Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

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Phil Baetz Inédit Histoire 1 L'enfer en Floride

Message  philbaetz le Dim 25 Sep - 13:23

Reporté à la suite de berezina.


Dernière édition par philbaetz le Mer 18 Jan - 13:40, édité 1 fois
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 15:12


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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 25 Sep - 16:26

study
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Dim 25 Sep - 19:01

philbaetz a écrit:study

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Dim 25 Sep - 21:33

Aéroport de Daytona 1er Février :
''Demain, c’est mon anniversaire. J’aurai 25 ans. Mais j’ai déjà eu mon cadeau. Je n’en reviens pas ! Nous avons remporté les 24 heures de Daytona ! Pour l’heure, ça me rend euphorique. D’autant que j’ai douze mille dollars de bonus. Bon ! Je ne suis pas du genre à fêter mon anniversaire de manière exubérante. De tout l’argent cumulé pour cette campagne U.S., un tiers du total ira pour le fisc Américain. Une autre devra certainement être réinvestie pour ma saison de F3000 qui se profil. Je vais d’ailleurs devoir repartir en Europe entre Miami et Sebring début Mars pour des essais au Ricard puis sans doute au Mugello avec le Galhaër Formula Project. Dépenses imprévues ! Je suis également en pour parler avec Häller, vu ce week-end et, très chaud pour m’enrôler dans son équipe pour une dizaine de courses sur cette géniale Galhaër LK2 turbo. Cinq en championnat du monde des marques dont Monza, Nurburgring, Le Mans, Silverstone, Spa, et, autant en Championnat d’Allemagne (D.R.M.) à Salzbourg, Hockenheim, Nürburgring, Nuremberg (Beurk !) Licetenberg et peut-être, en plus, Hockenheim en final de ce championnat….. ‘’Si je mange bien toute ma viande’’ ! Avec une moyenne de vingt mille Deutschemark par course plus un pourcentage sur les primes d’arrivée.''

''Comment s’est passée cette première édition victorieuse ? Hé bien Talmore à fait sensation pendant son double relais du départ. Krieckx a lui très bien géré l’avance lors du sien. Cela nous faisait trois heures de course et la seconde place derrière une autre 962. Ensuite, Oden pendant son simple relais perdra quatre places. Mais cependant, seulement une minute trente, sur les leaders. Lorsque je parti pour mon double relais, j’ai certes mi du temps pour accélérer le mouvement au début. Puis, prenant la mesure du contexte, je me suis mis à rouler presque aussi vite que le Canadien. Si bien que je rendis la voiture en troisième position, aidé en cela par les problèmes d’une autre 962 nous devançant. Et, la minute trente n’était à présent plus qu’une minute cinq secondes. A la mi course, un petit arrêt imprévu nous fit descendre troisième à deux tours. Alors que nous étions seconds à quinze secondes. Mes deux doubles relais de nuit furent nickels. Nous étions plus rapides que les leaders. Mais seul, à présent, des soucis chez eux nous permettraient de changer la donne. C’est pourtant ce qui arriva !  Lorsque je repris la voiture en fin de matinée, nous étions en tête suite au problème d’alternateur du leader. Nous avions suffisamment grappillé  sur le second pour le passer à la régulière. Et Oden eut le privilège de passer la ligne en vainqueur avec deux tours d’avance sur nos malheureux adversaires. Petite fête sympa la soirée qui suivi et, déjà lors de la remise des prix. Puis vers trois heures du matin, retours à l’hôtel et dodo.''



L’invitée non souhaitée
09H00 Aéroport de Daytona :
Soudain, mes jambes vacillent !
L’envie de vomir également !
En sortie de zone de transit, c’est Audrey qui apparaît.
Un premier temps, je me planque. Je vais la laisser là !
Je pense au séjour d’Orlando pour des prunes. Et là, je me barre en zone d’achat des places Disney World. Un séjour pour trois personnes de trois nuitées à l’hôtel de Disney Caribbean beach ressort  sur les bras. J’ai ma voiture de location. C’est une Chevrolet Blazer. Je vais tout de suite au stand de réservation de ce complexe de loisirs pour tenter de me faire rembourser. Après de longs palabres et communications avec l’hôtel en question, j’arrive enfin à me faire rembourser les nuitées et les entrées. Une heure plus tard, je tente la même opération chez le loueur de voiture afin, de prendre l’avion directement pour Miami.
Là, niet ! Bon ! Je me casse directement à Miami par la route pour 450 kilomètres. Et je laisse Audrey se démerder. Je ne peux plus la voir. C’est comme ses ‘’copains’’ de Noël. J’ai envers elle de la répulsion.
Ce regard le jour de son sauvetage, avant qu’elle referme la porte de la Mercos devant le manoir… ?
Indescriptible !
Traumatisant !
J’ai trop le souvenir de sa froideur, de son mépris, de sa haine, pour vouloir ne fusse qu’entendre sa voix, ou voir son visage. Ses cheveux semblent moins lisses, un peu plus clairs. Elle trouvera facilement des ‘’calibres argentés’’ pour l’occuper. Pour moi, à présent, elle peut…….(crever ?) J’ai eu assez d’emmerdes à cause d’elle, dont je ne suis pas encore quitte ‘ailleurs
.
Alors pourquoi je repars vers le hall d’arrivée ?
Pourquoi je panique en ne la voyant plus ?
Merde ! J’essaie de savoir auprès des hôtesses d’accueil. D’après sa description, ont-elles souvenir de sa présence ? Elles me proposent d’aller vers les quais d’accueil pour les vols, et les cabines de téléphone. J’arrive par un couloir vers les quais d’enregistrement.
Je vois une fille brune assise, de dos, la tête entre les mains. Elle pourrait bien  lui ressembler. Je passe devant elle en faisant mine de chercher Emilienne. Et en effet, je reprends mon souffle, c’est bien Audrey. Un pull sans manche blanc et un Levi’s délavé.
Phil feignant l’étonnement: ‘’Audrey ? Pourquoi es-tu ici ? C’était Emilienne et Maxou qui devaient y être !? C’est quoi ce bordel ?’’
Audrey en pleure : ‘’Ce n’est pas elle qui venait, c’est moi ! Pourquoi tu arrives si tard ? Je ne savais plus où aller. T’étais plus à ton hôtel. J’ai appelé.’’
Phil : ‘’Moi je ne t’attendais pas Audrey. Je ne voulais plus te voir de ma vie. Bon, t’es plus comme l’autre jour. Je parle de ton attitude.
Audrey ! ‘’Mais j’étais pas dans mon états normal !?’’
Phil :’’Mais moi, j’y suis toujours pas. Y a que la course qui me tient en vie. Ma vie est une merde. En plus, je n’ai pas de nouvelle de cette histoire. Je ne suis plus à l’hôtel. Car mon contrat est terminé avec l’équipe depuis ce matin. Pfffff…merde !
Ça va, c’est bon ! Je suis un peu perdu ici. Je ne me suis jamais senti aussi isolé. Tu ne seras pas de trop. Au début, je restais cloîtré dans ma chambre d’hôtel. Sauf pour le footing et le sport matinal.
On part directement sur Miami. Mauvaise nouvelle, y en a pour quatre heures et demi de route. Bonne nouvelle, la voiture est plus que confortable. Là-bas, le patron de la nouvelle équipe pour qui je cours à Miami me laisse un de ses appartements en bord de mer. Tu restes combien de temps ?’’

Audrey : ‘’ J’ai un aller simple. Je te demande pardon. J’aurai voulu t’expliquer au téléphone mais tu ne voulais jamais de moi.’’
Phil : ‘’Je t’avais assez vu à Noël ! Allons prendre un verre. Après tout ce temps…’’
Audrey : ‘’Avant ça, il faut que j’appelle Maryse. J’étais paniquée tout à l’heure. Je l’ai appelée. Je voudrai la rassurer.
Phil : ‘’C’est moi qui vais l’appeler. Détend toi maintenant. Je ne te lâche plus. Promis !’’
Phil pris le téléphone et composa le numéro. Après quelques tonalités, la voix de Maryse retentit.
Maryse :’Allo ? Maryse de St Jean !’’D’une voix sèche.
Phil : ‘’C’est Philippe !’’ D’une voix sèche aussi tant qu’à faire ! ‘’Oui j’appelle pour dire qu’Audrey est avec moi. Je l’emmène à Miami où je dois courir dans un mois. J’ai un appartement  en bord de mer. Je n’apprécie pas du tout le coup tordu que vous m’avez fais. Je n’ai pas le temps de jouer ni m’attarder. Mais on en reparlera. Je te passe Audrey ?
Maryse : ‘’Non ! Economise ton fric !’’
Phil : ‘’C’est ça ! J’te la passe ! Et salut !’’
Audrey et Maryse conversèrent quelques temps avant de raccrocher. Phil et elle parlèrent de tout et de rien pendant quelques minutes. Elle vit des journaux en kiosque. Et à sa grande surprise, sur plusieurs titres et en première page, elle vit le podium des vainqueurs des 24H00. Notre Philippe y figurait loin de prêter à la confusion. Car il avait encore en face d’elle le petit pansement blanc au dessus de son sourcil droit. Résultat d’un de ses perçages maladifs de bouton.  
Audrey :’’Je rêve ou c’est toi sur le journal ?’’
Phil : ‘’Oui c’était moi hier ! Mais c’était hier. Mais qu’est-ce que tu viens foutre ici ? Tu crois pas que tu m’as fais assez de mal comme ça. J’essaie d’oublier, d’avoir une vie autrement. Qu’est-ce que tu viens chercher. C’est terminé nous deux ! Ça ne marchera jamais.  En plus,  je ne plaisante pas avec ça. Je ne peux plus faire l’amour. J’essaie par tous les moyens de retrouver la ’’forme’’, mais rien du tout ! J’ai vu trois médecins et un psy.(mensonge) Ils ont juste plus d’argent qu’avant ma visite.  Mais moi, c’est l’horreur absolue. J’ai déjà eu envie d’en finir.  Je n’ai pas envie d’être l’eunuque de service. De voir d’autre te faire ce que je ne peux pas. Alors pourquoi ?
Audrey : ‘’Je sais que j’ai une dette envers toi. Alors, je suis là pour te le faire savoir. Te faire savoir que pour moi, c’est clair que je te dois beaucoup.’’
Phil : ‘’Oublie ça ! Je suis passé par là. Puis, tu es entrée dans ma voiture. Réfléchi ! Un père de famille catholique pratiquant aurait fait la même chose. Si j’avais dû entrer dans un bâtiment ? Là où ces salauds se trouvaient pour aller te chercher ? Je n’aurai sûrement pas osé le faire. Le reste, on ne s’y attendait pas. C’est tout ! Alors tu ne me dois rien. Surtout que, vu mon état, je ne suis pas en mesure de te demander quoi que ce soit. En plus, tu vois bien que ça me contrarie. Qu’est-ce que tu comptais faire avec moi pendant quinze jours ?’’
Audrey : ‘’Je ne sais plus ! Je…je…croyais que tu m’aimais toujours.  J’ai plein de remords. Je voulais te dire qu’à Zolder…. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Ce n’était pas prévu comme ça dans ma tête. J’ai voulu me faire hyper sexy pour te faire plaisir. J’avais bien vu au manoir comme ça te travaillait. Et, j’étais complètement morte de désir pour toi. J’étais heureuse de te connaître. De t’avoir dans mon lit. Mais quand dans le train, je me suis habillée de ces fringues. J’ai vu le regard des mecs sur moi. Au début ça m’a gêné. Puis ensuite, ça m’a mis dans une transe indescriptible. Je crevais d’envie de me faire prendre. Mes sous vêtements s’en souviennent encore. J’ai failli passer à la casserole avec un mec baraqué qui ressemblait à un boxeur noir Américain. Je crois que si il n’était pas descendu à Compiègne, il m’aurait prise comme une chienne. Ensuite un type méditerranéen m’a collé son dard dans le bas du dos, dans l’intimité de la foule compacte. Il posait ses mains partout. Je laissais faire, en fièvre ! Il était à côté de moi en sortant du train. Puis, je t’ai vu. Je ne savais plus quoi. Sinon que je n’en pouvais plus. Il était temps que tu t’occupes de moi. Mais j’ai gardé cette sensation. Je ne pensais plus à toi pendant. Je pensais à ce qu’ils auraient pu me faire. Puis, il y a eu Jorg. Instantanément il m’a regardée entre les cuisses. Ça me faisait de l’effet.  Je me suis dis qu’il fallait qu’il me prenne n’importe où. Pourvu que ce soit bestial et transgressif. Et ce fut l’escalade. Fumette plus un truc spécial, il m’a ainsi donnée en pâture à des mecs en discothèque. J’adorais cette sensation de dépravation. J’étais une salope qui trompait son fiancé avec plein d’inconnus. Ça m’excitait grave. Mais te sachant pourtant si aimant, si sympa, tu ne collais pas au personnage ridiculisé.  Du coup, je ne pouvais plus rester avec toi. Je t’ai quitté. Je te l’avoue, ça m’a fais mal au début. Ensuite, ce fut le lâchage complet. Jusqu’à ce que je ne sois plus une partenaire mais une consommation. J’ai été droguée. Je veux dire, encore plus qu’avec Jorg. Et un matin de veille de noël, je me suis réveillée en entendant une fille mourir dans la chambre du dessus, sous leurs assauts, sous leurs coups, leurs….’’étreintes’’. Là, j’ai eu conscience que ma vie se jouait sur peu de marge. Soit ils m’envoyaient dans un de ces pays où l’on est friand de chaire fraîche et occidentale. Soit ils m’achevaient au plumard d’une manière ou d’une autre. J’avais déjà pressentit le coup. J’ai fini par retrouver le numéro de téléphone avec l’argent pour appeler en France. Et vers deux ou trois heures du matin, j’ai enfin pu joindre Maryse dans une cabine téléphonique isolée. A elle aussi je dois beaucoup. Et Emilienne. Super sympas ces filles. Je les adore.’’
Phil : Dès que je t’ai vue au Mans, j’ai cru que tu pouvais être à ma portée. Super belle, mais peut-être pas en pleine conscience de cet état. J’ai secrètement espéré que tu répèterai tes venues sous l’auvent et dans les stands de l’équipe. Ensuite, sachant que tu étais venue me voir à l’hôpital, j’avais encore plus envie de te revoir. Mais tu semblais ne plus vouloir de moi à Carnac. Convalescent, je ne me sentais vraiment pas à la hauteur pour insister. Tu ressemblais finalement à toutes ces filles dont j’avais tant rêvé. Mais elles me disaient toutes non. Alors j’ai fais profil bas.  Puis le manoir. Cette première nuit m’a été si agréable. Je me suis senti tellement bien avec toi. J’ai bien vu que tu n’avais pas connu beaucoup de garçon. Ça m’a mis à l’aise. Car moi non plus, je n’ai pas connu beaucoup de femmes. Et, ta volonté de me faire du bien était tellement accomplie que ça n’aurait pas été mieux avec une experte. Franchement, si tu en étais restée là, j’en serai toujours aussi béa de bonheur, comblé ! Je t’aimais parce que tu étais bien autre chose qu’une affaire au lit. Et tu l’étais. Et je ne parle même pas de ton corps. Il me magnétise. Tu es dans ce domaine toujours la référence. Il me rendait fou de désir. Et niveau conversation et opinion, j’apprécie. Moi aussi je suis fils d’ouvrier. Et je l’ai été moi-même jusqu’à il y a deux ans.  Mais en même temps, je voulais grâce à toi vivre enfin une vraie histoire d’amour. T’inviter à la pizzeria, comme je voyais les mecs normaux le faire avec ces filles qui ne voulaient pas de moi. Et t’offrir des petits trucs sympas pour n’importe quel prétexte. Partir pour des petits week-ends idylliques partout en Europe. Et là, en te voyant, je voudrai tellement profiter de ce coin pour le vivre. (larmes)Est-ce que tu crois que tu m’aimes encore ? Je voudrai tant. Je me disais qu’avec toutes ces relations, tu m’avais dépassé niveau expérience. Que je n’étais plus qu’un niaiseux dans ce domaine. Déclassé ! Maintenant que tu étais avec les grands, dans leur cour ‘’de partouzeurs’’, ….et moi en maternelle du ‘’p’ti branleur’’. ….Même en ressentant le besoin d’aller voir ailleurs, je ne t’en voudrai pas. On a qu’une vie. Et les tentations chez toi seront bien trop nombreuses, et de qualité, pour y résister. Tu as déjà revu quelqu’un depuis Noël ?’’
Audrey : ‘’Non ! Ça a bien failli. Mais bon ! Je me suis un peu calmée. Je ne prends plus de drogue. Enfin, on me les faisait prendre, plutôt.  Je me suis faite dépistée pour le Sida. Heureusement, c’est bon. J’ai eu très peur. Oui ! Je crois que je t’aime. Tu es un chic type. Tu ne la ramènes pas avec tes courses. Et pourtant là, tu pourrai. Félicitation. Ça me fascines !? Tu n’étais pas et, tu ne seras toujours pas à mettre dans une autre cour que la mienne. Je vais essayer de te remettre le feu. Ne t’en fais pas. Je serai patiente. Pardon……………pardon !
Phil : ‘’Viens t’asseoir contre moi. Parlons nous tout bas. Après si tu veux, je te paie le resto. Je suis un peu dépaysé ici. On va essayer de se faire conseiller un truc sympa qu’on aimera sans trop se charger. Sauf si tu es boulimique. C’est open bar pour toi. On fêtera ainsi ma victoire d’hier.  Je t’aime. Je t’aime tellement. En doute tu ?’’
Audrey : ‘’Je ne sais pas si je le mérite. Mais si toi tu ne m’aimes pas… Alors personne ne m’aimera. Essayons de trouver une pizzeria. Tu en meures d’envie.(rire) Et puis emmène moi à Miami.’’
Phil : ‘’Oui ! Mais avant, je veux rappeler Maryse. Sans elle, je ne t’aurai sans doute jamais revue. C’était un peu froid tout de suite. Bizarre cette relation à trois. J’ai adoré. Tu penses bien !? Je veux lui dire que je l’aime elle aussi.’’


