Garde ton feu pour les chirurgiens de ton service hospitalier. Ils en feront meilleur usage. Je…je peux voir Maxime ?
Emilienne pris un mouchoir et lui sécha les larmes.
Phil : ‘’Excuses moi mais la fatigue m’a sans doute empêché de retenir mes émotions. Je suis en même temps un peu bousculé.’’ Puis, en s’adressant à Maxime : ‘’ Dis donc, tu as de sacrés beaux yeux !? Les yeux de ta maman. Les pommettes et le menton de ton papa. La bouche de ta maman. Un joli petit bout. Il est châtain claire, comme son papa et sa tata.’’
‘’Emmi’’ pris Philippe par le coup. Elle lui donna un baiser puis, chercha à l’embrasser.
Philippe résista : ‘’Allez basta. J’en ai vu assez depuis minuit. Qu’est-ce que tu vas bien pouvoir faire de moi ? Tu sais, si Maryse et Audrey se sont si facilement éloignées de moi, c’est qu’il y a une raison. Alors arrête ton cirque. Occupe toi de ton petit et des baiseurs de salle de repos. On a rien à faire ensemble.
Emmi : ‘’ç’que tu peux être con !? Je ne suis pas une sainte. J’ai du succès avec les hommes. Tu penses bien !? Et j’en profite. Mais, j’ai toujours eu l’impression que toi et moi, ce serait plus que bien.’’
Phil : ‘’J’y crois pas. Et, je ne laisserai pas les choses se faire. Même si tu me donnes envie de passer des journées d’amour, de poésies folles, d’étreintes sous des sons psychédéliques, de matin botaniques, de brumes cotonneuses, d’Eden éternels. Oooh ! Qu’est-ce que j’raconte ? Mais j’en ai assez de cela. Barre toi de ma vie avant d’y entrer. Je n’ai jamais repensé à toi depuis Club Elan et ce drame.’’
Emmi : ‘’ Laisse toi porter Philippe. Le bonheur est comme ça. Il suffi juste de l’accepter. Je ne te savais pas souffrir autant. Ça me donne encore plus envie de te gâter. Je sais très bien m’y prendre. Je suis très indulgente. Alors, ne te fais pas de soucis. Pour Audrey, ne t’en fais pas. Je crois que les drogues qu’elle a prit, ont cet effet que tu as subi. Pour Maryse, Elle est un peu vexée. C’est tout ! Mais c’est vraiment une super chouette personne, pas seulement mignonne. Je dois partir. Le p’ti Max semble t’avoir à la bonne. Et j’ai plein de superbes minijupes !’’
Phil : ‘’……et des shorts très courts aussi qu’on m’a dit. (petit clin d’œil coquin d’Emmi) Je ne crois pas que tu me guériras. Lâche moi ! J’en ai un vital besoin.’’
Dommage ! Les délices, le soulagement, et la tendresse de cette jeune veuve auraient remplacé largement tout les mets de Noël dont Phil s’étaient volontairement privé ces dernières vingt-quatre heures. à suivre
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Mar 17 Jan - 21:57

philbaetz a écrit:[b]Berezina Chapitre 25 première partie Nettoyage avant départ[/b]
[/i]