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INEDIT entre saga 2 et saga 3 Histoire 1 l'Enfer en Floride

Message  philbaetz le Mer 28 Sep - 22:10

Ami ami à Miami !
Le repas en sortie d’aéroport ne fut pas inoubliable en soi. Mais le réconfort qui vint enfin réchauffer le cœur de Philippe et, apparemment d’Audrey fit que cet instant était à ranger parmi les excellents moments de la vie. A présent, ils étaient deux, perdus dans ce si grand pays. Livrés un peu à eux même. Audrey aida Phil à trouver son chemin à l’aide d’une carte routière. Et l’arrivée à hauteur de l’immeuble se fit sans encombre. Grâce à elle. Franchement, elle savait lire une carte, qui plus est en Anglais.
Très étrange topographie que cette Floride. Terre en bord de mer renfermant nombre de lagunes. Sans compter ces cercles d’eau qui ressemblent, vus du ciel, à d’anciens impacts de météorite dont le plus gros, serait le Golfe du Mexique. Une semaine de plage et de visite en ville. Enorme cette ville ! Ses multiples quartiers, fait d’îles ou presqu’îles, snobs. L’argent ostentatoire rendait ces lieux plus écrasants encore. South Beach où résidaient nos deux cœurs perdus n’en était pas des moindres. En fait, la côte Est de la Floride finissait en cap avec cette frange de terre laissant entre elle et le continent une baie, en fait le prolongement de Biscayne Bay.  North et South Beach composaient cette frange de terre. Toute la côte Est de Floride n’était finalement qu’une frange de terre face à l’atlantique. Tantôt, les lagunes étaient reliées par des canaux, tantôt, celles-ci étaient partiellement comblées par des terres artificielles.  A la suite de South Beach se trouvaient trois petites îles ; Fisher Island, Virginia Kay, Biscayne Kay. A bien y regarder, Miami était une  sorte de Venise géante, démesurée.
Audrey et Philippe ne savaient d’ailleurs pas, par quoi entamer leur découverte de cette pieuvre de terre. Bronzage le matin, balade l’après midi. Les îles, les marinas, et bien entendu les Everglades, magnifiques de couleur, de faune, et de flore.

Ils passèrent également beaucoup de temps à tenter de retrouver Philippe dans ses petites affaires. Apparemment, la patience était de rigueur. Phil était de plus en plus mal à l’aise. La douceur qu’offrait Audrey, ainsi que la tendresse, et la sensualité que lui rendait bien volontiers Phil par tous les autres moyens, ne donnait toujours rien côté membre. Phil en était désespéré.

Phil : ‘’Qu’on soit bien d’accord ! Tu n’es pas responsable de mon état. Même si ça m’a fait du mal, le problème est certainement plus complexe. Je dis cela pour te mettre à l’aise. Pas question de te culpabiliser avec ce truc.  Tu n’as pas à le supporter. J’ai peur que tu me quittes. J’en ai une peur bleue.  Si ici même, tu rencontres des hommes, je comprendrai. Tu es si belle, si désirable. J’adore ce short en jeans. Hyper sexy ! On peut t ‘y mettre une fessée à nu sans l’enlever. Et ce débardeur…. En allant chercher des allumettes comme ça ma jolie, je ne suis pas certain de pouvoir allumer mes clopes de sitôt.

Audrey : ‘’Je te jure ! Je fais ce que je peux ! C’est pas juste ce qui nous arrive. J’te lâche pas. D’autres mecs peut-être. Qui sait si ça ne déclancherai pas du désir chez toi. Tu étais assez tordu. Et ça me plaisait. J’en ferai des tonnes et j’en rajouterai. Même des drogues si il faut.

PHIL : Les drogues, je ne préfère pas. On est trop souvent contrôlé à présent. Perte de licence banni des circuits, je ne m’en remettrai pas.

Galère en galerie !

Au début de la troisième semaine, des essais sur le circuit  de Sebring furent menés. Phil y resta quatre journées. Au soir de la dernière journée d’essais, il avait pu se remettre dans le bain. Il rentrait serein de se savoir en pleine possession de son potentiel pilote. Les temps avaient encore été améliorés. Et le moteur de course pour Miami avait été rodé, les réglages optimisés. Arrivés sur Miami, il se mis avec Audrey, à la recherche d’un ‘’truc super mettable’’. Il devait se rendre à un cocktail en ville. Une soirée à la gloire du patron de l’équipe. Ils louèrent finalement un smoking et Audrey, le grand jeu, acheta une robe noire moulante jusqu’au bassin très courte et, des chaussures à talon aiguille. Après une petite séance chez un coiffeur, nous avions une bombasse et son niaiseux, dixit le ‘’niaiseux’’. Le sponsor de l’équipe pour qui se déroulait la sauterie n’était ni plus ni moins que le patron de l’équipe, Paul Leven Storage, spécialiste dans la vente d’œuvre d’art. Une de ses galeries sur Miami fêtait là son vernissage.

Ce fut un calvaire pour Phil. Voire même un chemin de croix. Pour des raisons liées à son contrat, il se devait de rencontrer des personnes à qui son boss voulait le présenter. Du coup, Audrey se retrouvait livrée à elle-même.  Bien entendu, ce n’était que des mecs très virils et ‘’propres sur eux’’ qui lui faisaient la conversation. Et les coupes de champagne semblaient se succéder. D’obligation en représentation,  Il finit par la perdre de vue. Si bien qu’en fin de soirée, il ne la retrouva pas. Il savait, à ce moment là ce que ça signifiait. Il en souffrait.
Cloîtré dans un coin de galerie, il aperçu contre toute attente…. Inès Lombard.

Pour la première fois depuis près de quatre ans !
Cette désormais très épanouie et élégante personne semblait là dans son élément. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle avait bien choisi son métier. Journaliste dans l’Art. Une Anne Van Den Hotte bis ayant passé du blond vénitien absolument pas ostentatoire à un Auburn absolument judicieux pour un carré très policé et, tout aussi polisson.

Mais Phil n’avait en rien le goût aux retrouvailles. Et il se planqua encore davantage afin de ne pas entrer dans son champ de vision. Il se demandait ce qu’il devait faire à présent. Où trouver Audrey, où l’attendre, combien de temps. Autant paralysé par l’impossibilité d’y répondre, qu’à l’idée du scénario luxuriant qui s’écrivait dans son dos. Il errait dans les galeries.

C’est là qu’il entendit ‘’Phil ? Philippe Baetz ?’’

Il dût bien se résoudre à se retourner et feindre, fort mal, la surprise de rencontrer inopinément cette Bruxelloise comme lui en exile. Mais à l’opposé, elle y rayonnait.

Philippe :’’Inès ?! Après tout ce temps… J’ai lu quelques articles de toi sur Totality. Franchement, tu as vraiment bien choisi ta voie. De plus ça te rend plus belle encore. Tu es magnifique. Tu vis avec quelqu’un ?’’

Inès :’’Non, je suis célibataire. Je suis trop souvent partie pour m’attacher à quelqu’un. Et toi ?’’

Phil : ‘’Non ! Ça ne marche jamais. Je dois me faire une raison. Alors je m’accroche à ce qui devient maintenant un métier. Du coup, je suis ici par obligation professionnelle. Mais contrairement à toi, je ne m’y sens pas du tout à l’aise, comme dans ce pays. J’ai hâte de partir de cette galerie. Mais je dois attendre quelqu’un. En fait, je ne sais pas si je dois l’attendre ni combien de temps. (Au bord des larmes).

Inès : ‘’Je connais plein d’endroits ici. Je t’invite à y prendre un verre !’’

Phil : ‘’Non je te remercie ! Je dois attendre cette personne. Soit ici soit ailleurs. Je suis en voiture.’’

Inès : ‘’Moi je suis en taxi. Tu peux me déposer à l’endroit où je comptais me rendre ? Ça m’évitera de l’appeler.’’

Phil : ‘’Non désolé. Une autre fois. Mais là, je ne suis pas du tout à cela. Peut-être que je pourrai t’en parler plus tard, dans quatre ou cinq ans. Qui sait ? Si on se revoit ?’’  

N’importe quoi ! Philippe n’avait pas d’argument. Mais il ne pouvait pas davantage cacher sa détresse. Il parti sans même prendre congé d’Inès.

Inès : ‘’Je rêve ou je viens de me prendre un vent de mon premier petit ami ? Il n’a pas l’air mieux dans sa peau que lorsque je l’ai connu. Pire même ! T’inquiète pas mon bonhomme ! On se retrouvera bientôt. Et on parlera à tête reposée. ‘’ Se dit Inès un peu vexée quand même.

Et Popaul, il revient quand ?[/b]

En fait, elle le revit bien plus tôt que prévu. Phil était près du Blazer Chevy. Il ne savait pas si son amant avait entraîné Audrey dans un loft, un yacht ou les toilettes de la galerie. Elle l’interpella :

Inès : ‘’Tu es bien statique pour quelqu’un de pressé. Tu as quelque chose contre moi ou tu as viré ta cuti ?

Phil :’’ J’ai souvent pensé à toi depuis tout ce temps. Mais, il s’est passé beaucoup de chose dans ma petite vie. Mais là, c’est vraiment pas le contexte pour des retrouvailles. Je ne suis vraiment pas à mon affaire. Je ne vais pas m’étendre. Le fait est que je suis dans une très grande détresse affective liée, qui plus est, à d’autres problèmes.

Inès :’’Il n’avait pas une mini robe noir et des talons aiguilles, ton problème affectif. Si c’est le cas, je l’ai vue plusieurs fois accompagnée aller vers les toilettes et autres parties non occupées de l’immeuble. Pour, …une fugue dirons nous !? Dont une avec Tim Bradley, un artiste sacrément queutard qui expose. Si ta muse a l’âme artistique, en plus, il doit l’avoir sacrément culbutée à l’heure qu’il est. Je n’ai rien vu mais j’ai cru entendre plus que des soupirs, du côté du Hall 57 dans l’étage du haut. Y a toute une surface encore non aménagée. Enfin, il y a des bastaings, des échafaudages, pas mal d’endroits où s’accrocher. Idéal quand on se fait prendre comme une chienne.

Phil : ‘’C’est bien ce que je craignais. Ça a l’air de te faire plaisir de m’apprendre ça. Mais c’est le peu de ma petite vie amoureuse qui s’évapore. C'est-à-dire beaucoup pour moi. Mon problème affectif s’appelle Audrey. Les choses nous ont un peu échappé. Et là, comme j’ai eu plein d’emmerdes, il m’est arrivé un truc moche. …..
(Larmes) Excuse pour l’accueil. Crois moi. Je peux légitimement avoir des complexes en te voyant. Je souhaitais vraiment que l’on se revoie. Là, je suis au plus bas. Tu peux comprendre ça ?


Inès : ‘’Plaisir non. Mais je croyais que tu te faisais des illusions sur sa fidélité. Très belle femme cela dit. Mais, tu ne la garderas pas de toute façon. C’est une bombe. Elle t’éclipsera totalement.

Phil : ‘’Mais qui ne m’éclipse pas ? Hein ? Franchement ! Elle est venue me rejoindre sans que je lui demande. Je ne voulais plus la revoir. Et, croyant attendre quelqu’un d’autre à l’aéroport, je l’ai vu. Je suis un premier temps parti. J’avais envie de vomir quand je l’ai reconnu. Puis, je ne sais pas pourquoi. Je suis revenu. Quand je l’ai retrouvée, elle pleurait.’’

Inès : ‘’ C’est une manie que tu as de t’enfuir quand tu reconnais une fille que tu as escaladé ? Là,  je t’ai vu partir comme un voleur. Je me suis dit, maintenant qu’il a sauté Jasmine, la fiancée de mon cousin, ma cousine Carole et moi-même, il veut oublier la famille Lombard - Berckmans.’’

Phil : ‘’Arrête ! C’est pas drôle ! Je ne sais plus ce que je dois faire. Je l’attends ? Tu crois qu’il va la ramener chez nous ? Ou…qu’il va la garder dans son loft ? Ou qu’il va la jeter comme une consommation dans un terrain vague ?’’

Inès : ‘’Je ne sais pas mon p’ti monsieur. Il ne m’a pas encore sauté, l’animal. Mais si tu veux mon avis, elle va s’en souvenir et….sans doute en redemander. Attends-toi à lui payer des aller retours Bruxelles Miami pour des week-ends qui n’auront rien de touristiques. Il commence à faire frais. Le jour ne se lève que dans quatre heures. Invite moi dans ton hôtel si tu n’aimes pas les bars.’’

Phil : ‘’Et Audrey ? Si elle est encore là ? Comment elle va rentrer ?

Inès : ‘’Et ho ! Résonne un peu. On ne sort pas de la boum de l’Athénée là. Le mec, il a pignon sur rue. A moins qu’elle soit morte de plaisir. Il y a de grandes chances pour qu’elle connaisse le luxe en plus de la luxure. Et franchement, imbibée de Champagne et remplie de foutre artistiquement inséminé, elle s’en fout de ta pomme mon pauvre ami, comme de l’an quarante. Alors tu m’emmènes chez toi et on discute un peu ?’’

Phil  en embrayant la première: Tu crois ? Bon ! Je t’emmène alors. Tu sais où il habite ce mec ?

Inès : ‘’ Et puis quoi encore ?  Pour qu’en plus, il te mette en bouillie ? Tu adore être un humilié toi !? J’y suis ! Tu dois être un soumis.  Une femme quand elle tient le truc d’un mec la faisant grimper au rideau, en devient dingue. Il peut tout lui faire. Il peut avoir tous les défauts de la terre, meurtrier, violeur, voleur ?! Il pourrait même tuer son p’ti chéri. Du moment qu’elle prend son pied ?!’’

Phil : ‘Tu m’as l’air d’en connaître un bout en cul toi !?   Tu dois avoir une sacrée collection de tringles à rideau. Mais, tu ne sais sans doute pas plus qu’à la sortie de la boum de l’Athénée où les accrocher. Franchement, si avec toi, j’avais eu la moitié du plaisir qu’elle m’a offert …. J’aurai autrement plus que ça, essayé d’avoir de tes nouvelles depuis trois ans’’.

Inès : ‘’Par contre elle….. Elle ne doit pas avoir son compte. Aussi moyen qu’en course apparemment !?

Phil : ‘’Journaliste d’investigation à ce que je vois !? Je ne vais pas trop m’étendre sur ma vie actuelle. Même Anne m’a joué des tours dans ce domaine. Elle aussi m’a donné du plaisir. Sans doute est-ce le prix à payer pour avoir du plaisir. La trahison….. ? Non ! Je suis injuste ! C’est Gerbert qui, comme Willy, n’a pas supporté qu’un petit provincial prolétaire le surclasse dans le plumard de sa belle. Alors, il a pris l’enregistrement qu’Anne avait fait de moi du dictaphone. Et il l’a traduit à sa sauce, avant de publier sur Totality. Résultat, j’ai perdu mes sponsors sur le champ. J’avais cette semaine là aussi perdu Audrey et, mon contrat avec Sora en quarante huit heures. Avec en plus la sensation d’être trahi par la femme dont j’aurai eu tant besoin pour me réconforter, Anne. Rajoute à cela, mes trois accidents très graves sur les circuits avec pour l’un une semaine de coma et deux mois de convalescence. Et peut-être que le tout m’a rendu impuissant depuis octobre. Comme je n’avais pas eu d’occasion entre temps, avec tout ce qui se succédait, je ne m’en suis rendu compte qu’en novembre.

Inès : ‘’Et qu’est-ce qu’elle te doit cette fille ? On a l’impression que tu lui es indispensable. ? T’es pas dieu quand même !?’’

Phil : ‘’ Elle pense qu’elle me doit d’être encore en vie. La veille de Noël, ses parents  ont été appelé de Vannes en Bretagne, parce qu’on avait retrouvé leur fille vitriolée et morte sur le port d’Anvers. A l’institut médico-légal de Bruxelles,   grâce à l’absence de tache de naissance sur le bas de la cuisse, il ont su que ce n’était pas elle. Mais à trois heures du matin, une amie commune a réussi à me joindre pour me dire qu’Audrey était sur le point de se faire tuer par des maquereaux devant sans doute la livrer à des Libyen.  J’ai réussi à la retrouver sur ce même port, planquée près de containers. Elle est entrée de justesse dans ma voiture. On a été pris en chasse par ces mecs. Ils ont voulu jouer au stock car avec moi. Ils en sont peut-être morts. D’autres nous ont suivi. J’ai réussi à les semer à Valencienne avant de prendre la route du Beaujolais pour la planquer chez notre amie commune. Quand je suis revenu dans mon appartement, tout avait été détruit à la masse. Puis, je suis parti en Floride. Elle m’y a rejoint contre mon gré. Car elle n’était pas le jour de Noël, enchantée de me revoir, malgré le sauvetage. Le regard froid qu’elle m’a lancé… Ça m’avait traumatisé. Elle m’a dit que c’était l’effet de manque de ces drogues qu’on lui faisait prendre sans doute.  Voilà ! Contente ? Si tu as un doute, parles en avec Anne. Tu verras’’

Inès :’’Bizard ton histoire. Bizard et un peu dingue ! Et elle te fait quand même cocu ? T’en redemande ou quoi ?’’

Phil : ‘’Elle est pour moi un sacré coup d’accélérateur.  Je trouve que vu mon état, vu son physique, vu le fait qu’elle découvre le cul depuis à peine six mois, elle n’a pas de temps à perdre. Et moi non plus ! Si seulement je pouvais encore….. J’ai l’impression que ça te réjouis !?’’

Inès : ‘’En dehors du fait qu’on a tendance à en rire, de ce genre de tableau. Et, que l’on aime en plus humilier les personnes dépourvues de leurs envies. Non ! Ça ne me réjouis pas. Crois moi ! Je comptais même peut-être te consoler de ta déconvenue avec cette fille. Si tu avais été en état…. ? Pardon ! Et Anne ? Elle sait pour ton impuissance ?’’

Phil : ‘’Oui ! J’ai dormi la tête sur son ventre comme un bambin le soir de Noël après être revenu de France et, avoir vu mon appartement en miette. Elle n’a pas eu à repousser une quelconque avance de ma part. Note, j’en pouvais plus. Elle essaie de voir avec Jérôme Delbars et Antoine Ryon si il n’y a pas de l’enquête, susceptible de calmer ces salauds,  à se mettre sous la dent. Tu les connais ?’’

Inès : ‘’Ryon, ça me dit quelque chose. Mais juste le nom. C’est un Suisse non ?

Phil : ‘’Tout à fait. Mais je n’ai pas l’impression que ça avance beaucoup. Et toi ? Tu deviens quoi au juste ? Encore en stage ou journaleuse chez Totality ?

Inès : ‘’Ne sois pas discourtois ! On dit journaliste ! Oui ! J’ai ma carte de presse. Je suis correspondante sur la côte Est Américaine. En fait, on est deux. Il y en a une, qui s’occupe des phénomènes de société. Josse Lanivet, une Québécoise et moi,  plus branchée sur l’art. Film, théâtre, peinture, musique, et autres arts manuels. J’ai un petit studio que je loue sur New York et mon deux pièces sur Uccle.’’

Phil : ‘’Uccle ? On est presque voisin alors ?! J’habite à l’Ouest de Forest. Enfin, j’habitais. Car c’est inhabitable maintenant. De toute façon, même super bien refait, j’ai préféré passer la veille de Noël dans l’atelier de Paul assis dans une de mes voitures un sky à la main. C’est là que Maryse m’a appelé pour essayer de retrouver Audrey dans la zone portuaire. Tu es loin de la rue Paul Langeveld ?’’

Inès : ‘’ C’est un ensemble d’immeubles Avenue Maxime Van Praag. Plus à l’Ouest de chez Anne. Mais j’y suis si rarement qu’elle doit l’ignorer.’’
La conversation continua comme ça sur d’autres sujets. Phil se garda cependant de dire qu’il avait remporté les 24H00 de Daytona. Pas le cœur à jouer les gros bras. Il s’excusa pour ces circonstances si médiocres de leurs retrouvailles. Il en était franchement désolé. Et il assura à Inès qu’elle était restée dans son cœur. Qu’il avait même été un peu jaloux. Ou du moins, qu’il s’était senti minable en voyant, lors d’articles si bien rédigés, et sur quel titre, à quel point Inès s’était affirmée, avait ‘’grandi’’.  Et qu’à ce moment, il se savait alors hors de sa dimension. Qu’elle devait être alors inaccessible. Et c’est là qu’Audrey entra enfin !

Audrey : ‘Tu voulais tenter une partie à trois ? Mais là, je suis crevée !’’

Inès : ‘’On s’en doute. Vu le nombre de fois que tu es allée dans les toilettes avec des mecs différents. Ça dois fatiguer grave d’aider ces Messieurs à faire pipi.’’

Audrey : ‘’T’es qui toi ? Qu’est-ce que tu viens mettre ton nez dans mes histoires de cul ?’’

[b]Inès : ‘’Je suis Inès Lombard. Une ancienne amie de Philippe. Je suis journaliste. J’étais par hasard au ‘’Leven Storage Miami Galerie’’, pour couvrir le vernissage. Au vu des cent pas que tu as fais avec tes talons aiguille, vont pouvoir  faire un re-vernissage du parquet.’’


Audrey : ‘’Très drôle ta copine comment déjà ?.... Inès ? Jamais entendu parler ! T’as pas dû lui laisser un grand souvenir ma fille. Bon, je vais mettre une culotte. L’autre est resté collée je ne sais où. J’avais autre chose à penser qu’à la remettre. ‘’

Inès :’’Sympa ta fiancée….et spontanée. Presque aussi vulgaire à parler qu’à s’habiller.
[/b]


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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Jeu 6 Oct - 23:14

Audrey parti dans la salle de bain puis, alla se coucher. La conversation continua entre Phil et Inès. Celle-ci évita d’en rajouter.

Philippe semblait tellement gêné de sa propre humiliation. Comme si il avait voulu s’en excuser. Il avait mis un vinyl du groupe Yes, Tormato. Et le morceau qui passait à ce moment là, Onward, avait un son mélancolique à souhait.