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Berezina Chapitre 25 suite

Message  philbaetz le Mar 17 Jan - 22:27

Chapitre 25 Nettoyage avant départ
Il parti se rendormir la tête pleine d’un épais brouillard. Les rêves furent cependant plus paisibles, le sommeil réparateur.
Il arriva sur Bruxelles vers 19H00, au volant de son antique 504, ayant pris soin de laisser sa Mercedes au secret et, sous une bâche dans un des hangars du Paul Wurtz Team.
Il posta d’abord dans la boite d’Anne le petit mot écrit la veille, en fin d’après midi dans le bureau de Paul. Puis, il revint à son domicile.
Et là, stupeur lorsque, il vit sa porte d’entrée entrouverte! Puis colère lorsqu'il vit son appartement entièrement ravagé.
On avait dû casser à la masse évier cuisine et salle de bain, baignoire, table de travail et de cuisson. Plus rien n’était entier.
Par bonheur, les conduites d’eau n’avaient rien subi. Les luminaires, canapé et, lupanar géant étaient en miettes. Philippe saisi son téléphone juste pour s’assurer de la tonalité.
Puis, lui vint une idée.
Il se savait à présent à portée de fusil. Seule la presse pouvait, sinon dénoncer, contraindre à l’assouplissement des représailles. Il appela de suite Anne.
Anne : ‘’Philippe ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Pourquoi m’appelle tu aujourd’hui ?
Phil : ‘’Ecoute Anne ! Ce que je vais te dire est très sérieux. Je viens de te mettre un petit mot dans ta boite. Pas de soucis, ça reste d’actualité. Mais j’ai une emmerde pas possible qu’i m’est tombée dessus cette nuit. Puis-je te voir ? C’est urgent ! Je pense que ça peut intéresser la presse.
Je t’ai parlé d’Audrey. Je ne l’ai plus revue jusqu’à cette nuit vers deux heures du matin sur le port d’Anvers.
Je l’ai sorti des griffes de maquereaux et de diplomates Libyen qui voulaient la consommer avant de la jeter comme la fille qui a été retrouvée morte sur ce même port hier midi.
On a même un temps cru qu’il s’agissait d’elle. Cette affaire est couverte par les autorités. Même pire. Ils les aident. J’avais une nouvelle Mercos même pas assurée. J’ai fait le stock car pour m’en sortir avec Audrey. Et…ils ont quand même réussi à retrouver ma piste. Ça ne peut pas être le flaire de ces affreux. Ils ont été aiguillés pour qu’ils puissent récupérer leur ‘’marchandise’’. J’ai pu quitter mon appart et conduire Audrey chez Maxime après les avoir semé sur Valencienne. Mais quand je suis revenu, tout mon appartement refait à neuf depuis peu était dévasté.
Là maintenant, il n’y a que si la presse met son nez dans cette affaire qu’ils risquent de se calmer. J’ai besoin de toi. Que tu puisses parmi tes relations trouver un investigateur. Un qui a déjà un pied dans ce genre d’histoire. C’est vital. J’ai peur pour ma famille. Il faut que l’on se parle. C’est une question de vie ou de mort. J’en ai l’impression.’’

Anne : ‘’Je suppose que tu n’as nulle part où aller ?!
Phil : ‘’ Ben ça fait déjà une nuit que je dors dans ma voiture. Et là ben, j’ai planqué la Mercedes qui m’a….’’ si bien servi’’. J’ai repris ma 504. Si tu me propose le logis je ne refuserai pas. Je me hâte de décamper. Ils pourraient revenir.

Phil raccrocha. Il s’apprêtait à repartir quand le téléphone sonna. Il hésita à décrocher. Et le répondeur se mit en route. C’était Emmi !

Emmi : ‘’Allo Philippe ! C’est Emmi. J’appelais juste pour savoir si tu étais bien rentré. Comme ça ne répondait pas au garage de ton équipe, je tentais ici.
Phil : ‘’Je suis bien arrivé. C’est un vrai miracle que le téléphone fonctionne toujours ainsi que le répondeur. Ils ont tout détruit chez moi. Tout a été cassé à la masse. Je suis en partance chez une amie journaliste. Je crois qu’il faut qu’on tente un truc. La presse s’en mêlant, je suis peut-être un peu plus protégé. Anne connait de nombreux journalistes d’investigation. Y en a sûrement un qui a dû lorgner dans ce panier de crabe. Je vais me hâter de quitter l’endroit. Car on ne sait jamais.’’
Emmi : ‘’Fais attention à toi. J’ai peur pour toi. On a toute peur pour toi. Les parents d’Audrey sont venus la retrouver. Ce sont des moments assez tendus qui se passent au Manoir. Elle veut rester. Ils veulent l’emmener. Maryse essaye de les raisonner. Même si ils sont soulagés. Tiens, je te passe Maryse !’’
Maryse : ‘’Bonsoir Phil. Tu aurai pu venir me voir !? Chapeau pour cette nuit. Fais attention à toi.’’
Puis un moment de flottement et Emmi qui lui murmure.
‘’Quoi ?’’
Maryse : ‘’C’est sérieux ? Ils t’ont vraiment fait ça ? Fais attention à toi Phil ! Tu as bien fais de nous sortir Audrey de cette merde. Mais maintenant, c’est pour toi qu’on tremble.’’