Il aurait pu arracher des larmes de crocodile à un Kim Jong-Un voyant une coccinelle sur le dos, voire même des sanglots d’enfant. Le bambin !

Et il y en avait bien aussi dans les yeux de Philippe. Au point qu’il finit par s’exclamer :

Phil : ‘’Et dire que j’étais venu ici un peu pour me cacher. Je ne voulais plus que l’on me voie. Continuer mon métier discrètement. Ne pas attirer les regards sur moi. J’avais tellement conscience de ma médiocrité. Mais je l’avoue, quand je suis arrivé à Daytona, je me suis senti extrêmement seul, isolé, perdu. Je n’osais même pas sortir de ma chambre d’hôtel. Même ici ! Surtout ici ! Il y a en plus le côté écrasant de la richesse des uns. Ça me fragilise crois moi. Il n’y a que derrière un volant que je peux faire le vide. Et à la plage où je peux m’enfoncer la tête dans le sable.(rire). Tu cherches à m’humilier. Alors que moi déjà, je ne voulais absolument pas la ramener.’’

Inès :’’Mais non ! J’ai toujours une profonde tendresse pour toi. Ce jour là, il y a trois ans, j’avais eu une journée éreintante. Je travaillais dans une galerie marchande de City2. Levée depuis cinq heures du mat. Et là, vingt heures plus tard, contrainte de suivre mes potes, je me suis retrouvé à la boum de l’Athénée. Sur les rotules. Et toi, tu m’as sauvé ma soirée. J’aurai voulu donner beaucoup plus de spontanéité. Mais fatigue plus boisson, je n’ai pas eu les moyens de mes ambitions. Je suis certaine que tu retrouveras tes moyens. Et je serai contente de le constater. Elle ne t’éclipsera pas. Tu en jettes bien plus qu’à l’époque où tu me plaisais déjà. Je comprends qu’elle te plaise. Je pense même qu’esthétiquement, vous formeriez un joli petit couple. Et là, c’est moi qui serai jalouse.’’ Elle s’était mise à enlacer Philippe ‘’Viens contre moi. J’ai souvent pensé à toi. Moi aussi au début, je me sentais assez isolée ici. Le boulot me plaisait. Comme pour toi. Et, ça m’a sauvée. Côté cul, je t’avouerai qu’il ne s’est pas produit grand-chose. Alors, je comprends ce que tu ressens. Mais enfin, elle pourrait être plus solidaire de toi. Bon ! Ça ne me regarde pas. Tu mérites d’être heureux. J’espère qu’avec elle ou une autre, ça le fera. Mais là, j’ai envie d’être contre toi. Je nous sens tellement familiers en ces terres inconnues. Laisse toi aller. J’ai plein de bienveillances à te transmettre de nos souvenirs.''

Inès portait elle aussi des vêtements assez équivoques. En fait, une belle robe de soirée moulante et longue d’un bleu nuit pailleté. Le dos était assez découvert. Le bas des reins était  même très bien moulé dans cette mousse de tissus. Elle incita Phil à y poser ses mains. Elle s’y frottait de manière à forcer la caresse sur ses paumes.
Il donna suite à l’offrante. Dégrafant ensuite ce fuseau, il éplucha ce fruit de cette peau de pêche,  pour y découvrir un joli petit string, et rien d’autre

. Enlevant l’ultime rempart à la pudeur de cette médiatique rapporteuse, il passa avec succès l’examen oral. Ils se savaient l’un et l’autre captifs, d’un désir affectif exacerbé. Philippe continua de solliciter les sens d’Inès avec sa bouche en parcourant sa proie du bas ventre jusqu’au cou. La tendresse devint plus intense encore. L’étreinte se poursuivi dans une spirale affective et physique logique.

Inès, bien que ne s’en rendant pas compte tout de suite, fut d’un coup surprise. Et ce alors que les choses s’étaient déjà bien avancées. En plus de ses évidents spasmes de plaisir, un de surprise, la teint un instant interdite. Elle pris sur elle pour continuer comme si ne rien n’était et ne pas compromettre cette rémission.
Les ébats continuèrent au point de réveiller Audrey.
Ce qu’elle vit la surpris et, plus encore, l’enchanta !
Audrey intérieurement: ‘’Ô mon dieu ! Te voilà de retour !’’
Habituée à voir Philippe s’ébattre de cette façon avec Maryse, elle n’en fut point contrariée. Elle ne voulu absolument pas interrompre le processus de décollage enfin réhabilité. Elle contempla le tableau en s’assurant de ne pas interférer.  
Enfin Inès retrouvait son ''petit prince en chocolat fondant''. Elle espérait seulement donner beaucoup plus le change qu’à cette dissipée épopée nocturne.
Apparemment, Philippe devait s’être aperçu de la mutation. Il devait vouloir donner, lui aussi le change pour avoir, grâce à cette envoyée spéciale, autre chose qu’un pli de souffrance entre les jambes….
Contre toute attente, la chose teint en longueur pour se finaliser. Mieux ! Au fil de leur inventaire sensuel, la nature refit valoir ses droits. Pour donner à cette nuit d’amour tout le plaisir attendu. Ils s’endormirent ensuite au seuil d’une nuit, qui avait tenu ses promesses en agitation vaudevillesque.


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Inédit suite L'enfer en Floride

Message  philbaetz le Sam 8 Oct - 23:47

[size=16]Petits arrangement entre amants ![size=16]

Il était midi lorsque Philippe revint de son footing. Il glissa un mot discret à l’oreille d’Audrey. ‘’ Tu vas prendre ma belle ! Ça n’arrête plus. T’as pas intérêt de te barrer une nouvelle fois. Où j’appelle ‘’interpopole’’. Tu es ma pépite ! ’’
Audrey enchantée :’’J’ai hâte que ça arrive !
Phil : ‘’Mais j’aime aussi Inès. Je ne veux plus qu’on se perde de vue comme ça pendant trois ans.
Audrey un peu rabachée : ‘’Je …je comprend !’’
Phil : ‘’Mais on sera forcément éloignés souvent. Toi, tu restes avec moi. Ici et en Europe.’’
Philippe profita de la sortie d’Inès de la salle de bain pour l’enlacer de nouveau.
Phil :’’Je veux que tu restes un peu avec nous cette semaine. Tu ne pourrai pas couvrir les Trois heures pour Totality ?’’  
Inès :’’Figure toi que j’y ai pensé. Mais il me faudra être accréditée. Tu peux peut-être arranger cela avec Paul Leven ?! Un pass équipe pour moi et Audrey qui m’aiderait pour les photos. Car je n’aurai pas de photographe avec moi. Je sais que Canon loue des appareils avec conseils à l’appui. J’en parle à Anne dès ce matin depuis mon hôtel où mes communications sont défrayées.
Phil : ‘’Ok je t’y accompagne. Profites en pour prendre de quoi séjourner ‘’chez nous’’.

Phil eut la confirmation qu’Anne autorisait un sujet pour Totality sur les Trois heures de Miami.  Mais elle exigeait l’excellence sur la qualité du reportage. Interview de Leven pour être raccord avec le côté branché Miami Art Business, et sujet sur l’éclosion de Philippe aux States ‘’avec, s’il te plait, du glamour en plus du reste.’’
C’est comme ça qu’Inès appris que Philippe avait remporté les 24 heures de Daytona. Ensuite, elle rassembla ses affaires. Toujours vêtue de son fuseau de mousseline bleue nuit, elle eut la malencontreuse idée de se mettre à quatre patte tout en tournant le dos à son petit Prince. Il n’en demandait pas tant. Ultra remis sur pieds, notre ami pris Inès par autre chose que les sentiments. Retroussant cette étoffe révélatrice, contraignant celle-ci à laisser seul ce string, bleu lui aussi, pour défendre bien faiblement l’intégrité de cette citadelle absolument pénétrable.
Le ménage à trois fonctionna à merveille durant cette semaine de rêve. Mais, tout en voulant entretenir la renaissance libidineuse de son ‘’p’ti prince’’ Inès ne souhaitait pas se mêler en trio avec Audrey. Bien qu’elle put cependant apprécier un peu mieux sa co-partenaire au vu des activités photos, et de son opiniâtreté dans tout le reportage de la semaine. Elle s’en ouvrit enchantée à ce couple.
Phil : ‘’Audrey, je l’ai d’abord connu comme super bosseuse. Au Mans comme journaliste pour une radio locale. Galère je peux te dire !, Ensuite à Carnac comme serveuse dans une crêperie, puis, au Manoir des Lamberet pour y faire les vendanges. Là, on bossait comme des malade le jour, on baisait comme des malades la nuit. Et je peux te dire que ce n’est pas une conne.’’
Inès s’adressant à Audrey :’’Franchement, tu devrai faire un truc dans la photo. Je ne sais pas ce que ça donnera pour celles-ci. Mais on sent le besoin et l’habitude de bien vouloir faire les choses.’’
Audrey : ‘’Si je n’avais pas pété les plomb à Zolder en Septembre dernier, j’entamais ma seconde année de Fac.’’
Inès :’’Et qu’est-ce que tu préparais ?’’
Audrey : ‘’Je voulais tenter une licence en sciences sociales. Je visais un premier temps Sciences Po. Mais, je n’étais pas certaine d’apprécier tant que ça. Et puis, mon bac n’était peut-être pas assez probant pour forcer mon admission’’
Inès : ‘’Et tu comptes reprendre l’an prochain ?’’

Audrey : ‘’Je ne sais pas. On a des soucis dont on n’est pas encore sorti Philippe et moi. Je n’ai plus tellement envie de m’en éloigner. En plus, la motivation manquerait sans doute.’’
Inès : ‘’J’aime Philippe comme toi. Mais je ne voudrai pas pour autant être sa groupie. Et toi, apparemment, tu as de quoi être bien autre chose. Ne te gâche pas la vie. Réfléchis ! Je te le tiendrai au chaud t’inquiète (rire)’’
Audrey : ‘’Peut-être. (rire) Mais pas maintenant ! Là, je veux profiter de lui dans ce contexte idyllique. On n’a qu’une vie !’’

Le vif du sujet
La course repris ses droits également lors de cette semaine d’essais officiels. Philippe avait fait étalage d’un grand professionnalisme, allant même parfois jusqu’à être un tantinet barbant ! Après les deux premières journées d’essais libres, il fit démonter tant de fois la voiture pour les rapports de boite, et les tarages de ressort, que les mécanos l’auraient remontée les yeux fermés. Il découvrait là encore le circuit tracé dans les artères de la ville. Mais d’un contexte routier classique, il fut rapidement assimilé. Le Vendredi après midi, l’organisation procéda à des baptêmes de piste des journalistes accrédités. Phil obtint de Leven, la prise en charge d’Inès et Audrey, se photographiant l’une et l’autre. Audrey fut aux anges. Elle apprécia au plus haut point ce moment d’adrénaline. Si bien qu’elle fut désolée que cela s’arrête après trois tours. Adrénaline également pour Inès. Mais celle-ci fut soulagée à la fin de la séance. Bien qu’elle confia que pour elle, cela avait été fantastique. Les deux furent vraiment impressionnées par le soin que Philippe avait mis à préparer leur mise en place. Mais surtout par la manière dont elles furent conduites lors de ce qui serait un grand souvenir.
Inès :’’J’ai vécu durant ces trois tours un moment d’un intensité indescriptible. En plus, Phil, avec son casque Jet à dominance rouge me faisait penser à Paul Newman, mon Idole, dans le film Virage.  Sensations et fantasme en même temps. Je réalise que lui aussi, dans son domaine a acquis un niveau d’excellence. Il ne me doit rien niveau réussite. Il m’épate. Il est fabuleux ! Une concentration impressionnante. ‘’
Le samedi, lors des ultimes essais, Phil confirma leurs impressions en réalisant la pôle position. La première à ce niveau.

Départ lancé des trois heures de Miami.
Phil :’’ Bon ! Faut pas se louper lors du tour de chauffe. Si je n’ai pas les pneus à température, je peux perdre d’emblée la course. C’est que ça ne doit pas dépasser facilement à voiture égale. Ok garde un bon régime pour avoir les couples du turbo lors du lâchage. Ok on reste Talmore et moi côte à côte avant le gauche droite en quatrième. On insiste l’un l’autre et on reste ensemble pour la ligne droite qui suit. Savoir déjà freiner très tard pour le droit qui suit en troisième. C’est bon ! Je prends l’avantage. Rappelle toi bien tout les points de respiration. Prend un rythme afin de l’étouffer d’entrée’’.
Après trois tours
Phil : ‘’Y’en a trois qui me collent comme des morpions. Dont Talmore. Ici, on est à égalité d’expérience. C’est lui qui va souffrir. Je retarde tous mes freinages. Je dois rouler parfait. Sinon, je perds le commandement illico’’.  
Après dix tours
Phil : ‘’Bon ! Je vais bientôt le trouver mon second souffle ? La je sature. Et puis, il fait chaud là dedans. Si ça ne s’arrange pas vite fait, je vais faire des conneries. Je sature. Et eux, l’ont-ils trouvés. Je suis contraint pour l’instant de garder ce rythme d’enfer. Pas coton !’’
Après vingt tours
Phil : ‘’J’ai encore amélioré mes temps au tour. Je me sens un peu mieux. Talmore me tient toujours la grappe. Spencer sur la Sora LM du team Rainbow, reste dans ses rétros. Tant mieux ! Taquine le mon pote !’’
Après trente tours
Phil : ‘’Mes pneus sont frais ! Je rentre faire le plein et repars devant Spencer. Talmore rentre au tour suivant. Merde, il repart devant. Mieux en conso, Je fonce un max pour le titiller.’’
Trente-huitième tour
Phil : ‘’Spencer est semble-t-il plus rapide que moi. Mais pas Talmore. Une seule issue pour me mettre à l’abri, m’en prendre au Canadien. Je sors bien mieux de l’enchaînement avant la longue ligne droite. Donc je dois m’arranger pour être assez loin de lui, pour ne pas qu’il m’y bloque. Et je profite de la ligne droite pour le passer.
C’est bon, je parviens à mettre ce scénario en place au quarantième tour. Au milieu de la ligne droite je me porte à sa hauteur. Spencer tente la même chose pour faire coup double. Je garde absolument ma ligne. Il sera contraint de lever le pied ou de vautrer sa trajectoire dans la partie sale. Mieux ! Il fait un demi tour sur lui-même dans le droite serré en seconde. Mais nous avons pu passer ce virage avant qu’il n’en prenne tout le passage. Neutralisation !   Je rentre illico au Stands. Pneus et re-plein éclair. Je repars huitième’’.

Quarante deuxième tour
Phil :’’ D’autres m’ont imité. On est reparti en course. Et je suis quatrième.’’
Cinquante sixième tour
Phil :’’Devant, une Nissan et une Protofab Ford se sont touchées. Je gagne deux places plus une neutralisation. Je reste en piste. Je suis second lors du restart (fin de neutralisation).’’
Soixantième tour
Phil :’’Je me sens mûr pour une attaque en règle sur Talmore. Cette fois, personne ne vient se greffer à cette action. Toujours dans ce virage en seconde. Il tente de croiser la trajectoire. Il l’a dans l’os ! Je passe devant et lui met presque une seconde au tour. Il s’arrête deux tours plus tard. Moi, j’ai encore huit tours pour remettre du carburant uniquement alors que le Canadien laisse sa place à Krieckx et change ses pneus. Grosse erreur tactique de leur part d’effectuer ces deux opérations hors neutralisation. Il est maintenant à près d’une minute. Et, il perd encore du temps faute aux réservoir pleins. Moi, je roule à vide et n’aurai que l’opération de remplissage à effectuer. ‘’
Soixante dixième tour
Phil :’’Je repars troisième. Et le tiens le second par les c….les ! Au même endroit que Talmore, je lui fait son affaire deux tour plus tard.’’
Quatre vingtième tour
Phil : ‘’Je suis à neuf secondes du leader et il s’arrête lui aussi. Je repasse devant les stands avec vingt sept secondes d’avance. Il y a deux heures que je roule. Qu’est-ce qui m’a pris de vouloir être à ce niveau année. C’est pas possible de me crever autant à chaque fois.  A la prochaine ‘’neutra’’, on refait le plein et les pneus pour un changement de pilote. Sinon, j’en ai pour encore pour vingt tours’’.
Quatre vingt septième tour
Phil :’’Et c’est mon poursuivant direct que je viens de doubler qui roule sur de l’huile non signalée qui sort lourdement. Sa Nissan y laisse son demi train arrière Par chance, j’ai évité l’huile et je rentre directement aux Stands tout proches pour laisser mon camarade de jeu se démerder avec toute la bande.  Remplissage minimum et changement de roues. Je suis claqué.’’
Audrey :  ‘’ J’en reviens pas. Je ne pensais pas qu’il puisse laisser autant d’énergie dans ce combat. Il essaye de reprendre sa respiration. Dans la voiture vendredi, c’est vrai que je l’entendais haleter puis couper sa respiration. Mais là, en plus, il est complètement déshydraté.’’
Phil : ‘’ On reste devant Talmore et d’autres voitures intercalées entre nous deux. Restart et Mon équipier manque de se vautrer. Pneus froids. Ce ne sont que des voitures doublées qui en profitent pour se dédoubler. Krieckx a encore trois voitures entre lui et nous. Il nous manquera de trois à quatre tours de carburant pour finir la course. Soit pendant une neutralisation, soit un ‘’splash an dasch’’  vers la fin des éventuels cent vingt tours’’.
Quatre vingt dix tours
Phil : ‘’Notre avance  est de sept secondes sur Krieckx, gêné par un adversaire vendant chèrement sa peau. Il finit par passer troisième mais son retard dépasse les dix secondes.’’
Cent troisième tour
Phil :’’Je ne tiens plus assis au bord de la piste. L’avance sur Krieckx a fondu à cinq secondes. Mais il s’arrête pour un plein complet. Résultat, trente trois secondes d’avance au suivant. Il reste vingt tours et nous devons nous arrêter en laissant, si tout va bien, vingt secondes de notre avance sur mon ex équipe de Daytona.’’
Cent quinzième tour
Phil : ‘’J’en peu plus. Je m’agrippe comme un malade à Inès et Audrey. Il n’y a pas eu de neutralisation. Descendu à vingt six secondes, notre écart fond au rythme d’une seconde au tour.’’
Cent dix septième tour :
Phil : ‘’Splash an dasch. Nous repartons devant Krieckx. Avec quatre secondes d’avance. Trois au tour suivant, puis deux, puis cinq dixième au cent vingt et unième tour, nous franchissons la ligne avec trois dixièmes de secondes d’avance. C’est la victoire ! Je manque d’air. Géniale semaine ! Je prends mes deux  chéries et les serres contre moi. Je les embrasse l’une et l’autre. Je sens la poitrine d’Audrey dressée contre mon torse. Pour un peu, je lui ferai son affaire devant tout le monde. Je suis libéré de tout. Inouï !  ’’

Leven est aux anges ! Phil lui dit qu’il faudra être autrement mieux préparé niveau conso si il veulent gagner à Sebring. Grosse fête et allégresse toute la soirée qui suivi.


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Inédit suite L'enfer en Floride.

Message  philbaetz le Lun 17 Oct - 22:56

Mutation spectaculaire
Inès : ‘’ Quelle semaine je viens de passer ! Lorsque le vendredi précédent, je rencontrai par hasard Philippe, celui-ci était au plus bas moralement et surtout dépourvu de dignité. Dès le lendemain, les choses changèrent. Et, je ne suis pas peu fière de lui avoir redonner sa normalité initiale. Notre semaine fut d’une plénitude que je n’avais sans doute jamais connu. C’est un véritable détonateur, un accélérateur de vie inouï. On a fait tous les trois, ainsi que l’équipe pour qui il courrait un travail génial, chacun dans notre partie. Quelle énergie positive avons-nous ainsi délivré. Et dans quel contexte ! Comme lui et Audrey dans le Beaujolais, quand on ne bossait pas comme des malades, c’est qu’on baisait comme des malades. Mais pour une fois, mêler cul et business aura été porteur d’un truc génial. Me concernant, j’ai un super reportage, parce que réalisé avec des gens géniaux. A commencer par nos deux cœurs perdus, mais pas que. L’équipe, son patron et, l’ambiance de celle-ci en particulier, et de la course en général. Grandiose. Paul m’a parachevé le topo du vernissage de manière hyper aboutie. Du coup, grâce à lui, j’aurai mes entrées partout à New York et Miami. Et bien entendu, il aura effectué la transition avec sa participation en course et ensuite de notre sujet commun, Philippe. Il ne s’est vraiment pas forcé pour dire à quel point il en était enchanté. Qu’il appréciait son professionnalisme.’’
[A chaque fois qu’il descendait de l’auto, il proposait des modifications. Et à chaque fois qu’on les réalisait, on s’améliorait en performance. Nous sommes une équipe débutante. Et il nous aide vraiment bien à franchir les obstacles.]
Inès : ‘’Puis vint le cas Philippe. Ce devait être une interview glamour. Ce le fut au-delà que je m’imaginais. Mais pas seulement. Il aura fait preuve d’une incroyable pertinence, de sincérité, et de clairvoyance. On lui donne une main, il te rend un bras. Respect en plus de tout le reste. J’ai aimé son regard sur New York lui faisant peur.’’
[‘’New York symbolise à mes yeux le contexte fantasmagorique de notre civilisation. Une Babelisation de nos démarches. Elle me fait peur ! Nous vivons la civilisation du fantasme. Celle qui nous expose à l’écroulement final pour qu’émerge nos propres vérités. Nous en sommes, pour les plus lucides d’entre nous, à attendre ce chaos révélateur avec une crainte justifiée. Parce que nous cherchons principalement à réaliser nos fantasmes, au mépris des actes nécessaires à la possibilité de nous faire pérenniser dans l’homogénéité. Et nous dépensons pour cela, plus d’énergie que nous n’en avons ! ]
Inès : ‘’J’ai aimé aussi sa manière de se décrire dans le domaine sentimental.

[‘’On se sert du regard de ceux que l’on aime comme d’un miroir. Quand il y a désamour, votre déchéance vous saute à la figure. Et vous ne vous supportez plus. Car vous pensez que ce déficit est la réalité. Et vous ne voulez plus plaire. Car cela vous donne un sentiment d’imposture. Surtout si vous aimez toujours celle qui vous a dégradé. Du coup, me concernant, j’ai souhaité me cacher. Et c’est ici que j’ai cru y arriver. Et c’est un fait qu’au début, à Daytona, je ne sortais de mon hôtel que pour mon footing matinal vers cinq heures du matin, et, bien entendu, mes entraînements sur la piste.’’]

Inès : ‘’Et sa lucidité sur son couple, tout en étant pudique et sincère.

[Audrey et moi, nous sommes plus deux cœurs perdus qu’un couple tel qu’on le sous entend. Nos expériences respectives ont trop souvent manqué de continuité. Elles ont de plus été trop peu ponctuels. Du coup, nous sommes trop vulnérables à la séduction de hasard que nous produisons comme celle d’ailleurs que nous subissons. Belle formule pour ne pas dire ‘’ Ma copine a le feu au cul ! J’essaie de me consoler comme je peux.’’ Mais nous avons besoin l’un de l’autre. Moi en tout cas, pour la fièvre de désir qu’elle me procure. Et le fait qu’en dehors de cela, j’ai besoin d’avoir enfin de l’affectif dans la continuité. J’ai bien entendu des sentiments intenses à son égard. Je pense, j’espère que c’est réciproque.]

Inès : ‘’J’allais avoir vingt pages sur le Totality d’Avril. Le titre ; Phil Baetz :Décollage en Floride ! Restait à Audrey de continuer à faire des photos de Philippe à Sebring. Mais de ce côté, on avait tenté des trucs de fous. C’est ainsi que j’ai pu immortaliser d’eux une réelle relation physique avec la mer en toile de fond et, les draps blancs pudiquement positionnés sur leur peau bronzée. Ils sont alors assis face à face, enlacés sur le sol. On pouvait logiquement penser qu’ils simulaient. Mais moi, je savais que non. Nous ferons des shoot off pour notre collection personnel ou les ‘’détails’’ d’actes charnellement plus probants apparaissent dans l’objectif tant avec moi qu’avec Audrey. Souvenirs précieux.
Puis, il y a cette photo prise sur le vif où Philippe et Tesse Leven, la fille du boss, jolie métissée asiatique d’un charme ravageur, échangent un regard qui ne trompe pas sur leurs désirs respectifs. Elle sera accompagnée de l’extrait en surtitre [Nous sommes trop vulnérables à la séduction de hasard que nous produisons ou que nous subissons.] Avec un tel article dans le mag, son image allait prendre une sacrée dimension. Tant mieux ! Il semblait boudé en Belgique. Ici aux States, ce pourrait bien être l’inverse. De plus, il est en tête du championnat.’’
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  Admin le Ven 21 Oct - 11:15


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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Ven 21 Oct - 16:10

Admin a écrit:
P'tain...j'ai de la lecture en retard....

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Ven 21 Oct - 21:47

Ben oui nono! Dites moi quand vous êtes à jour pour que je mette la suite.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 22 Oct - 19:45

philbaetz a écrit:Aéroport de Daytona 1er Février :



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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 22 Oct - 19:54

philbaetz a écrit:Ami ami à Miami !
Inès :’’Sympa ta fiancée….et spontanée. Presque aussi vulgaire à parler qu’à s’habiller.
[/i][/b][/b]
On est plus dans la vie "humaine" que dans la vie "automobile", mais rien à dire Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 22 Oct - 21:53

philbaetz a écrit:Audrey parti dans la salle de bain puis, alla se coucher. La conversation continua entre Phil et Inès. Celle-ci évita d’en rajouter.
Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 22 Oct - 21:59

philbaetz a écrit:[size=16]Petits arrangement entre amants ![size=16]

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 22 Oct - 22:01

philbaetz a écrit:Mutation spectaculairee plus, il est en tête du championnat.’’
[/b]

Ayé, je suis à jour Wink

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Saga Inédit : L'enfer en Floride

Message  philbaetz le Sam 22 Oct - 23:14

Le mardi suivant, Inès du se résoudre à prendre l’avion pour New York. Après une nuit d’amour en exclusivité. Audrey n’était pas fâchée de pouvoir enfin profiter de Philippe seule à présent. Elle avait compris que ces deux là avaient eu des sentiments particuliers. Et, visiblement, ils ne s’étaient pas atténués. Mais Inès, pendant que Philippe,  parti aux réservations pour prendre deux allers simples sur Bruxelles prévus trois jours plus tard, profita de son absence pour toiser Audrey.