Phil : ’’Comment ça va à cette heure ci ? Il paraît que les parents d’Audrey sont là ? Et toi, et tes parents, comment allez vous depuis fin octobre ?.’’
Maryse : ‘’C’est à la fois le soulagement et le règlement de compte. Mais ils sont morts d’émotion. Ils savaient que ce n’était pas elle. Ils ont vu que la tache de naissance ne figurait pas sur le haut de sa jambe. Mais les flics étaient assez embarrassés pour expliquer la confusion. Tiens, elle voudrait te parler.’’
Phil la peur au ventre : ‘’Non ! J’veux pas ! J’veux pas !’’
Maryse : ‘’Comme tu veux ?! Mais elle veux vraiment tu sais ?!’’
Phil : ‘’Je devrai déjà être parti. Je dois voir Anne. Elle peut m’héberger pour cette nuit et surtout voir avec des collègues journalistes si quelqu’un n’est pas sur un coup ayant rapport avec nos salopards.’’

Et Philippe raccrocha. Il parti chez Anne. Elle n’avait pas perdu son temps.
Non !
Pas de nuisette sur cette journalistique ôte.
Mais deux hommes qu’elle s’empressa de lui présenter.

Anne : Voilà Messieurs ! Philippe Baetz, pilote automobile, Philippe !? Jérôme Delbars Journaliste au ‘’Cris’’ et Antoine Ryon correspondant à Bruxelles pour l’Alerte, Hebdomadaire Suisse.
Alors explique nous ça pour que l’on résume et que l’on cale la chronologie.

Et Philippe expliqua en concluant.
‘’… A votre avis, j’arrive comme un cheveu dans la soupe. J’ai une poursuite avec une BMW. Et là, ils arrivent à me retrouver à mon domicile. Ils ne m’imaginaient même pas exister une heure avant et là, une Mercos non assurée..? Ya que le service des cartes grises qui peut être sollicité, la nuit de Noël en plus, ou quelqu’un dans les services de police qui y ait accès. Et répondre à leur attente avec efficacité.’’
Jérôme : ‘’Alors Philippe, qu’est-ce que vous souhaiteriez ?’’
Phil : ‘’Ben je ne sais pas?! D’une part, si des enquêtes journalistiques se font autour de cette fameuse ambassade? Y a-t-il l’impression qu’un service de police ou un ministère côtoie un peu plus que de coutume ces diplomates? Y a-t-il soupçon d’activités louches ? Et eux, quels sont les proxénètes avec qui ils font leurs provisions de luxure ? Je pense que de cette manière, avec immanquablement la pauvre fille retrouvée morte hier sur le port d’Anvers à inclure, il y aurait matière à équation à plusieurs inconnues. Je vous assure que là, j’ai la peur de ma vie, et surtout pour celle de mes proches.
Antoine : ‘’Du trafic d’arme ou de son commerce on ne peut plus trouble, c’est un secret de polichinelle. Maintenant, des services plus ou moins officieux pour les réjouissances, là aussi, on devine bien des choses. Je crois que oui, si l’on arrive à mettre sur pied un échiquier, on peut alors faire bouger les choses. Je vais enquêter sur les ministères et les services de police en relation avec ce vivier. Je crois qu’à ce moment là, il sera utile de faire en sorte que ce soit su par des adversaires politiques qui se chargeront à notre place d’ébruiter les mouvements supposés.’’
Jérôme : ‘’J’ai des amis qui ne sont plus dans le circuit mais qui peuvent avoir souvenir de certaine ‘’habitudes’’. Je vais les questionner et voir avec eux comment agir. Si possible avec leur concours. Quant aux adversaires politiques j’en connais qui seraient ravi d’être au courant.
Anne : ‘’ Où as-tu garé ta voiture ?’’
Phil: Je suis allé à Etterbeek. De là, j’ai pris le bus jusqu’à quelques centaines de mètres de chez toi. Incognito !’’
Les deux journalistes s’éclipsèrent. Anne pu parler avec Philippe.
Anne : ‘’Alors toi ? Qu’est-ce qui te tombe encore dessus ? J’ai lu ta lettre. Très agréable à lire. Ça fait plaisir. J’ai peur pour toi. Je comprends ce que tu as fait. C’est très courageux. Au moins, tu as joins le geste à ta pensée. Ça ne m’étonne pas. Mais fais très attention. Tu es à juste titre inquiet pour tes proches. Mais tu réagi toujours très vite. Et je crois que si tu t’en sors, ce sera grâce à ça. Compte sur moi pour te garder au secret
Phil : ‘’Je ne sais pas si je dois avertir mes parents. Si ils apprennent ce que j’ai fait, ils vont être fous d’inquiétude pour moi, mes frères pour eux. Ils vont m’en vouloir d’avoir voulu sauver une fille qui m’avait auparavant ….humilié, et de quelle manière ! Et en plus, dans une semaine, je parts pour la Floride. Dans quel état d’esprit… ?