Inès : ‘’Qu’est-ce que tu compte en faire de ton pilote ? Vas-tu continuer à le tromper, l’humilier, le faire souffrir ?
Audrey : ‘’De quoi te mêle-tu ? Si il s’occupe de moi à présent, je n’aurai pas besoin d’aller voir ailleurs. Lors du vernissage, j’en pouvais plus. Ça faisait trois semaines qu’on essayait. Et rien ! Là, je me faisait ch… un max quand des mecs sont venus me parler. Champagne et petit joint dans les toilettes. Et, je me suis faite prendre par les deux lascars. Ensuite, soulagé de leur affaire, ils m’ont laissée en plan. J’étais bien à température. Et Ted Bradley est venu me parler. Il m’a invité dans son stand puis il m’a montré la partie qu’il comptait aménager dans tout le reste de l’étage. J’en pouvais plus ! Je l’ai allumé grave. Il m’a sauté dessus. Ce fut d’enfer. Il voulait me revoir. Mais si Phil s’occupe de moi, niet ! Ça me manquait tellement. Tu peux comprendre ? Et merde ! Il sait comment je suis. Mais j’essaie justement de me calmer.’’
Inès : ‘’T’enfermer dans la semi remorque du team avec Craig le mécano fraiseur du team, Vendredi midi, ça t’a calmé? Sûrement !

Audrey : ‘’Qu’est-ce que tu vas inventer là ?
Inès : ’’Me dis pas que c’est avec des suppositoires qu’il t’a fait gueuler comme ça. Sinon, j’en achète une boite dès mon arrivée à New York.
Note, je comprends qu’il te fasse de l’effet celui-là. Bon ! J’ai évité dimanche soir d’entraîner Philippe dans les toilettes pour qu’il me fasse son affaire ailleurs. Parce que j’étais certaine qu’avec ton petit short en jeans, t’avais au moins une demi douzaine de bestiaux en ruth qui se battaient pour visiter ta structure d'accueil VIP. J’me trompe ? J’y tiens à Philippe. Ça me tue de devoir le laisser à la merci d’autant de souffrance. Alors que moi, je vais souffrir à te le laisser. (larmes) Ne déconne pas avec lui Audrey ! T’es une folle du cul. Je peux comprendre. C’est le corps qui parle. Mais lui, c’est quoi pour toi ? Respecte le ! Merde !?’’

Audey : ‘’P..in! Tu vois tout toi ! Là cette semaine, il était beaucoup plus avec toi. Moi, j’avais besoin de sensations. Il fallait que je me fasse prendre sans ménagement. Mais bon ! J’ai vu les limites. Ça a faillit me tuer. Alors oui, j’ai tout intérêt à faire gaffe. A lui comme à moi. J’ai su tenir trois semaines sans craquer. Là, c’était spécial. Et y avait son cas. J’en pouvais plus de manquer de ça. Pour moi, c’est un mec unique. Un chic type. Il me fait de l’effet. Et je crois que lui et moi, on peut faire des trucs géniaux. A tout point de vue. Tu sais, lui tout seul me suffirait. Et là, je crois que c’est bien reparti pour. Grâce à toi.  Je sais que je vais devoir le partager régulièrement avec toi. Mais j’ai eu d’entrée cette habitude avec Maryse au Manoir.
Alors je sais pas quoi te dire. Ça va sans doute être difficile. C’est pour cela que j’avais voulu le quitter à Zolder. J’en ai souffert au début. Mais ensuite, drogue et fête, l’esprit était ailleurs avant que ça ne dégénère. Et il m’en a sauvée.  Même si il ne le montre pas comme ça au premier coup d’œil. C’est un tueur ce mec quand il le faut.’’      
Inès : ‘’A propos de tueur, il a vraiment envoyé des mecs à la morgue lors d’une poursuite à Anvers ?’’
Audrey :’’Ho putain ! Pourquoi il te l’a dit ? Tu gardes ça pour toi hein ?! Il n’avait pas le choix. Ils pensaient nous faire pareil en nous faisant une queue de poisson. Sauf qu’ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire. Sans se démonter, il les a envoyé dans le mur. On était à cent soixante dix à l’heure. Le choc ? Un boucan inouï ! Explosion comme dans les films ! ça m'a liquéfié. On n’est pas resté pour voir. J’étais frigorifiée. Il m’a emmenée chez lui. Il m’a alors fait à manger et j’ai dormi le temps qu’on reparte sur le Beaujolais, au Manoir. J’ai été horrible avec lui. Je le regrette. A mon avis oui, il doit y en avoir de mort dans la voiture. Ils étaient trois. Je ferai ce qu’il me dira. Si je dois partir, je partirai. Mais je l’aime vraiment.’’
Inès : ‘’Essaie de la jouer un peu moins provocante sexuellement parlant. Essaye de lui donner un peu de tendresse. Je ne sais pas moi. Met un pull en mohair sur toi nue ?! Une chemise de lui !? Plus romantique moins sexe. Du moins, pas tout le temps.
Audrey : ‘’Tu en as de bonne toi. Il adore ma façon d’être sexy. Il me fout sur le flan.  Il est increvable. C’est un sportif j’te signale. Tu ne t’en es pas un peu rendu compte ? Je peux te dire que personne le bat physiquement. Les autres c’est du fantasme. La taille du truc, les biscotos, mais même pour ça, il est au top. Tu l’as vu quand même ?!
Inès : ‘’Bah oui ! Bien sûr ! Mais, j’ai pas vu les autres. Du coup je ne sais pas où est la norme.’’
Audrey : ‘’Ben, Il est la norme ! Bon, Craig a la taille patron si tu vois ce que je veux dire. Son truc entre les jambes, c’est comme si tu descendais l’escalier d’une maison Victorienne par la rampe
Inès : ‘’Une rampe d’ébène, mmmmmmh ! Je me ferai bien ébéniste pour l’occasion moi ?!’’
Audrey :’’Mais bon ! Philippe ! Tu as pris du plaisir avec lui non ?....Comme moi !?’’
Inès : ‘’Ben ça oui ! J’aime avec lui. Depuis le temps !? Y avait comme de l’inachevé. J’me disait : ‘’C’est pas possible que lui et moi, ça se résume à ça !?’’ Contente d’y avoir remédié. J’espère seulement que j’ai fait l’affaire.’’
Audrey : ‘’Tu peux être tranquille. D’abord, il n’est pas exigeant. Ensuite, c’est quand même toi qui lui a rendu Popaule. Si il t’aime, c’est que tu dois être une chouette fille. Tiens ! Je te file la cassette que j’ai enregistrée de Tormato. Je sais que tu y tenais.’’
Inès : ‘’Super ! Merci ! Lorsque l’on s’est enlacés la première nuit, y avait Onward. Je vais me le passer en boucle en chialant et en pensant à lui. Mais bon ! Tu n’en auras rien à foutre.’’
Audrey : ‘’Possible que ça me passe par dessus la tête à un moment. Mais Il faut que tu l’appelles autant que possible. Tu dois rester au contact. Je ne dirai rien.’’


Philippe revint après avoir pris les réservations.
Inès : ‘’ Au fait, la p’tite Leven, tu te l’est faite ?’’
Phil : ‘’Vu comment elle était habillée lors du cocktail Jeudi soir, et la manière dont elle s’est collée en s’asseyant sur moi…. Alors oui, elle y est passée à la casserole. Et vendredi matin dans le semi remorque aussi. Et plusieurs fois.
Inès se dit ironiquement : ‘’Il auraient pu se croiser avec leur pêche respective les tourtereaux !?’’
Et le moment où Phil dû quitter physiquement Inès arriva. Il tremblait d’émotion. En voyant l’enregistrement qu’Audrey avait fait. Il voulu la prendre à part pour lui dire une dernière chose.
Phil tremblements dans la voix : ‘’Tu sais, quand tu m’a enlacé le premier soir. Avec cette musique, je me suis senti si petit, si vulnérable, mais tellement réconforté. J’ai eu la sensation que j’allais me blottir dans le creux de tes mains, pour m’endormir à l’abri du mal, de l’adversité, et ne plus me réveiller. Tu ne vas pas me laisser pendant si longtemps cette fois ?’’
Inès était bouleversée de voir Philippe si affecté par son départ. Ça la touchait au plus profond de son cœur. Il était parcouru de frisson de trac.
Inès :’’Oh non ! Il ne faut absolument pas que ce soit aussi long. Tu me touches au plus haut point. Je t’ai laissé mon numéro avec l’indicatif depuis la Belgique. Pour les autres pays d’Europe, je pense que tu pourras trouver. J’ai un répondeur. Prends soin de toi. Pense à moi. Ne fait pas de bêtise sur la piste. Je tiens à toi comme c’est pas permis. C’est compliqué notre histoire. Je veux dire Audrey, toi et moi. Mais il faut que nous restions nous même. Dès que tu sais où je peux te joindre, laisse moi tes coordonnées. J’aurai sans doute une vie amoureuse moi aussi. Tu comprends ?
Phil : ‘’Comment pourrais-je t’en vouloir !? Mais je suis certain que ça me fera mal. Nous ne serons ni l’homme ni la femme d’un seul amour. Je pense qu’il est sage de l’entrevoir comme ça. L’assumerons nous ? Alors là …. ? Nous valons pourtant bien ce contexte d’exception. Prenons l’amour et la tendresse qui se donne à nous. Apparemment, elles sont assez rares pour être prises sous toute leurs forme. Ne nous blessons pas ! Ne nous blessons plus !  Nous n’avons pas les défenses pour ça.
Je t’aime Inès !
Je crois que c’est la première fois que je te le dis. Tu es une femme épatante et absolument délicieuse. J’en ai toujours eu conscience. Je ne sais pas si je mérite ce que tu es. Mais je le prends ! Je m’y accrocherai à corps perdu.’’
Pour la première fois, Philippe vit des larmes dans le regard d’Inès. A n’en point douter, elle devait voir la même chose en fixant Philippe. Le plus dur fut, pour cette jeune femme dynamique, de se retourner et d’entamer son trajet vers la zone de transit et l’accès à la piste. Philippe vit l’avion décoller. Il se rappela le train emmenant Inès, au soir de leur arrivée à Lavender Home, vers l’Irlande, cinq ans plus tôt. Comme il s’était senti seul ensuite ! Mais bon, à présent,  il avait Audrey avec lui. Et il y tenait également. Ils pensaient bien pendant les trois jours précédant leur départ vers l’Europe jouer les tourtereaux. Être les amants de South Beach. Alternant les moments softs, romantiques, avec les moments les plus sexe, les plus sensuels, que leur imagination ‘’tordue’’ permettait.
Le retour en Europe fut loin d’être idylique. Non pas que Phil et Audrey passèrent de l’huile au vinaigre. Mais les petits soucis laissés début Janvier étaient toujours d’actualité. Et sans que  nos journalistes aient pu occuper le terrain. Ensuite, Phil parti seul au Paul Ricard pour les essais de sa nouvelle F3000 et, pour le roulage de sa Galhaër des championnat du Monde d’endurance et, le très prisé DRM Allemand. Il avait laissé Audrey chez elle à Vannes pour la semaine. Mais les essais ne se passèrent pas bien. Mal installé dans sa monoplace toute neuve, il fallut passer deux jours plein pour lui mouler un siège dans la voiture, et usiner l’intérieur de la coque pour qu’il évite de s’y blesser. On recula le pédalier également. Ensuite, les problèmes de moteur dus aux vibrations perturbèrent la première vraie journée de roulage. Et ce n’est que deux journées de travail pleines qui permirent de débuter la mise au point de l’ensemble. Des fameuses LK2, celle qu’il piloterait en solo au championnat d’Allemagne profitait de quelques améliorations. Philippe devait les valider. Une troisième voiture avait été montée pour le championnat du monde des marques. Philippe accompagné de son équipier  et patron, Markus Häller mirent au point la voiture. Ils effectuèrent des testes d’endurance des éléments. Tels les freins, les pneus le moteur. Et surtout, ils y installèrent les dernière évolution que Galhaër avait étudié avant de lâcher cette voiture dans les mains de cette nouvelle équipe privée : Häller Swiss Watch Sport . Et ils testèrent les évolutions spéciales Le Mans pour l’édition des 24 Heures que Philippe redoutait un peu. Mais ce serait Monza en Avril qui verrait l’équipage Belgo Suisse en découdre avec le reste du monde pour les 1000 Km. Ensuite, il parti avec le Galhaër Formula Project pour des tests de trois jours au Muguello. Parachever la mise au point de la monoplace en dépit des caprices du moteur, sans parler de cette boite de vitesse toujours aussi délicate à manipuler.

Une grosse contrariété lors de ces essais vint perturber Philippe. Jorg Van Doeren serait son équipier à la fois en monoplace et au Mans. En effet, Häller y engagerait une seconde voiture. Et Jorg la piloterai en compagnie de Carpini et Lestoffer. Philippe et son boss ainsi qu’un pilote maison de chez Galhaër l’an passé, Stanley Willys conduiraient le châssis le plus récent. Phil en fut tellement contrarié qu’il n’en dit mot à Audrey. Ils partirent rejoindre Zaventem pour Miami deux jours puis, Sebring pour la grande semaine en vue des douze heures. A une heure près, il faillit l’emporter en compagnie de Paul Leven et Darren Koven. Mais un problème d’écrou de roue bloqué retarda la voiture cinq bonnes minutes aux stands. De quoi finir à un tour des vainqueurs. Second également à Atlanta après une course superbe  Philippe reparti, même si déçu, en tête d’un championnat qu’il allait abandonner à regret et, plus lourd de cent vingt mille dollars. Ses contrats signés en Europe ne lui laisseraient que quelques courses à disputer au cours de l’année. Au vu de l’ambiance et des pépins technique en perspective, pour la F3000 en tout cas, il aurait mieux fait d’accepter l’offre sonnante et trébuchante de Paul pour la totalité. …..sans compter que Tess gambaderait souvent avec l’équipe. Mais chhhhht ! Finalement, l’enfer de Floride manquerait à notre homme retrouvé. Avec en plus, la sérénité d’un début de saison absolument dément niveau résultats.