Anne :’’Et où en est tu de tes amours ?
Phil : ‘’Ca ne peut pas être pire ! Audrey m’a considéré comme une merde. Comme si j’étais un de ses ‘’tortionnaires’’. Je crois qu’elle les considère même mieux. C’est la fin des haricots. J’ai peur d’elle. Tu te rends compte ? Je ne sais plus où me foutre. Maryse n’en parlons pas. J’ai hésité à l’appeler après minuit. J’étais dans le garage de Paul tout seul à siroter un peu de whisky Assis dans une des voitures de l’école et j’écoutais de la musique triste. En plus, Emmi, la fiancée de Maxime et maman du petit maxime junior, me tournait autour alors que j’étais à dormir dans la voiture. Je la voyais juste après trois ans d’absence. Et encore, à l’époque, je n’osais même pas la dévisager, lui parler. Tant elle me troublait. Un bordel dans ma tête à présent !?
Anne : ‘’Tu t’en prends plein la gueule à ce que je vois. Je….je suis vraiment désolée pour toi. Je te trouve pourtant vraiment charmant. Et pour ce que j’en ai goûté, c’était vraiment bien. Il faut que tu surmontes tous ça. Ou bien que les choses s’arrangent. Tu revois Jasmine ?
Phil : ‘’Anne ! Te rappelles tu de mes soucis de libido. Je n’ai vu personne depuis le jour où Audrey m’a planté. Et je n’oserai pas voir qui que ce soit parce que j’ai peur qu’il ne se passe rien. Surtout Jasmine ! Là, pour le coup, elle fait venir la fourrière pour me faire piquer‘’
Anne : ‘’A ce point là ? Je ne pensais pas !? Ça ne te manque pas alors ?
Phil : ‘’La tendresse et l’affection, de ces personnes qui me sont chères, toi comprise, me manquent cruellement. Je ne sais plus quoi faire. Je suis perdu ! Carrément ! ‘’
Anne : ‘’Je suis désolée Phil ! Mais après nos petits soucis et, l’éventuelle collaboration à venir, il vaut mieux que nous en restions là. J’ai, moi aussi, besoin d’y voir clair. Mélanger boulot et cul a faillit me coûter bien cher ‘’

Phil : ‘’ Je ne demandais pas grand-chose. Juste une petite amie avec qui aller au restaurant de temps en temps, nous payer un week-end en amoureux quelque part en Europe, lui offrir des p’ti trucs sympas. J’ai jamais connu ça depuis que je cherche l’amour. Ou plutôt, depuis que j’essaie de garder l’amour qui me sourit. Quand il passe.
Qu’est-ce qui me manque tant ? Pourquoi ça se passe si mal ?
Je ne suis pas armé pour surmonter ces peines. Je prends tout en pleine figure. Et pourtant, j’étais prêt à accepter beaucoup de choses.
Quant à nous deux, peux tu te mettre une seconde à ma place ?
Je vis un cauchemar. Je pense qu’une certaine Anne que je considère comme une déesse va me réconforter. Je perds mes sponsors dans la foulée. Et je me rends compte qu’apparemment, c’est grâce à elle et un de ses articles. Là, je suis perdu ! J’ai l’impression qu’elle a couché avec moi pour mieux me manipuler, m’humilier. Faire de moi un pantin pathétique. Je pense même à me foutre en l’air. Je n’ai même pas essayé de me venger.
On m’a juste offert une tribune suite à mes victoires. J’ai répondu aux questions qu’on me posait. Et en apprenant les conséquences, j’ai tenté de renverser la vapeur. Mais bon, je n’ai même plus droit à ton affection alors ?!
C’est un peu cher payer un quiproquo dont je suis avant tout la victime. Non ? Je t’en prie, je veux juste poser ma tête sur une épaule. On ne mélange rien. Là, c’est le vide. Et ça me fait peur.’’