A lui maintenant de relever le défi face aux damnés de la F3000.

Fin


Dernière édition par philbaetz le Ven 4 Nov - 22:13, édité 2 fois
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Sam 22 Oct - 23:20

Après cet inédit, j'en écris un second, Mais entre temps, je vous proposerai la fin de Berezina. Si ça vous dit toujours bien sûr.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  philbaetz le Jeu 27 Oct - 13:46

Dites moi quand vous êtes à jour hein les gars!?
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La suite de Berezina Chapitre 17 Un mauvais cru

Message  philbaetz le Ven 4 Nov - 22:11

Voici la suite de Berezina J'espère que ça vous plaira.

[b]’’Qu’est-ce qu’il vient foutre dans mes pattes. Qu’est-ce que je lui ai fait à ce boulet ?  Me suivre jusqu’ici!? Non mais ! Comment a-t-il su? Il se prend pour qui? Il croit qu’on va fantasmer sur sa tronche de gland ?!  Il va me la pourrir longtemps comme ça,  ma vie ?!’’[/b]

Elle était paniquée la fille. Un brin hystérique ! Arrivée la veille,  ne voilà t-il pas qu’un type qu’elle avait pour le moins zappé resurgissait. Pour un peu, elle irait  porter plainte pour harcèlement.

Philippe avait enfin pris sa décision. Il avait appelé le père de Maxime le Mercredi, la main d’Anne sur son épaule. C’est un homme ému aux larmes,  au bout du fil, qui reconnu d’emblée la voix de notre ami.
Pierre:[b]‘’Bon sang Philippe ! Depuis tout ce  temps ! Qu’est-ce qui t’as pris de rester comme ça, sans nous donner de nouvelles? Tu te rends compte ? Comment ça ? Là ? Maintenant ?!’’[/b]
Phil: ''‘’ Pierre ! Si vous saviez comme j’ai  redouté ce moment…. Combien j’ai  espéré  vous retrouver. Mais j’avais  cette honte de vous avoir laissé comme ça. Je n’avais pas la force de vous regarder en face ce jour là… de devoir vous l’apprendre. Je m’en suis tellement voulu de cette fuite. Je vous ai vu monter dans la voiture depuis l’enceinte spectateur. J’ai encore cette image dans la tête.  J’avais besoin de fuir. J’ai failli tout arrêter. Puis, en tentant de gagner du temps, je suis parvenu à me retrouver. On n’a pas trop le temps de se poser des questions dans ce métier. C’est déjà ça ! Tout vous saute à la figure !
Et vous ? Que devenez vous ?’’
Pierre: ‘’Nous allons ! Comme nous pouvons !? Mais, nous allons. Maxime nous a laissé un petit cadeau. Nous sommes les grands parents d’un autre Maxime. Viviane Maryse et Emilienne bien sûr s’y accrochent et, ont repris le cours de leur vie.’’
Phil:‘’Vous….vous ne m’en voulez pas ?’’
Pierre‘’Non ?! On n’a pas apprécié. Y a des jours où l’on s’est dit que tu aurai pu nous donner de tes nouvelles.  Y a des jours où l’on en attendait. On s’est bien douté que ce n’était pas de l’indifférence. Les semaines qui suivirent furent d’une douleur atroce.
Phil:‘’Voilà Pierre ! J’ai l’intention de venir vous rendre visite. J’ai pensé vous aider pour les vendanges. Je ne pourrai rester qu’une bonne semaine. Je veux bien croire que ça ne vous plaira peut-être pas. J’ai besoin d’être près de vous. Même si je le redoute, autant pour vous que pour moi d’ailleurs. Vous étiez si gentils, si réconfortants pour moi, là-bas seul en Angleterre. Je ne veux pas attiser des douleurs. Si un ou une seul d’entre vous ne  veux pas me voir, je ne viendrai pas.
Pierre : ‘’Je ne pense pas que cela dérange qui que ce soit. Nous serons heureux de te faire connaître notre vie, le vin et les vendanges. Je trouve que ton idée est la plus simple. Je te préviens, c’est un travail pénible. ‘’
Ben, je travaille déjà les parcelles maraîchères de mon père. J’y ai passé toute ma convalescence cet été. Patates, tomates, légumes, fruits etc… ça devrait le faire non ?!’’
D’accord Philippe ! Rendez-vous Jeudi soir prochain ! Sois le bienvenu au Manoir de Lamberet. Je te préviens, c’est l’époque de l’année où l’on est le plus occupé. On parlera de temps en temps le soir. Mais c’est le grand Rush de l’année. En plus, on commence en retard à cause du temps. Ce ne sera sûrement pas un bon cru !

Philippe était arrivé devant le manoir de Lamberet. Une très jolie bâtisse sur les contreforts d’une colline, entourée de vignobles à perte de vue. Tout ne devait pas appartenir aux De Saint-Jean. Mais, vu le cachet du lieu, un bon paquet quand même !
Déjà, il percevait là un décalage avec ce qu’il avait connut de cette famille l’accueillant à la bonne franquette dans le paddock des circuits Anglais, en caravane.
La demeure était somptueuse. Il imaginait mal, étant de plus à la tête d’un personnel conséquent à cette époque de l’année, l’attitude bon enfant du patriarche des lieux. Philippe, une boule au ventre, aperçu Pierre sortant d’une des caves, le ton grave, donnant des directives à l’un des responsables des lieux. Pierre sembla ne pas le reconnaître du premier coup. Il fut très surpris de voir enfin, notre ami apparaître.

‘’Philippe !? Mais je ne t’avais pas reconnu. Tu as changé. Tu as minci, rajeuni. On ne voit que tes yeux. Ça doit frapper pas mal de ces demoiselles. Je te préviens, il y en a pas mal dans l’équipe. Ne me les use pas. Le travail ne manque pas. Viens ! Allons à la maison ! Je te présenterai le Manoir au fil des jours. Exceptionnellement, nous mangerons dans notre salle pour mieux pouvoir parler. Mais demain, nous mangerons dans la grande salle avec toute l’équipe.
Pierre avait changé lui aussi. De poivre et sel, il était devenu farine. Le temps sans doute mais, plus vraisemblablement la perte d’un fils si précieux dans son cœur et dans la transmission de son art. A quoi devaient ressembler Viviane, Maryse et Emilienne. Philippe se rappelait en pincer secrètement pour cette dernière. Il imaginait facilement Maryse un peu moins diserte, plus neutre qu’à l’époque. Elle lui paraissait déjà être rigoureuse en devenir. Certainement que c’est dans le travail qu’elle avait dû puiser et chercher une barre d’accroche. Son cœur battait à se rompre. Qu’allait-il trouver derrière cette porte?
Ce sont des bras généreux qui l’étreignirent. Il devina la chaleur de cette maman qui déjà lors du premier contact l’avait tenu de ses mains. Même si c’était  pour le séparer de Maxime, voulant alors lui mettre un direct du droit. Philippe s’écroula dans les bras de Viviane.  
Il croisa le regard de Maryse. Un sourire et des larmes également. Un bon dans le temps, en revoyant ce baladin des circuits souvent la tête ailleurs, si distrait, si vulnérable, mais si absent un  dimanche de fin d’après midi. Elle avait rêvé pouvoir pleurer dans ses bras. Pouvoir lui faire des papouilles, comme elle aurait aimé le faire encore à son frère. Rechercher de la chaleur.
Mais non ! Ce petit prince s’était évaporé.
Elle cru même un moment que, lui aussi, avait expiré les derniers souffles de sa jeune fougue au bout de la ligne droite. Confusion dans le drame !
Émilienne était absente. Elle logeait à Lyon, achevant des études d’infirmière. Le petit Maxime étant pour l’instant chez ses parents à elle. Cela dit, elle viendrait la semaine suivante donner un coup de main à l’intendance.
Viviane : Alors, qu’est-ce qui t’as poussé enfin à venir ?
Phil : Tout semblait m’indiquer que je devais vous revoir. J’ai eu du mal à me remettre de tout cela. J’ai bu, fumé, et pas que des cigarettes, couru sans trop d’arrières pensées et, bu encore quand elle venaient me hanter la veille d’une course jugée dangereuse. Quand j’ai eu mon accident au Mans, j’ai revu Maxime dans mon coma. C’était un des révélateurs d’un manque. Ensuite, tout m’a parlé dans le sens de vous retrouver. Dimanche dernier,  je ne sais pas si vous êtes au courant…
Oui ! Dit Pierre !
Phil : ‘’Le matin de cette course, j’avais eu très chaud moi aussi lors de ma course de formule 3. J’aurai dû rouler l’après midi sur la Sora mais suite au drame que l’on connaît, la course fut interrompue avant que je prenne mon relais. Et à chaque fois, je prenais ça comme un appel lancinant, m’incitant à venir. Mais même pendant ma convalescence suite au Mans, je ressassais à tour de bras.
Maryse : Qu’est-ce qui t’as pris de nous laisser comme ça ? On aurait eu tant besoin de toi.

Philippe observa Maryse. Son regard en disait long sur la douleur le manque de ce frère et le manque de cet ami qu’il aurait dû être lors de cette épreuve. Il lui lança un regard d’acquiescement. Genre à convenir de ce manque de sa part.  
Phil : ‘’ Lors de l’accident j’ai tout de suite vu ce qu’il y avait. J’ai failli me vider sur place. Confronté à une chose de ce genre, il y a  comme un déni chez moi.
J’ai comme honte d’avoir été participant, partie prenante à quelque chose aux conséquences ultimes. Et là plus encore. Je ne voulais pas avoir à vous l’apprendre. Alors, j’ai quitté ma voiture, je suis sorti de la piste pour rejoindre l’enceinte spectateur. Et de retour face aux stands, je t’ai vue avec Émilienne. Inquiètes attendant le retour des voitures,  cherchant Maxime. Ce fut insupportable de vous voir ainsi alors que je savais.  
Je me suis senti lâche, couillon, anéanti. Tant de violences, de drames, pour des personnes si douces, je ne voulais pas être celui  vous annonçant la nouvelle.
Je ne pouvais pas non plus le cacher ? J’avais peur de votre effroi ! J’ai fui ! Dès que j’ai pu me libérer, j’ai quitté les lieux, pensant ne jamais remonter dans une voiture. Directement la Belgique, comme un zombie. Arrivé chez moi, pas un mot à mes parents. Mal à l’aise avec ce genre de question. Ma mère est tellement inquiète. Le pire c’est qu’elle est venue pour la première fois me voir courir à Spa il y a une semaine. Quatrième en Ryù Cup, miraculeusement indemne d’un crash en F3, et cet accident dont rien ni personne n’a pu lui dissimuler les conséquences. Heureusement qu’elle n’a rien su des idioties répandues lors de mon accident du Mans. Certaines radios ont laissé entendre que j’étais mort. Mon frère présent l’a même cru un moment. Mais revenons à ce terrible jour. Tellement honteux de vous avoir laissé, je n’ai plus osé vous contacter. Les choses de la vie ont fait que j’ai pu continuer tant bien que mal.
Maryse : Je t’en ai voulu. Je croyais que l’on te reverrait à l’enterrement. Mais non, là non plus. J’en ai été d’autant plus meurtrie. Tu as changé. Mais il y a toujours cette lumière. C’est un choc de te revoir. Des souvenirs qui rejaillissent.
Phil : Toi aussi tu as changé. Mais, je m’attendais à te voir à ce point aussi mûre. Il y a beaucoup de douceur dans ton regard. On perçoit cependant ton sérieux dans ta personne. Je suppose que le travail et les études t’on permis de t’accrocher !?
Maryse : J’ai perdu une année. Je n’arrivais pas à refaire surface. Seules les vendanges qui suivirent m’ont permis de surnager un petit mois. Mais je ne voulais plus quitter le domaine. Je me disais que si nous avions passé l’été ici…
Phil : Et maintenant ?
Maryse : J’ai entrepris des études d’œnologie. C’est la seule option qui me permette d’avoir la force de continuer. J’avance avec cette maison, cette terre. Elle me protège ! Je la chéri ! Dehors au loin, c’est la mort ! Ici, c’est la vie.
Phil : Comme je te comprend. Cette région est tellement belle. Tout ressemble à l’idée que je m’en faisais. Chaque panneau indicateur porte un nom de pinard. C’est féerique, chaleureux ! Oui ! Au loin, c’est la mort ! Ce n’est pas le but. J’essaie aussi d’être à l’intérieur de ce qui m’en protège. Mais je dois encore le définir… cet intérieur.
La conversation continua, moins grave, moins fondée sur ce sujet douloureux. L’ambiance en fut plus sereine, moins formelle. Et Pierre conduisit Philippe vers sa chambre.
Pierre : Voilà Phil, si tu dois téléphoner, il y a une cabine non loin de l’entrée du parking. Mais en cas d’urgence, tu n’hésites pas à venir chez nous pour appeler.
Ensuite, il pris Philippe dans ses bras. Et comme une dernière doléance avant de le laisser à sa nuitée, il lui implora.