Anne : ‘’Ca ne rime à rien Phil ! Ça va nous mener où ? J’y crois pas trop au petit garçon qui veut se rassurer. Tout ça va dégénérer en histoire de cul.
Phil : ‘’Et quand bien même ? On ne s’est pas fait mal la dernière fois que c’est arrivé !? Il y a tant de répulsion que ça à mon égard ?’’
Anne : ‘’Non mais….. J’ai un petit Monsieur dans mon cœur. Je ne sais pas ce que ça va donner. Mais si il est aussi aimant qu’il n’est brillant…. Je ne risque pas de m’ennuyer. ‘’
Phil : ‘’ Si il est si brillant que ça !?... Il ne craindra pas la comparaison d’avec un cœur perdu comme moi ?! (Sourire ironique) Tu es une femme. Ça doit te manquer un peu quand même ?!’’
Anne soupirant: ‘’J’ai ce qu’il me faut pour patienter !’’
Phil : ‘’Ah?! ...Bon! J’ai juste envie de poser ma tête sur toi. Et m’endormir. J’en ai besoin?! Suis pas méchant ?! Un petit peu de bienveillance ?!’’
Anne : ‘’Allez ! Pose ! On s’endort tout de suite ou je te raconte une histoire ?
Phil : ‘’ Celle du pilote qui séduit une journaliste. Je l’adore celle-là. :
‘’Il était une fois, il y a très longtemps….Allez grande sœur !’’




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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Mar 17 Jan - 22:44

philbaetz a écrit:Chapitre 25 Nettoyage avant départ
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Mer 18 Jan - 13:18

Daytona Baech 04 Janvier, Holliday La Quinta Inn Hôtel : Le dépaysement est total. Je n’en demandais pas temps. De l’aéroport international Daytona Beach à l’hôtel, la route n’était pas longue. Mais ce fut suffisamment pénible. L’ordre est de mise pour les usagers. Plusieurs fois sifflé par la maréchaussée. J’ai même failli me prendre une prune. Auparavant, marathon pour récupérer mes bagages. C’est que je suis parti pour deux mois. Mes casques et combis aux normes en sus. Car l’équipe ‘’Startbraü Automotive’’ ne m’en fournira pas.
Puis là, le rêve américain s’estompe en même temps qu’il m’oppresse.
Je ne me sens pas en pays conquis. J’ai plus envie de raser les murs. Pas rassuré du tout en allant quérir ma voiture de location.

Heureusement, c’est une Volkswagen Passat. Leurs gros cubes sublimés d’automatismes ne m’inspirent guère.

Je sors de l’aéroport. C’était la brume à Zaventem il y a vingt heures. C’est la brume en cette fin de journée en Floride. Pollution dans les deux cas !

De là, pensez vous que j’irai à la plage. Même pas ! D’abord trouver l’hôtel et le trajet le moins propice aux incidents diplomatiques avec les forces de l’ordre, les biens nommés.

Hôtel circuit et retour. La plage n’étant que le cadet de mes soucis. Peur de me perdre. Aucunement l’envie à découvrir l’autochtone.

Franchement, regardez moi !
On dirait une fermière de Lozère découvrant pour la première fois les joies du métro Parisien….de nuit….soyons fou!

La dernière personne connue avec qui j’ai eu contact est Paul Wurtz. C’est lui qui m’a conduit jusqu’à l’aéroport afin de ne pas payer une fortune au parking de celui-ci.
L’hôtel est sympa. Mais pas de chaîne télé francophone. Jamais dans ma vie, je ne me suis senti aussi seul, isolé. Le téléphone coûte cher. Et  je vais ne devoir appeler que pour les problèmes vus avec les amis journalistes d’Anne. J’évite donc de me répandre de manière sonnante et trébuchante auprès d’âmes sœur.  Elles me manquent plus que jamais.  

Pourtant, j’avais décidé avant de partir, de ne les rappeler qu’en tant intermédiaire avec ces journalistes pour ce sujet me foutant la vie en l’air.

Audrey a convaincu ses parents de rester au manoir. Elle y était plus en sécurité  qu’à Vannes. Là où ces salauds connaissent son adresse. J’ai décidé autrement, de l’effacer définitivement de mon répertoire et, de mes souvenirs avec les délices des vendanges passées.
Et Emmi par la même occasion,.
J’ai mis sans m’en rendre compte un bordel monstre dans mon coeur et dans ma vie.  Je ne suis pas doué pour l’amour, et surtout la séduction.
Je vais donc assumer ma vie en tant que telle. Nettoyage par le vide. Ne plus souffrir ! Ne plus jouir ! Je ne suis pas étudié pour surmonter ces peines. Je n’ai pas de défense. Ni pour refuser les rares tentations, ni pour supporter la rupture.
Jamais, je n’ai rompu de mon propre chef. Jamais, je n’ai connu non plus d’histoire longue de plus de dix jours. En dehors de Pétra et, d’Audrey que j’ai continué à aimer un mois après nos premiers ébats. Mais ce fut le week-end où elle me largua.
Dès demain, je devrai me rendre sur cet ovale. Il me fout une sacrée trouille. Même voir la corde de ces virages relevés depuis l’extérieur de ceux-ci, en place assise dans les gradins, me mettrait mal à l’aise. Je n’ai jamais été franc avec les hauteurs et l’altitude.

Et ce premier rendez vous avec le ciel, fut-il commercial ? Ben, ce ne fut pas la grosse panique. Moins périlleux que l’hélico affrété pendant la semaine du Mans. J’en ai même vu de plus inquiet que moi.  Néanmoins, ce fut un supplice. Rester de plus à rien faire pendant tout ce temps. Même pas de vue par le hublot. Hormis lorsque j’allais au toilettes. Puis escale à New York. Là non plus, rien d’enthousiasmant. De la brume, un amas de building en point de mire et stand-by dans la zone de transit. Avec la peur horrible de ne pas reconnaître le nom de mon vol lorsqu’il serait annoncé par le haut parleur.
Mais bon, j’ai pris soin de repérer une personne prenant la même destination. Et en le voyant s’apprêter lors de l’annonce à priori bonne, je lui emboîtai le pas l’air de rien. Là à présent dodo.

05 Janvier La Quinta Inn Hôtel 05 H00  J’entame un footing de dix kilomètres. Je vais certainement prendre la mesure de ces lieux. Les gens ont l’air gentils. Aujourd’hui, je fais connaissance avec l’équipe et les organisateurs. Je devrai tourner plus ou moins seul avant ce soir sur une Porsche 934, également engagée par Startbraü. Histoire de me familiariser avec cet anneau gigantesque de près de cinq kilomètres tri ovale.
Ensuite, ils comptent me mouler mon siège pour la Porsche 962 toute neuve que Talmore et Kriekx vont déverminer. Terme utilisé pour roder une voiture qui n’a encore jamais roulé.

Le temps n’est pas très chaud en cette aube. Mais il doit être ensuite assez ensoleillé. A quelques pas des Bahamas, de Cuba, et des Caraïbes, c’est normal !

Bon, Nous sommes assez hauts dans cette péninsule. Si je cours à Miami, je risque de trouver une différence niveau climat. Daytona se trouve au niveau de la limite Nord-Sud Marocain, Miami au niveau du Sahara Occidental. Mais le climat est plus doux. C’est la première fois que je foule le sol d’un autre continent. La rencontre n’est pas idyllique.
Il est où le grand conquérant des pistes du monde ? Ben, certainement pas dans le pantalon du Monsieur ! Après tous ces revers connus ces derniers mois côté cœur, et les emmerdes qui semblent s’y rattacher sans aucune compensation… Je me demande bien ce que je suis venu chercher ici. Cette terre paradisiaque pour le touriste, l’amateur de plage, et de sport automobile exotique, me donne une sensation de purgatoire, de retraite mystique à cette Berezina.
Que vais-je y trouver.
Quelle vérité impitoyable vais-je entendre.
Quel genre de miroir va-t-il me révéler.
Quelle glace faudra-t-il briser.....
Sous peine de connaître l’enfer en Floride.






Fin
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

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