[i]Philippe, toi qui a vu l’accident…..que  sais tu de…..de ce qu’il est advenu de mon fils. Tu as vu son corps, tu as vu sa mort.
Phil : Ou…oui ! J’ai vu l’accident. J’ai loupé mon départ, et tout le monde me passait de partout. Et au bout de la ligne droite, Shaw est arrivée à ma droite, puis Maxime sa droite et, au freinage Maxwell à la droite de Maxime. La piste se resserrant, Maxwell en drossant le rail qui revenait vers la piste a fini par imbriquer ses roues à celle de Maxime. Et il est parti en tonneau. Devant Shaw qui n’a pu l’éviter. Je suppose que ce choc là  nous l’a pris. J’ai bloqué des quatre fers. Et j’ai été percuté ensuite par trois ou quatre voitures. Quand j’ai enfin relevé la tête, les Marshals avaient déjà posé un drap sur le cockpit de la voiture qui s’était remise à l’endroit. On m’a prestement invité à quitter les lieux. Ce que j’ai fait comme un robot, sans demander mon reste.  [/i]
Pierre s’éclipsa. Contrairement à ce qu’il craignait, Philippe n’eu pas de problème pour trouver le sommeil. Sans doute les séquelles de son accident du Mans ont-elles eu raison de ses insomnies.
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 5 Nov - 16:35

philbaetz a écrit:Dites moi quand vous êtes à jour hein les gars!?
Je viens de lire jusqu'ici Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  BRUNO935K3 le Sam 5 Nov - 16:41

philbaetz a écrit:Voici la suite de Berezina J'espère que ça vous plaira.
La réponse est oui

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Berezina chapitre 17: Un mauvais cru! suite

Message  philbaetz le Dim 6 Nov - 12:30

Manoir des Lamberets deuxième jour
Le lendemain, Phil se réveilla mais, n’eut pas de temps pour son footing matinale. Car le travail commença dés l’aube. Le soleil de Septembre étant dans cette région encore très chaleureux, mieux valait-il gagner du temps sur ses velléités.
On attribua les tâches.  Phil fut affublé d’une hotte. On lui désigna la troisième rangée en partant de la droite où il devrait seconder la personne taillant les vignes et faire la navette vers le pressoir.
Et ça commença par une engueulade aussi virulente qu’inattendue.
‘’Mais tu vas foutre le camp ?!''
Phil intérieurement : ‘’ça y est ! J’ai déjà fais une connerie !’’
''Qu’est-ce qui te prend de me suivre comme ça ? Tu me persécutes ! Tu ne m’intéresses pas connard !’’
Philippe : ''Quoi !? Mais t’es Audrey ?! Je ne savais pas que tu me détestais autant. C’est pas la peine d’en rajouter ! Je ne suis pas là pour toi pétasse ! Si j’avais su, j’aurai attendu l’hiver prochain.''
Audrey : ‘’Ouais c’est ça! Monsieur fait le surpris. On se croirait dans un téléfilm américain. Le truc où on repère le psychopathe à la première séquence. T’es lourd ! Je ne suis pas une conne. Je ne suis pas une de ces pouffes qui font la belle en maillot devant vos bagnoles. J’ai un cerveau mon p’ti vieux. Ça doit te changer de ton troupeau hein ?!’’
Phil : ‘’C’est vrai ! Tu es une journaleuse qui glousse des questions mielleuses pour se dégourdir les jambes dans le paddock. …et qui se cache derrière un plat de cerises pour ne pas que je matte ses nichons !''
Audrey : ‘’Quel esprit ! Quelle délicatesse ! Sorti de ton humour à deux balles, vaut mieux que tu te concentres sur la conduite. Ça t’évitera de te planter la prochaine fois !’’
Phil : ‘’ D’abord point de vue humour, je ne crois pas que tu aies des leçons à me donner. Bon ! Je suis désolé ! Je ne savais pas que je te trouverai ici. Promis ! Quand je suis venu te voir à Carnac, c’est parce que je séjournais à côté, Penthièvre, les vacances de mon adolescence. Alors oui, j’en pinçais un peu pour toi. Franchement, t’es vraiment bien foutue ! Et quand j’ai appris que tu étais venue me voir à l’hôpital, ça m’a retourné. Mais j’étais complètement ramolli.  Les médocs, la douleur, le choc émotionnel, t’étais le seul truc positif auquel je me raccrochais pendant mon mois de convalescence. J’avais quelques arrières pensées en allant te retrouver à Carnac? Sûrement !
Au fait, ton collègue de la radio, un vrai crétin! Heureusement que mes parents n’ont rien su de ma fausse mort. Sinon, c’est lui qui serait mort à l’heure qu’il est.''
Audrey : ‘’D’accord avec toi. Un boulet ! Bon ! J’ai assez donné dans la radio ! Et lui, c’était la saturation. J’ai préféré bosser en crêperie. Mais si tu n’es pas là pour moi, qu’est-ce que tu fous là? Vas pas me dire que tu paies tes tutures avec l’argent des vendanges ?!’’
Phil : Non ! Les vendanges, c’est une occasion de connaître, de découvrir et la région et le  domaine du vin. En fait, je courrai en Angleterre avec le fils de Pierre et Viviane, patrons des lieux. Il s’est tué devant moi. Dans un accident où j’étais impliqué. J’étais cassé, vidé ! Je n’ai pas osé aller les voir et leur apprendre ce que je venais de voir. Paniqué que j’étais !  C’est comme si j’avais a annoncer ma propre mort à ma mère. Je me suis enfui du circuit. Et je ne les ai revu qu’hier. L’accident a eu lieu il y a juste trois ans. C’est un peu l’accident du Mans qui m’a incité à reprendre contact. Bon ! On va devoir s’y mettre. Sinon…. Heu…question à deux balles, On ne m’a pas trop briefé. Je dois couper les grappes avec toi ? Comment on fait ?
Audrey :’Ben… d’abord, je dois charger le baudet qui est devant moi. Ensuite, celui-ci doit également donner quelques coups de ciseaux en prenant soin de bien couper les grappes et,  celles les plus colorées. En principe, ce sont les plus sucrées.
Phil : Ok, je dois me mettre où pour ne pas te gêner ?
Audrey : Ben… à mon avis, soit à côté et tu t’occupes de la rangée d’en face, soit devant moi.

Un peu troublés par cette entrée en matière, les deux vendangeurs se mirent enfin à bosser. Il était temps, le contre maître avait déjà repéré leur conversation appuyée.
Il vint leur dire de la mettre en veilleuse et de s’appliquer. Qu’à côté, ils avaient déjà presque tous rempli une hotte. Et la journée passa. Le soleil haut perché eu vite fait de rendre la tâche pénible. Les corps commencèrent à se dénuder. Ce qui ne laissa pas notre ami indifférent. Il avait beau se réprimer, il commençait sérieusement à envisager bestialement sa collègue. Devait-elle sentir cet intérêt ?! Audrey était également troublée.  La fatigue, la sueur, la saleté, étaient loin d’atténuer leurs sensations…. dérangeantes, car en principe non souhaitées. A chaque fois, il lui faisait face pour lui donner les grappes à charger. Et à chaque fois, de moins en moins, Phil parvenait à réprimer l’intérêt pour ces seins tardant par inertie à suivre  les mouvements du corps d’Audrey. Le gong du soir mis fin à ce supplice de tantale.  Ils se quittèrent décidément troublés, gênés de leurs sensations dont ils se défendaient de bonne foi le matin même. Et leur conversation se résumant en ‘’s’il te plait, merci’’, était loin de censurer les envies de mots plus parlants, plus bouillants que leur corps exhortaient. C’est donc avec un sacré gourdin que notre champion s’assis à côté de Maryse qui n’en demandait sans doute pas tant.

[i]Maryse : ‘’Alors ! On tient le coup ? Pas eu trop chaud pour cette première journée ?
Phil : ‘’Pénible mais sain ! Comme lors des plantations ou des récoltes de tomates et patates chez moi. Il faudra que je m’y remettre fin de ce mois début octobre pour ces dernières. Et toi, qu’as tu fait aujourd’hui ?’’

Maryse : ‘’Avec mon Papa, on a inspecté les tonneaux qui serviront à vieillir la récolte. On essaie de déterminer en fonction de la teneur de celle-ci comment les conditionner. Ensuite, cet aprem, j’ai récolté comme tout le monde. J’ai choisi ma rangée. En fonction de l’exposition. Si tu as bien choisi tes grappes, et que le soleil continue comme ça ; dans trois jours, tu pourras repasser là où tu étais aujourd’hui. Les autres grains seront alors eux aussi à maturité.  

Phil : ‘’Et dans la vie, as-tu rencontré quelqu’un ? ‘’
‘’Maryse : ‘’J’ai quelques amis du village d’à côté, des amis d’enfance à Maxime et à moi. Ceux rencontrés avant le lycée sur Lyon. Mais de là bas par contre, je n’ai pas ressenti trop le besoin de garder des contacts. Et les rencontres ne m’ont pas beaucoup inspiré.’’ Puis malicieusement. ‘’Mais ça ne m’empêche pas de mater quelques phénomènes que mon père a engagé.  Je ne suis pas une none. Et toi ? Où en es tu de ce côté. Elle a l’air mignonne ta collègue. Ne me dis pas que ça t’indiffère. C’est vrai que vous vous êtes engueulés ce matin ?

Phil : ‘’Ben dis donc ?! Les nouvelles vont vite !? Figure toi qu’au Mans, elle était journaliste pour une radio de Vannes dans le Morbihan. Elle m’a interviewé. Puis après mon accident, elle est venue me voir à l’hôpital. Ça m’a touché quand je l’ai appris. Alors comme je passais à Quiberon, je suis allé la voir non sans une petite arrière pensée. Mais ce n’était pas ça. Elle était déjà passée à autre chose. Et je ne m’en suis pas formalisé plus que ça. Et puis ce matin, elle a cru que j’étais venu pour elle. Une furie ! Je lui ai expliqué le pourquoi de ma présence, non sans la remettre à sa place. Cela dit, j’avoue que sa proximité me trouble.

Maryse un brin ironique: ‘’Je l’ai remarqué quand tu t’es assis. Tu devrai mettre des jeans moins moulants. C’est troublant également !

Phil un peu gêné, un peu pourpre:’’ Pardon ! Je suis désolé. Mais les jeans sont ceux offerts par un de mes sponsors. C’est pratique. Mais je manque de liberté….de mouvement !
Et les deux convives se mirent à rire enchaînant ensuite un chapelet de quiproquos et autres anecdotes. Le vin bien sûr se mêla à la conversation. Non pas dans son approche économique et gustative, mais dans la forme verbale plutôt spontanée et décontractée qu’il engendrait.

Maryse en palpant le torse de Phil : Cette chemise que tu portes a une chouette matière. Font pas n’importe quoi chez ‘Point Limit’’ ! Puis soulevant la nappe, Je vois que tu es encore aussi troublé que troublant. Tu me mets dans un état…. Tu es vilain !’’
Puis posant sa main sur l’endroit et ce qui en occupait l’espace ’Je ne peux pas te laisser comme ça!
Ouvrant le fourreau de cette boite de pandore, de manière aussi discrète qu’efficace, elle libéra l’outil.

Phil aussi surpris qu’enchanté : ''Je…Tu fais souvent ce genre de truc ?''
Maryse, d’un calme Olympien : ‘’Chaque fois qu’un joli garçon s’assoit à côté de moi. Hier encore avec David, le blond là bas au fond‘’
Phil : ‘Fffouhhhh !… c’est vraiment très …..trèèès agréable ! ….Tu veux que je m’occupe de toi aussi ?

Maryse :’Chuuuuut ! Laisses toi faire ! Concentre toi sur ton plaisir. Je sais comment prendre le mien. Ça en fait partie.
Phil : ''J’ai envie de…je peux mettre ma tête sur ton épaule ?''
Maryse : ‘’Oui ! Fais le !’’  Puis intérieurement ‘’J’ai tant souhaité que tu le fasses il y a trois ans’
Phil : ‘Fffffouuuuh ! Un délice ! Exquis ! J’aime ! Vraiment ….j…j’aime !''
Maryse : ‘’Je n’ai qu’une envie. Faire éclater cette bombe que tu portes si ostensiblement, à la vue de femmes désirables. J’espère que tu en regarderas souvent pendant ton séjour !?
Phil :’’H …………. hhh !’’
Maryse : ‘’Voilà ! Il suffisait de le dire ! J’en garde pour moi ! Sainte semence ! dit-elle en se suçant les doigts et de poursuivre  ’’Ce devait vraiment être une très grosse envie !’
Phil : ‘’Oui ! Ce fut divin. Tu m’épates ! Si je m’attendais ?! J’espère que tu ne vas pas t’en servir pour m’en faire un dans le dos. La semence de la frustration ne pourrait que nous sortir un aigri d’entre tes jambes. ’’
Maryse : ‘’ Noooon t’inquiètes. Mais ce fut divin aussi d’avoir à te soulager. Un très bon cru !’’
Phil: ''Crois tu que nous pourrions passer à des choses encore plus intimes toi et moi ?’
Maryse : ‘’Pas là maintenant ! Mais je pense que oui très vite !’’ Puis en lui offrant sa serviette. ‘’Tiens ! Je t’en laisse un peu. Je vais m’occuper de moi !’’

Philippe vit Maryse s’éloigner. Il distingua David quelques instants plus tard qui pris à peu près la même direction.
‘’Ok !’’ se dit-il ‘’J’ai servi à les chauffer, autant l’un que l’autre. Je lui montrerai que je ne suis pas seulement un bout en train, mais un vrai étalon !
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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

Message  Johan le Mar 22 Nov - 22:28

Tu as la suite ? Wink

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Re: Berezina lecture pour agrémenter le Mans!

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